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	<title>Imedia &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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	<description>Plus loin que l&#039;actualité</description>
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	<title>Imedia &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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	<item>
		<title>Ale Wouj! Ale Nwa! : Le Combat de Coq, Un Héritage Vivant de la Culture Haïtienne</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2025/02/15/ale-wouj-ale-nwa-le-combat-de-coq-un-heritage-vivant-de-la-culture-haitienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Evens Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Feb 2025 04:35:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Combat de coq]]></category>
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		<category><![CDATA[Dezafi]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
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					<description><![CDATA[Le combat de coq est profondément ancré dans la culture haïtienne. Alors que certaines îles des Caraïbes abandonnent progressivement cette tradition populaire au profit des jeux vidéo, en Haïti, elle continue de captiver les esprits, à la fois comme loisir et comme activité économique. S’il existe depuis deux siècles une tradition des jeux en Haïti, le combat de coq figure parmi les plus anciens. D’ailleurs, le célèbre roman créole de Frankétienne, publié en 1975 et intitulé DEZAFI, tire son nom du jargon du combat et en fait un témoignage au symbolisme extrêmement riche. Introduit aux Antilles par les Espagnols au...]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le combat de coq est profondément ancré dans la culture haïtienne. Alors que certaines îles des Caraïbes abandonnent progressivement cette tradition populaire au profit des jeux vidéo, en Haïti, elle continue de captiver les esprits, à la fois comme loisir et comme activité économique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">S’il existe depuis deux siècles une tradition des jeux en Haïti, le combat de coq figure parmi les plus anciens. D’ailleurs, le célèbre roman créole de Frankétienne, publié en 1975 et intitulé <em><a href="https://www.etonnants-voyageurs.com/Dezafi.html">DEZAFI</a></em>, tire son nom du jargon du combat et en fait un témoignage au symbolisme extrêmement riche. Introduit aux Antilles par les Espagnols au XVIIᵉ siècle, tant comme oiseau de combat que comme volaille domestique, le coq demeure un héritage colonial doté d’une discipline qui lui est propre. Cette discipline consiste à opposer deux coqs spécialement préparés dans une arène appelée<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gallodrome"> <em>gallodrome</em></a>, un spectacle que l’on retrouve un peu partout dans la Caraïbe. Cependant, il ne porte pas le même nom dans les différentes îles : aux Antilles (Martinique, Guadeloupe, Porto Rico), on l’appelle <em><a href="https://www.antillesexception.com/destination-caraibe/vacances-martinique/blog-martinique/combats-coqs-martinique">Pitt</a></em>, à La Réunion, <em><a href="https://guide-reunion.fr/tourisme-loisirs/interet/curiosites/combats-de-coqs/">Rond</a></em>, et en République dominicaine, <em><a href="https://miderec.gob.do/miderec-autoriza-reanudacion-de-las-lidias-de-gallos/">Gallera</a></em>. En Haïti, on parle de <em>Gaguère</em>, un espace structuré réunissant un juge, des amateurs de coqs, des éleveurs et des spectateurs formant une véritable communauté où le coq suscite toujours de l’enthousiasme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« L’engouement pour cette discipline est tel qu’en 2011, plusieurs associations d’amateurs de coqs ont vu le jour, notamment l’Association Nationale des Gaguères (AGN) et l’Association des Éleveurs de Coqs de Combat (ASECOC) »</em>, explique Ronald Mercure, président de l’ASECOC, qui regroupe les amateurs de Pétion-Ville jusqu’au bas de Delmas. Il ajoute que <em>« des principes sont établis pour réglementer cette discipline, afin d’éviter les conflits et de contraindre les amateurs à respecter les normes établies. Selon la gravité d’une infraction commise, un amateur peut être radié du groupe en fonction des règlements en vigueur. Bien qu’il s’agisse d’un divertissement, il doit être encadré par l’ordre et la discipline »</em>, conclut-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les règles varient selon les régions, cette tradition populaire s’accompagne de nombreux éléments qui la transforment en un véritable marché, régi par ses propres lois, coutumes et enjeux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Préparer un coq : un traitement coûteux</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Entretenir un coq de combat est loin d’être une tâche aisée : sa prise en charge est très coûteuse. Si son achat peut atteindre 10 000 gourdes, son entretien exige un budget pouvant être trois fois plus élevé. Lesly Joseph, amateur de coqs et professionnel du droit au cabinet d’un avocat portant le même nom que l’animal, Me Edwin Coq, compare cet oiseau à un sportif de haut niveau. Il explique : </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« Un coq de combat, c’est comme le Brésilien Neymar : il peut coûter très cher. Son entretien est un investissement. Il faut l’entraîner quotidiennement, l’asperger d’eau et de citron en permanence, parfois d’alcool à 95°, lui administrer des médicaments et des vitamines sous la supervision d’un vétérinaire, et le réchauffer au soleil à des horaires précis »,</em></strong> </p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">tout cela dans l’espoir qu’il rapporte une belle somme à son propriétaire.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« Le régime alimentaire du coq ne se limite pas au maïs »</em>, poursuit Lesly. <em>« Il doit aussi être nourri de figues mûres et de pain. Lorsqu’il est grièvement blessé, il doit suivre un régime plus léger comprenant notamment de la viande de bœuf et du pain, ou encore une sorte de bouillie spéciale composée de maïs, de viande et de vitamines, telles que le B-complexe. »</em></strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Située à la rue Nord Alexis, au numéro 14, la gaguère de l’agronome Jerry propose des combats spectaculaires. Les préliminaires sont dirigés par l’arbitre Nélio Saint-Eloi. Après le pesage et le choix des combattants, chaque propriétaire asperge son coq avec sa propre salive pour le rafraîchir avant d’aiguiser ses éperons à l’aide d’un canif.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="598" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2025/02/iStock-536949893-1024x598.jpg" alt="" class="wp-image-7645 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2025/02/iStock-536949893-1024x598.jpg 1024w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2025/02/iStock-536949893-300x175.jpg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2025/02/iStock-536949893-768x448.jpg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2025/02/iStock-536949893.jpg 1280w" sizes="auto" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le pari est fixé à 3 000 gourdes, dont environ 3 % reviennent à l’arbitre, qui joue un rôle essentiel : il inspecte les gallinacés, donne le coup d’envoi, contrôle la durée du combat (qui ne doit pas dépasser 29 minutes) et désigne le vainqueur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’assistance, les spectateurs parient des sommes en fonction de la robustesse et de la combativité de l’animal. Pè Cius, un habitué, explique : « Parier sur un coq repose sur son poids, ses performances et parfois la réputation de son propriétaire. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La foule, essentiellement composée d’hommes, s’anime bruyamment en criant : « Ale wouj ! Ale nwa ! » – des encouragements pour leurs champions, entre verres d’alcool et bouffées de cigarettes. </em></strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le combat est impitoyable, et les gallinacés finissent souvent mutilés. Deux redoutables coqs borgnes s’affrontent dans un duel sanglant. <em>Le coq kalite</em> de Monsieur Johny l’emporte en crevant l’œil de son adversaire, le coq de Monsieur Bernard, l’aveuglant totalement avant de l’assaillir à coups de bec et d’éperons. Selon la coutume, le corps du vaincu revient au propriétaire du vainqueur, selon une pratique appelée <em>ploum</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un symbole de bravoure</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le coq, cet animal familier qui annonce l’aube, ne sert pas seulement d’horloge traditionnelle : il symbolise aussi la bravoure. « Dans les gaguères, le coq incarne l’intelligence et le courage. Il ne recule jamais devant un combat à mort. Guerrier intrépide, il reste énergique en toutes circonstances », s’exclame un amateur connu sous le nom de Pip-Pip.