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	<title>IMEDIA AYITI</title>
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	<description>Plus loin que l&#039;actualité</description>
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	<title>IMEDIA AYITI</title>
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		<title>50 Nuances d’Idées : Parce que la vérité a plus d’une couleur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Evens Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Feb 2025 01:45:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[Attention ! Nuance ! Adieu aux analyses en noir et blanc, aux jugements tranchés comme un couteau mal aiguisé, et aux discours monolithiques, vulgaires qui sonnent creux. Ici, à  »50 Nuances d’Idées » nous préférons la palette large, les contrastes bien sentis, et surtout, cette manière de voir Haïti à travers un prisme kaléidoscopique où l’absurde côtoie le génie, où l’indignation flirte avec l’autodérision. La mission est simple : mettre en lumière ce que l’on refuse souvent de voir, dire ce que l’on pense tout bas, mais surtout… refuser la simplicité du manichéisme. Parce que la réalité haïtienne ne se limite...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Attention ! Nuance !</strong><br><br>Adieu aux analyses en noir et blanc, aux jugements tranchés comme un couteau mal aiguisé, et aux discours monolithiques, vulgaires qui sonnent creux. Ici, à <strong> »50 Nuances d’Idées »</strong> nous préférons la palette large, les contrastes bien sentis, et surtout, cette manière de voir Haïti à travers un prisme kaléidoscopique où l’absurde côtoie le génie, où l’indignation flirte avec l’autodérision.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>La mission est simple : mettre en lumière ce que l’on refuse souvent de voir, dire ce que l’on pense tout bas, mais surtout… refuser la simplicité du manichéisme. Parce que la réalité haïtienne ne se limite jamais à « bon » ou « mauvais », « coupable » ou « innocent », « clair » ou « obscur ». Entre les extrêmes se trouve un vaste territoire que l’on nomme  »la nuance », un espace où les vérités s’entrechoquent, où les évidences se fissurent et où le doute devient une force plutôt qu’une faiblesse.</strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Haïti est un spectacle permanent où l’improbable devient quotidien. Entre une administration publique qui fonctionne au ralenti, une politique qui s’écrit en théâtre improvisé, et une économie qui joue à cache-cache avec la logique, il y a de quoi philosopher, rire parfois et pleurer souvent, mais surtout et toujours en riant un peu plus quand même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ici, nous analysons avec un œil acéré et une langue bien pendue. Pas de langue de bois, mais une langue agile qui jongle entre ironie, pertinence et ce petit grain de folie qui transforme la chronique en un cocktail explosif.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un regard affûté, une plume décalée : le journaliste comme funambule</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Être journaliste, ce n’est pas seulement relayer l’information comme un simple haut-parleur public. C’est avant tout expliquer sans simplifier à outrance, critiquer sans détruire, dénoncer sans sombrer dans le nihilisme. Trop souvent, on tombe dans le piège du sensationnalisme ou de la polarisation : d’un côté, ceux qui hurlent aux scandales en permanence, de l’autre, ceux qui enjolivent la réalité à coups de discours illusoires. Et si on choisissait autre chose ? La Nuance !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin des dogmes et des certitudes figées, <strong> »50 Nuances d’Idées »</strong> se veut une chronique où le sarcasme côtoie la rigueur, où l’humour devient une arme pour éclairer l’absurde et où la complexité est célébrée plutôt que redoutée. Ici, nous jonglons avec les mots, en mettant en lumières les paradoxes d’Haïti. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Demandons-nous : comment un pays en crise permanente parvient-il toujours à produire plus d’humour que d’électricité ? Pourquoi les promesses électorales sont-elles une durée de vie plus courte qu’un billet de 1000 gourdes ?</strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le journaliste est un funambule. Il marche sur une corde tendue entre la critique et la responsabilité, entre l’engagement et la lucidité. Il ne s’agit pas de plaire ou de heurter, mais de mettre en perspective, de bousculer sans abîmer, de faire rire tout en éveillant. La nuance, c’est cet équilibre fragile où l’on refuse la paresse intellectuelle, où l’on interroge au lieu d’imposer, où l’on réfléchit avant d’asséner des vérités toutes faites. Comme dirait Spinoza : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=crt1WS-SAC8">« Ni rire, ni pleurer, ni haïr, mais comprendre ».</a></p>



