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	<title>Kidnapping &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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	<title>Kidnapping &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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		<title>« Nous sommes tous vulnérables », estime le jeune avocat Jerry Syvrain victime récemment de Kidnapping</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Feb 2023 17:23:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Avocat]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
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					<description><![CDATA[Finaliste de la quatrième édition du concours de plaidoirie sur les droits humains organisé par le Bureau des Droits Humains en Haïti (BDHH), le jeune avocat Jerry Syvrain, a été&#160; kidnappé à Port-au-Prince dans l’après-midi du 17 février 2023. Libéré par le fruit du hasard, le jeune avocat dit mener depuis une vie agoraphobe. Débatteur reconnu et vice-lauréat du concours de plaidoirie sur les droits humains organisé par le BDHH en 2019, Jerry Syvrain avait choisi, depuis, le droit comme arme de combat. Fervent croyant de la justice, le jeune trentenaire jure d’assister les veuves et les orphelins. « Défendre...]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Finaliste de la quatrième édition du concours de plaidoirie sur les droits humains organisé par le Bureau des Droits Humains en Haïti (BDHH), le jeune avocat Jerry Syvrain, a été&nbsp; kidnappé à Port-au-Prince dans l’après-midi du 17 février 2023. Libéré par le fruit du hasard, le jeune avocat dit mener depuis une vie agoraphobe.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Débatteur reconnu et vice-lauréat du concours de plaidoirie sur les droits humains organisé par le BDHH en 2019, Jerry Syvrain avait choisi, depuis, le droit comme arme de combat. Fervent croyant de la justice, le jeune trentenaire jure d’assister les veuves et les orphelins. « Défendre les plus pauvres, les prisonniers en détention préventive prolongée, les clients avec des petites bourses était mon devoir », lance le jeune d’un air naïf. Son rêve était de faire carrière dans le droit en Haïti. Jusqu’à ce que, dans le cadre de la reconstitution d’un dossier qu’il devrait présenter au palais de justice au mois de février, il se rendait compte que la justice des hommes armés est celle qui, en réalité, prédomine sur le territoire haïtien notamment à Port-au-Prince.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vers deux heures de l’après-midi, raconte-t-il, le jeune natif de Léogane devrait se rendre près de l’hôpital Petit-Frère et Sœurs situé au Boulevard du 15 Octobre à Tabarre&nbsp; pour rencontrer un client. Après avoir descendu de sa camionnette discrètement, il a enjambé quelques pas pour se rendre à l’adresse exacte quand soudainement une voiture de marque ‘’ Toyota-4 runner’’ de couleur noire s’arrêta avec des cagoulards surarmés qui lui ont ordonné de s’arrêter avant de l’exiger de monter dans leur voiture. Sans répliquer, le jeune juriste était déjà à la merci des bandits qui lui ont menotté et bandé les yeux pour lui emmener dans un entrepôt où&nbsp; ils gardent leurs otages.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vivre le cauchemar du kidnapping</strong></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>« J’ai passé deux jours entre les mains de mes ravisseurs, la plupart du temps, j’avais les mains ligotées et les yeux bandés. Le local puait, on dirait que des cadavres en putréfaction y ont été abandonnés. C’était l’enfer », témoigne l’ancien de la Faculté de Droit et Des Sciences Économiques. </strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le jeune garçon qui croyait qu’il ne reverrait plus sa famille, dit avoir perdu tout espoir vu la pression psychologique que les bandits exerçaient sur lui. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>« Je pensais qu’ils allaient me tuer, d’ailleurs, quelques-uns d’entre eux ne voulaient ni m’écouter ni négocier ma libération contre une rançon. Ils étaient résolu à m’exécuter » explique-t-il.