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	<title>Vaccin &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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	<title>Vaccin &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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		<title>Covid-19 : Vacciner la population, un défi pour le MSPP</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Miwatson St Jour]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Oct 2021 19:12:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
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					<description><![CDATA[La campagne de vaccination lancée par le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) depuis le 16 juillet 2021, peine à être effective. Depuis son lancement, peu de gens ont été vaccinés si l&#8217;on tient compte des données disponibles. Sur les 500 000 mille doses offertes par les États-Unis, pour 250 000 mille personnes, seulement 27 mille ont reçu leurs deux doses jusqu&#8217;à mi-octobre, selon un rapport du MSPP. Cet état de fait s&#8217;explique de plusieurs manières selon les observations. Parmi elles, la réticence des citoyens à se faire inoculer le vaccin. Ces derniers très méfiants, redoutent...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La campagne de vaccination lancée par le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) depuis le 16 juillet 2021, peine à être effective. Depuis son lancement, peu de gens ont été vaccinés si l&rsquo;on tient compte des données disponibles. Sur les 500 000 mille doses offertes par les États-Unis, pour 250 000 mille personnes, seulement 27 mille ont reçu leurs deux doses jusqu&rsquo;à mi-octobre, selon un rapport du MSPP. Cet état de fait s&rsquo;explique de plusieurs manières selon les observations. Parmi elles, la réticence des citoyens à se faire inoculer le vaccin. Ces derniers très méfiants, redoutent les effets indésirables. En effet, vacciner la population se révèle un défi de taille pour les autorités sanitaires du pays.</strong></p>
<p><strong>Réticence des citoyens, quelles en sont les raisons?</strong></p>
<p>Il n&rsquo;est un secret pour personne. Une grande majorité de la population haïtienne est sceptique à l&rsquo;idée de se faire vacciner pour se préserver contre le coronavirus. Certains boudent tout carrément le liquide médical. D&rsquo;autres le rejettent d&rsquo;un revers de main. Le vaccin tue, rend stérile, paralyse, détruit les reins, accusations qu&rsquo;on entend à longueur de journée, portées contre le médicament. Professionnels, étudiants, citoyens lambda&#8230; cette mauvaise perception du vaccin anti-COVID traverse toutes les couches sociales du pays. Les raisons avancées pour expliquer leur entêtement à se faire vacciner sont multiples et varient d&rsquo;un citoyen à l&rsquo;autre.</p>
<p>Géralda Raymond est enseignante. Elle n&rsquo;entend pas prendre le vaccin. « Je refuse de me faire injecter le vaccin. Car selon mes constats, ce dernier n&rsquo;épargne en rien. Des gens vaccinés contractent le virus et meurent malgré tout » lâche la normalienne. Elle croit également qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un piège des puissances mondiales qui veulent nous prendre, dit-elle, dans leur filet. « Mon petit doigt me dit que le vaccin est leur arme pour réduire le taux de natalité et la population mondiale », s&rsquo;obstine-t-elle.</p>
<p>Même son de cloche du côté de Solon Anderby, étudiant en anthropo-sociologie à la Faculté d&rsquo;Ethnologie, qui lui, s&rsquo;interroge sur le mobile du vaccin. « Pourquoi les européens refusent le vaccin? Pourquoi ils font pression sur nous pour l’accepter? Je sens qu&rsquo;il y a anguille sous roche », conclut l&rsquo;ethnologue en gestation. Mirlande pour sa part voit dans la dose médicale une bête noire. Un poison lent qui détruit à petit feu. « J&rsquo;entends dire que tous les gens vaccinés mourront dans deux ans, et le vaccin rend stérile, confie la commerçante, la mine grise. Je ne le prendrai pour rien au monde », martèle-t-elle, chassant une nuée de mouches s&rsquo;abattant sur ses morceaux de « poulets décolorés ».</p>
