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	<title>Pillage &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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	<description>Plus loin que l&#039;actualité</description>
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	<title>Pillage &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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		<title>Et le « lock » revient avec son lot de pénuries…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Miwatson St Jour]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Sep 2022 23:34:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Ariel Henry]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[pAYS loCK]]></category>
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					<description><![CDATA[Pneus enflammés, barricades érigées, casses, scènes de pillage, attaques violentes contre des vies et biens : depuis le lundi 12 septembre, suite à l’annonce par le gouvernement de l’augmentation du prix du carburant, toutes les activités commerciales sont au point mort. Personne ne peut vaquer à ses occupations. La population s’est dit être prise en otage, se plaint d’être à court de ressources dans les ménages. Rien ne fonctionne. Hormis la protestation et la colère des manifestants qui tournent à plein régime. Seuls les protestataires paradent, pavanent, scandent des slogans les uns plus violents que les autres ; incendient, pillent,...]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pneus enflammés, barricades érigées, casses, scènes de pillage, attaques violentes contre des vies et biens : depuis le lundi 12 septembre, suite à l’annonce par le gouvernement de l’augmentation du prix du carburant, toutes les activités commerciales sont au point mort. Personne ne peut vaquer à ses occupations. La population s’est dit être prise en otage, se plaint d’être à court de ressources dans les ménages. Rien ne fonctionne. Hormis la protestation et la colère des manifestants qui tournent à plein régime. Seuls les protestataires paradent, pavanent, scandent des slogans les uns plus violents que les autres ; incendient, pillent, revendiquent, exigent…et jouent au cache-cache avec des agents des forces de l’ordre qui semblent dépasser par l’ampleur des événements. Et, encore, comme avant, on manquait, on manque et on en manquera de tout.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pénuries et SOS</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les hôpitaux, les banques commerciales, les entreprises privées et publiques, même le petit commerce est pris dans l’étau de la furie populaire. La circulation est quasi impossible. Résultats : les manques s’accentuent, des besoins, pour le moins pressants se font sentir, des gens en souffrent, se plaignent, lancent des SOS, prennent leur mal en patience et espèrent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Depuis mardi, je suis enfermée chez moi. Sans rien à manger. Pas d’eau, ni de nourriture, ni d’argent non plus », se lamente une internaute</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>On est passé de la pénurie de carburant à une pénurie presque totale. De la période des fameux gallons jaunes à celle des gallons bleus. Des citoyens défilent, arpentent les rues, font des kilomètres à pied avec sous leurs bras des gallons bleus en quête d’eau potable, en plein cœur de la capitale, Port-au-Prince.</strong></p></blockquote>





<p class="wp-block-paragraph">De Turgeau à Bois Verna, aux Bas-peu-de choses, la crise de l’eau pèse. Devant les rares stations à eau qui en fournit, c’est la grande foule. La queue. Bousculade, pagaille, affrontement entre acheteurs et vendeurs. Les nerfs sont à fleur de peau. Tout le monde se livre à un sauve-qui-peut. À place publique Carl-Bois, devant une boutique, le spectacle intrigue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Forme une ligne, ordonne le vendeur. ‘’Se moun pa w wap vann’’, vocifèrent certains acheteurs ». Le vendeur, à bout, décide de fermer sa boutique. La foule bouillonnante donne l’impression de s’aligner… Mais personne n’a revu le propriétaire&#8230;</p>





<p class="wp-block-paragraph">Et, naturellement, comme d’habitude, le prix de l’eau flambe. 200 gourdes pour ‘’un 5 gallon’’ qu’on payait 50 gourdes autrefois. Le paquet d’eau vendu généralement par les petits détaillants se fait aussi rare et cher. 300 gourdes contre 150 avant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« On ne peut plus trouver d’eau, ça fait des heures que je marche, j’ai été&nbsp; à une boutique, le prix du bidon était exorbitant, je ne pouvais pas l’acheter », lâche Johanne, visiblement épuisée.</p>