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Par la suite, ajoute la victime, un des bandits lui a ordonné de contacter ses proches afin de les informer que la machine infernale du kidnapping vient de frapper à leur porte. « J’ai appelé ma femme et mon frère ainsi qu’un collègue du barreau de Port-au-Prince pour leur informer de mon enlèvement. Le choc de la nouvelle a été terrifiante et les pourparlers avaient commencé pour que je puisse obtenir ma libération », détaille Monsieur Syvrain sous fond de frustration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par chance, le chef du gang qui n’avait pas prévu de nouveau kidnapping dans son quota journalier est apparu dans son fief tout en demandant des comptes à ses subalternes sur l’effectif des enlèvements. Visiblement, le cartel avait déjà atteint le nombre de personnes qui selon le boss du clan doit être enlevé dans son périmètre et a décidé que le dernier otage en question soit libéré. Après quelques questions et quelques baffes, rapporte Monsieur Syvrain, il était libéré sans que la rançon exigée soit versée. « Mes yeux étaient encore bandés, ils m’ont mis dans une voiture et m’ont déposé quelque part sur la route de frère », affirme le membre de la basoche.</p>



<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">🚨 Tôt, ce samedi matin 9 juillet 2022, une unité territoriale du commissariat de Delmas, a intercepté un groupe d’individus se trouvant à bord de plusieurs véhicules qui sont impliqués dans un acte d&rsquo;enlèvement non loin de Delmas 33.<br>&#8211;<a href="https://twitter.com/hashtag/pnhhaiti?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#pnhhaiti</a> <a href="https://t.co/4em15WgCC0">pic.twitter.com/4em15WgCC0</a></p>— PNH (@pnh_officiel) <a href="https://twitter.com/pnh_officiel/status/1545788349847412736?ref_src=twsrc%5Etfw">July 9, 2022</a></blockquote> <script async="" src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et ses séquelles…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les séquelles physiques des coups encaissés et les revers psychologiques de ce drame traumatisant n’est pas sans conséquences sur le quotidien du jeune avocat selon ce qu’il a fait savoir. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>« Depuis ma libération, j’ai peur de sortir dans les rues et je me rends compte que nous sommes tous vulnérables face à ce fléau qu’est kidnapping en Haïti ». </strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, ajoute-t-il, « les cauchemars sont répétitifs durant mes heures de sommeils. Je suis perturbé et du coup, j’ai l’impression d’avoir la phobie de tout lieu public &nbsp;et des attroupements », confie le jeune avocat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces derniers mois, dans la capitale haïtienne, le nombre de kidnappings a augmenté de manière exponentielle et les victimes ne sont plus seulement des personnalités publiques, mais aussi de simples citoyens, souvent des enfants et des femmes. Cette situation a plongé la population dans un cycle de peur et stresse terrifiant qui affecte la société dans son ensemble, quel que soit le statut social.</p>
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		<title>Haïti : Quand les médecins sont kidnappés ou tués, les malades paient le prix</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Miwatson St Jour]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Oct 2022 20:37:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Gangs armés]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Kidnapping]]></category>
		<category><![CDATA[Malade]]></category>
		<category><![CDATA[Medecin]]></category>
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					<description><![CDATA[Entre février 2021 et juillet 2022, 14 médecins ont été tués ou kidnappés à Port-au-Prince selon l’Association Médicale Haïtienne (AMH). Pourtant, le nombre de personnel de santé qui desservent la population haïtienne, soit 5,9 médecins pour 10 mille habitants, est en dessous du seuil recommandé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Résultats : les patients succombent par milliers faute de médecins pour les soigner. 15 août 2021. Kénia Saint Jacques est décédée. Son bébé ne verra pas non plus le jour. Le docteur Hervé Chéry qui devait pratiquer la césarienne de la jeune fille pour mettre au monde son...]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Entre février 2021 et juillet 2022, 14 médecins ont été tués ou kidnappés à Port-au-Prince selon l’Association Médicale Haïtienne (AMH). Pourtant, le nombre de personnel de santé qui desservent la population haïtienne, soit 5,9 médecins pour 10 mille habitants, est en dessous du seuil recommandé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Résultats : les patients succombent par milliers faute de médecins pour les soigner.