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	<title>UEH &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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	<description>Plus loin que l&#039;actualité</description>
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	<title>UEH &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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	<item>
		<title>Juridixion &#124; Le conflit entre l’UEH et l’EDSEG saisi par le droit.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Junior F. Tibère]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Oct 2021 18:51:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[EDSEG]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Juridixion]]></category>
		<category><![CDATA[UEH]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis que l’École de Droit et des sciences économiques des Gonaïves (EDSEG) est bloquée dans son fonctionnement, d’anciens dirigeants locaux s’opposent aux actions du Conseil exécutif de l’université d’État d’Haïti (UEH) au sein de l&#8217;EDSEG. Alors que ledit Conseil ne jure que par une restructuration de l’École. À travers « Juridixion« , la nouvelle chronique juridique de IMEDIA, la rédaction vous propose de découvrir quel est la position du Droit sur le sujet. La mission et la compétence administrative du Rectorat Il est intéressant, in limine, de noter que l’EDSEG a adopté des règlements intérieurs en assemblée générale et que, dans ceux-ci, l’approbation du Rectorat est requise pour valider le document. N’est-ce...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span id="p19">Depuis que l’École de Droit et des sciences économiques des <span id="24" class="s-rg-t">Gonaïves</span> <span id="p18">(<span id="23" class="s-rg-t">EDSEG</span>)</span> est bloquée dans son fonctionnement, d’anciens dirigeants locaux s’opposent aux actions du Conseil exécutif de l’université d’État d’Haïti <span id="p17">(<span id="22" class="s-rg-t">UEH</span>)</span> au sein de l&rsquo;<span id="25" class="s-rg-t">EDSEG</span>.</span><span id="p20"> Alors que ledit Conseil ne jure que par une restructuration de l’École.</span><span id="p21"> À travers « <span id="26" class="s-rg-t">Juridixion</span>« , la nouvelle chronique juridique <span id="27" class="s-rg-t">de <a href="https://twitter.com/imediaayiti?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1282154103917944833%7Ctwgr%5E%7Ctwcon%5Es1_&amp;ref_url=https%3A%2F%2Fimediaayiti.com%2F2021%2F10%2F18%2Fjuridixion-le-conflit-entre-lueh-et-ledseg-saisi-par-le-droit%2F">IMEDIA</a></span>, la rédaction vous propose de découvrir quel est la position du Droit sur le sujet.</span></strong></p>
<p><strong>La mission et la compétence administrative du Rectorat</strong></p>
<p>Il est intéressant, in limine, de noter que l’EDSEG a adopté des règlements intérieurs en assemblée générale et que, dans ceux-ci, l’approbation du Rectorat est requise pour valider le document. N’est-ce pas reconnaître l’autorité administrative de l’instance ? Et, les articles 7 et 8 du document font du doyen « représentant du Recteur ». Comment peut-on représenter quelqu’un contre son gré ?</p>
<p>Mieux encore :</p>
<blockquote><p><strong>La loi du 23 janvier 1969, en l’article 48, donne un pouvoir de contrôle au Recteur sur les Écoles de Droit de province. Au décret du 26 octobre 1972, ces droits sont conservés au Recteur par le législateur. Il y a plus : la coutume. En effet, si la pratique à l’UEH est de permettre aux facultés de choisir leurs représentants, c’est seulement quand tout va bien. Sauf l&rsquo;exception.</strong></p></blockquote>
<p><strong>L’exception qui justifie l’intervention</strong></p>
<p>Le scandale est venu de l’opinion publique directement. Mais aussi d’études suivies de rapports qui dénoncent les pratiques contre nature à cette École, qui ne garantit plus la qualité de la formation. Pas de concours, pas de mérite. Il suffit de pouvoir payer. Comme si l’académique devait céder devant l’économique. Le commerce.</p>
<p>Pour redresser la situation, garantir la qualité de la formation, recouvrer le prestige d’antan de l’École, après résolution, le Rectorat de l’UEH a formé une Commission de restructuration. Et le bras de fer a commencé. Les anciens représentants de l’EDSEG ont pris goût. Ils refusent de partir ni même de collaborer. Entre-temps, des étudiants sont bloqués. C’est la contestation. Le blocus. Contra legem.</p>