<p>Kenken anisi connu, est chauffeur de taxi moto. Juché sur son engin, l&rsquo;air grave et pensif. Le jeune garçon de 24 ans prend à contre-pied toute idée de se faire vacciner. « Même dans mes rêves, je refuserai le vaccin », lance-t-il, catégorique. Nous n&rsquo;avons pas un problème de vaccin, le coronavirus nous aurait tous tué s&rsquo;il était fait pour les haïtiens », lâche-t-il. Kenken fustige au passage la passivité des autorités qui ne font rien pour que le carburant soit disponible sur le marché local qui pour lui, est un problème réel.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="ht">20 Oktòb 2021<br />
Men ki kote ou ka al pran vaksen COVID-19 la nan peyi Dayiti<a href="https://twitter.com/hashtag/VaksenAnGratis?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#VaksenAnGratis</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/Annalvaksinen?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Annalvaksinen</a><a href="https://twitter.com/hashtag/MeteKachnen?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#MeteKachnen</a><a href="https://twitter.com/hashtag/LAveMenNou?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#LAveMenNou</a><a href="https://twitter.com/hashtag/3PaDistansYounL%C3%B2t?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#3PaDistansYounLòt</a><a href="https://twitter.com/hashtag/MSPPHaiti?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#MSPPHaiti</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/UCRP?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#UCRP</a> <a href="https://t.co/uPiOzA5dxL">pic.twitter.com/uPiOzA5dxL</a></p>
<p>— MINISTÈRE DE LA SANTÉ PUBLIQUE ET DE LA POPULATION (@MsppOfficiel) <a href="https://twitter.com/MsppOfficiel/status/1450893831591825411?ref_src=twsrc%5Etfw">October 20, 2021</a></p></blockquote>
<p><strong>Ceux qui acceptent de se faire vacciner&#8230;</strong></p>
<p>D&rsquo;autres citoyens pourtant, volontiers, sans contrainte aucune, ont décidé de prendre le vaccin. Ils y voient dans ce geste, un acte de responsabilité et de citoyenneté. Du nombre: Thénive Antoine, infirmière en santé communautaire. Elle dit avoir pris les deux doses pour se prémunir contre les formes graves du virus, mais également pour protéger son entourage. « Vacciner n&rsquo;est qu&rsquo;une simple formalité, c&rsquo;est comme se faire injecter n&rsquo;importe quel autre médicament, il n&rsquo;y a rien d&rsquo;anormal », indique la professionnelle de santé.</p>
<p>Une idée partagée par Angelore Raymond, gestionnaire et entrepreneure. La trentenaire dit s’être fait vacciner de son plein gré, sans idées préconçues sur le médicament. « Je ne vois aucune anomalie dans le vaccin, c&rsquo;est comme tout autre vaccin », soutient-elle d&rsquo;un ton ferme. « J&rsquo;encourage tous mes proches et la population à prendre le vaccin pour se préserver contre le variant Delta qui est plus violent selon les experts », prêche la patronne de YOLA. Edvar Polynice, psychologue clinicien est du même avis. Malgré l&rsquo;inquiétude de sa famille et de quelques amis, il s&rsquo;est quand même fait vacciner, voulant lancer un signal clair à ces derniers.</p>
<figure id="attachment_6200" aria-describedby="caption-attachment-6200" style="width: 478px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-6200 size-full lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-30-at-1.49.40-PM.jpeg" alt="" width="478" height="495" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-30-at-1.49.40-PM.jpeg 478w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-30-at-1.49.40-PM-290x300.jpeg 290w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-30-at-1.49.40-PM-24x24.jpeg 24w" sizes="auto" /><figcaption id="caption-attachment-6200" class="wp-caption-text">Jean jean Roosevelt, Ambassadeur de bonne volonté de l&rsquo;UNICEF prenant sa 2e dose de vaccin à l&rsquo;Hôpital La Paix de Delmas 33.</figcaption></figure>
<p><strong>Vacciner la population haïtienne n’a pas toujours été chose aisée</strong></p>
<p>À chaque épidémie, à chaque nouvelle vague de contagion qui nécessite une intervention vaccinale à grande échelle, toujours un combat. Le début n&rsquo;est jamais aisé. Les gens refusent toujours au départ de se laisser vacciner, à en croire Thénive, qui traîne derrière elle plus d&rsquo;une décennie d&rsquo;expérience dans le milieu médical. Elle relate pour preuve, ce cas de figure en 2015 avec l&rsquo;apparition du vaccin Pentavalent qui combattait la diphtérie, la coqueluche, le tétanos (DTC), l&rsquo;hépatite B et Haemophilus influenzae type B (Hib).</p>
