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	<title>Insecurite &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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	<description>Plus loin que l&#039;actualité</description>
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	<title>Insecurite &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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		<title>La vie nocturne à Port-au-Prince pris entre deux feux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mederson ALCINDOR]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Apr 2023 23:42:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Boite de Nuit]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
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		<category><![CDATA[Port-au-Prince]]></category>
		<category><![CDATA[Vie Nocturne]]></category>
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					<description><![CDATA[La vie nocturne en Haïti n’est plus ce qu’elle était avant. Des boites de nuit, bar-restos, clubs et hôtels sont quasi déserts le soir. Et pour cause, l’insécurité caractérisée par la multiplication des cas de kidnapping, de vol à mains armées et de viol. Les activités nocturnes qui, jadis représentaient un atout pour l&#8217;économie nationale, sont désormais presqu’au point mort, en raison de la dégradation de la situation sécuritaire du pays. Il est 7h PM, notre petite promenade commence à Pétion-ville, commune très animée durant la nuit dans le temps. Mais le constat est complètement différent ce soir-là. Très peu...]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La vie nocturne en Haïti n’est plus ce qu’elle était avant. Des boites de nuit, bar-restos, clubs et hôtels sont quasi déserts le soir. Et pour cause, l’insécurité caractérisée par la multiplication des cas de kidnapping, de vol à mains armées et de viol. Les activités nocturnes qui, jadis représentaient un atout pour l&rsquo;économie nationale, sont désormais presqu’au point mort, en raison de la dégradation de la situation sécuritaire du pays.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est 7h PM, notre petite promenade commence à Pétion-ville, commune très animée durant la nuit dans le temps. Mais le constat est complètement différent ce soir-là. Très peu de personnes sont remarquées dans les rues de ce quartier huppé. Le transport en commun est inexistant. Sauf, quelques motards qui attendent de faire une dernière course. Et de rares marchands qui osent braver les rues. Tant bien que mal, la commune tente de résister face à l’assaut des truands qui imposent leur loi dans une ville qui autrefois attirait les touristes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une capitale qui se meurt</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">De Pétion-ville à Delmas, le constat est presque le même. À la seule différence, la commune de Delmas est légèrement plus animée. Si les citoyens pouvaient circuler librement dans ces quartiers, désormais la donne a changé. Face à l’amplification des groupes armés dans plusieurs zones de la capitale haïtienne et dans certaines villes de province, les gens se terrent chez eux. Chaque quartier, chaque bloc ou secteur, semble avoir son groupe de gang qui dirige et fait la loi au nez et à la barbe des dirigeants.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="719" height="480" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/04/WhatsApp-Image-2023-04-10-at-10.08.49-AM.jpeg" alt="" class="wp-image-7585 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/04/WhatsApp-Image-2023-04-10-at-10.08.49-AM.jpeg 719w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/04/WhatsApp-Image-2023-04-10-at-10.08.49-AM-300x200.jpeg 300w" sizes="auto" /><figcaption>Photo illustrant la vie nocturne au cœur de Port-au-Prince &#8211; Crédit Photo : Guerinault Louis/photojournaliste</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Si dans certaines communes et villes de province, les activités nocturnes existent encore, ce n’est malheureusement pas le cas à Port-au-Prince, la Capitale d&rsquo;Haïti. Les clubs sont presque vides, pas de grandes soirées, les activités nocturnes sont au ralenti. Les fêtards craignent de sortir la nuit de peur d’être victime d’acte d’insécurité. De toute évidence, tous les quartiers de la capitale sont devenus des « no-go-zones », et les malfras sont loin de mettre les pieds sur le frein. D&rsquo;ailleurs , selon les Nations Unies c&rsquo;est plus de 531 cas d&rsquo;homicide et 277 cas d&rsquo;enlèvement qu&rsquo;à enregistré Port-au-Prince, en seulement trois mois de cette année.&nbsp; Conséquence : les gens se terrent chez eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les gens ne se récréent presque plus</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au bar-resto de Pétion-ville où nous nous sommes rendus,  3 personnes seulement étaient remarquées ce jour-là. Pourtant, en temps normal, ce club est très fréquenté et toujours achalandé. Nous avons rencontré l’un des responsables qui s’est plaint de l&rsquo;insécurité généralisée qui gangrène le pays et qui l’oblige à fermer tôt et procéder a des réductions de staff. « Ces derniers mois, les recettes sont en baisse, les clients ne fréquentent plus l’espace. Ce week-end, je n’ai pas pu écouler même une caisse de bière alors qu’auparavant on vendait plus d&rsquo;une douzaine de caisse par week-end. Je pense que bientôt je vais obliger de fermer boutique. Je suis en train de réfléchir à d’autres alternatives, car c&rsquo;est franchement décourageant ici », a-t-il confié.