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« Lorsqu’un amateur gagne un combat, il ne remporte pas seulement l’argent du pari : il gagne aussi en fierté et en prestige parmi ses pairs, ce qui renforce sa réputation dans le milieu », </em></strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">ajoute Lesly.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un loisir qui tisse des liens sociaux</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Espace de loisir incontournable dans la culture haïtienne, la gaguère joue un rôle social majeur. Selon Lesly, elle contribue à renforcer les relations entre différentes classes sociales : « Dans une gaguère, il n’y a pas de distinction sociale. Chômeurs, professionnels, intellectuels et paysans se côtoient pour admirer le spectacle. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, une grande solidarité existe entre les amateurs de coqs. « Lorsque l’un des membres de l’association est en difficulté, tous se mobilisent pour l’aider. C’est cet esprit de fraternité qui me retient le plus dans ce milieu », souligne Lesly.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un business lucratif</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le combat de coq ne relève pas uniquement du divertissement : il constitue aussi une économie à part entière. Ce marché génère des emplois et stimule les revenus des petits commerçants. « Comme un stade de football, une gaguère emploie des agents d’entretien, un agent de sécurité chargé aussi de collecter les frais d’admission, ainsi qu’un bistrot et une petite boutique », explique Lesly.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En janvier, mois des <em>DEZAFI</em> (tournoi regroupant diverses associations et amateurs de coqs), les paris explosent. Dans des gaguères réputées comme celle de Matéus, sur la route de Frères, les mises de base avoisinent les 50 000 gourdes. Certains paris, impliquant de grands joueurs, atteignent 500 000, voire 750 000 gourdes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la fois ancrée dans le passé et omniprésente dans le présent, cette tradition populaire continue d’imprégner la culture haïtienne, mêlant histoire, littérature et économie au sein d’un univers où la passion du jeu demeure intacte.</p>
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            	</item>
		<item>
		<title>Bayakou en Haïti : un métier invisible face à un défi écologique majeur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Evens Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Feb 2025 03:39:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Bayakou]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Imedia]]></category>
		<category><![CDATA[latrine]]></category>
		<category><![CDATA[matières fécales]]></category>
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					<description><![CDATA[À cause du déversement des matières fécales dans le milieu urbain après la vidange des latrines, les risques environnementaux encourus par la population haïtienne se multiplient à travers le pays. Malgré la mise en garde des autorités étatiques et la sensibilisation de certaines ONG, les pratiques rudimentaires de la vidange restent les mêmes. 74 % des Haïtiens n’ont pas accès à une latrine, selon un rapport du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) datant de 2013. Les défécations se font à ciel ouvert, en pleine rue, dans des sachets en plastique, des assiettes en foam, etc. En septembre 2023,...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À cause du déversement des matières fécales dans le milieu urbain après la vidange des latrines, les risques environnementaux encourus par la population haïtienne se multiplient à travers le pays. Malgré la mise en garde des autorités étatiques et la sensibilisation de certaines ONG, les pratiques rudimentaires de la vidange restent les mêmes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">74 % des Haïtiens n’ont pas accès à une latrine, selon un <a href="https://www.undp.org/sites/g/files/zskgke326/files/migration/ht/UNDP-HT-HaitiRapportOMD2013_20140611.pdf">rapport du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD)</a> datant de 2013. Les défécations se font à ciel ouvert, en pleine rue, dans des sachets en plastique, des assiettes en foam, etc.