<p><strong>Qui donnera force au Droit ?</strong></p>
<p>Si la situation a exigé une intervention du Rectorat, si les pratiques à l’EDSEG sont scandaleuses, si les étudiants perdent beaucoup de temps malgré la compétence et l’autorité du Rectorat, c’est que le Droit est devenu sans force ici. Un vain mot. Alors que ce papier va à la rédaction, nous apprenons que les anciens dirigeants de l’EDSEG, passant de la parole aux actes, ont bloqué la tenue d’examens programmés par les nouveaux dirigeants à Port-au-Prince même. Allant jusqu’à vandaliser un bâtiment public. Sous le regard impuissant de nos chefs. Comme annoncé, ils ne reconnaissent pas l’autorité du Rectorat. Ce mépris du Droit lui-même, des anciens dirigeants de l’EDSEG qui veulent tout casser, n’est-il pas le signe d’une méconnaissance du Droit ? C’est la force qui piétine le Droit aux Gonaïves. Et ça veut s’entendre à Port-au-Prince.</p>
<p><strong>Jean Junior F. Tibère</strong></p>
<p><strong>© <em>Juridixion</em>, octobre 2021, tous droits réservés</strong></p>
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		<title>UEH : Augmentation des frais d&#8217;inscription, véritable casse-tête pour des postulants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Daphney Blanc]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Sep 2021 11:30:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[800 gourdes]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Imedia]]></category>
		<category><![CDATA[Rectorat]]></category>
		<category><![CDATA[UEH]]></category>
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					<description><![CDATA[S’inscrire dans plusieurs facultés de l’UEH devient quasiment une mission impossible pour certains jeunes. Ces derniers qui désiraient postuler pour deux facultés, voire plus, se voient obligés de se limiter à une seule. L’augmentation des frais d’inscription l’oblige. En effet, les frais du concours d’admission ont été augmentés de 60% cette année. Cette révision à la hausse représente une lourde charge sur le dos des familles de ces bacheliers qui vivent dans des conditions économiques très précaires. Comme on le sait, l’UEH est une institution d’enseignement public qui est substantiellement fréquentée par les enfants des couches sociales appauvries de la...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>S’inscrire dans plusieurs facultés de l’UEH devient quasiment une mission impossible pour certains jeunes. Ces derniers qui désiraient postuler pour deux facultés, voire plus, se voient obligés de se limiter à une seule. L’augmentation des frais d’inscription l’oblige. En effet, les frais du concours d’admission ont été augmentés de 60% cette année. Cette révision à la hausse représente une lourde charge sur le dos des familles de ces bacheliers qui vivent dans des conditions économiques très précaires. Comme on le sait, l’UEH est une institution d’enseignement public qui est substantiellement fréquentée par les enfants des couches sociales appauvries de la société. Cette décision est alors vécue par eux comme une barrière pour leur accès à l’enseignement supérieur</strong>.</p>
<p><a href="http://imediaayiti.com/">IMedia</a> s’est rendu dans l’enceinte des Facultés de l&rsquo;UEH pour rencontrer certains d’entre eux….</p>
<p>« C’est plus qu’une catastrophe, c’est un crime contre la jeunesse », s’écrie Peter Felix, l’un des postulants à l’UEH cette année. D’un visage terne, d’une voix dolente, il déplore le fait de voir sa chance de s’inscrire dans plusieurs facultés, diminuer. Or, participer dans plusieurs concours d’admission accroit généralement la chance de pouvoir intégrer au moins une des facultés convoitées, croit-il. « Trouver 500 gourdes était déjà difficile, et maintenant 300 gourdes de plus est juste inconcevable pour moi », s’afflige le jeune bachelier venant de l’un des quartiers populaires de la Capitale.</p>
<p>Même coup de pinceau pour Frantz qui n’a pas encore décidé de s’inscrire pour le concours d’admission. « Mon père est sans emploi depuis près d’un an et ma mère quant à elle essaie de vendre des trucs au marché pour essayer de nous nourrir, moi et mes cinq frères et sœurs. Disposer de 2400 gourdes pour la déposition de pièces dans 3 facultés en une journée, est une grosse somme pour mes parents », se plaint le jeune homme au regard vide. Si le Rectorat pouvait revenir sur cette décision, ce serait un soulagement non seulement pour moi, mais pour les jeunes désireux d’intégrer la seule université publique du pays », termine-t-il.</p>