<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="qme" dir="ltr">📍 <a href="https://t.co/itSkLsEyXv">pic.twitter.com/itSkLsEyXv</a></p>— LEBRUN Marc-Evens (@LebrunEvens) <a href="https://twitter.com/LebrunEvens/status/1520721628753182722?ref_src=twsrc%5Etfw">May 1, 2022</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comme dirait Baruch Spinoza : « Ni rire, ni pleurer, ni haïr, mais comprendre. »</strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un engagement pour une Haïti plus consciente</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où la parole est parfois confisquée, où la désinformation et les rumeurs se propagent plus vite qu’un tap-tap en descente, le rôle du journaliste devient crucial. Il doit être ce passeur d’idées, ce constructeur de débats, cet artisan de la réflexion collective. Parfois avec humour. Car, l’humour n’est pas qu’un outil de divertissement : c’est une manière de désamorcer les tensions, de révéler les absurdités, de rendre la vérité plus digeste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette chronique <strong> »50 Nuances d’Idées »</strong>, nous choisissons donc d’oser la nuance, de la doser. Parce que le monde est trop complexe pour être réduit à des stéréotypes, des idées reçues, encore moins des caricatures.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Parce que le journalisme est une responsabilité et pas seulement un métier. Parce que la vérité, quand elle est bien racontée, peut avoir plus d’impact qu’un long discours politique.</strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, accrochez-vous, chers lecteurs, chères lectrices, nous ne mâchons pas nos mots, mais nous les assaisonnons avec intelligence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous vous souhaitons la plus cordiale Bienvenue dans<strong>  »50 Nuances d’Idées »</strong>, où nous démontons, remontons, exposons et explosons les évidences, le tout avec une plume trempée dans la sauce piquante de la satire haïtienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ça va piquer, ça va faire rire, mais surtout… ça va faire réfléchir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://x.com/LebrunEvens">MEL.-</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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            	</item>
		<item>
		<title>Ale Wouj! Ale Nwa! : Le Combat de Coq, Un Héritage Vivant de la Culture Haïtienne</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2025/02/15/ale-wouj-ale-nwa-le-combat-de-coq-un-heritage-vivant-de-la-culture-haitienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Evens Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Feb 2025 04:35:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Combat de coq]]></category>
		<category><![CDATA[Culture haitienne]]></category>
		<category><![CDATA[Dezafi]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Imedia]]></category>
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					<description><![CDATA[Le combat de coq est profondément ancré dans la culture haïtienne. Alors que certaines îles des Caraïbes abandonnent progressivement cette tradition populaire au profit des jeux vidéo, en Haïti, elle continue de captiver les esprits, à la fois comme loisir et comme activité économique. S’il existe depuis deux siècles une tradition des jeux en Haïti, le combat de coq figure parmi les plus anciens. D’ailleurs, le célèbre roman créole de Frankétienne, publié en 1975 et intitulé DEZAFI, tire son nom du jargon du combat et en fait un témoignage au symbolisme extrêmement riche. Introduit aux Antilles par les Espagnols au...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le combat de coq est profondément ancré dans la culture haïtienne. Alors que certaines îles des Caraïbes abandonnent progressivement cette tradition populaire au profit des jeux vidéo, en Haïti, elle continue de captiver les esprits, à la fois comme loisir et comme activité économique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">S’il existe depuis deux siècles une tradition des jeux en Haïti, le combat de coq figure parmi les plus anciens. D’ailleurs, le célèbre roman créole de Frankétienne, publié en 1975 et intitulé <em><a href="https://www.etonnants-voyageurs.com/Dezafi.html">DEZAFI</a></em>, tire son nom du jargon du combat et en fait un témoignage au symbolisme extrêmement riche. Introduit aux Antilles par les Espagnols au XVIIᵉ siècle, tant comme oiseau de combat que comme volaille domestique, le coq demeure un héritage colonial doté d’une discipline qui lui est propre. Cette discipline consiste à opposer deux coqs spécialement préparés dans une arène appelée<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gallodrome"> <em>gallodrome</em></a>, un spectacle que l’on retrouve un peu partout dans la Caraïbe. Cependant, il ne porte pas le même nom dans les différentes îles : aux Antilles (Martinique, Guadeloupe, Porto Rico), on l’appelle <em><a href="https://www.antillesexception.com/destination-caraibe/vacances-martinique/blog-martinique/combats-coqs-martinique">Pitt</a></em>, à La Réunion, <em><a href="https://guide-reunion.fr/tourisme-loisirs/interet/curiosites/combats-de-coqs/">Rond</a></em>, et en République dominicaine, <em><a href="https://miderec.gob.do/miderec-autoriza-reanudacion-de-las-lidias-de-gallos/">Gallera</a></em>. En