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Le populaire groupe de hip-hop des années 1990 est en tournée internationale pour célébrer les 25 ans du monumental album « The score ». 

Le célèbre groupe des années 90 où l’idole Whyclef Jean a d’abord arraché sa gloire avant de passer à une carrière solo, est en concert aux USA, en Europe et en Afrique dans le cadre d’une tournée internationale que produira Live Nation annonçant déjà les préventes sur son site.

On se souvient bien que cet incandescent trio a taillé des tubes planétaires pour le hip-hop, le Rn’B et le soul : « Ready or not » et « Killing me softly » sont tous deux gravés sur le monumental album « The score », sorti en 1996 et vendu à plus de 6 millions d’exemplaires seulement aux USA, avant de s’écouler sur d’autres marchés de disque. C’est l’anniversaire de ces 25 ans marquant la parution de cet opus que le groupe entend célébrer dans les jours à venir à Chicago, Atlanta, Miami, Londres, Paris, Ghana, Nigeria, etc.

Avec les images de la honte qui font le tour du monde en mettant en scène des officiers de police de l’Etat Texas qui pourchassent des migrants haïtiens qui tentent de rejoindre le territoire américain pour solliciter un asile, la coïncidence est énorme pour Fugees qui célèbre les 25 ans de l’album « The Score ».
Ainsi, les artistes participeront à leur tour dans le débat sur la migration des étrangers aux Etats-Unis en faisant de la culture de la musique une arme de choix.

Fugees : un leader de la cause des réfugiés depuis plus de 30 ans

À l’origine de sa création le groupe rebaptisé ‘’Fugees’’, qui était ‘’Translator Crew’’ avec en son sein les artistes Pras, Lauryn Hill, et Marcy, bien avant l’arrivée de Wyclef Jean avait un but précis : faire du Hip-Hop avec un projet de rap censé mélanger les langues..

À la fin des années 1980, le destin croisé de New York et Haïti a permis à la chanteuse Lauryn Hill, qui enchaînait déjà les scènes locales et quelques apparitions à la télévision de rencontrer le talentueux Wyclef Jean qui est à l’instar de Pras, fils d’immigrés. Le trio en voit une belle opportunité de « défendre la cause des migrants » avec l’arrivée de ce dernier dans un contexte politique où la dictature des Duvalier chassait la majorité des Haïtiens chez eux.

Pour endosser cette cause de migration massive des Haïtiens et étrangers de l’époque aux Etats-Unis et précisément dans la ville de New-York, les jeunes chanteurs de Hip-Hop et la reine de Soul qu’est Lauryn Hill décident de rebaptiser le groupe en ‘’Fugees’’. Une contraction du mot anglais “refugees” qui signifie littéralement “réfugiés”.

En seulement deux albums, ces maîtres de la scène ont régné sur le hip-hop des années 1990, et influencé une génération entière d’artistes avec des morceaux spécifiques dédies aux réfugiés.

Un coup de cœur pour Haïti

Le 12 avril 1997 sous la présidence de René Garcia Préval qui avait pour ministre de la Culture Raoul Peck, un concert mémorable a été donné par le groupe afin de collecter des fonds pour les orphelins et les réfugiés haïtiens.

En effet, la responsable du ministère de la Culture de l’époque Eddy Clesca avait un objectif précis à travers ce concert, « redorer l’image d’Haïti » après que 20 000 Haïtiens ont été expulsés de la République Dominicaine quelques mois plus tôt dans l’année.

Après 15 ans de divorce, l’Afro-Américaine, diva de la soul, Lauryn Hill et de deux natifs d’Haïti (Whyclef Jean et Prakazrel « Pras » Michel) se remettent ensemble pour faire revivre les années folles du hip-hop et du rap new-yorkais.

Le dernier concert de la bande remonte à 2004 ou Lauryn HillPras Michel et Whyclef Jean se sont retrouvés sur scène avant de se séparer en 2005 pour leur carrière solo.

Rosny Ladouceur

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