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En septembre 2023, seulement 39 % de la population haïtienne dispose d&rsquo;installations sanitaires de base, tandis que 55 % ont accès à une source d&rsquo;eau potable de base. Dans les zones rurales, plus de 30 % des habitants pratiquent encore la défécation à l&rsquo;air libre, faute d&rsquo;infrastructures adéquates selon une note de plaidoyer publiée par l&rsquo;UNICEF.</em></strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">La gestion des matières fécales est un sujet tabou qui nécessite de grandes innovations pour un environnement sain et vivable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Évoluant en marge de la société à cause de sa profession de vidangeur, André Pierre, un septuagénaire, exerce ce métier discriminé depuis presque 52 ans, le plus souvent avec dédain. Membre de l’Organisation des Vidangeurs d’Haïti (OVIDHA), dirigée par Mauricette Jean Bidet, le nettoyage des latrines reste, depuis plusieurs décennies, son unique gagne-pain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour une personne ayant une âme sensible, être sur un tel chantier provoque la nausée et des haut-le-cœur à chaque minute.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Les soirées débutent généralement entre 10 h et 10 h 30 P.M »</em>, raconte Pierre. L’heure est fixée en fonction du volume de travail à effectuer. 10 heures ! L’obscurité devient épaisse, l’équipe est déjà sur les lieux. Accompagné de deux adjoints, Dieusibon et Décimé, Pierre donne le signal de mise en place des dispositifs : kabwèt, assiettes, sacs, cordes, sachets, bougies et un gallon d’huile d’acacia. Ce sont ces matériels rudimentaires qui composent l’ensemble des équipements du trio pour assurer le nettoyage. Bougie en main, l’état des lieux est fait, des gestes rituels sont effectués, l’opération doit commencer. « <em>Maintenant, c’est l’heure de mettre la main à la pâte</em> », dit-il. Pas n’importe laquelle, si l’on regarde ! Une bouillie d’excréments, avec une armée de cafards et de vermisseaux blancs qui grouillent ici et là, une masse indescriptible, dont l’odeur asphyxiante peut bloquer l’appareil respiratoire. Un tableau répugnant qui pourrait faire croire que seul un être déshumanisé peut être Bayakou, et pourtant !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Décimé, étant le plus jeune et le plus robuste, est le « majò tou ». C’est à lui de descendre dans la fosse ignominieuse. Le visage crispé, il arque ses jambes, retire son pantalon kaki ainsi que son caleçon et descend dans le tombeau d’excréments, tout en ayant une corde attachée à sa ceinture. Avec une assiette en aluminium, il remplit le sac qu’on lui a tendu d’excréments, la main badigeonnée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au premier sac rempli, Dieusibon le remonte vers le haut, le secoue deux à trois fois afin de le compresser pour accumuler plus de matière. Après compression, il noue l’ouverture avec une corde. De son côté, Pierre respire à fond, pousse un soupir et embarque la lourde charge. Sa main gauche tient l’ouverture du sac, sa main droite le soutient en dessous et il va le déposer sur la kabwèt. Une tâche pénible, tant par la densité que par l’odeur du fardeau. Un véritable travail d’équipe où chacun doit jouer sa partition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce père de famille est à son premier travail de 40 000 gourdes pour l’équipe. Il espère en obtenir au moins deux autres de la même ampleur durant la semaine, ce qui lui permettrait de gagner 30 000 gourdes, soit l’équivalent de 227 dollars américains. En effet, sur les 40 000 gourdes, chaque membre de l’équipe reçoit 10 000 gourdes, et il faut également acheter de l’huile d’acacia (dont le gallon coûte déjà 750 gourdes), des bougies, des sacs, de l’eau et du savon pour se laver.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À la fin de l’opération, près d’une douzaine de sacs sont remplis. Ces « apôtres de la défécation » évacuent la cargaison d’excréments, franchissent l’avenue Lamartinière  où ils déversent leur chargement dans le ravin ‘’bois de chêne’’.</em></strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui expose la population haïtienne à un grave danger sanitaire. Interrogée sur le lieu de déversement, l’équipe s’excuse de ne pas avoir d’autres alternatives. Faute d’équipements et de moyens de transport, de centre de transformations d’excréments, les sacs de matières fécales sont vidés dans les cours d’eaux, les égouts, les embouchures, ou en pleine rue quand les vidangeurs se font attraper par la lueur du jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que des initiatives internationales offrent des perspectives prometteuses pour améliorer la gestion des déchets humains en Haïti en améliorant la santé publique et la protection de l&rsquo;environnement en Haïti.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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            	</item>