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">15 août 2021. Kénia Saint Jacques est décédée. Son bébé ne verra pas non plus le jour. Le docteur Hervé Chéry qui devait pratiquer la césarienne de la jeune fille pour mettre au monde son bébé, a été enlevé. Les minutes au goût d’éternité n’ont pas joué en faveur de la femme enceinte qui souffrait affreusement. Elle a fait une crise d’éclampsie. Elle est morte. Les ravisseurs, trop occupés à négocier la rançon du médecin, 300 mille dollars américains, n’ont probablement pas pensé à la femme agonisante, lâchant petit à petit les bras de la vie. Une mort tragique. Le médecin gynécologue a été kidnappé alors qu’il était en chemin pour opérer et tenter de sauver la vie de Kenia et celle de son enfant à l’hôpital DASH. Ce ne sera jamais fait. Les bourreaux ont décidé autrement. Ils ont en quelque sorte tué Kénia et son bébé en séquestrant leur sauveur, sans le savoir. « Un acte odieux et une grande perte pour la famille St Jacques », déplore la petite sœur de la défunte Adeline Saint Jacques.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>À chaque fois qu’un médecin est victime d’actes d’insécurité, il s’agit d’un double supplice. Les patients en font carrément les frais quand des centres médicaux privés et publics, en signe de protestation, font la grève ou baissent tout simplement leurs rideaux de fer. Comme conséquences : des malades faute de soins meurent par dizaine, voire par centaine. </strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le médecin Frantz Larson de la DASH en est bien conscient : « Quand les bandits attaquent les personnels de santé, c’est toute la chaîne qui est paralysée. À côté des impacts directs sur les malades, cela impacte gravement la société en général ». </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>« Quand nous rencontrons des cas de kidnapping sur les personnels de santé, nous sommes obligés d’effectuer un arrêt de travail. Non seulement, en signe de solidarité avec la victime, mais aussi en vue d’atténuer les chocs psychologiques de ces forfaits sur le reste du personnel » confie le médecin visiblement apeuré.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le toubib reconnaît que ces arrêts ne sont pas sans conséquences sur la vie des patients. Toutefois, il rappelle que les médecins sont avant tout des humains faits de chair, de sang et d’émotions. « Nous ne sommes pas toujours capables de travailler avec une arme sous la tempe ou avec l’absence d’un collègue séquestré, dont le rôle peut être crucial dans une intervention. Un médecin a besoin d’un environnement sain pour effectuer une intervention et soigner un malade » souligne-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Terreur et rançon…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas la souffrance des victimes qui arrêteront les malfrats dans leurs menées sordides, pas même un tremblement de terre. Alors qu’un séisme de magnitude 7.2 a frappé le grand Sud d’Haïti, et engendré des centaines de morts et des milliers de blessés, des médecins généralistes et orthopédistes appelés au chevet des sinistrés qui ont des os cassés sous les décombres, se font kidnapper. Un moment où la présence des soignants s’avère plus qu’une urgence. C’est le cas de l’orthopédiste Alexandre Workens, directeur adjoint de l’OFATMA qui mobilisait son équipe afin de voler au secours des victimes du tremblement de terre. Le médecin n’ira pas sauver des vies. Il est pris en otage, un jour après le séisme. Et, les ravisseurs réclament une forte somme d’argent, 500 mille dollars américains en échange de sa libération. Qui pis est, des médecins résidents à pied d’œuvre dans un Sud en lambeaux menacent de suspendre tant que le professeur Alexandre n’aura pas été libéré. En attendant les négociations, les blessés, femmes, enfants, handicapés du grand Sud, agonisent. Ils paient le lourd tribut de la rançon au prix de leur vie. « Comment pouvons-nous exiger à des médecins de sauver des vies sous des décombres alors qu’au même moment, la vie de quelques membres de leurs équipes est à la merci de bourreaux sans foi ni loi », s’interroge Dr Larson.