<p class="wp-block-paragraph">Même la compagnie Alaska au Portail-Léogane, se dit en rupture de stock. Porte close. Les citoyens et petits marchands qui étaient venus acheter sont repartis sans. Déçus, bredouilles et frustrés. « Depuis mercredi, les gens s’approvisionnent en eau à un rythme étonnant, en seulement deux jours nos stocks sont épuisés », explique Mario, l’agent de sécurité de la compagnie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>





<p class="wp-block-paragraph">On est passé du temps des appels à l’aide au grand temps des SOS. Quiconque surfe sur les réseaux sociaux s’en tiendra compte. Pourra lire la publication d’une maman cloitrée chez elle avec son bébé sans eau potable qui lance son cri de détresse : « Au secours, mon nouveau-né a soif et je n’ai pas d’eau potable pour approvisionner son biberon », a-t-elle écrit. Une publication reprise et partager par de nombreux internautes, comme pour pousser le message à destination. « Prenez de l’eau limpide, faites la bouillir puis après son refroidissement, tu peux en donner au bébé », a posté une internaute qui revêt son costume de conseiller et de secouriste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Nous avons vraiment faim, et nous ne pouvons rien manger », s’amuse ironiquement Nathalie, une internaute sur son compte Facebook. Les marchés et boutiques sont vides, sinon presque. Le transport des denrées alimentaires des provinces vers la capitale, déjà en proie à l’insécurité, est tout bonnement à l’arrêt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les rares paysans qui risquaient leur peau ne peuvent plus se rendre dans les espaces urbains pour écouler leurs produits alimentaires. Pas moyen de circuler. La famine poursuit sa course folle, s’installe de plus en plus dans les familles haïtiennes. Les estomacs creux centuplent et crient au secours. Au marché de Salomon, au bas de la ville, on n’en trouve presque rien à acheter. Les quelques denrées défectueuses, étalées a même la chaussé, coutent les yeux de la tête. Cette situation intrigue Jean Marc. « Le prix des produits explose d’un seul coup, après avoir dépensé 3 mille 500 gourdes, je rentre à la maison avec mon sac presque vide », déplore-t-il</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Hôpitaux et centres carcéraux font les frais.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les hôpitaux, c’est le branle-bas. Pas d’eau, pas de médicaments, pas de nourriture, pas d’énergie…Le carburant était longtemps un produit rare. À l’hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti dit l’hôpital général, une vidéo circulant sur les réseaux montrent des malades qui témoignent avoir passé cinq jours sans se laver. Plusieurs jours sans rien manger et qu’il leur faut d’énormes acrobaties pour trouver de l’eau à boire. « Je n’ai rien mangé depuis trois jours, c’est un bon samaritain qui m’a fait don de deux poches d’eau hier », se plaint un vieillard qui porte un cathéter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les médecins et d’autres personnel de santé se montrent plus réservés, atténuent la réalité qu’ils considèrent comme une honte. Éthique professionnelle, mais surtout prestige obligent. D’autres toubibs lancent des SOS pour le plus grand centre hospitalier du pays, qui craquait déjà sous le poids du manque. « Nous faisons appel à l’Etat central, nous ne pouvons plus prodiguer des soins aux malades qui crèvent, nous ne disposons d’aucun moyen », se désole le médecin « la génératrice ne fonctionne pas, il n’y a même pas d’eau courante », ajoute-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au pénitencier national, la situation n’est pas différente. Les prisonniers, déjà dans une extrême précarité, sont aux abois. L’avocat Arnel Remy n’a pas manqué de tirer la sonnette d’alarme. « Les détenus au pénitencier national vivent l’enfer, déjà cinq jours qu’ils n’ont pas mangés, ils n’ont pas d’eau pour pouvoir se doucher. Si cette pénurie continue beaucoup d’entre eux mourront. C’est l’une des premières conséquences de l’augmentation du prix de l’essence », a tweeté le professionnel de la basoche.</p>



<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="ht" dir="ltr">SOS! SOS! pou prizonye ki lan penitansye nasyonal.Yo gen 5 jou san manje san benyen. Se youn nan premye premye gwo konsekans ogmantasyon gaz la.Jistis la déjà paka fonksyone. Si anyen pa fet pou yo anpil moun pral mouri anndan prizon yo.CADDHO ap lanse kri dalam sa. SOS!</p>— Arnel REMY,Av (@ArnelREMY2) <a href="https://twitter.com/ArnelREMY2/status/1570433005088567302?ref_src=twsrc%5Etfw">September 15, 2022</a></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Comme pour nous dire que les mauvaises habitudes ont la vie dure, le lock revient presque un an après, avec évidemment son lot de malheurs. Haïti s’abrite dans un éternel retour. Il repartira et nous quittera avec une pléthore de pénuries. D’autant plus que la menace de la tempête Fiona plane sur le pays. L’ouragan a déjà fait un mort en Guadeloupe et des dégâts matériels considérables dans la région. La République Dominicaine subit déjà de plein fouet le passage du cyclone. Haïti, en lambeaux, au temps des pénuries, des SOS attend l’arrivée de Fiona ce lundi 19 septembre. On appelle la population à être vigilante, on imagine déjà notre misère et les pénuries décupler après le passage de Fiona. Entre temps, le gouvernement ne rétracte pas sur sa décision de hausser les prix à la pompe qui a soulevé la colère du peuple, et n’annonce aucune mesure face à la menace que représente la tempête Fiona.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Miwatson ST JOUR</strong></p>