		<item>
		<title>La Viande de Cheval de plus en plus consommée en Haïti</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2023/02/20/la-viande-de-cheval-de-plus-en-plus-consommee-en-haiti/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Junior Luc]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Feb 2023 02:34:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[animal domestique]]></category>
		<category><![CDATA[Cheval]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Imedia]]></category>
		<category><![CDATA[Viande]]></category>
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					<description><![CDATA[Quoique controversée, la viande de cheval est de plus en plus appréciée en Haïti. Des haïtiens&#160; manifestent le désir de l’introduire dans leur gastronomie. Dans un appel à témoignages, les consommateurs de la viande de cet animal domestique ont brisé la glace. Plusieurs interviewés n’ont pas tari d’éloges sur la sapidité de cette viande rouge. En Haïti, certaines régions comme l&#8217;Artibonite et Léogane sont réputées pour la consommation de la viande de cheval. L’essayer, c’est l’adopter ? Woodline Cherimond, 28 ans, physique imposante, son sac de provision accroché sur son épaule droit, un peu essoufflée, la jeune dame vient à...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quoique controversée, la viande de cheval est de plus en plus appréciée en Haïti. Des haïtiens&nbsp; manifestent le désir de l’introduire dans leur gastronomie. Dans un appel à témoignages, les consommateurs de la viande de cet animal domestique ont brisé la glace. Plusieurs interviewés n’ont pas tari d’éloges sur la sapidité de cette viande rouge. En Haïti, certaines régions comme l&rsquo;Artibonite et Léogane sont réputées pour la consommation de la viande de cheval.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’essayer, c’est l’adopter ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Woodline Cherimond, 28 ans, physique imposante, son sac de provision accroché sur son épaule droit, un peu essoufflée, la jeune dame vient à peine de faire ses emplettes. Elle a préféré la viande de cheval à celle du bœuf qu&rsquo;elle consommait habituellement jadis. En effet, depuis 2014, Woodline mange la viande de cheval et l&rsquo;affectionne. Elle raconte l&rsquo;avoir goûtée pour la première fois à Gressier, commune de Port-au- Prince, située à 19km. La native de Port-au-Prince n&rsquo;est pas prête à oublier ce jour :  » Je me rendais à une journée de mer à Gressier, j&rsquo;avais un peu faim et c&rsquo;est alors que j&rsquo;ai repéré une  barque de friture, mais j&rsquo;ai surtout été attirée par une viande rouge qui m&rsquo;a tapée à l’œil », raconte celle qui fait presqu&rsquo;un mètre 80. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Curieuse, Mlle Woodline n&rsquo;a pas pu résister à l&rsquo;envie de goûter la chair, elle a demandé alors à son ex-petit ami de l&rsquo;époque de lui en apporter. « Ce qui est marrant dans l’histoire,&nbsp; dit-elle, arborant un large sourire, c’est que ma mère avait juré de n&rsquo;en jamais goûter, même pas une pincée, vue l’utilisation faite de l’animal domestique. Mais ce jour-là, ma mère l’a ingurgitée goulument, et ceci à portion égale avec moi&nbsp; », explique la jeune dame au teint clair.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Woodline Cherimond est loin d’être la seule. Jean Luc Dufresne est lui aussi un consommateur avéré de la viande de cheval. Pourtant, contrairement à plusieurs cultures européennes, dans la gastronomie haïtienne on ne consomme pas de viande chevaline à cause de plusieurs restrictions. C’est la raison pour laquelle presque toutes les personnes interrogées à ce sujet avouent avoir gouté cette viande par curiosité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean Luc, par exemple, l’a récemment consommée à Ouanaminthe, un arrondissement du département du Nord-est. « J’ai toujours entendu parler de la viande de cheval et de sa saveur ».</p>