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="720" height="481" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/04/WhatsApp-Image-2023-04-10-at-10.08.49-AM-1.jpeg" alt="" class="wp-image-7582 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/04/WhatsApp-Image-2023-04-10-at-10.08.49-AM-1.jpeg 720w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/04/WhatsApp-Image-2023-04-10-at-10.08.49-AM-1-300x200.jpeg 300w" sizes="auto" /><figcaption>Photo illustrant un chauffeur de motocyclette dans la nuit  à Port-au-Prince &#8211; Crédit Photo : Guerinault Louis/photojournaliste</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">L’horloge tourne autour de neuf heures du soir, les rues sont quasi désertes, la ville est sombrée dans un silence de cimetière. Les voitures et les motos roulent à toute vitesse et les rares personnes rencontrées à pied s’empressent de rentrer chez elles. Une autre preuve que la ville est difficile d’accès pendant la nuit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des haïtiens, étrangers de leur propre pays</strong></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>Vivre à Port-au-Prince, c’est accepter de regagner son domicile très tôt dès que le soleil est avalé par l’horizon. C’est accepter de vivre avec la peur au ventre quand vous sortez. Face à cette situation, les citoyens sont obligés de limiter leur déplacement ou encore de rentrer le plus tôt que possible afin de laisser les lieux à ceux qui le contrôlent.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">« A 8 heures du matin, je vais au boulot et après je regagne ma maison avant 6 heures de l&rsquo;après-midi. A Port-au-Prince, tu ne restes pas dans la rue. S&rsquo;il marque une heure indigne, tu te retrouves dans un endroit, loin de chez toi, vaut mieux rester car Port-au-Prince est devenu un couloir de la mort », a lâché une citoyenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré le climat de violence qui s&rsquo;installe jour et nuit dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, les noctambules et les travailleuses du sexe bravent l&rsquo;insécurité pour essayer de donner vie à la vie nocturne.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="720" height="481" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/04/WhatsApp-Image-2023-04-10-at-10.08.49-AM-3.jpeg" alt="" class="wp-image-7580 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/04/WhatsApp-Image-2023-04-10-at-10.08.49-AM-3.jpeg 720w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/04/WhatsApp-Image-2023-04-10-at-10.08.49-AM-3-300x200.jpeg 300w" sizes="auto" /><figcaption>Photo illustrant la vie nocturne à Port-au-Prince &#8211; Crédit Photo : </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le blackout asphyxie la vie nocturne</strong></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>Outre l&rsquo;insécurité et la violence des gangs armés, le blackout complique davantage la situation dans la capitale. Car le manque d&rsquo;électricité plonge Port-au-Prince et ses environs dans le noir total à la tombée de la nuit. Ce qui provoque une peur bleue chez les citoyens.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Les rares voitures qui bravent le couvre-feu, imposé par la violence des gangs, traversent en trombe la cité de la mort. Les commerçants sont&nbsp; appauvris, les petites bourses déjà, parmi les plus pauvres souffrent davantage de la crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si dans le temps, l&rsquo;haïtien avait peur de marcher la nuit pour ne pas croiser « le diable », aujourd&rsquo;hui ce sont des bandits armés qu’il craint de rencontrer sur sa route et les balles perdues qui les hantent dans cette cimetière à ciel ouvert qu&rsquo;est devenue Port-au-Prince .</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mederson Alcindor</strong></p>
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		<title>L’insécurité : une double flèche qui tue la communauté ‘’LGBTIQ+’’ en Haïti</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Esperancia Jean Noel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Mar 2023 17:37:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Homosexuel]]></category>
		<category><![CDATA[Insecurite]]></category>
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					<description><![CDATA[Plus de cinquante membres de la communauté des &#160;LGBTIQ+&#160; ont fui leur maison et moins de trois homosexuels ont été tués entre mars et juin 2022 par des actes de banditismes , selon l’association des jeunes contre la discrimination et la stigmatisation (AJCDS). Leur seul crime: avoir une orientation sexuelle différente de la majorité. Entre &#160;crépitements des armes et tueries barbares des gangs, la communauté LGBTQI+ paie le lourd tribut de l’insécurité dans le pays notamment à la plaine du cul-de-sac. Mariolito* a été touché d’une balle à la jambe gauche. Un projectile de calibre AK-47 lui a transpercé le...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Plus de cinquante membres de la communauté des &nbsp;LGBTIQ<sub>+</sub>&nbsp; ont fui leur maison et moins de trois homosexuels ont été tués entre mars et juin 2022 par des actes de banditismes , selon l’association des jeunes contre la discrimination et la stigmatisation (AJCDS). Leur seul crime: avoir une orientation sexuelle différente de la majorité. Entre &nbsp;crépitements des armes et tueries barbares des gangs, la communauté LGBTQI+ paie le lourd tribut de l’insécurité dans le pays notamment à la plaine du cul-de-sac.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mariolito* a été touché d’une balle à la jambe gauche. Un projectile de calibre AK-47 lui a transpercé le talus après avoir troué le mur de sa maison qui se situe à l’impasse François marikaj , une localité de la croix des Missions, banlieue Nord de la capitale haïtienne.&nbsp; Une zone, totalement contrôlée par le groupe armé ‘’chyen mechan’’.