<blockquote><p><strong>Selon une enquête menée en avril 2021 par le groupe « Saftek Reasearch », fournisseur de service de recherche et d&rsquo;analyse, 76% d&rsquo;haïtiens n&rsquo;entendaient pas se faire vacciner contre 9% seulement qui l’accepteraient. Une étude qui avait été menée sur un échantillon final de 561 participants, âgés d&rsquo;au moins 15 ans. Les femmes seraient plus récalcitrantes. Car 80% d&rsquo;elles contre 72% d&rsquo;hommes aurait rejeté l&rsquo;idée de se faire vacciner contre la Covid-19. L&rsquo;enquête de « Saftek Research » a aussi révélé que les gens éduqués seraient plus opiniâtres vis-à-vis du vaccin. 17% d&rsquo;entre eux dépassant le secondaire l&rsquo;accepteraient, contre 22% qui n&rsquo;ont pas fait le secondaire.</strong></p></blockquote>
<p>De l&rsquo;avis du professeur de sociologie à l&rsquo;Université d&rsquo;État d&rsquo;Haïti, Michel Accacia, les haïtiens développent de plus en plus une méfiance face à la gratuité et au désintéressement. Ce qui pourrait expliquer leur rébellion. « Nombre d&rsquo;haïtiens, en particulier ceux des couches sociales défavorisées économiquement, interprètent l’offre de vaccination comme un don qui se voudrait être désintéressé, et y voient un piège », soutient l&rsquo;auteur de  » Historicité et structuration sociale en Haïti « .</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="ht">Bilan Vaksinasyon COVID-19 jounen 13 pou rive 18 oktòb 2021 an nan peyi Dayiti.</p>
<p>Mwen vaksinen, ou vaksinen, nou tout pwoteje ! <a href="https://twitter.com/hashtag/VaksenAnGratis?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#VaksenAnGratis</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/Annalvaksinen?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Annalvaksinen</a><a href="https://twitter.com/hashtag/ToujouLaveMenNou?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#ToujouLaveMenNou</a><a href="https://twitter.com/hashtag/ToujouMeteKachnen?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#ToujouMeteKachnen</a><a href="https://twitter.com/hashtag/ToujouBay3PaDistans?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#ToujouBay3PaDistans</a><a href="https://twitter.com/hashtag/MSPPHaiti?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#MSPPHaiti</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/UCRP?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#UCRP</a> <a href="https://t.co/gtKqyF8M3E">pic.twitter.com/gtKqyF8M3E</a></p>
<p>— MINISTÈRE DE LA SANTÉ PUBLIQUE ET DE LA POPULATION (@MsppOfficiel) <a href="https://twitter.com/MsppOfficiel/status/1450846579561279493?ref_src=twsrc%5Etfw">October 20, 2021</a></p></blockquote>
<p><strong>Qu&rsquo;en est-il du vaccin MODERNA?</strong></p>
<p>Le vaccin Moderna a été approuvé par l&rsquo;OMS après de minutieuses études menées par un groupe d&rsquo;experts internationaux indépendants. Ce dernier a été aussi évalué par plusieurs agences de régulation nationales, dont celle d&rsquo;Haïti. Évaluations qui ont montré que le vaccin est sûr. Qu&rsquo;il n&rsquo;a rien à craindre, selon l&rsquo;Organisation Mondiale de la Santé. Moderna s&rsquo;administre en deux doses entre 28 jours. Toute personne âgée d&rsquo;au moins 18 ans ne présentant pas antérieurement de réactions allergiques à l&rsquo;un des composants du vaccin, peut être vaccinée. Les femmes enceintes ne sont pas exclues. Au contraire, face aux risques élevés auxquels elles sont exposées en raison de leur grossesse, les femmes portant un bébé y figurent en tête de liste des personnes vulnérables aux complications liées à la Covid-19. Elles sont comptées parmi les premières personnes à vacciner.</p>