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1008" height="756" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/1653391540-Kidnapping.jpg" alt="" class="wp-image-7156 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/1653391540-Kidnapping.jpg 1008w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/1653391540-Kidnapping-300x225.jpg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/1653391540-Kidnapping-768x576.jpg 768w" sizes="auto" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Coup de massue : l’Hôpital Médecins sans frontières ferme ses portes après 15 ans de services dans la zone. Guerre des gangs oblige. Entre-temps, les blessés de ce conflit armé, parmi eux, des femmes et des enfants qui se comptent par centaine sont livrés à leur triste sort. Pire, les sinistrés du tremblement de terre du 14 août ne pourront pas non plus compter sur l’expertise de ces médecins qui ne peuvent plus mettre les pieds à Martissant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les hôpitaux, les cabinets médicaux, cibles des bandits…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La corporation médicale est dans la bouche du diable. La liste de médecins enlevés ou tués s’allonge au quotidien. Le Docteur Ernst Paddy a été froidement abattu devant sa clinique sous les yeux impuissants des riverains et passants alors qu’il s’apprêtait à procurer des soins à un patient. Des gangsters qui ont voulu le kidnapper l’ont descendu d’une balle en pleine tête, car le médecin, âgé, avec une canne, ne pouvait pas obéir aux ordres des kidnappeurs au rythme exigé. Une perte énorme pour le secteur de la santé, pour les enfants en particulier, car M Paddy était un pédiatre dans l’âme. La directrice exécutive de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (HUE), Jessy Colimon Adrien, reconnaît que cette situation angoissante peut avoir un impact négatif sur la qualité des services que les médecins fournissent à la population. « Ces enlèvements, dont la corporation est victime, affectent grandement les membres. Le plus dur, c’est qu’à chaque fois un médecin est victime, après sa libération, il fait son retrait », regrette Mme Adrien</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les péripéties des personnels médicaux ne font que commencer. Ce secteur est désormais la proie favorite et facile des ravisseurs de tout poil et tout acabit. Le 25 février 2022, le Dr Martial Piard, dentiste et anesthésiologiste a connu le même sort que ses collègues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une semaine plus tard, le gynécologue Pierre Boncy et l’urologue Michel D’Alexis seront eux aussi kidnappés, au sein même de leur cabinet médical. Des hommes vêtus d’uniformes de police ont fait irruption dans le cabinet et ont emporté les disciples d’Hypocrate.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un mois plus tard, soit le 3 avril 2022, le docteur Jean Philipe, moins chanceux, sera tué lors d’une tentative de kidnapping, tout comme le dentiste Mackindi Guerrier un an avant. Alors que l’enlèvement du docteur Jacques Pierre Pierre de l’HUEH, survenu le 17 mai 2022 à la ruelle Waag, au cœur de Port-au-Prince, soulèvera une vague d’indignation et de mouvements de protestation.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="682" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/Photo-1-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-7157 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/Photo-1-1024x682.jpg 1024w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/Photo-1-300x200.jpg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/Photo-1-768x512.jpg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/Photo-1.jpg 1081w" sizes="auto" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La médecin Benetty Augustin elle, a été kidnappée une semaine avant le Dr Pierre Pierre. S’en suivait la fermeture des hôpitaux St Luc et Saint Damien de Tabarre, en signe de solidarité et expression de leur ras-le-bol démesuré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De ce tableau macabre, l’image choquante de l’infirmière Virgile Lorna-Rose Fils-Aimé restera longtemps encore dans les esprits. La cinquantenaire a été tuée à bord d’une ambulance qui transportait des médicaments à la clinique Jean Wilfrid Albert où elle travaille. Elle a accepté de traverser Martissant, la vallée de la mort, pour