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		<title>Le pillage est puni de travaux forcés à temps selon la loi haïtienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Evens Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Mar 2021 21:19:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Loi]]></category>
		<category><![CDATA[Pillage]]></category>
		<category><![CDATA[Reginald Boulos]]></category>
		<category><![CDATA[Universal Motors]]></category>
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					<description><![CDATA[Les scènes de casse et de pillage sont devenues monnaies courantes lors des mouvements de protestations en Haïti. La destruction, la dégradation ou détérioration des biens appartenant à autrui, le vol à main armée, sont entre autres les infractions les plus courantes lors de pareils forfaits dénommés par la malice populaire « Fè Shopping ». Des actes pourtant réprimés par les lois haïtiennes. Lors des mouvements de protestation totalement spontanés d’un groupe de policiers se réclamant du groupe « Fantom 509 », certains individus non-identifiés ont pris d’assaut une maison de concession d’automobile pour y dérober quelques accessoires, voire même emporter des véhicules flambant...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les scènes de casse et de pillage sont devenues monnaies courantes lors des mouvements de protestations en Haïti. La destruction, la dégradation ou détérioration des biens appartenant à autrui, le vol à main armée, sont entre autres les infractions les plus courantes lors de pareils forfaits dénommés par la malice populaire « Fè Shopping ». Des actes pourtant réprimés par les lois haïtiennes. </strong></p>
<p>Lors des mouvements de protestation totalement spontanés d’un groupe de policiers se réclamant du groupe « Fantom 509 », certains individus non-identifiés ont pris d’assaut une maison de concession d’automobile pour y dérober quelques accessoires, voire même emporter des véhicules flambant neufs.</p>
<p>Bilan : deux morts, des véhicules incendiés, des biens volés et un capital d’affaire réduit. Cette scène de pillage perpétrée contre l’entreprise Universal Motors, propriété de l&rsquo;homme d&rsquo;affaire et fondateur du parti politique « mouvement de la troisième voie », Réginald Boulos, préoccupe beaucoup d’hommes de lois qui s’interrogent sur l’aspect légal de cette pratique.</p>
<p>Infraction flagrante, cette pratique n’épargne pas les marchands ambulants, les grossistes, les boutiques, les PME et  des fois les propriétés des nantis.</p>
<p><strong>Respecter les biens d’autrui</strong></p>
<p>« Le pillage est avant tout une infraction à la loi. Il s’agit d’une transgression législative qui est d’une gravité particulière. En effet, sa commission a pour conséquence directe de priver un propriétaire, complètement ou partiellement, de ses propres moyens d’existence tirés de ses ressources ou de ses richesses naturelles. Cette privation de moyens ne peut être que de nature à compromettre, du moins à retarder sérieusement le développement économique de tous les pays où les investisseurs se font piller régulièrement », théorise Samson Beucia, avocat du Barreau de Port-au-Prince.</p>
<p>L’homme de loi rappelle que « le pillage reste une infraction sévèrement sanctionnée ». Il est vrai que les propriétaires de magasins tergiversent souvent quant à la poursuite à engager. Mais le Code pénal haïtien est clair sur la question.</p>
<p>D’ailleurs, l’article 361 du Code pénal haïtien précise que : « Tout pillage, tout dégât de denrées ou marchandises, effets, propriétés mobilières, commis en réunion ou en bande et à force ouverte, sera puni de travaux forcés à temps ». Et l’article 362 enchaîne en ajoutant que : « Si les denrées pillées ou détruites sont des grains, grenailles, ou farines, substances farineuses, pain, vin, ou autre boisson, la peine que subiront les chefs, instigateurs, ou provocateurs, seulement, sera le maximum des travaux forcés à temps ».</p>