<p>Magda Jules, jeune bachelière de 19 ans, compte participer au concours de la Faculté des Sciences humaines et à celle de la Faculté d’Ethnologie. Pour elle, la décision du Rectorat d’augmenter les frais d’inscription n’est pas une bonne idée. « Cette augmentation laisse les familles de certains bacheliers dans une incertitude totale, déjà frappée par la crise socio-économique du pays », a-t-elle évoqué amèrement. Ainsi, constate-t-elle, cela va réduire la chance de celles et ceux qui comptaient postuler pour plusieurs Facultés. S’agissant de la menace de boycott du concours par les contestataires, elle pense que ça serait une action juste (la phrase n’est pas claire). Même quand elle a grandement envie d’entrer à l’UEH cette année et qu’elle est en mesure de payer les 800 gourdes exigées, elle dit penser aux autres qui ne le pourront pas. « J’ai une obligation morale d’être solidaire avec eux », avoue la jeune fille.</p>
<p><strong>Les justifications du Rectorat …</strong></p>
<p>Dans une « note de clarification » publiée le 3 Septembre dernier sur les réseaux sociaux, signée par l’Unité de communication de l’UEH, il est mentionné les raisons portant le Rectorat à procéder cette année à cette augmentation des frais d’inscription pour le concours ; des frais notamment fixés à 500 gourdes depuis tantôt quinze ans.</p>
<p>En effet, l’une des raisons évoquées est le taux d’inflation qui a presque triplé depuis 2007 et la dévaluation dramatique de la monnaie nationale. Cette situation, selon la note, empêche les différentes entités de l’UEH de supporter les coûts encourus pour l’organisation des concours d’admission : feuilles d’examen, frais de surveillance et de supervision, frais de correction, etc. Les déficits enregistrés dans le cadre de l’organisation de ces concours, poursuit la note, doivent être compensés par les ressources budgétaires des différentes entités. Alors que leurs ressources sont très maigres et sont systématiquement soumises à des baisses dans le budget de l’État. Et comme gage de légitimité de la décision, le Rectorat brandit le fait qu’elle a été demandée et approuvée par presque tous les décanats des Facultés.</p>
<figure id="attachment_6007" aria-describedby="caption-attachment-6007" style="width: 1080px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-6007 size-full lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/09/WhatsApp-Image-2021-09-23-at-16.08.01-3.jpeg" alt="" width="1080" height="1549" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/09/WhatsApp-Image-2021-09-23-at-16.08.01-3.jpeg 1080w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/09/WhatsApp-Image-2021-09-23-at-16.08.01-3-209x300.jpeg 209w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/09/WhatsApp-Image-2021-09-23-at-16.08.01-3-714x1024.jpeg 714w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/09/WhatsApp-Image-2021-09-23-at-16.08.01-3-768x1102.jpeg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/09/WhatsApp-Image-2021-09-23-at-16.08.01-3-1071x1536.jpeg 1071w" sizes="auto" /><figcaption id="caption-attachment-6007" class="wp-caption-text">Illustration du document du Rectorat de l&rsquo;UEH</figcaption></figure>
<p><strong>Des étudiants de l’UEH scandalisés par la décision …</strong></p>
<p>Certains étudiants n’en démordent pas : « le Rectorat doit revenir sur cette décision ». Pour eux, les raisons avancées ne tiennent pas. « Le Rectorat devrait au contraire diminuer les frais d’inscription de moitié au lieu de penser à les augmenter ». En effet, ce sont les postulants qui sont les plus économiquement démunis qui fréquentent l’UEH. Une telle décision aura pour conséquence l’exclusion de ces derniers au concours d’admission. Disposer de 500 Gdes est parfois une chose impossible pour ces familles-là, soutient David Bochart, Mémorant à la Faculté des Sciences Humaines. Pour lui, l’inflation mise en avant par le Rectorat comme justification de leur décision n’est pas une raison valable. Car, cette inflation affecte également les familles pauvres. La question de déficit évoquée dans leur note n’est selon lui qu’un prétexte. C’est au budget de l’État de supporter les dépenses de l’UEH, pas aux familles des postulants qui sont déjà très appauvries, soutient-il.</p>