sauver des vies. Elle y est restée. Une balle lui a transpercé la nuque avant d’ouvrir son crâne au moment où les caïds de Martissant ont fait feu sur le véhicule le 5 juillet 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Protester et solutionner</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Conscients que les grèves et les fermetures signent en quelque sorte l’arrêt de mort des malades, des médecins et associations médicales optent pour d’autres formes de revendication. Le secrétaire de l’Union des Médecins Haïtiens Pierre Eliode préconise d’attaquer le problème en Amont. « Il faut que toutes les corporations du pays et les citoyens secouent l’État afin de le tirer de sa torpeur, et ensuite éduquer les gens sur le rôle crucial que joue un médecin dans une société », soutient le toubib. La directrice Exécutive de L’HUEH abonde dans le même sens, tout en affirmant que d’autres méthodes en faveur des malades sont en train d’être étudiées.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="768" height="1024" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/WhatsApp-Image-2022-08-14-at-22.58.53-2-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-7158 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/WhatsApp-Image-2022-08-14-at-22.58.53-2-768x1024.jpeg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/WhatsApp-Image-2022-08-14-at-22.58.53-2-225x300.jpeg 225w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/WhatsApp-Image-2022-08-14-at-22.58.53-2.jpeg 780w" sizes="auto" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays comme Haïti où statistiquement 5 médecins desservent environ 10 milles habitants, un docteur ne meurt jamais seul. Son décès ou son malheur entraîne à coup sûr des dégâts innombrables au sein de la société. La chute provoquée d’un médecin est catastrophique pour la population. Kidnapper, martyriser ou tuer un médecin, c&rsquo;est priver 10 mille haïtiens de soins de santé qui est déjà un luxe dans ce pays de manque. Réduire au silence ne serait-ce qu’un seul membre de cette catégorie, c’est stopper l’horloge de vie de beaucoup avant la lettre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Miwatson Stjour&nbsp;</strong></p>



<figure class="wp-block-table"><table><tbody><tr><td></td><td>RépondreTransférer</td></tr></tbody></table></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><a target="_blank" href="https://drive.google.com/u/0/settings/storage?hl=fr-CA&amp;utm_medium=web&amp;utm_source=gmail&amp;utm_campaign=storage_meter&amp;utm_content=storage_very_high" rel="noreferrer noopener"></a></p>
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		<title>Kidnapping : À Port-au-Prince, chacun a un prix…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Aljany Narcius]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Dec 2021 22:25:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Journaliste]]></category>
		<category><![CDATA[Kidnapping]]></category>
		<category><![CDATA[Port-au-Prince]]></category>
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					<description><![CDATA[1 002 cas d’enlèvements sont répertoriés par le Centre d’Analyse et de Recherche en Droits de l’Homme (CARDH) de janvier à décembre 2021 en Haïti. Parmi les proies des ravisseurs figurent 81 ressortissants étrangers de six pays. De fortes sommes d’argent sont exigées par les kidnappeurs pour la libération des otages, qui risquent la mort si leurs proches n’arrivent pas à payer les rançons exigées. Rosemonde* et son mari ne font plus l’amour alors qu’ils sont mariés et vivent sous le même toit depuis 7 ans. Le lit conjugal n’intéresse plus le couple suite à un viol collectif perpétré contre...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>1 002 cas d’enlèvements sont répertoriés par le Centre d’Analyse et de Recherche en Droits de l’Homme (CARDH) de janvier à décembre 2021 en Haïti. Parmi les proies des ravisseurs figurent 81 ressortissants étrangers de six pays. De fortes sommes d’argent sont exigées par les kidnappeurs pour la libération des otages, qui risquent la mort si leurs proches n’arrivent pas à payer les rançons exigées.</strong></p>
<p>Rosemonde* et son mari ne font plus l’amour alors qu’ils sont mariés et vivent sous le même toit depuis 7 ans. Le lit conjugal n’intéresse plus le couple suite à un viol collectif perpétré contre la dame après un enlèvement dans la capitale. Des bandits, armés jusqu’aux dents, ont enlevé le couple à Canapé-vert pour ensuite violer Rosemonde en présence de son mari ligoté, durant plusieurs jours.</p>