<p>Après l&rsquo;injonction, quelques effets indésirables peuvent s&rsquo;en suivre. Comme une légère fièvre, fatigue, maux de tête, douleurs musculaires, frissons, diarrhée et douleur au point d&rsquo;injection. Effets qui peuvent être vite gérés, sans difficultés. Il suffit d&rsquo;un peu de repos, de liquide non alcoolisé, du paracétamol, de l&rsquo;acétaminophène pour les effets typiques. Toutefois, l&rsquo;OMS n&rsquo;écarte pas la possibilité d&rsquo;effets secondaires graves et durables, ce qui est rarissime, relativise l&rsquo;organisme. Car le vaccin Moderna fait montre d&rsquo;une efficacité qui avoisine les 92%, rassure l&rsquo;OMS.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="ht">N ap tann ou samdi 16 ak dimanch 17 oktòb pou w vin pran vaksen pa w la nan palè minisipal dèlma. Se pi bon mwayen pou w bare <a href="https://twitter.com/hashtag/kowonaviris?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#kowonaviris</a>.<a href="https://twitter.com/hashtag/MSPPHaiti?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#MSPPHaiti</a><a href="https://twitter.com/hashtag/UCRP?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#UCRP</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/UCNPV?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#UCNPV</a> <a href="https://t.co/XhIngrrJuy">pic.twitter.com/XhIngrrJuy</a></p>
<p>— MINISTÈRE DE LA SANTÉ PUBLIQUE ET DE LA POPULATION (@MsppOfficiel) <a href="https://twitter.com/MsppOfficiel/status/1449407250813095939?ref_src=twsrc%5Etfw">October 16, 2021</a></p></blockquote>
<p><strong>Le Coronavirus, encore et toujours une bête noire pour la planète&#8230;</strong></p>
<p>Le coronavirus est peut-être le virus le plus mortel des trois dernières décennies. Le virus qui aurait été découvert en Chine à wuhan, petite ville située à 850 kilomètres à l&rsquo;ouest de Shanghaï par le médecin Li Wenliang en janvier 2019, s&rsquo;est propagé à la vitesse de la lumière et a déjà décimé des centaines de millier de vies sur la planète.</p>
<blockquote><p><strong>Plus de 236 millions 232mille 480 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués, 4 millions 822 mille 267 morts ont été recensés à travers le monde depuis le début de la pandémie, selon un rapport de l&rsquo;AFP. En Haïti Les chiffres font état de 23 mille 468 cas de contamination et 658 décès selon un rapport de l&rsquo;Organisation Panaméricaine de la Santé (OPS).</strong></p></blockquote>
<p>Après les deux premiers cas annoncés en mars 2020, les dirigeants haïtiens ont eu toutes les peines du monde à faire appliquer les restrictions sanitaires, annoncées pourtant tambour battant.</p>
<blockquote><p><strong>Le lavage des mains, distanciation physique, port du masque, confinement, entre autres mesures ont été minorées et ignorées par une bonne partie de la population. Alors que les dangereux variants Delta et MU qui circulent sur le territoire depuis le 16 septembre dernier, se propagent comme un éclair dans les organes, à en croire les spécialistes.</strong></p></blockquote>
<p>Entre temps, le pays s&rsquo;enlise dans une crise socio-politique presque sans repères, et s&rsquo;enfonce vers l&rsquo;inconnu. Ajouter à cela, une situation sécuritaire délétère, qui vient compliquer la tâche pour le MSPP. La gestion de la pandémie est reléguée aux confins. La campagne vaccinale est piétinée. Pour comble, les autorités sanitaires se heurtent à l&rsquo;obstination et à la méfiance des citoyens à prendre le vaccin, désormais d’ordre mondiale. Soulignons que jusqu&rsquo;au 25 septembre 2021, Haïti se trouvait au bas du classement vaccinal des pays de l&rsquo;Amérique avec un taux de vaccination de 0,37%, selon « Our World in Data ». Notons également que les doses Moderna, don des États-Unis d’Amérique, arrivent à expiration ce mois de novembre.</p>
<p><strong>Miwatson St-Jour</strong></p>
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		<title>« Il est absolument nécessaire de vacciner la population », affirment des spécialistes en santé publique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jonathan Menard]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Jul 2021 12:30:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[OMS]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[Quelle politique de vaccination anti-covid 19 pour Haïti ? Tel a été le thème d’un webinaire organisé le mardi 27 juillet 2021 par le think- tank, Policité, dont la directrice exécutive est l’économiste Emmanuela Douyon. En plus de Mme Douyon, deux (2) autres intervenants se sont illustrés au cours de cet enrichissant échange, il s’agit de la Docteure Louise C. Ivers et du Docteur François Willy Staco, spécialistes en santé publique. Un premier numéro qui annonce une longue série d’interventions initiées par ce laboratoire d’idées et d’actions en Haïti. Le contexte 500 000 doses du vaccin Moderna ont été offertes au...