<p>Cette même position est soutenue par Néhémie Suffrin, étudiante finissante en anthropo-sociologie à la Faculté d’Ethnologie. Pour elle, cette décision est arbitraire et dépourvue de sens. Le Rectorat dispose d’un budget pour toutes ses activités, avance-t-elle. Ce prétexte de déficit dans l’organisation du concours est donc selon elle, fallacieux. Elle soutient que le Rectorat ne peut pas parler de déficit alors qu’ils ne soumettent jamais de rapport de recettes et de dépenses à quiconque. « Ils ont besoin de l’argent pour dilapider », dénonce-t-elle d’un ton dépité. Elle fustige le fait que l’UEH n’investit pas dans la recherche, alors qu’ils ont un budget – quoique maigre – qui pourrait leur permettre de le faire. Ce n’est donc pas moral qu’ils veulent mettre la charge financière de l’organisation du concours d’admission sur le dos des familles appauvries des quartiers populaires qui fréquentent l’UEH.</p>
<p>Pour David, comme pour Néhemie, si cela ne revenait qu’à eux, le concours ne serait pas organisé cette année sans annulation de ce forfait, disent-ils. Ils se rappellent qu’une décision similaire a été prise en 2013 ; ce qui avait obligé les étudiants à gagner les rues pour forcer les responsables du Rectorat à l’annuler. Un scénario du genre semble se profiler à l’horizon.</p>
<p>Si d’autres étudiants se montrent plus catégoriques sur la décision, quant à Junior Camus, étudiant finissant en Gestion des affaires à l’INAGHEI, il a une position plus nuancée sur la question. Pour lui, la décision du Rectorat peut déranger certains et laisser d’autres indifférents, dépendamment de leurs moyens. En ce qui a trait à sa position sur la décision elle-même, il dit garder une certaine prudence de se prononcer. Car il ne dispose pas de toutes les informations sur la question. Cependant, il se dit solidaire à ceux et celles qui voudraient gagner les rues pour la contester.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Réunion de travail entre le <a href="https://twitter.com/hashtag/MENFP?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#MENFP</a> et le Rectorat de l&rsquo;<a href="https://twitter.com/hashtag/UEH?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#UEH</a> autour de certains projets en <a href="https://twitter.com/hashtag/%C3%A9ducation?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#éducation</a> <a href="https://twitter.com/JeanDorsonne?ref_src=twsrc%5Etfw">@JeanDorsonne</a> <a href="https://twitter.com/miloodyv66?ref_src=twsrc%5Etfw">@miloodyv66</a> <a href="https://t.co/TRbwH7jlgy">pic.twitter.com/TRbwH7jlgy</a></p>
<p>— MENFP Education Haiti (@MENFP_Education) <a href="https://twitter.com/MENFP_Education/status/780531468351119360?ref_src=twsrc%5Etfw">September 26, 2016</a></p></blockquote>
<p><strong>Une décision maintenue, malgré tout…</strong></p>
<p>Malgré la protestation des étudiants face à cette décision jugée illégale et anti populaire par plus d&rsquo;un; le processus d’inscription a été lancé et se poursuit plutôt tranquillement. Les contestations dans les rues ont visiblement faibli ; et les postulants semblent se faire une raison. Les concours sont prévus pour le début d’octobre. Le recrutement de la nouvelle promotion d’étudiants à l’UEH, cette année, n’aura sans doute pas été freiné par les mécontentements et les contestations qu’a provoqués l’augmentation des frais d’inscription.</p>
<p><strong>Les noms des postulants ont été modifiés pour préserver l&rsquo;anonymat</strong></p>
<p><strong>Daphney Blanc</strong></p>
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		<item>
		<title>Beaucoup d’étudiants haïtiens préfèrent la formation universitaire de la République Dominicaine à celle d’Haïti</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2021/03/02/beaucoup-detudiants-haitiens-preferent-la-formation-universitaire-de-la-republique-dominicaine-que-celle-dhaiti/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jonathan Menard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Mar 2021 23:59:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Etudiant]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[République Dominicaine]]></category>
		<category><![CDATA[UEH]]></category>
		<category><![CDATA[Université]]></category>