<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Les Français mangent de moins en moins de viande de cheval ➡️ <a href="https://t.co/g4JmIFWBQd">https://t.co/g4JmIFWBQd</a> <a href="https://t.co/oB4MmRUrGb">pic.twitter.com/oB4MmRUrGb</a></p>— Le Parisien (@le_Parisien) <a href="https://twitter.com/le_Parisien/status/1600936603639287814?ref_src=twsrc%5Etfw">December 8, 2022</a></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au nom de l’endurance sexuelle&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong>&nbsp;&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>Ce n’est pas superflu. La viande chevaline aide effectivement à améliorer son endurance sexuelle. Des recherches scientifiques avèrent que cette&nbsp; viande est riche en fer. Du coup, elle aide à la formation des globules rouges et lutte contre l&rsquo;anémie. </strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">« On le sait tous, c’est une quantité importante de sang qui engendre la concentration du pénis », rappelle un médecin. Et c’est l’une des raisons ayant poussé&nbsp; Dufresne à la découvrir. Mais à Port-au-Prince, c’était difficile d’en trouver », explique le journaliste multimédia. « A Ouanaminthe, la marchande a vanté à tue-tête les bienfaits de cette viande arguant qu’elle renforce l’endurance sexuelle », ajoute Monsieur Dufresne d&rsquo;un ton blagueur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le côté désavantageux</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est comme le revers de la médaille. La viande de cheval est l&rsquo;une des viandes rouges les plus fragiles, a précisé une recherche. Elle s&rsquo;oxyde à l&rsquo;air très rapidement à cause de sa forte teneur en fer. Selon les spécialistes, la viande crue ne peut être conservée que pendant 3 jours, au maximum. Pour une conservation plus longue, il faut la mettre dans un sachet hermétique et la garder dans un congélateur. Alors qu&rsquo;après cuisson il est conseillé de la manger pendant les 2 jours qui suivent. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>Les experts ajoutent qu’on doit cependant la décongeler en la plaçant au réfrigérateur pour éviter le changement brutal de température. La viande hachée, quant à elle, doit être consommée dans la même journée. Fort de tout cela, il serait de bon ton et important de se questionner avant de consommer la viande de cheval quelque part.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Contacté dans le cadre de ce travail, Jean Sainfort Monnazard, agent de santé communautaire et vétérinaire, a placé son mot. Il dit déconseiller à tous la consommation de cette viande. Le diplômé de l’AG Horizon, une école vétérinaire à Verrettes, a évoqué plusieurs raisons. D’abord, la domesticité de l’animal. Ce n’est pas recommandé, tout simplement, de consommer les animaux domestiques. Ensuite, M. Monnazard a précisé que ces animaux sont à fort risque d’attraper le tétanos. Si, par malheur, on arrive à consommer cette viande alors que l’animal était infecté, cela peut vous coûter la vie. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Junior Luc</strong></p>
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		<title>12 janvier 2010 : le dilemme de la conversion hâtive et de l’ébranlement de la foi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Wandy Charles]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jan 2023 19:50:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[12 janvier 2010]]></category>
		<category><![CDATA[Eglise]]></category>
		<category><![CDATA[Foi]]></category>
