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	<title>Environnement &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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	<title>Environnement &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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		<title>La pollution marine : un danger imminent ignoré en Haïti</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Miwatson St Jour]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Mar 2021 18:16:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Plastique]]></category>
		<category><![CDATA[Pollution]]></category>
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					<description><![CDATA[La mer, source de richesse intarissable, transformée fort souvent en un site de décharge à ciel ouvert,  projette aujourd&#8217;hui l&#8217;image d’un exutoire. Les littoraux quant à eux, pris d&#8217;assaut, regorgent de détritus. Coup de massue : fautes de toilettes, des gens des zones défavorisées de Port-au-Prince y viennent soulager leurs intestins de jour comme de nuit. Cette dure réalité semble être le cadet des soucis de l&#8217;Etat haïtien. Car jusqu&#8217;ici, aucune action concrète n&#8217;a été entreprise pour adresser le problème de la pollution marine en Haïti. Des canaux congestionnés, des cours d&#8217;eau insalubres, des égouts d&#8217;évacuation déversant leur contenu polluant dans...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La mer, source de richesse intarissable, transformée fort souvent en un site de décharge à ciel ouvert,  projette aujourd&rsquo;hui l&rsquo;image d’un exutoire. Les littoraux quant à eux, pris d&rsquo;assaut, regorgent de détritus. Coup de massue : fautes de toilettes, des gens des zones défavorisées de Port-au-Prince y viennent soulager leurs intestins de jour comme de nuit. Cette dure réalité semble être le cadet des soucis de l&rsquo;Etat haïtien. Car jusqu&rsquo;ici, aucune action concrète n&rsquo;a été entreprise pour adresser le problème de la pollution marine en Haïti. </strong></p>
<p>Des canaux congestionnés, des cours d&rsquo;eau insalubres, des égouts d&rsquo;évacuation déversant leur contenu polluant dans la mer. Résultats : l&rsquo;espace marin est jonché de déchets de toute sorte, notamment ceux en plastiques. Une situation qui s&#8217;empire qu’il pleut. En effet, la faune et la flore sont les premières victimes de cette catastrophe écologique qui n&rsquo;est pas non plus sans conséquence sur les activités piscicoles, le secteur du tourisme et la santé de la population.</p>
<p><strong>Le secteur de la pêche trépasse&#8230;</strong></p>
<p>La pêche en Haïti est artisanale. L’utilisation des outils rudimentaires par les pêcheurs constitue un véritable frein au développement du secteur. Qui pis est, le pays ne dispose d&rsquo;aucun parc marin. L&rsquo;activité halieutique est menée dans le plus grand désordre. D&rsquo;ailleurs, les chiffres disponibles font état de 2 milliards de dollars qu’Haïti perd en fruit de mer, tous les ans. Cela est dû aussi à la disparition des mangroves et à l&rsquo;extinction de certaines espèces marines, comme les crustacés&#8230;  Aujourd&rsquo;hui, les chalutiers récoltent beaucoup plus de fatras que de poissons quand ils jettent leurs filets dans la mer. Car selon une étude menée, seule l&rsquo;agglomération de Port-au-Prince produit en moyenne chaque année 600 000 tonnes de déchets solides qui s&rsquo;accumulent dans les rues, les caniveaux et les lits des rivières pour finir leur course dans la mer ( Holly 1999).</p>
<p><strong>Des études jetées aux oubliettes</strong></p>
<p>Très peu d&rsquo;études ont été réalisées sur la pollution marine en Haïti. Toutefois, les quelques-unes qui ont été abouties, utilisées à bon escient, pourraient faire bouger les lignes. À titre d&rsquo;exemple, le travail entrepris par L&rsquo;UNESCO en 1998 sur les côtes d&rsquo;Haïti consistant à évaluer les risques de pollution des ressources et prouvant la nécessité d&rsquo;une bonne gestion; Holly, ouvrage apparu en 1999 à l&rsquo;occasion de la commémoration du 250e anniversaire de la fondation de la ville de Port-au-Prince, met à nue les problèmes environnementaux de la région métropolitaine de la capitale, ainsi que l&rsquo;étude du ministère de l&rsquo;environnement (MDE) effectuée en la même année qui voulait élaborer des politiques visant à protéger l&rsquo;environnement ; y compris ce rapport du centre d&rsquo;études appliquées au milieu naturel des Antilles et de la Guyane( Bouchon, C 2000, 20 pages) faisant un diagnostic écologique des écosystèmes</p>