<p>Et dans ce cas, Maitre Beucia souligne que la première démarche qui doit être entamée par tout investisseur ou propriétaire qui s’estime victime en voyant ses années de dur labeur volatilisées sous le poids des flammes, par des manifestants malintentionnés, c’est de déposer une plainte contre X. « Selon la procédure, le propriétaire victime doit porter plainte contre X, après cette plainte qui doit être dûment déposée au parquet de sa juridiction, un juge d’instruction peut charger de mener une enquête pour faire le bilan des pertes enregistrées par un propriétaire et trouver ses cambrioleurs », détaille l’avocat.</p>
<p><figure id="attachment_5458" aria-describedby="caption-attachment-5458" style="width: 2560px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/03/DSC_5097-scaled.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-5458 size-full lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/03/DSC_5097-scaled.jpg" alt="" width="2560" height="1714" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/03/DSC_5097-scaled.jpg 2560w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/03/DSC_5097-300x201.jpg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/03/DSC_5097-1024x685.jpg 1024w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/03/DSC_5097-768x514.jpg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/03/DSC_5097-1536x1028.jpg 1536w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/03/DSC_5097-2048x1371.jpg 2048w" sizes="auto" /></a><figcaption id="caption-attachment-5458" class="wp-caption-text">Illustration de voitures incendiées au sein de la Universal Motors. Crédit Photo : Lesly Dorcin</figcaption></figure></p>
<p><strong>Porter plainte et après ?</strong></p>
<p>Au cas où une entreprise n’était pas couverte par une maison d’assurance, il sera difficile de trouver une compensation ou une indemnité pour redémarrer son business, explique l’avocat de la firme Expertus. C’est la raison pour laquelle de nombreuses entreprises ont fait faillite après avoir été victimes de pillage de la part de manifestants violents, ajoute le membre de la basoche. Connaissant la triste réalité et la complexité des procédures rigoureuses d’indemnisation, les investisseurs ne sont pas favorables au dépôt de plaintes puisqu’ils sont pessimistes quant au dédommagement.</p>
<p>D’après l’homme de loi, au nom de la garantie des droits inaliénables, par la reconnaissance du droit au progrès et dans le but de protéger l’intérêt général « le devoir de l’État devrait pourtant consister à former un tribunal capable de juger au cas par cas les pertes de chacun afin qu’une compensation financière venant de l’État Haïtien soit destinée à réparer les dommages, qu’ils soient corporels, moraux, ou patrimoniaux ».</p>
<p><strong>Manifester, un droit, respecter les biens d’autrui, un devoir</strong></p>
<p>« La liberté d’association et de réunion sans armes à des fins politiques, économiques, sociales, culturelles ou à toutes autres fins pacifiques, est garantie » de plus, « les réunions sur la voie publique sont sujettes à notification préalable aux autorités de Police » souligne Me Samson Beucia en paraphrasant l’article 31 et 31.2 de la Constitution haïtienne de 1987.</p>
<p>Cet élément de l’expression démocratique qui trouve son ancrage juridique dans le droit haïtien ne veut que garantir les droits des citoyens dans leurs limites selon l’avocat, membre du cabinet Expertus.</p>
<p>Cependant, ajoute l’homme de loi : « Manifester reste un droit, respecter les biens d’autrui demeure un devoir ». Au vu de la réalité, cette logique de parité qui existe entre les notions ‘’droit et devoir’’ ne semble pas être tout à fait appréciée dans sa totalité par une grande majorité de citoyens haïtiens. Tandis que bon nombre d’entre eux aspire à vivre dans un État de droit.</p>
<p>« Violer les droits des autres pour exiger le respect du mien n’est autre qu’une nouvelle entorse à la loi » d’après Maitre Beucia. D’après les dires de l’avocat « tous les Haïtiens doivent faire valoir leurs droits sans exception aucune ».</p>
<p>Le spécialiste en droit public rappelle aux pilleurs qui se font passer pour des manifestants, qu’un problème ne peut pas être résolu par un autre. Et dans le cas de pillages et d’incendies, les contrevenants feront face aux dispositions de l’article 356 du Code pénal haïtien qui dicte : « Quiconque aura volontairement mis le feu à des édifices, navires, bateaux, magasins, chantiers, lorsqu’ils sont habités ou servent à l’habitation, qu’ils appartiennent ou n’appartiennent pas à l’auteur du crime, sera puni de travaux forcés à perpétuité ».</p>
<p>Si cette pratique qu’est le pillage demeure un moyen légitime pour certains d’exprimer leurs ras-le-bol face aux inégalités sociales que connaît le pays, il en demeure pour d’autres une atteinte grave à leurs droits dans un pays qui a été déclaré, il y a 10 ans, ‘’Open for Business’’</p>
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