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	<title>Viande &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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	<description>Plus loin que l&#039;actualité</description>
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	<title>Viande &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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		<title>La Viande de Cheval de plus en plus consommée en Haïti</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Junior Luc]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Feb 2023 02:34:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[animal domestique]]></category>
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					<description><![CDATA[Quoique controversée, la viande de cheval est de plus en plus appréciée en Haïti. Des haïtiens&#160; manifestent le désir de l’introduire dans leur gastronomie. Dans un appel à témoignages, les consommateurs de la viande de cet animal domestique ont brisé la glace. Plusieurs interviewés n’ont pas tari d’éloges sur la sapidité de cette viande rouge. En Haïti, certaines régions comme l&#8217;Artibonite et Léogane sont réputées pour la consommation de la viande de cheval. L’essayer, c’est l’adopter ? Woodline Cherimond, 28 ans, physique imposante, son sac de provision accroché sur son épaule droit, un peu essoufflée, la jeune dame vient à...]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quoique controversée, la viande de cheval est de plus en plus appréciée en Haïti. Des haïtiens&nbsp; manifestent le désir de l’introduire dans leur gastronomie. Dans un appel à témoignages, les consommateurs de la viande de cet animal domestique ont brisé la glace. Plusieurs interviewés n’ont pas tari d’éloges sur la sapidité de cette viande rouge. En Haïti, certaines régions comme l&rsquo;Artibonite et Léogane sont réputées pour la consommation de la viande de cheval.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’essayer, c’est l’adopter ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Woodline Cherimond, 28 ans, physique imposante, son sac de provision accroché sur son épaule droit, un peu essoufflée, la jeune dame vient à peine de faire ses emplettes. Elle a préféré la viande de cheval à celle du bœuf qu&rsquo;elle consommait habituellement jadis. En effet, depuis 2014, Woodline mange la viande de cheval et l&rsquo;affectionne. Elle raconte l&rsquo;avoir goûtée pour la première fois à Gressier, commune de Port-au- Prince, située à 19km. La native de Port-au-Prince n&rsquo;est pas prête à oublier ce jour :  » Je me rendais à une journée de mer à Gressier, j&rsquo;avais un peu faim et c&rsquo;est alors que j&rsquo;ai repéré une  barque de friture, mais j&rsquo;ai surtout été attirée par une viande rouge qui m&rsquo;a tapée à l’œil », raconte celle qui fait presqu&rsquo;un mètre 80. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Curieuse, Mlle Woodline n&rsquo;a pas pu résister à l&rsquo;envie de goûter la chair, elle a demandé alors à son ex-petit ami de l&rsquo;époque de lui en apporter. « Ce qui est marrant dans l’histoire,&nbsp; dit-elle, arborant un large sourire, c’est que ma mère avait juré de n&rsquo;en jamais goûter, même pas une pincée, vue l’utilisation faite de l’animal domestique. Mais ce jour-là, ma mère l’a ingurgitée goulument, et ceci à portion égale avec moi&nbsp; », explique la jeune dame au teint clair.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Woodline Cherimond est loin d’être la seule. Jean Luc Dufresne est lui aussi un consommateur avéré de la viande de cheval. Pourtant, contrairement à plusieurs cultures européennes, dans la gastronomie haïtienne on ne consomme pas de viande chevaline à cause de plusieurs restrictions. C’est la raison pour laquelle presque toutes les personnes interrogées à ce sujet avouent avoir gouté cette viande par curiosité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean Luc, par exemple, l’a récemment consommée à Ouanaminthe, un arrondissement du département du Nord-est. « J’ai toujours entendu parler de la viande de cheval et de sa saveur ».</p>