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce jour-là, un dimanche 24 Avril, Mariolito* a failli serrer les bras de la mort. Des bandits du groupe chyen mechan &nbsp;avaient &nbsp;pris la zone en otage et avaient pour cible toute personne ayant une orientation sexuelle différente des leurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Il était environ 7h du matin quand nous avions entendu de fortes détonations dans le quartier&nbsp; de François marikaj. Mon frère Getro et moi, qui buvions un bol de soupe, ignorions que nous étions dans la ligne de mire des gangs. En l’espace d’un cillement, nous avons remarqué que des balles de grands calibres transpercant notre maison partout » raconte Mariolito* le visage crispé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce jeune bisexuel de 32 ans qui ne savait quoi faire face à une pareille situation n’a eu d’autres choix que celui de fuir. D’un simple regard de son frère, les deux frangins sursautèrent la barrière arrière &nbsp;de leur maison puis après, le mur de clôture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« On dirait que nous étions des cascadeurs » raconte Mariolito* qui se remémore cette scène de fuite qui a failli lui couter la vie. Nous avions voltigé et la barrière et le mur, durant la fuite mon frère a reçu une balle dans son fémur droit et moi une autre dans mon pied gauche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Etant en état de choc, les deux frères blessés n’avaient pas prêté attention aux blessures secondaires que leur infligeaient les fers découpés de leurs maisons. Apres s’être rendu &nbsp;dans plusieurs hôpitaux qui ne les ont pas accueillis, soit pour faute de matériels, de moyens&nbsp;ou de personnel. Atterris à l’hôpital sans frontière de Tabarre , les deux frères ont reçu la nouvelle qu’on &nbsp;voulait leur éliminer parque l’un d’entre eux est homo et que leur demeure a été incendiée par la suite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation est loin d’être unique. « James, connu sous le sobriquet de l’homme Gillete » a été tabassé à mort puis brulé au Bel-Air par le gang ‘’Krache dife’’ qui estimait qu’un aussi beau garçon ne saurait être un homosexuel. Et de plus disait l’un de chef de gangs « Le pays a suffisamment de femmes pourqu’au moins chaque homme puisse partager sa vie avec une. A &nbsp;quoi bon baiser un semblable de même sexe ? » s’interrogeait-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toujours dans ce ghetto,&nbsp;Carlito*, père de deux enfants, a été découvert être aussi attiré &nbsp;par les garçons. Etant fils du quartier, un chef du gang lui a demandé de déguerpir sans dire mot&nbsp;pour ne pas connaitre le sort réservé à cette catégorie dans la zone. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>«&nbsp;Une telle orientation est un affront à la gente masculine. Un homme doit mourir avec sa colonne vertébrale bien droite&nbsp;», a mentionné &nbsp;le caïd d’un air répugnant.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une communauté déchirée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les témoignages recueillis,les LGBTQI+ sont toujours dans le collimateur des bandits à cause de leur orientation sexuelle et leur transidentite. Certains ont été contraints &nbsp;d’abandonner leur demeure&nbsp; pour échapper aux balles assassines, aux incendies et aux bastonnades des hors la loi. Cette communauté est plus que vulnérable face à l’insécurité.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong> « On reçoit presque tous les jours des personnes de la communauté victime de l’insécurité du pays à  cause de leur orientation sexuelle  et leur transidentité  » raconte Hetera Estimphil, présidente de Kouraj avec une voix préoccupée. </strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Ces situations exigent un support inconditionnel pour la personne. &nbsp;A Kouraj, ce qui nous importe, c’est la santé physique et mentale &nbsp;de la personne. En tout premier lieu, nous nous&nbsp; occupons des soins sanitaires. &nbsp;Ensuite, on effectue des démarches juridiques avec des instances comme le BDHH &nbsp;si la personne le souhaite.&nbsp; Puis avec l’appui de certains partenaires, nous offrons un accompagnement Psychosocial à la victime.&nbsp;» Poursuit la femme transgenre.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/290325357_553851392956025_4535279972596286175_n-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7500 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/290325357_553851392956025_4535279972596286175_n-1024x683.jpg 1024w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/290325357_553851392956025_4535279972596286175_n-300x200.jpg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/290325357_553851392956025_4535279972596286175_n-768x512.jpg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/290325357_553851392956025_4535279972596286175_n.jpg 1080w" sizes="auto" /><figcaption>Photo Illustrant des membres et amis de  »KOURAJ » qui célébrent le&nbsp;PRIDE&nbsp;MONTH&nbsp;( le&nbsp;mois de la fierté) le 26 juin dernier<br></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">D’un autre cote, l’association des jeunes contre la discrimination et la stigmatisation (AJCDS) s’est transformée en un véritable camp d’accueil. Cette organisation ayant à sa tête, Jhonny Lafleur, représentant du secteur PVVIH&nbsp; dans le Comité de Coordination Multisectoriel(CCM) offre de l’hébergement aux sans-abris.&nbsp; «&nbsp;Durant ces derniers mois, près de cinquante personnes se sont réfugiés &nbsp;sous les ailes de Johnny &nbsp;Lafleur. Certains, atteints du&nbsp; syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA) ont pris la poudre d’escampette sans emporter leur ARV. C’était à Johnny de leur en procurer, des fois avec la plus grande discrétion afin de protéger leur statut sérologique. » Reconnait Loochard, un responsable de l’AJCDS.