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					<description><![CDATA[13 ans déjà. Haïti a connu l&#8217;un des évènements les plus tragiques de son histoire. Le séisme du 12 janvier 2010, 7.3 à l&#8217;échelle de Richter. Un Lourd bilan. Plus de 220 000 morts et 300 000 blessés selon des documents officiels. Les immeubles, maisons de résidence, comme les commerces, sont ras de terre. Terrifiant. Beaucoup de personnes se retrouvent dénudés. Un terrible choc. Face à ce cataclysme qui dépassait l’entendement, certains se sont tournés vers Dieu, d’autres lui ont tourné le dos. 11 janvier 2023, il est 9 heures du matin. Nous sommes à Fontamara 27, au petit marché...]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>13 ans déjà. Haïti a connu l&rsquo;un des évènements les plus tragiques de son histoire. Le séisme du 12 janvier 2010, 7.3 à l&rsquo;échelle de Richter. Un Lourd bilan. Plus de 220 000 morts et 300 000 blessés selon des documents officiels. Les immeubles, maisons de résidence, comme les commerces, sont ras de terre. Terrifiant. Beaucoup de personnes se retrouvent dénudés. Un terrible choc. Face à ce cataclysme qui dépassait l’entendement, certains se sont tournés vers Dieu, d’autres lui ont tourné le dos.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">11 janvier 2023, il est 9 heures du matin. Nous sommes à Fontamara 27, au petit marché appelé ‘Anba Mapou’. Nous rencontrons Joviana Saint Jean, une commerçante vêtue d&rsquo;une robe à rayure noire et blanche. Elle nous reçoit devant son tréteau où sont étalées ses provisions alimentaires. La jeune femme nous raconte, comme si c’était hier, comment elle a vécu cet après-midi de janvier : <em>« Je ne peux pas expliquer vraiment, c’était terrible. On ne savait pas où trouver nos familles, car tout était chambardé. Beaucoup de cadavres, des cris, du sang et un nuage d’épaisse poussière recouvrait tout Port-au-Prince</em>« . Visage blafard, Joviane se souvient avoir tenu le bras de sa mère au moment où le sol s’est mis à trembler. C’était comme si tout allait s’écrouler sous ses pieds.<br>Une expérience qui allait marquer l’esprit de Joviane à jamais. Après le drame, elle se sentait seule, faible et insignifiante. C&rsquo;est alors que Joviana, âgée aujourd&rsquo;hui de 27 ans, allait se convertir au protestantisme. La résidente de Fontamara a désormais sa foi comme arme et bouclier. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>« Je dis toujours que si le Seigneur ne l’avait pas voulu, je ne serais pas là aujourd’hui. Je décide donc de lui confier entièrement ma vie. Car je ne suis pas meilleure que les autres. Dieu m’a fait grâce », balance la commerçante soulevant les bras vers le ciel.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Embrasser l&rsquo;église en signe de reconnaissance</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">10 heures un quart. Les minutes s’écoulent plus vite que d’habitude on dirait. Nous sommes à Fontamara 29, l&#8217;emplacement où s&rsquo;était érigé l&rsquo;hôtel Mon Désir, effondré lors de ce tremblement de terre avec plusieurs dizaines de personnes à l’intérieur. La température chauffe. L’air ambiant tape les passants sur les nerfs. Le bruit assourdissant des klaxons des véhicules et ceux des motocyclettes rajoutent une couche. Nous retrouvons Angel dans un petit resto bruyant. Noir et barbu, le jeune garçon nous fait un récit affligeant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Je ressentais la toute première secousse alors que je me dirigeais vers une station d’essence. Tout de suite, je me suis dit que c&rsquo;est un tremblement de terre. Le temps d’arriver à la station, une deuxième secousse s&rsquo;est produite. L&rsquo;odeur du gaz propane qui a filtré, empeste l’air. Du coup, je disais qu&rsquo;il fallait me déplacer », </em>raconte Angel assis devant un plat de friture. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pensant que ça pouvait exploser à tout moment, le frileux garçon qu’il était a pris ses jambes à son coup. Il a trébuché plusieurs fois, et s’est relevé. <em>« Tout à coup le ciel devenait noir. J&rsquo;ai entendu un bruit. L’installation de propane avait explosé. J’aurais pu laisser ma peau à l’instar de plusieurs autres personnes qui ont été tuées, calcinées par le feu. C’est Dieu qui m’a épargné »,</em> lâche Angel l’air pensif.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="696" height="476" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/01/Photo-12-janvier-Eglise.jpg" alt="" class="wp-image-7370 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/01/Photo-12-janvier-Eglise.jpg 696w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/01/Photo-12-janvier-Eglise-300x205.jpg 300w" sizes="auto" /><figcaption><em>Photographies par Georges H. Rouzier/ Challenges</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Proche de la quarantaine, Angel, actuellement membre d&rsquo;une église, explique comment il est devenu aussi zélé : <em>« Je me rendais rarement à l&rsquo;église, mais après le séisme du 12 janvier 2010, j’ai décidé de me faire baptiser et de consacrer ma vie à L’Eternel »</em>, confie l’homme d’église, arguant que s’il est encore vivant aujourd’hui, c’est parce que Dieu l’a voulu. Selon lui, le servir devient un impératif.