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					<description><![CDATA[L’offre universitaire en Haïti figure parmi les plus faibles de la région caribéenne. Face à cette réalité, nombreux sont les jeunes Haïtiens qui font le choix de s’installer en territoire voisin afin de poursuivre leurs études supérieures. Car, arguent-ils, « en plus d’une faible capacité d’accueil, la formation universitaire en Haïti laisse à désirer ». Jusca Eltimé, agée de 28 ans, est étudiante en Marketing dans l’un des centres universitaires les plus cotés de Port-au-Prince. Sans langue de bois, elle avoue : « Je me suis inscrite à cette université uniquement dans le but d’attendre que toute les conditions se...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’offre universitaire en Haïti figure parmi les plus faibles de la région caribéenne. Face à cette réalité, nombreux sont les jeunes Haïtiens qui font le choix de s’installer en territoire voisin afin de poursuivre leurs études supérieures. Car, arguent-ils, « en plus d’une faible capacité d’accueil, la formation universitaire en Haïti laisse à désirer ».</strong></p>
<p>Jusca Eltimé, agée de 28 ans, est étudiante en Marketing dans l’un des centres universitaires les plus cotés de Port-au-Prince. Sans langue de bois, elle avoue : « Je me suis inscrite à cette université uniquement dans le but d’attendre que toute les conditions se réunissent pour que je puisse me rendre à Cuba pour entamer des études en Médecine ». La jeune universitaire souligne qu’elle sait pertinemment que les dépenses déjà effectuées au niveau de ce centre universitaire sont significatives, mais Jusca Eltimé pense que se rendre au pays de Fidel Castro par la suite en vaudra la peine.</p>
<p>Salomé Turenne elle, est en deuxième année en sciences infirmière et elle nourrit un sentiment identique à celui de Jusca. Quoiqu’elle réside déjà en République Dominicaine, elle dit n’avoir jamais regretté son choix. « Je me sens mieux encadrer dans le processus de ma formation, même s’il existe d’autres difficultés », confie celle qui avait débuté des études en science informatique en Haïti.</p>
<p>Les deux cas précités sont loin d’être isolés. Au contraire, il en existe un nombre insoupçonné de jeunes haïtiens qui se trouvent dans cette situation ou qui l’ont déjà vécu ou encore planifient ses études supérieures en ce sens. C’est d’ailleurs une pratique qui est devenue très à la mode depuis quelques décennies en Haïti.</p>
<p>Plein de déboires, le système universitaire Haïtien nécessite de grandes améliorations pour se rapprocher du niveau dominicain.</p>
<p><strong>Pas assez d&rsquo;université pour les jeunes haïtiens  </strong></p>
<p>La faible offre universitaire en Haïti est un des problèmes majeurs sur lequel l’Etat doit agir avec célérité et sérieux. En effet, les données disponibles les plus récentes provenant de rapports de recherches, remontent à bien des années et sont incomplètes. Cependant, elles demeurent fiables et permettent conséquemment d’affirmer que l’offre universitaire en Haïti, au double point de vue quantitatif et qualitatif, est loin de répondre aux besoins de la population. En effet, selon les statistiques publiées, le système universitaire haïtien peut accueillir que mille (1000) étudiants pour chaque cent mille (100 000) Habitants.</p>
<p>Un constat alarmant qui pousse Luné Roc Pierre Louis, professeur à la Faculté des Sciences Humaines de l&rsquo;Université d&rsquo;État d&rsquo;Haïti à se prononcer sur la question. Et il tranche sans détour : « par ignorance, on appelle ce que l’on a en Haïti université. La vérité, c’est que nous en sommes bien loin de cette réalité ».</p>
<p>Si à travers le temps, on a assisté à une forte augmentation des effectifs à l’UEH, soit de trois mille trois cents (3 309) en 1976 à près de vingt-sept mille (27 000) aujourd’hui. Cette croissance ne répond pas toutefois à la hausse de la demande de formation, considérant le nombre de finissant diplômés du secondaire chaque année. C’est pour cette raison que le Docteur Luné Roc Pierre Louis juge que l’État Haïtien fonctionne comme un Etat pompier. « Se lè dife a gaye yo deye voye dlo », ironise-t-il.</p>
<p>Plus loin, le chargé de cours à l&rsquo;Institut des Sciences des Technologies et des Études Avancées d&rsquo;Haïti, souligne que la réforme Bernard ; qui est une réforme portant sur l’objectif d’atteindre un bilinguisme fonctionnel en Haïti, a occasionné un gain en termes de quantité, mais une perte en ce qui a trait à la qualité. Selon son constat, avec la réforme Bernard, L’État Haïtien devait prévoir qu’il y aurait plus d’étudiants à réussir le baccalauréat.</p>