<p>et des ressources marines côtières du pays, notamment la région de Port-au-Prince; Murat, C(105 pages), est un travail d&rsquo;études et de recherches accompli une année après par l&rsquo;université des Antilles et de la Guyane sur l&rsquo;aménagement et la gestion du littoral de Port-au-Prince.</p>
<p>Enfin, la plus récente remonte à 2008, menée du 25 février au 6 mars. Celle-ci  visait à déterminer le niveau de la pollution de la mer au cours des cent dernières années et l&rsquo;état des différents écosystèmes relatifs. Laquelle étude était dirigée par un expert et biologiste cubain, Misael Diaz Asencio, de concert avec le MDE, du service maritime national, SEMANAH, de la faculté des sciences, FDS et du laboratoire Tamarinier. De toute vraisemblance, tous ces travaux d&rsquo;études sont enterrés dans le tiroir des oubliettes du MDE.</p>
<p><strong>Des lois et des conventions bafouées</strong></p>
<p>Bien que la constitution en vigueur en Haïti présente de sérieuses failles en ce qui concerne la protection de l&rsquo;espace aérien, du sol et surtout de l&rsquo;environnement marin, mais la loi de 1981 portant sur la gestion des déchets semble être lettre morte. Le décret cadre de 2005 imputant aux pollueurs la responsabilité de gérer leurs déchets, est de toute évidence ignoré. Ce ne sont pas les différentes conventions ratifiées par Haïti qui auront été respectées. Par exemple, la convention de Carthagène adoptée en Colombie en 1983, spécifiquement celle portée sur la pollution marine liée aux activités terrestres appelée en anglais Land Base Source(1999), signée par Haïti et quatorze autres pays de la région. Aussi, la convention de de Bâle interdisant les mouvements et les rejets transfrontaliers de déchets dangereux, également celle de CITES, régissant le commerce international des espèces de la faune et la flore sauvages menacées d&rsquo;extinction. Toutes piétinées.</p>
<p><strong>Quid les institutions ?</strong></p>
<p>Le Ministère de l&rsquo;Environnement, la plus haute institution publique chargée de la gestion de l&rsquo;environnement, créé selon la loi du 28 janvier 1995, est aux abonnés absents. Le SEMANAH de son côté pourrait être aussi mis sur le banc des accusés. Le laboratoire Tamarinier pour sa part, s&rsquo;éclipse. En bref, l&rsquo;Etat dans toutes ses composantes, vraisemblablement, s&rsquo;en fiche royalement de ce phénomène qu&rsquo;est la pollution marine qui prend une proportion alarmante en Haïti.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le styrofoam en Haïti : un tueur silencieux, banalisé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Luckson SAINT-VIL]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2020 19:30:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Styrofoam]]></category>
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					<description><![CDATA[Les sacs en plastique et les objets en polystyrène s&#8217;invitent depuis des lustres dans le quotidien de l’Haïtien et remplissent, davantage, les espaces. Ce, en dépit des mesures d’interdiction renouvelées à l‘encontre de l’utilisation de ces produits hautement toxiques. Leur impact sur l’équilibre écologique est fatal d&#8217;où l’urgence d’agir pour freiner cette pollution ambiante générée par l&#8217;utilisation du styrofoam, véritable tueur qui ne dit pas son nom. Ils sont partout sur les trottoirs, dans les égouts à ciel ouvert, dans les ravins et des canaux d&#8217;évacuation. Port-au-Prince, la capitale haïtienne, croule sous des montagnes d’assiettes, de gobelets ou autres objets...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Les sacs en plastique et les objets en polystyrène s&rsquo;invitent depuis des lustres dans le quotidien de l’Haïtien et remplissent, davantage, les espaces. Ce, en dépit des mesures d’interdiction renouvelées à l‘encontre de l’utilisation de ces produits hautement toxiques. Leur impact sur l’équilibre écologique est fatal d&rsquo;où l’urgence d’agir pour freiner cette pollution ambiante générée par l&rsquo;utilisation du styrofoam, véritable tueur qui ne dit pas son nom.</em></strong></p>
<p>Ils sont partout sur les trottoirs, dans les égouts à ciel ouvert, dans les ravins et des canaux d&rsquo;évacuation. Port-au-Prince, la capitale haïtienne, croule sous des montagnes d’assiettes, de gobelets ou autres objets en polystyrène. Le Bois-de-Chêne, ce canal qui traverse presque tout le centre-ville jusqu&rsquo;au bord de mer, offre, après chaque averse, un spectacle affreux, d&rsquo;une saleté extrême.</p>
<p>Plusieurs centaines de milliers de matériaux en styrofoam jetés çà et là dans les rues de Port-au-Prince et ses environs s’entremêlent dans un décor effroyable avant de finir, au gré de quelques gouttelettes de pluie, dans la mer quand ce n&rsquo;est pas sur les plages.</p>