<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Les Français mangent de moins en moins de viande de cheval ➡️ <a href="https://t.co/g4JmIFWBQd">https://t.co/g4JmIFWBQd</a> <a href="https://t.co/oB4MmRUrGb">pic.twitter.com/oB4MmRUrGb</a></p>— Le Parisien (@le_Parisien) <a href="https://twitter.com/le_Parisien/status/1600936603639287814?ref_src=twsrc%5Etfw">December 8, 2022</a></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au nom de l’endurance sexuelle&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong>&nbsp;&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>Ce n’est pas superflu. La viande chevaline aide effectivement à améliorer son endurance sexuelle. Des recherches scientifiques avèrent que cette&nbsp; viande est riche en fer. Du coup, elle aide à la formation des globules rouges et lutte contre l&rsquo;anémie. </strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">« On le sait tous, c’est une quantité importante de sang qui engendre la concentration du pénis », rappelle un médecin. Et c’est l’une des raisons ayant poussé&nbsp; Dufresne à la découvrir. Mais à Port-au-Prince, c’était difficile d’en trouver », explique le journaliste multimédia. « A Ouanaminthe, la marchande a vanté à tue-tête les bienfaits de cette viande arguant qu’elle renforce l’endurance sexuelle », ajoute Monsieur Dufresne d&rsquo;un ton blagueur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le côté désavantageux</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est comme le revers de la médaille. La viande de cheval est l&rsquo;une des viandes rouges les plus fragiles, a précisé une recherche. Elle s&rsquo;oxyde à l&rsquo;air très rapidement à cause de sa forte teneur en fer. Selon les spécialistes, la viande crue ne peut être conservée que pendant 3 jours, au maximum. Pour une conservation plus longue, il faut la mettre dans un sachet hermétique et la garder dans un congélateur. Alors qu&rsquo;après cuisson il est conseillé de la manger pendant les 2 jours qui suivent. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>Les experts ajoutent qu’on doit cependant la décongeler en la plaçant au réfrigérateur pour éviter le changement brutal de température. La viande hachée, quant à elle, doit être consommée dans la même journée. Fort de tout cela, il serait de bon ton et important de se questionner avant de consommer la viande de cheval quelque part.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Contacté dans le cadre de ce travail, Jean Sainfort Monnazard, agent de santé communautaire et vétérinaire, a placé son mot. Il dit déconseiller à tous la consommation de cette viande. Le diplômé de l’AG Horizon, une école vétérinaire à Verrettes, a évoqué plusieurs raisons. D’abord, la domesticité de l’animal. Ce n’est pas recommandé, tout simplement, de consommer les animaux domestiques. Ensuite, M. Monnazard a précisé que ces animaux sont à fort risque d’attraper le tétanos. Si, par malheur, on arrive à consommer cette viande alors que l’animal était infecté, cela peut vous coûter la vie. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Junior Luc</strong></p>
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		<title>Consommer de la viande à Port-au-Prince, un choix risqué</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Evens Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2020 15:09:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Abattoir]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Imedia]]></category>
		<category><![CDATA[Kay Estinval]]></category>
		<category><![CDATA[Viande]]></category>