<sub></sub></p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Étant à court de moyens, &nbsp;Jhonny s’est déboursé tout en déployant des efforts afin d’obtenir&nbsp; le support d’autres institutions pour répondre à leurs besoins. Les donner à manger et à boire au quotidien, payer les frais hospitaliers pour ceux qui ont des blessures. C’est&nbsp; un peu difficile parce qu’on doit tenir compte des gouts et des préférences de chacun d’eux. Les LGBTQI +, voient en Johnny un messi, une personne qui peut les aider en tout.&nbsp;» &nbsp;c.onfie M. Loochard.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Position de l’OPC</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à tous ces actes odieux et barbares perpétrés contre la communauté des LGBTIQ+, plusieurs organisations œuvrant pour le respect des droits humains sont montées au créneau pour mettre les projecteurs sous la cruauté des bandits et l’intolérance de la population&nbsp;vis –à-vis de cette minorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’office de protection citoyen (OPC), prône le respect des droits de la personne humaine. &nbsp;Toutes les catégories sont inclueses. L’instance de défense des droits de la personne humaine condamne avec la plus grande véhémence ces forfaits.</p>



<blockquote class="instagram-media" data-instgrm-captioned="" data-instgrm-permalink="https://www.instagram.com/reel/CmwVr3htkJR/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" data-instgrm-version="14" style="background:#FFF;border:0;border-radius:3px;margin: 1px;max-width:540px;min-width:326px;padding:0;width:99.375%;width:-webkit-calc(100% - 2px);width:calc(100% - 2px)"><div style="padding:16px"> <a href="https://www.instagram.com/reel/CmwVr3htkJR/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style="background:#FFFFFF;line-height:0;padding:0 0;text-align:center;text-decoration:none;width:100%" target="_blank" rel="noopener"> <div style="flex-direction: row;align-items: center"> <div style="background-color: #F4F4F4;border-radius: 50%;flex-grow: 0;height: 40px;margin-right: 14px;width: 40px"></div> <div style="flex-direction: column;flex-grow: 1;justify-content: center"> <div style="background-color: #F4F4F4;border-radius: 4px;flex-grow: 0;height: 14px;margin-bottom: 6px;width: 100px"></div> <div style="background-color: #F4F4F4;border-radius: 4px;flex-grow: 0;height: 14px;width: 60px"></div></div></div><div style="padding: 19% 0"></div> <div style="height:50px;margin:0 auto 12px;width:50px"></div><div style="padding-top: 8px"> <div style="color:#3897f0;font-family:Arial,sans-serif;font-size:14px;font-style:normal;font-weight:550;line-height:18px">View this post on Instagram</div></div><div style="padding: 12.5% 0"></div> <div style="flex-direction: row;margin-bottom: 14px;align-items: center"><div> <div style="background-color: #F4F4F4;border-radius: 50%;height: 12.5px;width: 12.5px"></div> <div style="background-color: #F4F4F4;height: 12.5px;width: 12.5px;flex-grow: 0;margin-right: 14px;margin-left: 2px"></div> <div style="background-color: #F4F4F4;border-radius: 50%;height: 12.5px;width: 12.5px"></div></div><div style="margin-left: 8px"> <div style="background-color: #F4F4F4;border-radius: 50%;flex-grow: 0;height: 20px;width: 20px"></div> <div style="width: 0;height: 0;border-top: 2px solid transparent;border-left: 6px solid #f4f4f4;border-bottom: 2px solid transparent"></div></div><div style="margin-left: auto"> <div style="width: 0px;border-top: 8px solid #F4F4F4;border-right: 8px solid transparent"></div> <div style="background-color: #F4F4F4;flex-grow: 0;height: 12px;width: 16px"></div> <div style="width: 0;height: 0;border-top: 8px solid #F4F4F4;border-left: 8px solid transparent"></div></div></div> <div style="flex-direction: column;flex-grow: 1;justify-content: center;margin-bottom: 24px"> <div style="background-color: #F4F4F4;border-radius: 4px;flex-grow: 0;height: 14px;margin-bottom: 6px;width: 224px"></div> <div style="background-color: #F4F4F4;border-radius: 4px;flex-grow: 0;height: 14px;width: 144px"></div></div></a><p style="color:#c9c8cd;font-family:Arial,sans-serif;font-size:14px;line-height:17px;margin-bottom:0;margin-top:8px;overflow:hidden;padding:8px 0 7px;text-align:center"><a href="https://www.instagram.com/reel/CmwVr3htkJR/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style="color:#c9c8cd;font-family:Arial,sans-serif;font-size:14px;font-style:normal;font-weight:normal;line-height:17px;text-decoration:none" target="_blank" rel="noopener">A post shared by Action Citoyenne Pour l’Egalité Sociale en Haiti (@acesh.haiti)</a></p></div></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Face à cette insécurité qui bat son plein dans le pays, l’OPC a écrit plusieurs notes de presse pour dénoncer les différentes violences qui sont enregistrées au sein de la société ces dernières années et demander à la puissance publique de prendre ses responsabilités. Toutes les catégories sont victimes » a fait savoir Mimose Moyard, coordonnatrice de l’unité de la protection Sociale de l’OPC.</p>