Haïti, on parle de <em>Gaguère</em>, un espace structuré réunissant un juge, des amateurs de coqs, des éleveurs et des spectateurs formant une véritable communauté où le coq suscite toujours de l’enthousiasme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« L’engouement pour cette discipline est tel qu’en 2011, plusieurs associations d’amateurs de coqs ont vu le jour, notamment l’Association Nationale des Gaguères (AGN) et l’Association des Éleveurs de Coqs de Combat (ASECOC) »</em>, explique Ronald Mercure, président de l’ASECOC, qui regroupe les amateurs de Pétion-Ville jusqu’au bas de Delmas. Il ajoute que <em>« des principes sont établis pour réglementer cette discipline, afin d’éviter les conflits et de contraindre les amateurs à respecter les normes établies. Selon la gravité d’une infraction commise, un amateur peut être radié du groupe en fonction des règlements en vigueur. Bien qu’il s’agisse d’un divertissement, il doit être encadré par l’ordre et la discipline »</em>, conclut-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les règles varient selon les régions, cette tradition populaire s’accompagne de nombreux éléments qui la transforment en un véritable marché, régi par ses propres lois, coutumes et enjeux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Préparer un coq : un traitement coûteux</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Entretenir un coq de combat est loin d’être une tâche aisée : sa prise en charge est très coûteuse. Si son achat peut atteindre 10 000 gourdes, son entretien exige un budget pouvant être trois fois plus élevé. Lesly Joseph, amateur de coqs et professionnel du droit au cabinet d’un avocat portant le même nom que l’animal, Me Edwin Coq, compare cet oiseau à un sportif de haut niveau. Il explique : </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« Un coq de combat, c’est comme le Brésilien Neymar : il peut coûter très cher. Son entretien est un investissement. Il faut l’entraîner quotidiennement, l’asperger d’eau et de citron en permanence, parfois d’alcool à 95°, lui administrer des médicaments et des vitamines sous la supervision d’un vétérinaire, et le réchauffer au soleil à des horaires précis »,</em></strong> </p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">tout cela dans l’espoir qu’il rapporte une belle somme à son propriétaire.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« Le régime alimentaire du coq ne se limite pas au maïs »</em>, poursuit Lesly. <em>« Il doit aussi être nourri de figues mûres et de pain. Lorsqu’il est grièvement blessé, il doit suivre un régime plus léger comprenant notamment de la viande de bœuf et du pain, ou encore une sorte de bouillie spéciale composée de maïs, de viande et de vitamines, telles que le B-complexe. »</em></strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Située à la rue Nord Alexis, au numéro 14, la gaguère de l’agronome Jerry propose des combats spectaculaires. Les préliminaires sont dirigés par l’arbitre Nélio Saint-Eloi. Après le pesage et le choix des combattants, chaque propriétaire asperge son coq avec sa propre salive pour le rafraîchir avant d’aiguiser ses éperons à l’aide d’un canif.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="598" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2025/02/iStock-536949893-1024x598.jpg" alt="" class="wp-image-7645 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2025/02/iStock-536949893-1024x598.jpg 1024w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2025/02/iStock-536949893-300x175.jpg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2025/02/iStock-536949893-768x448.jpg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2025/02/iStock-536949893.jpg 1280w" sizes="auto" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le pari est fixé à 3 000 gourdes, dont environ 3 % reviennent à l’arbitre, qui joue un rôle essentiel : il inspecte les gallinacés, donne le coup d’envoi, contrôle la durée du combat (qui ne doit pas dépasser 29 minutes) et désigne le vainqueur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’assistance, les spectateurs parient des sommes en fonction de la robustesse et de la combativité de l’animal. Pè Cius, un habitué, explique : « Parier sur un coq repose sur son poids, ses performances et parfois la réputation de son propriétaire. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La foule, essentiellement composée d’hommes, s’anime bruyamment en criant : « Ale wouj ! Ale nwa ! » – des encouragements pour leurs champions, entre verres d’alcool et bouffées de cigarettes. </em></strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le combat est impitoyable, et les gallinacés finissent souvent mutilés. Deux redoutables coqs borgnes s’affrontent dans un duel sanglant. <em>Le coq kalite</em> de Monsieur Johny l’emporte en crevant l’œil de son adversaire, le coq de Monsieur Bernard, l’aveuglant totalement avant de l’assaillir à coups de bec et d’éperons. Selon la coutume, le corps du vaincu revient au propriétaire du vainqueur, selon une pratique appelée <em>ploum</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un symbole de bravoure</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le coq, cet animal familier qui annonce l’aube, ne sert pas seulement d’horloge traditionnelle : il symbolise aussi la bravoure. « Dans les gaguères, le coq incarne l’intelligence et le courage. Il ne recule jamais devant un combat à mort. Guerrier intrépide, il reste énergique en toutes circonstances », s’exclame un amateur connu sous le nom de Pip-Pip.