<p>« On dirait un commando, des armes automatiques de gros calibre ont été pointés sur nous alors que nous étions en pleine rue », raconte Rosemonde*. Impuissants, les mariés ont été forcés de monter à bord du véhicule des ravisseurs pour se rendre à Martissant, considéré comme la vallée de la mort depuis un certain temps. « Ils nous ont enlevés pour ensuite nous séquestrer durant 8 jours dans un hangar crasseux. Ils nous ont obligés à appeler nos proches pour leur exiger de payer une rançon de 30 milles dollar américain », poursuit Rosemonde, une once de tristesse dans la voix.</p>
<p>« Nous leur avons dit que nous ne possédons pas cette faramineuse somme, ils n’ont rien voulu écouter, ils étaient agressifs et violents ». « Quand nous tentons, tout peureux, de les convaincre, nos arguments ont été reçus à coup de matraque et de gifles », se remémore la mariée qui a énormément souffert.<br />
Le cas de Rosemonde* n’est pas isolé. Plusieurs victimes, ‘’hommes et femmes’’, rencontrés dans la capitale partagent des péripéties similaires.</p>
<p>Violette*, vingt ans, étudiante en sciences infirmières, a connu le même sort. Elle a été enlevée en plein jour à quelques encablures du palais présidentiel qui jouxte le quartier général des forces armées d’Haïti. « J’ai vécu l’enfer, mes ravisseurs m’ont fait une misère indicible, lâche la jeune femme, entre deux soupirs ». « Ils ont été plusieurs à me violer à tour de rôle dans presque toutes les parties de mon corps ; j’étais réduite en une esclave sexuelle », confie violette, la voix cassée, l’air déprimé.</p>
<p>Le vécu de Jean Junior*, n’est pas si différent. Le natif de Milot, commune du département du Nord tient une petite boutique à la commune de Croix-des-Bouquets. Il a été enlevé en mai de cette année par des hommes du puissant gang (400 Cent marozo), qui l’ont séquestré pendant plus de 22 jours. « Ils m’ont d’abord tabassé parce qu’ils n’ont trouvé ni argent ni objet précieux sur moi pour ensuite m’emmener avec eux dans 4&#215;4, alors que mon sang giclait partout dans  la voiture », raconte Junior. « Mes blessures s’infectaient au fil des jours, car je n’ai reçu aucun soin, certaines plaies puaient », ajoute le Capois l’air songeur. La mère de Junior, cultivatrice a dû vendre ses bétails et des terrains dont elle cultivait pour envoyer 400 milles gourdes aux ravisseurs pour pouvoir relâcher son unique fils.</p>
<p><strong>L’insécurité en Haïti, une tendance</strong></p>
<p>Depuis quelques mois, Haïti est devenue le bastion du kidnapping. À Port-au-Prince et dans les provinces, les enlèvements sont monnaie courante. Plus d&rsquo;une vingtaine de kidnappings sont recensés chaque jour dans la Capitale considérée comme l&rsquo;une des plus dangereuses du monde. Personne ne semble être à l&rsquo;abri. Le simple fait de marcher dans la rue est comme se rendre à la boucherie. Circuler devient un exercice à haut risque. Les gangs sèment la terreur, utilisent les uniformes de la police au cours de leurs rapts, opèrent à visières levées en toute quiétude et sont prêts à tout pour récolter leur butin. Ils torturent, assassinent des otages et violent brutalement des femmes et des filles.</p>
<p>Des survivantes confient qu’elles ont été enlevées, parfois avec leurs enfants en bas âge, alors qu’elles se rendaient à l&rsquo;hôpital, à l&rsquo;église, au travail ou revenaient d’un voyage dans le sud du pays.</p>
<p><strong>Violences sexuelles : Les séquelles…</strong></p>
<p>Ces enlèvements ont bouleversé la vie des femmes et des filles, leur infligeant des dommages et un traumatisme de longue durée. Carline, qui a été violée en plein jour, à Martissant, a déclaré qu’elle et d’autres anciens otages avaient beaucoup changé après cette épreuve douloureuse. « Je suis devenue quelqu’un d’introverti. Je n’arrive même pas à dire à mon petit ami ce qui m&rsquo;est arrivée. Si un jour, on se marie, j’ai peur que cet incident ne soit pas une pierre d’achoppement et ne me suive toute ma vie. »</p>