<p class="wp-block-paragraph">De l’avis de la coordonnatrice, étant à l’ère de la mondialisation, l’orientation sexuelle d’une personne ne devrait pas être considérée &nbsp;un danger pour la société, elle peut disposer de son corps comme bon lui semble.&nbsp;«&nbsp; Lorsque cette minorité est victime d’homophobie, elle vient toujours&nbsp; vers l’OPC. En ces circonstances, notre travail consiste&nbsp; à les accompagner. Vu&nbsp; que nous ne pouvions pas les aider financièrement, on les oriente vers des institutions capables d’apporter des solutions appropriées à leurs problèmes. En dépit des différentes campagnes de formations, de sensibilisations et de vulgarisations, il faut élaborer&nbsp; une loi spéciale &nbsp;pour protéger les gens ayant une orientation sexuelle différente de la majorité. Stigmatisés et discriminés, les LGBTQI+ sont trop souvent victimes d’homophobie.&nbsp;» Conseille Madame Moyard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nombreuses sont les lois et les conventions internationales ratifiées par Haïti qui protègent les droits humains. Cependant, cette notion semble exister seulement en théorie dans le pays. Nous avons la déclaration universelle des droits de l’homme qui reconnait légalité des droits. En son art 1, elle dispose&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;tous les hommes naissent libres et demeurent égaux en droits.&nbsp;». Accompagnés d’autres règles de droit internes, l’arsenal juridique haïtien relatif aux droits humains est loin d’apporter une garantie pour le respect des droits&nbsp; de cette catégorie. Pourtant, &nbsp;la ligne sexuelle des LGBTQI+ constitue un obstacle à leur bien-être. Une tolérance doit être inculquée dès le bas-âge pour éviter tous conflits par rapport aux différences dans la société.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>*Mariolito et Carlito (nom d’emprunt).</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Esperancia Jean Noel</strong></p>
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		<title>Haïti : Une population meurtrie, à genoux face aux atrocités des gangs armés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mederson ALCINDOR]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Feb 2023 16:43:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Armes]]></category>
		<category><![CDATA[Gang]]></category>
		<category><![CDATA[Gangs armés]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Insecurite]]></category>
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					<description><![CDATA[Le spectre du kidnapping, de l’insécurité en général, rend Haïti méconnaissable. Ces 5 dernières années, ces actes d’atrocités ont atteint leur paroxysme et ne sont pas sans conséquence sur le mental des citoyens. Ils affectent leur santé tant physique que psychologique. Les enfants et les femmes sont les catégories les plus touchées étant considérées comme les cibles privilégiées des malfrats de tout poil et de tout acabit. L’enfance volée Cédric est âgé de 11 ans. Il est en 6ème Année Fondamentale. Ce petit garçon habite Canaan, une zone rouge, située à l’entrée Nord de Port-au-Prince où les gangs armés pullulent...]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le spectre du kidnapping, de l’insécurité en général, rend Haïti méconnaissable. Ces 5 dernières années, ces actes d’atrocités ont atteint leur paroxysme et ne sont pas sans conséquence sur le mental des citoyens. Ils affectent leur santé tant physique que psychologique. Les enfants et les femmes sont les catégories les plus touchées étant considérées comme les cibles privilégiées des malfrats de tout poil et de tout acabit.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’enfance volée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cédric est âgé de 11 ans. Il est en 6ème Année Fondamentale. Ce petit garçon habite Canaan, une zone rouge, située à l’entrée Nord de Port-au-Prince où les gangs armés pullulent et imposent leurs lois. Ils, violent, pillent et terrorisent la population jour et nuit sans être, eux-mêmes, inquiétés. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gamin fréquente une école située au bas de Delmas 18, l’un des quartiers réputés dangereux de la Capitale. Visage ridé, la peur au ventre, la voix tremblotante, le garçonnet raconte son quotidien : « un véritable calvaire. Le crépitement des armes automatiques nous effraient à longueur de journée tant à l’école qu’à la maison. Un jour, un homme a été tué à un jet de pierre de l&rsquo;école, et cela m&rsquo;a choqué. Je garde toujours cette image en tête. J&rsquo;ai eu vraiment peur après avoir vu cela ». </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’adolescent est traumatisé par des scènes de violence dont il a été témoin dès son plus jeune âge. Alors qu’il grandissait dans son quartier, Cédric se rappelle de chaque détail comme si c’était hier. Le garçon précoce peut-être, se dit très inquiet de la mauvaise orientation des enfants de son âge, vivant dans son quartier. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>« Certains jeunes de la zone, plus âgés que moi, avec qui j&rsquo;avais l&rsquo;habitude de jouer, portent aujourd’hui des armes et nous ne savons pas qui les ont orientés vers ce chemin », a-t-il déclaré.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire de Cédric est loin d’être anodine voire unique. Le climat d’insécurité qui s’installe dans le pays est dans une certaine mesure urbi et orbi. Il est caractérisé par l’atrocité des actes posés par les gangs armés. Parmi eux, le phénomène de l’enlèvement contre rançon, dont les femmes subissent majoritairement les conséquences, est le favori des malfrats.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’insécurité affecte le mental des victimes</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On le prénomme Vanessa. Mère de trois enfants, Récemment, elle a connu l’enfer que représente le kidnapping en Haïti. Aux mains de ses ravisseurs, elle a vécu une expérience laissant de graves séquelles sur sa santé mentale, d&rsquo;après ce qu&rsquo;elle nous a confié, l’air terrifiée: « Fréquenter les rues en ce moment est un véritable calvaire. Chaque fois que je me retrouve dans la zone, les séquelles de mon enlèvement apparaissent. Je circule dans les rues car j&rsquo;y suis obligé mais si j&rsquo;avais le choix je resterais cloîtré à la maison »<br>Le cas de Vanessa démontre à quel point il est difficile pour les femmes victimes d’enlèvement de reprendre une vie normale. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de l&rsquo;Association Haïtienne de Psychologie, Pascal Néry Jean Charles explique pourquoi c’est si compliqué : « Cela peut altérer son sommeil, il peut altérer son appétit, il peut altérer une grande partie du comportement sain que cette personne avait. L&rsquo;altération de ces comportements va générer d&rsquo;autres problèmes sur la santé physique».</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>Nahomie est policière, cette jeune dame qui frise la trentaine a été témoin d&rsquo;une scène qui hante son esprit au quotidien. Son copain, policier lui aussi, a été froidement exécuté sous ses yeux et elle a échappé de justesse à la mort. Alors qu&rsquo;ils étaient en route pour rentrer chez eux, des hommes lourdement armés ont soudainement arrêté la voiture et leur a demandé de descendre. </strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">« J&rsquo;ai été dans les bois cachée et j&rsquo;ai vu mon copain qui suppliait les bandits de lui préserver la vie. Mais hélas j&rsquo;ai été impuissante et je me sens responsable. J&rsquo;avais envie de pleurer de crier mais je n’avais trouvé pas de force ni de voix », explique-t-elle. Plus d&rsquo;un an après cela, la jeune dame semble loin d’oublier cette attaque. Chaque soir elle revit la scène espérant un autre dénouement. « Les femmes et les enfants sont deux groupes qui méritent, dans toute société, protection et accompagnement même en temps de guerre… Mais en Haïti, ils sont totalement délaissés. Même après avoir subi l’abominable, difficile pour eux de trouver assistance », déplore M. Pascal Néry Jean Charles. « Les femmes peuvent être victimes sur le plan matériel et autres, mais très souvent avec le viol elles sont victimes sur le plan personnel notamment à cause de l’aspect intimité. Ces genres de choc peuvent générer un double traumatisme. En ce qui concerne les enfants, beaucoup d&rsquo;entre eux pourraient développer une dépression », regrette-t-il.</p>



<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">🚨 Un individu interpellé, arme à feu, cocaïne, argent et d&#039;autres matériels saisis par la Police dans le Nord<br><br>Le narcotrafiquant notoire Jicson JACQUES, alias Ézéchiel, vivant à Bas aviation, localité dépendante de la Commune du CapHaïtien, a été interpellé au cours <a href="https://t.co/kKsp0JONte">pic.twitter.com/kKsp0JONte</a></p>&mdash; PNH (@pnh_officiel) <a href="https://twitter.com/pnh_officiel/status/1617341027748126720?ref_src=twsrc%5Etfw">January 23, 2023</a></blockquote> 



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les impacts sont aussi physiques</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une étude publiée en 2019 par la Fondation Haïtienne de Diabète et de maladies cardiovasculaires fait état d&rsquo;environ 300 mille personnes souffrant de de Diabète en Haïti, près 2 millions d’autres sont atteintes d’hypertension. Des chiffres qui risquent d&rsquo;augmenter durant les 3 prochaines années si rien n’est fait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’insécurité laisse des impacts physiques également. Les dégâts causés par la détérioration du climat sécuritaire du pays sont légions. Et ce n’est pas la Directrice Exécutive de la Fondation Haïtienne de Diabète et de Maladie Cardio-Vasculaires (FHADIMAC), qui viendra dire le contraire. Elle dit avoir constaté une nette augmentation des cas de diabète, d&rsquo;hypertensions et de maladie cardiovasculaires. « En observant, nous avons remarqué que de nombreuses personnes souffrent des maladies telles que l&rsquo;hypertension, le diabète et les maladies cardiovasculaires. Le stress est l&rsquo;un des facteurs catalysant de ces maladies chroniques », explique Dr Nancy Charles Larco.</p>



<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Pour juguler la crise en Haïti, Ottawa envoie deux navires de <a href="https://twitter.com/MarineRoyaleCan?ref_src=twsrc%5Etfw">@MarineRoyaleCan</a>. L’ambassadeur canadien <a href="https://twitter.com/diploseb?ref_src=twsrc%5Etfw">@diploseb</a> détaille les plus récentes mesures annoncées par <a href="https://twitter.com/JustinTrudeau?ref_src=twsrc%5Etfw">@JustinTrudeau</a>.<a href="https://twitter.com/hashtag/polican?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#polican</a> <a href="https://t.co/hY6sUCIbl2">pic.twitter.com/hY6sUCIbl2</a></p>&mdash; Les Coulisses du pouvoir (@RC_Coulisses) <a href="https://twitter.com/RC_Coulisses/status/1627345012416565250?ref_src=twsrc%5Etfw">February 19, 2023</a></blockquote> 



<p class="wp-block-paragraph">Selon le Centre d&rsquo;analyse et de recherche en droits humains (CARDH) pour seulement l’année 2022, 857 enlèvements ont été recensés, contre 1009 l’année d’avant, soit une diminution de 15. 06 %. Un rapport du RNDDH publié en mars 2022 sur les affrontements entre gangs rivaux fait état de 191 personnes assassinées dont 76 femmes, 6 filles et 2 garçons, et 158 enfants sont devenus orphelins de père ou de mère ou les deux. Sans compter plus d&rsquo;une dizaine de femmes séquestrées, battues, violées et déshumanisées par des sbires au relent de psychopathes. Ils utilisent la peur et les kalachnikovs pour satisfaire leur soif de sang et d’argents au vu et au su des autorités établies.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mederson Alcindor</strong></p>
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		<title>Haïti: l&#8217;insécurité tue le fonctionnement des « madan sara »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Oberde Charles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Oct 2022 02:06:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Insecurite]]></category>
		<category><![CDATA[Madan Sara]]></category>
		<category><![CDATA[Paysans]]></category>
		<category><![CDATA[Peyi Lok]]></category>