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					<description><![CDATA[Un essaim de mouches bourdonnent forçant acheteurs et vendeurs à se munir d&#8217;un quelconque objet comme éventail. Une odeur nauséabonde empeste l&#8217;air. Des morceaux de viande perdent progressivement leur couleur première. Ils sont étalés à même le sol sur des morceaux de carton. Il faut avoir un cœur qui sait résister à la répugnance pour emprunter un abattoir à Port-au-Prince ou encore pour se présenter devant un boucher dans les marchés publics de la région métropolitaine. Les viandes qui y sont vendues échappent totalement au contrôle des autorités concernées. Entre absences d&#8217;infrastructures appropriées et l&#8217;insalubrité qui règne en maître dans...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un essaim de mouches bourdonnent forçant acheteurs et vendeurs à se munir d&rsquo;un quelconque objet comme éventail. Une odeur nauséabonde empeste l&rsquo;air. Des morceaux de viande perdent progressivement leur couleur première. Ils sont étalés à même le sol sur des morceaux de carton. Il faut avoir un cœur qui sait résister à la répugnance pour emprunter un abattoir à Port-au-Prince ou encore pour se présenter devant un boucher dans les marchés publics de la région métropolitaine. Les viandes qui y sont vendues échappent totalement au contrôle des autorités concernées. Entre absences d&rsquo;infrastructures appropriées et l&rsquo;insalubrité qui règne en maître dans ses endroits, les viandes que nous consommons subissent d&rsquo;abominables misères avant d&rsquo;atterrir dans nos assiettes.</strong></p>
<p>Des bouts d&rsquo;os, des miettes de chair et des viscères s&rsquo;entremêlent à portée de vue. Quelques vers rampent sur le sol boueux qu&rsquo;un mélange d&rsquo;urine d&rsquo;animaux, d&rsquo;eaux stagnantes et de sang rend impraticable. Bienvenue dans l&rsquo;un des abattoirs les plus fréquentés de la région métropolitaine: « Kay Estinval ». Il est situé à Mariani, entrée sud de la Capitale à quelque 41 kilomètres de Port-au-Prince.</p>
<p>Dans cet espace où des milliers de citoyens s&rsquo;approvisionnent en viandes, aucune condition sanitaire n&rsquo;est réunie. Les contrôles sanitaires et hygiéniques des bestiaux avant d&rsquo;entrer dans l&rsquo;abattoir sont quasi inexistants. Inauguré il y a environ 10 ans, ce marché de bestiaux situé sur la route nationale numéro 2 se trouve dans un piteux état. Le constat répugne.</p>
<p>Le décor est le même dans ce qu&rsquo;on peine à appeler boucherie à Port-au-Prince. De la Saline à la Croix des bouquets, en passant par le marché La Coupe à Pétion-Ville, c&rsquo;est dans un environnement insalubre et inadapté que des dizaines de marchands préparent des viandes pour la consommation de milliers de personnes avec une légèreté excessive.</p>
<p>Pour atteindre l&rsquo;espace réservé à la vente de viande, il faut jouer à la marelle pour se frayer un chemin entre des produits mal arrangés et des lots d&rsquo;immondices dispersés çà et là. Une dizaine de bouchers, des hommes en majorité, étalent leurs marchandises recouvertes par une nuée de mouches. Les bestioles voyagent d&rsquo;une table à une autre.</p>
<p>« Aucun comité de vérification n&rsquo;a jamais visité la boucherie, nous sommes totalement abandonnés à notre sort », se désole Orlwitch JEAN qui exerce le métier de boucher depuis  25 ans. Il indique qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;électricité, voire une chambre froide pour congeler et conserver des viandes. Ce qui, dit-il, met en péril la qualité et la présentation des marchandises.</p>
<p>« Les clients se plaignent souvent à cause du  manque d&rsquo;hygiène. nous sommes obligés d&rsquo;acheter des morceaux de glaces afin de ne pas perdre totalement la marchandise, qui est notre petit investissement duquel dépend toute une famille », lâche le boucher l&rsquo;air résigné.</p>
<p><strong>Que disent les médecins ?</strong></p>
<p>Pourtant aussi infects que puissent être les abattoirs, ce n&rsquo;est pas là que réside tout le danger de la consommation de viande à Port-au-Prince. Selon le docteur Odilet LESPERENCE, le problème se pose avant même d&rsquo;arriver dans les abattoirs. Il s&rsquo;agit d&rsquo;abord du type ou de la qualité de nourriture que les animaux consomment.</p>