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quelle politique de vaccination anti-covid 19 pour Haïti ? Tel a été le thème d’un webinaire organisé </strong><strong>le mardi 27 juillet 2021 </strong><strong>par le think- tank, Policité, dont la directrice exécutive est l’économiste Emmanuela Douyon. En plus de Mme Douyon, deux (2) autres intervenants se sont illustrés au cours de cet enrichissant échange, il s’agit de la Docteure Louise C. Ivers et du Docteur François Willy Staco, spécialistes en santé publique. Un premier numéro qui annonce une longue série d’interventions initiées par ce laboratoire d’idées et d’actions en Haïti.</strong></p>
<p><strong>Le contexte</strong></p>
<p>500 000 doses du vaccin Moderna ont été offertes au gouvernement haïtien par les États-Unis dans le cadre du mécanisme Covax de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il s’agit d’un dispositif qui se veut être une collaboration mondiale novatrice se basant sur deux (2) principes phares en relation internationale, à savoir la solidarité et l’équité. Plusieurs centres de la capitale ont déjà commencé à administrer le vaccin. Mais le scepticisme des uns quant à l’efficacité du vaccin, le refus catégorique des autres à se faire vacciner et la disponibilité limitée de doses dans le pays, poussent des organismes de la société civile dont Policité à s’interroger sur l’implication d’une bonne politique publique ou son absence dans ce contexte de vaccination.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Policité est un <a href="https://twitter.com/hashtag/thinktank?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#thinktank</a>. Un cercle de réflexion, de recherche et d&rsquo;analyse sur le développement d&rsquo;Haïti, la mère patrie. <a href="https://twitter.com/hashtag/Ayiti?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Ayiti</a> Suivez-nous <a href="https://twitter.com/policitehaiti?ref_src=twsrc%5Etfw">@policitehaiti</a>. <a href="https://twitter.com/hashtag/Policit%C3%A9?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Policité</a> <a href="https://t.co/RGYgB3SukV">pic.twitter.com/RGYgB3SukV</a></p>
<p>— Yvens Rumbold (@YRumbold) <a href="https://twitter.com/YRumbold/status/1318538691799863296?ref_src=twsrc%5Etfw">October 20, 2020</a></p></blockquote>
<p>Comme le souligne d’emblée la directrice de Policité, avant la livraison des doses de Moderna, l’État haïtien avait ouvert la voie aux importateurs et distributeurs des produits pharmaceutiques du secteur privé pour commander des vaccins contre la Covid-19 dans le pays, une situation quelque peu controversée sachant que les dispositifs qui doivent être mis en place à la réalisation d’un programme de vaccination d’une telle envergure sont complexes.</p>
<p>De ce fait, comme le soutient le docteur Staco, une telle démarche doit être l’apanage de l’État haïtien. Le spécialiste constate une situation pour le moins surprenant. Il avance que :</p>
<blockquote><p>les normes de l’OMS disposent qu’une pandémie est sous contrôle « si le taux de positivité est inférieur ou égale à 5 %, en Haïti le taux de positivité frôle la barre des 20% ».</p></blockquote>
<p>Il explique que le taux de positivité fait référence à la quantité de personnes déclarées positives par rapport à celles testées. Ce qui fait qu’Haïti fait face à une transmission communautaire exagérée et la méfiance de la population ne fait pas la part belle aux autorités sanitaires.</p>
<p>Docteure Ivers a tenu pour sa part à rappeler une évidence. En effet, elle constate que les statistiques officielles demeurent sous-évaluées en raison d&rsquo;une quantité minime de tests réalisés, ce qui vient mettre à mal le processus de vaccination car la majorité de la population aura une fausse perception de l’ampleur de la pandémie sur le territoire.</p>