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					<description><![CDATA[L’insécurité généralisée qui gangrène le pays, affecte à tous les niveaux,&#160; le secteur agricole. Une grande partie de la production vivrière et de l&#8217;horticulture maraîchère destinée à la capitale haïtienne et d&#8217;autres villes de province restent coincées entre les mains des paysans. D’autres pourrissent et finissent en nourriture pour les animaux. Les « madan Sara », ces femmes pour la plupart, mais des hommes aussi, qui transportent les denrées agricoles et stimulent leur vente au niveau des marchés publics, assistent impuissants au blocage complet de leurs activités. Une situation qui a de graves conséquences sur la production nationale et entrave...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’insécurité généralisée qui gangrène le pays, affecte à tous les niveaux,&nbsp; le secteur agricole. Une grande partie de la production vivrière et de l&rsquo;horticulture maraîchère destinée à la capitale haïtienne et d&rsquo;autres villes de province restent coincées entre les mains des paysans. D’autres pourrissent et finissent en nourriture pour les animaux. Les « madan Sara », ces femmes pour la plupart, mais des hommes aussi, qui transportent les denrées agricoles et stimulent leur vente au niveau des marchés publics, assistent impuissants au blocage complet de leurs activités. Une situation qui a de graves conséquences sur la production nationale et entrave l’économie du pays.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les rudes travailleurs du quotidien</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">10 : 00 du matin, sous un ciel bleu dégagé, ensoleillé de toute part, vêtue d&rsquo;une vieille robe noire salie par la poussière, un chapeau paille visée sur la tête, au marché la Coupe à&nbsp; Pétion-Ville, on retrouve Dieudonne, une originaire de la ville des Cayes, marchande très connue de la place pour ses plaisanteries grossières et sa voix grave qui charment et font rire ses amies commerçantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dieudonne est l’une des nombreuses victimes des attaques perpétrées par les bandits à longueur de journée sur la route nationale # 1. En octobre 2021, un jeudi,&nbsp; alors qu&rsquo;elle&nbsp; et ses compagnons de route se rendaient à Cabaret; Juchés&nbsp; sur des sacs de marchandises transportés par un camion, au moins trois hommes lourdement armés ont intercepté leur véhicule au niveau de Canaan 70. Ce jour-là, elle a&nbsp; perdu « près de 75 000 gourdes, son revenu, son épargne, bref, tout ce qu’elle possédait », a-t-elle témoigné.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>«On nous a complètement dépouillé, y compris de tous nos effets personnels. Certains d&rsquo;entre nous avions contracté des prêts que nous ne&nbsp; sommes pas en mesure de rembourser jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui « , a a-t-elle confié la voix pleine de chagrins et d’amertumes.&nbsp;</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Par contre, Dieudonne soulève qu&rsquo;avec son commerce, elle n&rsquo;a aucun espoir de devenir riche. Parallèlement, elle fait des efforts pour rentrer à la maison avec un peu de nourriture tous les jours et aide son mari qui exerce la menuiserie pour subvenir aux besoins de la famille.  » Je veux supporter mes enfants,&nbsp;au moins payer leurs frais scolaires « , raconte-t-elle d’un ton fier.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dieula, de son côté, commerçante depuis environ 8 ans, remarque une baisse significative de ses bénéfices durant ces dernières années.&nbsp; « Autrefois lorsqu&rsquo;on revenait du marché Chili à Cabaret, on revendait la totalité des marchandises achetées dans une intervalle de 3 à 5 jours. Aujourd&rsquo;hui, ce n&rsquo;est plus la même réalité, nous pouvons passer près de 8 à 10 jours sans écouler nos marchandises », a-t-elle soutenu. « C&rsquo;est l&rsquo;insécurité et la cherté de la vie qui perturbent le déplacement des gens et réduisent leur pouvoir d’achat », a-t-elle ajouté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Personne n&rsquo;est épargné de la criminalité des gangs</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le département de l&rsquo;Artibonite, malgré la faible production de riz, d’une variété de légumes appelée Lalo, de l&rsquo;oignon et de la tomate dite  » Ti Joslin », cela n&#8217;empêche pas certains « madan Sara » de laisser Port-au-Prince, les Cayes et autres villes de province pour se rendre aux marchés publics de Pont-Sondé, de Liancourt et de Lestère en vue de se procurer d&rsquo;une quantité de ces denrées disponibles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La coordinatrice du Rassemblement des madan Sara dans l&rsquo;Artibonite (RAMSA), Madame Roseline LIMAGE, connait parfaitement bien cette réalité. « Pour les revendeurs et revendeuses des produits agricoles, leurs déplacements sont très risqués. Emprunter la route de Martissant devient impossible. Vers la côte Nord, la route nationale numéro 1 représente également un grand danger pour les usagers.&nbsp; Le passage à Canaan est aussi effrayant que Martissant ».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le Bas-Artibonite, la guerre chronique entre les gangs de Savien et de Jean-Denis, après un long moment de calme, est reprise au cours du mois de juillet 2022. Lors des affrontements, plus de 15 morts avaient été recensés, entre le samedi 16 juillet 2022 et le lundi 18 juillet 2022. Même dans les marchés publics, les gens n&rsquo;ont pas été&nbsp; épargnés, révèle un témoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Malpasse, localité alimentant le commerce binational entre Haïti et la République dominicaine, les artères sont contrôlées par les hommes de « Lanmò San Jou ». Les caïds du groupe des 400 mawozo rançonnent, pillent et détournent les autobus ainsi que les camions de marchandises qui traversent la zone.