<p>Par ailleurs, le professeur explique que le processus de « mercantilisation » qu’on assiste dans les Universités, à savoir le pullulement des universités dites « Borlette », est dû au fait que les acteurs universitaires se lancent dans une recherche exutoire et que les places dans les Universités d’État sont extrêmement limitées. En effet, le rapport de 2011 du GREF (Groupe de Travail sur l’Education et la Formation) établi par arrêté présidentiel en 2008, précise qu’il y a environ cent cinquante mille (150 000) étudiants en Haïti et seulement 20 % d’entre eux sont inscrits dans un établissement public. Les 80 % restants sont épongés par le secteur privé de l’enseignement supérieur haïtien. De surcroît, il est important de noter que la grande majorité des institutions d’enseignement supérieur du pays sont regroupées à Port-au-Prince, qui compte près de 40 % de la population du pays et plus de 65 % des diplômés de l’enseignement secondaire, toujours selon le rapport du GREF.</p>
<p><strong>De la quantité </strong><strong>à la qualité… </strong></p>
<p>Selon la Direction de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (DERS) en 2009, sur près de mille neuf cents (1 900) enseignants que compte le système universitaire haïtien, à peine trois cent cinquante 350 sont des professeurs à temps plein, contre environ mille cinq cents cinquante (1 550) qui sont des chargés de cours, plus de 80 % d’entre eux ne détiennent même pas une maîtrise voire un doctorat. Comment offrir une formation de qualité si la majorité des formateurs ne sont pas qualifiés ?</p>
<p><strong>État des lieux en République dominicaine.</strong></p>
<p>« En terre voisine, la réalité est toute autre », affirme le professeur Louis. En effet, Le système éducatif de la République Dominicaine est régi par la loi 139-01. Cette fameuse loi « établit les règles de fonctionnement et les mécanismes qui garantissent la qualité et la pertinence des services qu’elle présente », lit-on dans un rapport du ministère de l&rsquo;Enseignement Supérieur des Sciences et de la Technologie (MESCT) en 2018. L’enseignement supérieur dominicain remonte à bien longtemps, soit en 1538, à partir de la fondation De l&rsquo;Université autonome de Saint-Domingue qui était la seule université du pays. À partir de 1961, l’enseignement supérieure dominicain prit une autre tournure et connait un processus de croissance soutenue en nombre d’établissements et en nombre d’étudiant. Aujourd’hui, la République Dominicaine compte près de 48 établissements d’enseignement supérieur d’environ 455 851 étudiants en 2014 à environ 600 000 actuellement d’après l’évaluation de l’Office Nationale de Statistique. Et le ministère de l’enseignement supérieur des sciences et de la technologie indique que le système d’enseignement supérieur de la République Dominicaine compte 22 723 enseignant dont 65.1 % détiennent un master 11.9 % un niveau de spécialité et 4,88 % ont un niveau doctoral.</p>
<p>En ce qui a trait à la répartition entre l’offre publique et privé 57 % de ces étudiants sont inscrits dans des établissements supérieurs privés et 43.6 % dans des établissements d’enseignement publics. Et il est à noter que dans le classement latino-américain 2019 dont l’évaluation est réalisée dans 391 universités d’Amérique latine, L’UNIBE (Universidad Iberoamericana) est classé numéro 1 de toutes les universités dominicaines avec la position de 122 dans le classement.</p>
<p><strong>Quel doit être le Rôle de l’université dans une société ?</strong></p>
<p>Selon le professeur Luné Roc Pierre Louis, l’Université devrait avoir trois rôles phares : enseigner, servir la communauté et enfin la Recherche. « Dans le cas contraire, cela ressemblerait plus à une école secondaire ou institut qu’à une Université », précise-t-il. En effet, les spécialistes en éducation sont unanimes à dire que le rôle de l’université serait de s’engager à œuvrer dans l’établissement des moyens nécessaires au développement économique, culturel et social du pays. Malheureusement, il en est autrement en Haïti. Il n’existe pas de cadre normatif et réglementaire. Le secteur privé à la main mise certainement sur l’éducation universitaire en Haïti, mais à l’image des autres institutions du pays, les universités sont dépourvues de ressources et sont sans structures de recherche remarquables contrairement à ce qui est préconisé dans l’article 210 de la charte fondamentale de la Nation.</p>
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