<p>La viande d&rsquo;un animal qui se nourrit de métaux toxiques, de plastiques peut avoir des conséquences énormes sur la santé des consommateurs. « Les animaux devraient être identifiés, contrôlés et  inspectés régulièrement par un comité de contrôle et d&rsquo;identification qui, hélas, n&rsquo;existe plus de  nos  jours », regrette le médecin.</p>
<p>Sans un contrôle rigoureux, les risques de contamination sont très élevés à cause de la présence d’insectes porteurs de bactéries et d&rsquo;autres facteurs existants dans les abattoirs et boucherie du pays. Les conditions dans lesquelles les viandes destinées à la consommation sont traitées laissent à désirer. Odilet LESPERENCE ajoute que les risques sont encore plus grands quand les viandes contaminées sont déposées dans les réfrigérateurs aux côtés des autres aliments qui seront souillés (avérées) à leur tour.</p>
<p>Une viande doit être conservée de zéro à deux degrés selon la <a href="https://www.economie.gouv.fr/dgccrf">DGCCRF</a> (Direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) de Fance.</p>
<p>Plus elle s&rsquo;expose à l&rsquo;air libre plus elle se détériore et change de  couleur. Sa valeur nutritive diminue aussi. Dès fois, les consommateurs pensent manger de la viande, mais consomment en réalité un tissu de microbes. Selon  Dr Lespérance, il est impératif que les viandes achetées aux marchés soient bien cuites afin d&rsquo;être  débarrassées de certains microbes. Voire que certaines bactéries contenues dans les viandes ne sont éliminées qu&rsquo;après la calcination de celles-ci, et à ce stade la consommation est impossible.</p>
<p>Par ce temps de Coronavirus, il est clair que l&rsquo;hygiène des animaux et les conditions dans lesquelles les viandes sont traitées doivent être une obligation de premier choix pour les autorités concernées.</p>
<p><strong>Le trucage des viandes : une pratique bien réelle</strong></p>
<p>Des chevaux attachés à des poteaux non loin de la berge de la rivière TISOUS à proximité de l&rsquo;abattoir KAY ENSTIVAL.</p>
<p>D&rsquo;autres sont fixés à un tronc d&rsquo;arbre enfoncé au sol. Des poils sont dispersés par-ci par-là. Les exhalaisons qui s&rsquo;en échappent sont répugnantes. »Ici on abat les chevaux comme on le fait pour les chèvres, les bœufs, etc. », avoue une dame ayant requis l&rsquo;anonymat.</p>
<p>Une fois ces animaux tués, et leurs viandes disséqués, la destination est le marché de la (Croix-des-Bossalles).</p>
<p>« Souvent on mélange les viandes, celles de bœufs de chevaux et parfois celles de (moutons) et de chèvres », confie une marchande la tête recouverte d&rsquo;un grand chapeau de paille.</p>
<p>Joane Pierre rencontrée au marché de Mariani est une consommatrice de viande avérée. Mère de famille de 29 ans qui élève seule deux enfants, elle avoue être au courant des trucages qui se font dans certains abattoirs et boucheries.</p>
<p>« Je n&rsquo;ai pas le choix. Des fois je n&rsquo;ai pas assez d&rsquo;argents pour me rendre dans les super marchés de la place. D&rsquo;ailleurs, rien ne me dit que chez eux, ce n&rsquo;est pas pareil », relativise Joane.</p>
<p>Toutefois, elle est bien consciente de la situation sanitaire qui règne dans les abattoirs et boucheries de la place. « Mais vue l&rsquo;importance de la viande comme élément nutritif pour le corps, je suis obligé d&rsquo;en consommer de temps en temps », admet la jeune dame.</p>
<p>Joane Pierre sait qu&rsquo;elle met en péril sa santé sur le long terme. « Oui, notre santé ne veut rien dire pour les autorités sanitaires. Je rêve de voir un jour que les boucheries et abattoirs de mon pays soient sous le contrôle des autorités compétentes »,  conclut-elle avant de glisser dans son sac plusieurs morceaux de côtelettes de porc qu&rsquo;elle vient d&rsquo;acheter.</p>
<p>Si l&rsquo;être humain est réellement ce qu&rsquo;il mange, il est important de s&rsquo;interroger qui est un Haïtien sur le plan nutritif ?</p>
<p>Alexis GERMILUS</p>
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