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La production agricole en baisse, l&rsquo;inflation à son pic</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Roseline LIMAGE indique que la remontée de l&rsquo;insécurité a engendré une faible distribution des produits agricoles sur le marché. « Les commerçants apeurés, évitent de fréquenter les routes nationales par crainte d&rsquo;être kidnappés, torturés, violés ou tués ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sa part, l&rsquo;économiste Michaëlle PARAISON soutient que l&rsquo;insécurité est reconnue comme étant un ennemi fondamental de la croissance du pays. « On ne saurait parler de circulation des vies et des biens dans un tel contexte. La guerre des gangs est fatale pour tous les secteurs »,&nbsp; argumente-t-elle.&nbsp;&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>Selon l&rsquo;Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI), en moins d&rsquo;une année, l&rsquo;inflation a franchi la barre des 18% pour passer à plus de 29% en juin 2022. L&rsquo;institution a aussi constaté une forte augmentation sur l&rsquo;indice des prix à la consommation (IPC). Les produits importés connaissent un taux d&rsquo;inflation de 41,7% tandis que les produits locaux ont généré une hausse autour de 21,8%.&nbsp;</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Michaëlle PARAISON affirme que ces chutes économiques sont liées à un manque de production, à cause de la dépréciation de la gourde et de notre économie qui est totalement tournée vers l&rsquo;extérieur. Toutefois, il y a un facteur clé assez considérable qui aggrave davantage lesdits facteurs susmentionnés, c’est « l’instabilité » alimentée par l&rsquo;insécurité a-t-elle poursuivi.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;agit d&rsquo;une situation de crise fabriquée par les hommes des classes politique et économique, dans le but de faire disparaître nos différents patrimoines », opine le Secrétaire général&nbsp; de l&rsquo;organisation « Tèt Kole Ti Peyizan », Origène LOUIS. « Ils savent très bien que c&rsquo;est avec le peu de revenus de l&rsquo;agriculture que peuvent survivre les paysans. On ne devrait pas permettre aux importations de grossir à ce point sur le marché. Dans un pays où les dirigeants sont responsables, supporter la production nationale et encadrer le travail des paysans sont des priorités», a-t-il martelé.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au niveau de la Grand&rsquo;Anse, du Sud et des Nippes, les prix des produits alimentaires et&nbsp; des services de base ont connu une montée ahurissante. Linda Chalviré DELAIN, une entrepreneure, responsable d&rsquo;un hôtel dans la ville des Cayes, explique: « il y a un gâchis économique sévère dans le Grand Sud. Rien ne fonctionne, les prix du transport terrestre et aérien ont considérablement augmenté, les familles paysannes n&rsquo;ont aucun recours, tous les potentiels et&nbsp; les ressources du département sont à genou à cause de l&rsquo;insécurité et la route nationale numéro 2, bloquée à Martissant ».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce sujet, le spécialiste en sécurité, James BOYARD se dit déçu de la manière dont le pouvoir en place aborde le problème de l&rsquo;insécurité. « C&rsquo;est la première fois dans toute l&rsquo;histoire du pays que l&rsquo;insécurité est dégénérée à ce niveau », a-t-il souligné.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi : <a href="https://imediaayiti.com/2021/03/10/raymonde-calixte-une-madan-sara-aux-exploits-digne-dune-heroine/">Raymonde Calixte : une «&nbsp;Madan Sara&nbsp;» aux exploits dignes d’une Héroïne</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce sens, M. Boyard estime qu&rsquo;il est important que les dirigeants prennent en main leurs responsabilités. « Les gangs démontrent clairement qu&rsquo;ils sont contre le fonctionnement normal du pays. Ils sont en guerre contre la population. L’État doit permettre à tous et toutes de circuler librement, notamment les « madan sara ». On ne doit pas laisser les groupes armés se consolider dans des quartiers. S&rsquo;il faut passer à un état d&rsquo;urgence sécuritaire, on doit le faire. On doit confiner les gangs, les priver de munitions et déployer des moyens pour rendre plus effectif et opérationnel le travail de la PNH », a-t-il ajouté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux difficultés de tous ordres qui frappent de plein fouet les « madan Sara » et provoquent un bilan négatif sur l&rsquo;économie du pays, Mme Limage assure que la population en général a besoin de sécurité. Cependant, pour ces commerçants qui mettent quotidiennement leur vie en péril, pour pouvoir sauver des familles et en grande partie l&rsquo;économie du pays, sans une assistance concrète de l&rsquo;État, la coordinatrice de la RAMSA appelle&nbsp; les autorités concernées à réagir au plus vite. Cette frange de la population, si vulnérable et très touchée par les actes des bandits est appelée à être protégée comme tous les autres membres de la population. « Si on nie le travail et la participation de ces hommes et femmes dans la sphère économique, un jour ils seront tous découragés.&nbsp; </p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les autorités étatiques ne permettent pas à la population de circuler librement, dans un climat de sécurité et de paix, demain on pourra faire face à une crise alimentaire encore plus grave à cause des départements coupés du reste du pays. Ce sera la disparition totale de notre production agricole, et même l&rsquo;accès aux produits importés nous sera limité. L’État doit résoudre le problème de l&rsquo;insécurité et garantir le droit à la vie à tous les humains », a conclu Roseline Limage.<br><br><strong>Oberde Charles</strong></p>
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