<p>Plus important encore, la directrice exécutive du Massachusetts General Hospital Center for Global Health , entend soulever les faiblesses du dispositif Covax , « l’idée de Covax au départ était très bonne … l’idée c’était que les pays riches se mettent ensemble afin de fournir aux plus pauvres des vaccins, mais là où le bât blesse c’est que des pays riches tel que les États-Unis ou l’Irlande s’approvisionnent de manière excessive. Se faisant, ils visent à sécuriser leurs besoins, quitte à avoir du surplus. La pénurie de doses disponibles prive donc les pays moins riches l’accès aux vaccins.[ …] Haïti subit l’effet négatif d’une telle pratique. Les personnes ciblées par la politique du gouvernement haïtien n’auront même pas droit à une quantité de dose suffisante ». Elle poursuit en soulignant que : « il existe un faussé énorme entre les mots et les actes de la communauté internationale en matière de développement internationale, il s’agit d’actions qui dépend uniquement d’un système de charité ». La spécialiste des maladies infectieuses irlando-américaine précise toutefois « la Covax est une bonne initiative, c’est le leadership des leaders mondiaux des pays riches qui pose problème ».</p>
<p>À la question portant sur la nécessité ou non d’une politique de vaccination pour Haïti, le docteur Staco quant à lui répond de manière très pédagogique. Il commence par définir ce que pourrait être une politique vaccinale : « ce concept désigne un ensemble de stratégies ou d’actions concertées et intégrées, par le ministère de la santé publique d’un pays, (donc, c’est l’affirmation même de l’État comme instance régulatrice) où plusieurs structures doivent coordonner leurs actions dans le but de fournir des directives et observer les stratégies de vaccination tout en tenant compte de la réalité actuelle. Par exemple en ce qui a trait aux choix des groupes ciblés, une priorisation qui doit être effectuée par rapport à la quantité limitée des doses tout en faisant une analyse situationnelle par rapport à la conservation du vaccin », le docteur affirme qu’il n’y a aucun risque à se faire vacciner. Au contraire, il ne peut y avoir que de bénéfice pour le pays», soutient-il. Même son de cloche du côté du docteur Ivers qui affirme sans langue de bois « Il est absolument nécessaire de vacciner la population ».</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Nous vous attendons ce soir pour ce panel avec <a href="https://twitter.com/drlouiseivers?ref_src=twsrc%5Etfw">@drlouiseivers</a> directrice exécutive du Massachusetts General Hospital Center for Global Health, et <a href="https://twitter.com/StacoWilly?ref_src=twsrc%5Etfw">@StacoWilly</a> spécialiste en gestion de système de santé en santé publique. Modération : <a href="https://twitter.com/emmadouyon?ref_src=twsrc%5Etfw">@emmadouyon</a><br />
Lien: <a href="https://t.co/onKV949UAZ">https://t.co/onKV949UAZ</a> <a href="https://t.co/VooN71UsaW">pic.twitter.com/VooN71UsaW</a></p>
<p>— Policité (@policitehaiti) <a href="https://twitter.com/policitehaiti/status/1420020263446630410?ref_src=twsrc%5Etfw">July 27, 2021</a></p></blockquote>
<p><strong>L’efficacité des vaccins</strong></p>
<p>S’agissant de l’efficacité des vaccins, le docteur Staco se permet de faire un détour. Il avance que divers paramètres doivent être pris en compte dans le choix des vaccins « c’est tout naturel face à la situation consistant à choisir des vaccins, d’opter pour celui le plus efficace, mais divers paramètres doivent être pris en compte. D’abord il y a la capacité de conservation, des vaccins comme ceux de Pfizer par exemple nécessitent des températures extrêmement basses afin de les conserver. Il y a aussi le coût qu’il faut bien prendre en compte. Et quant à l’efficacité à proprement parler, les flacons multi doses s’avèrent être plus efficaces que ceux à dose unique ». Le docteur Louis Ivers quant à elle n’y va pas par quatre chemins, elle déclare que l’essentiel serait de se faire vacciner, les autres considérations sont donc secondaires si l’on voudrait résumer sa pensée.</p>
<p>À rappeler que, jusqu’au 13 juillet 2021, Haïti était le seul pays des Amériques à ne pas avoir reçu une seule dose de vaccin contre la COVID-19. Les 500 000 doses de Moderna offertes par les États-Unis d’Amérique par l&rsquo;intermédiaire de la COVAX apportent en effet un soulagement à une population qui peine encore à se remettre de l’assassinat de son Président et qui fait face à une flambée de violence urbaine entre groupes armés dans plusieurs quartiers de la capitale.</p>
<p>Jonathan Ménard</p>
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