<p>De nombreuses femmes et filles ont subi des blessures qui leur laissent des lésions physiques durables. Certaines victimes sont allées dans un centre médical ou dans un hôpital peu après leur libération, où elles ont reçu des soins médicaux classiques post-viols – y compris des médicaments destinés à éviter les maladies sexuellement transmissibles et les grossesses non désirées. D’autres recourent à la médecine traditionnelle, les services médicaux étant extrêmement limités en Haïti.</p>
<p>Certaines victimes affirment qu’elles souffrent de dommages vaginaux, de douleurs abdominales ou pelviennes persistantes. « Je porte les stigmates de ce moment horrible en moi, je n’arrive pas à m’y échapper des griffes de ses souvenirs douloureux », révèle Carline l’air contrit. « Jusqu’à présent, je ressens de fortes contorsions au niveau de mon ventre », confie la trentenaire. Parmi les autres symptômes décrits par les survivantes, figurent des vertiges, une pression artérielle élevée ou d’autres douleurs. Les services de soutien psychosocial ou de santé mentale sont luxueux en Haïti. Si certains otages ont reçu un début de soutien psychosocial grâce aux centres médicaux locaux, d’autres ont été dans l’impossibilité de recevoir ce genre de soutien.</p>
<p><strong>Les victimes, rejetées et stigmatisées par leurs proches</strong></p>
<p>De nombreuses victimes de violences sexuelles ont été blâmées après leur libération par leur mari, les membres de leur famille et de leur communauté, pour ce qui leur était arrivé. Châtiment suprême : certaines ont même été abandonnées par leurs partenaires. « J’ai le sentiment que je n’ai plus aucune valeur aux yeux de mon mari », a soupiré Violette, qui a été violée sous les yeux de son mari plusieurs fois après leur enlèvement.</p>
<p>Marianne a été enlevée et violée par ses ravisseurs. Libérée contre rançon, elle a rejoint sa famille. Mais sa péripétie n’allait que continuer, qu’accroître.</p>
<p>« A chaque fois que quelqu’un voulait me blesser chez moi, il me disait toujours : on t’a bien purgée, tu l’as bien souhaité, tout n’était que ta manigance », confie la jeune dame, une désolation perceptible dans sa voix. « Mon petit ami m’a tourné le dos après le drame, il m’a dit catégoriquement qu’il ne voulait et pouvait plus continuer avec une femme qui n’en reste rien comme prestige, qui ne fera que diminuer son honneur », lâche-t-elle dans un sanglot.</p>
<p><strong>Kidnapping : tolérance ou complicité</strong></p>
<p>Le 25 novembre 2021, le directeur de la communication de l&rsquo;Université Quisqueya, Dr Alain Sauval et le photojournaliste Jhony François Spenser ont été enlevés dans les environs d’un quartier du Canapé-Vert et emmenés à Grand-ravine, un quartier populeux de Port-au-Prince.</p>
<p>Ils ont passé 15 jours à l’ancien espace du Séminaire de Théologie Évangélique de Port-au-Prince (STEP) dans des hangars construits par des missionnaires qui ont fui l’insécurité. L’espace est aujourd’hui utilisé comme lieu de séquestration par les kidnappeurs.<br />
« Là-bas, explique Spenser, il y a un gardien qui garde les otages et des soldats qui obéissent aux ordres du chef. Il y a aussi des femmes. Des femmes entre 18 et 25 ans qui font le nettoyage, la cuisine, la lessive et d’autres pour satisfaire les désirs sexuels des soldats, quand ce ne sont pas les femmes enlevées. »</p>
<blockquote><p><strong>« Il y a aussi des enfants de 4 à 5 ans qui grandissent dans cet endroit et des familles qui habitent les environs, poursuit Spenser.</strong></p></blockquote>
<p>Ces personnes voient chaque otage qui arrive et qui ressort. Elles n’ignorent pas qu’il s’agit du kidnapping. Ils auraient pu appeler la police, mais ne l&rsquo;ont pas fait. » Regrette le photojournaliste.</p>
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<p><strong>Une source d’appauvrissement…</strong></p>
<p>Presque toutes les personnes enlevées n’ont été relâchées que lorsque des membres de leurs familles ont versé une rançon de plusieurs centaines de milliers de dollars US. Ces paiements ont souvent causé de graves difficultés financières à ces familles qui ont parfois été contraintes de vendre leurs maisons, leurs voitures, leurs terrains, des biens, tout ce qu’elles possédaient, les laissant dépourvues de sources de revenu.</p>
<p>Bien souvent, les ravisseurs exigent des sommes que les familles des otages ne trouveront jamais même s’ils passeraient toute leur vie à travailler. Certains ont même quitté le pays après leur libération pour aller travailler dans de mauvaises conditions à l’étranger.<br />