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Certains ont perdu la foi</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le soleil n&rsquo;est pas loin d&rsquo;atteindre son zénith. Portail Léogâne est dans toute sa laideur. Des bouteilles en plastiques, d’autres déchets organiques et des gravois forment une montagne de détritus. Sur place, nous interrogeons un marchand de « Kleren Tranpe ». Le visage graisseux, ce dernier avoue que le séisme l&rsquo;a tout enlevé. <em>« Aujourd&rsquo;hui, je n&rsquo;ai plus rien. Je n&rsquo;ai même pas pu sauver mon petit de 4 ans </em>»,  regrette le débrouillard. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les souvenirs du 12 janvier 2010 lui traumatisent encore. Depuis ce jour, il est entré en rébellion contre Dieu pour n’avoir pas épargné son enfant. Pour lui, un Dieu d’amour ne peut pas laisser pareille chose arriver. Toutes ces souffrances m’ont littéralement éloigné de l’être appellé le tout puissant.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>Ce n’est pas sa femme Marlène qui viendra dire le contraire. Elle était une chrétienne pratiquante avant le 12 janvier 2010, mais ce sinistre évènement allait tout changer. </strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Pour moi, 12 janvier ne nous rapporte que tristesse, désolation et problèmes », </em>s’exclame la mère de famille. Marlène n’arrive toujours pas à comprendre comment Dieu a pu lui faire ça, elle qui priait et fréquentait la maison du Seigneur jour et nuit. Elle a flanché, elle n’a plus la foi. <em>« Je remettrai les pieds à l’église sauf si l’Eternel me rend à nouveau mon enfant, décédé dans mes bras, un jour après la catastrophe »</em>, soupire-t-elle essayant de contenir difficilement ses larmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tailleur noir, ses yeux dissimulés derrière de grosses lunettes noires, Kimberly âgée de 30 ans, vient de participer à une messe d’action de grâce chantée en mémoire des victimes du 12 janvier 2010 dont sa meilleure amie. C’est de là qu’est née sa désassociation avec l’église. <em>« Jusqu&rsquo;à présent, il y a des gens qui portent des cicatrices dans leur propre corps. Des hommes, des femmes et des enfants, n’ont tout simplement pas répondu à l’appel ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;autres ont des traumas psychologiques, et ce n’est pas une partie de plaisir. Comme beaucoup d&rsquo;autres, sa foi a été ébranlée après avoir vécu l’enfer lors de ce cataclysme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Wandy CHARLES &amp; Ernso DIEUVEIL</strong></p>
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		<title>OFFRE D’EMPLOI – IMEDIA RECRUTE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Aug 2022 17:20:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Community Manager]]></category>
		<category><![CDATA[Imedia]]></category>
		<category><![CDATA[Journaliste]]></category>
		<category><![CDATA[recrutement]]></category>
		<category><![CDATA[Reporter]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Conseil d’Administration d’Intelligence Media – IMEDIA est à la recherche de jeunes journalistes/Reporter talentueux et talentueuses en vue de renforcer l’équipe de sa rédaction. De ce fait, IMEDIA entend recruter :•&#160; &#160;2 Rédacteurs•&#160; &#160;2 Rédactrices•&#160; &#160;1 Community Manager Postuler avant le 28 Août En savoir plus et déposer une candidature, Cliquez sur le lien&#160; ci-dessous Consulter le formulaire]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil d’Administration d’Intelligence Media – IMEDIA est à la recherche de jeunes journalistes/Reporter talentueux et talentueuses en vue de renforcer l’équipe de sa rédaction. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>De ce fait, IMEDIA entend recruter :<br>•&nbsp; &nbsp;2 Rédacteurs<br>•&nbsp; &nbsp;2 Rédactrices<br>•&nbsp; &nbsp;1 Community Manager</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Postuler avant le 28 Août</em></p>



<h6 class="wp-block-heading">En savoir plus et déposer une candidature, Cliquez sur le lien&nbsp; ci-dessous</h6>



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