<p><strong>Début de l’explosion du styrofoam en Haïti </strong></p>
<p>À en croire le coordonnateur de l’Initiative haïtienne pour l’Environnement et le Développement (INHED) M. Samuel Jean, l’utilisation spectaculaire et outrancière du styrofoam en Haïti remonte en 2010 après le séisme dévastateur ayant coûté la vie à plus de 100 000 personnes, selon les informations officielles y relatives. Cette catastrophe a bousillé le quotidien des Haïtiens.</p>
<p>« C’est à partir de ce moment que les gens préfèrent de se nourrir – plus facilement – en se payant un plat chaud, que de cuisiner sous des tentes exposées au plein soleil », a observé Samuel Jean indiquant qu’à cette même période « la République Dominicaine a devancé les États-Unis en ce qui concerne l’importation des produits en styrofoam ». Depuis, cette pratique gagne davantage l’espace haïtien surtout avec la dominante décapitalisation de la grande majorité qui se corrode quotidiennement par des « chen janbe » ou « anba dra » pour apaiser leur faim.</p>
<p><strong>Impact sur la biodiversité </strong></p>
<p>Utilisés de manière excessive par des gens qui, à ce jour, nient les conséquences, les matériaux en polystyrène ont des effets désastreux sur l’environnement: ils polluent les plages, les littoraux, et détruisent les habitats marins. Selon les estimations de « <a href="http://www.unesco.org/new/fr/natural-sciences/ioc-oceans/focus-areas/rio-20-ocean/blueprint-for-the-future-we-want/marine-pollution/facts-and-figures-on-marine-pollution/#:~:text=Les%20d%C3%A9chets%20plastiques%20causent%20la,5%20gyres%20dans%20notre%20oc%C3%A9an.">Unesco-Natural-Science</a> », les déchets plastiques causent la mort de plus d’un million d’oiseaux marins et de plus de 100 000 mammifères marins chaque année; une situation qui fait craindre le pire. D&rsquo;ailleurs, les responsables du Programme des Nations Unies pour l’environnement vont jusqu&rsquo;à parler d’un « futur Armageddon maritime » à défaut de mesure de redressement urgente.</p>
<p>La pollution de la surface maritime entraine des effets néfastes sur la santé. Le coordonnateur de l’INHED indique que les produits toxiques et cancérigènes ont fait une entrée fracassante dans notre chaîne alimentaire, si bien qu’en Haïti une grande partie de la population utilise des sachets en plastique au moment de la cuisson de leur nourriture. Également présent dans le milieu rural, le styrofoam a des impacts fatals sur l’agriculture en s’attaquant aux racines des plantes, indique Samuel Jean, qui travaille aussi pour le Mouvement écologiste haïtien (MEA).</p>
<p><strong>Des mesures d’interdiction sans effets </strong></p>
<p>Face à la menace du polystyrène – véritable fléau – les pays des Caraïbes sont appelés à prendre des mesures drastiques pour éradiquer l’usage. Des pays comme La Dominique, La Guyane, le Trinidad-et-Tobago, les îles Bahamas, entre autres, se montrent très actifs face à cette préoccupation.</p>
<p>En date du 9 aout 2012, paru un arrêté prohibant l’importation et/ou l’utilisation des objets en polystyrène (plateaux, barquettes, bouteilles, sachets, gobelets et assiettes). Après l’échec cuisant de cette interdiction, l’administration de Martelly-Lamothe était revenue à la charge avec un nouvel arrêté interdisant de produire, d’importer, de commercialiser et d’utiliser quelque forme que ce soit, des objets en polystyrène expansé à usage alimentaire unique, pouvait-on lire dans le journal officiel de la République d’Haïti, Le Moniteur du 10 juillet 2013. Malheureusement ces mesures restent lettre morte dans le tiroir des oubliettes. Les produits indexés sont utilisés dans presque toutes les institutions du pays. Quel paradoxe !</p>
<p>Fustigeant l’incapacité de l’État haïtien à freiner l’utilisation de plastique à usage unique, Samuel Jean estime que la lutte contre ce fléau doit s’inscrire dans le cadre d’une politique publique de la protection de l’environnement. « Une vaste campagne de sensibilisation en la matière doit faire partie des plans d’action de l’État haïtien », laisse-t-il entendre.</p>
<p>Si la Banque Interaméricaine de Développement (BID), par le financement des certaines entreprises, s’engage dans la lutte contre le styrofoam, aujourd’hui où en sommes-nous ? Qu’en est-il des résultats concrets ? La quantité, mais surtout l’augmentation du nombre d’animaux marins retrouvés trépassés sur des côtes et des plages ne devrait-elle pas nous interpeller ? Approximativement, plus de 8 millions de tonnes de plastiques sont déversées chaque année dans les océans. Ces derniers nécessitent au moins 500 ans pour être dégradés. Malheureusement !</p>
<p>Texte | Justin GILLES</p>
<p>Photo | Collectif Alternatiba Cité Soleil</p>
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