Haïti est le pays le plus pauvre de la région et parmi ceux des plus pauvres au monde. En 2020, le PIB par habitant était de 2. 925 USD, le plus bas de la région d’Amérique latine et des Caraïbes et moins d’un cinquième de la moyenne des pays de la région qui est de 15. 092 USD. Le kidnapping enfonce les familles des victimes dans la misère.</p>
<p><strong>Une police impuissante</strong></p>
<p>De nombreux anciens otages déclarent que les membres de leur famille ne font pas confiance à la police, car beaucoup de policiers sont impliqués dans le kidnapping.</p>
<p>« Les policiers ne font rien au sujet des enlèvements puisqu’ils sont eux-mêmes impliqués. Même si vous les alerter, les informer de ce qui se passe, ils restent passifs. Vous pouvez dire à la police qu’on est en train de violer, tuer quelqu’un à proximité &#8211; elle ne lèvera pas le petit doigt. », déplore Spenser</p>
<p>D’autres victimes ont indiqué que les membres de leur famille craignaient les représailles des ravisseurs s’ils sollicitaient l’aide de la police. «  Même si vous les rencontrez par hasard et que vous les dénoncez à la police, ils seront peut-être arrêtés et envoyés en prison, mais ils n’y resteront pas plus de deux semaines. »</p>
<p>La passivité des forces de l’ordre a conduit des hommes des communautés affectées à former des groupes d’auto-défense. Des riverains de plusieurs quartiers de Port-au-Prince ont fait état de plusieurs cas de justice populaire.</p>
<p><strong>La justice populaire pour contrecarrer les enlèvements.</strong></p>
<blockquote><p><strong>En octobre 2021, des hommes armés de machettes ont tué deux hommes soupçonnés d’être des membres d’une bande criminelle, à Canau, une localité située à Canapé-Vert, dans la 2e circonscription de Port-au-Prince.</strong></p></blockquote>
<p>Les brigades montées par des habitants de certains quartiers se veulent une réponse aux groupes de gangs qui imposent leur loi impunément. Avec le bout de leurs ongles, ces citoyens se disent déterminés à lutter contre ce phénomène aux mille maux et refusent de courber l’échine face aux kidnappeurs qui n’ont cessé d’endeuiller les familles haïtiennes. Raymond est un orfèvre qui habite Canape-vert depuis plus de vingt ans. Il reprend une citation du père fondateur de la nation, Jean Jacques Dessalines : vivre libre ou mourir pour montrer sa volonté à faire face aux kidnappeurs… « Je refuse de vivre terré chez-moi la peur au ventre parce que des voyous décident de nous rendre la vie dure, je suis prêt à tout. Si nos ancêtres avaient peur de mourir, nous ne serions pas libres aujourd’hui, il faut en finir avec ce fléau  », martèle le père de deux filles qui dit toutefois craindre pour ses progénitures. Georges est du même avis et est motivé à apporter son soutien bien qu’il se montre plus prudent : « Je veux que l’on en finisse définitivement avec le kidnapping, mais je crois que les autorités policières doivent nous accompagner, seuls nous risquons de nous faire décimer par ces « sans pitié », avoue le commerçant déjà victime d’une tentative d’enlèvement.</p>
<p>Ces hommes qui ont monté des embuscades et ont capturé deux hommes accusés d’être impliqués dans les enlèvements, et les ont brûlés vifs » n’entendent pas faire machine arrière. Face au laxisme de la police qui donne cours aux suspicions, ces citoyens s’engagent au péril de leur vie. Évoquant la pensée Durkheimienne, certains parlent de suicide altruiste, faisant allusion à ce qu’ils appellent l’aveuglement de ces derniers.</p>
<p>Entre temps, les bandits font la part belle, contrôlent des quartiers entiers, paradent en plein jour dans les rues de la capitale à la vue et aussi des autorités constituées qui peinent à prendre des mesures drastiques pouvant rétablir la sécurité et ramener la paix et la sérénité chez la population. Ce qui est évident pour l’instant, c’est que ce sont de simples citoyens, des filles, des femmes, des professionnels, des enfants véritables proies des ravisseurs, qui payent le lourd tribut du kidnapping, industrie qui tourne à plein le régime.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>*<span id="p10">Dans le cadre de ce travail, des noms d&#8217;emprunt ont été accordés à des personnes interviewées afin de protéger leurs identités.</span></strong><span id="p8"> </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Aljany Narcius</strong></p>
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