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« Lorsqu’un amateur gagne un combat, il ne remporte pas seulement l’argent du pari : il gagne aussi en fierté et en prestige parmi ses pairs, ce qui renforce sa réputation dans le milieu », </em></strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">ajoute Lesly.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un loisir qui tisse des liens sociaux</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Espace de loisir incontournable dans la culture haïtienne, la gaguère joue un rôle social majeur. Selon Lesly, elle contribue à renforcer les relations entre différentes classes sociales : « Dans une gaguère, il n’y a pas de distinction sociale. Chômeurs, professionnels, intellectuels et paysans se côtoient pour admirer le spectacle. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, une grande solidarité existe entre les amateurs de coqs. « Lorsque l’un des membres de l’association est en difficulté, tous se mobilisent pour l’aider. C’est cet esprit de fraternité qui me retient le plus dans ce milieu », souligne Lesly.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un business lucratif</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le combat de coq ne relève pas uniquement du divertissement : il constitue aussi une économie à part entière. Ce marché génère des emplois et stimule les revenus des petits commerçants. « Comme un stade de football, une gaguère emploie des agents d’entretien, un agent de sécurité chargé aussi de collecter les frais d’admission, ainsi qu’un bistrot et une petite boutique », explique Lesly.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En janvier, mois des <em>DEZAFI</em> (tournoi regroupant diverses associations et amateurs de coqs), les paris explosent. Dans des gaguères réputées comme celle de Matéus, sur la route de Frères, les mises de base avoisinent les 50 000 gourdes. Certains paris, impliquant de grands joueurs, atteignent 500 000, voire 750 000 gourdes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la fois ancrée dans le passé et omniprésente dans le présent, cette tradition populaire continue d’imprégner la culture haïtienne, mêlant histoire, littérature et économie au sein d’un univers où la passion du jeu demeure intacte.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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            	</item>
		<item>
		<title>Bayakou en Haïti : un métier invisible face à un défi écologique majeur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Evens Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Feb 2025 03:39:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Bayakou]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Imedia]]></category>
		<category><![CDATA[latrine]]></category>
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					<description><![CDATA[À cause du déversement des matières fécales dans le milieu urbain après la vidange des latrines, les risques environnementaux encourus par la population haïtienne se multiplient à travers le pays. Malgré la mise en garde des autorités étatiques et la sensibilisation de certaines ONG, les pratiques rudimentaires de la vidange restent les mêmes. 74 % des Haïtiens n’ont pas accès à une latrine, selon un rapport du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) datant de 2013. Les défécations se font à ciel ouvert, en pleine rue, dans des sachets en plastique, des assiettes en foam, etc. En septembre 2023,...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À cause du déversement des matières fécales dans le milieu urbain après la vidange des latrines, les risques environnementaux encourus par la population haïtienne se multiplient à travers le pays. Malgré la mise en garde des autorités étatiques et la sensibilisation de certaines ONG, les pratiques rudimentaires de la vidange restent les mêmes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">74 % des Haïtiens n’ont pas accès à une latrine, selon un <a href="https://www.undp.org/sites/g/files/zskgke326/files/migration/ht/UNDP-HT-HaitiRapportOMD2013_20140611.pdf">rapport du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD)</a> datant de 2013. Les défécations se font à ciel ouvert, en pleine rue, dans des sachets en plastique, des assiettes en foam, etc.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En septembre 2023, seulement 39 % de la population haïtienne dispose d’installations sanitaires de base, tandis que 55 % ont accès à une source d’eau potable de base. Dans les zones rurales, plus de 30 % des habitants pratiquent encore la défécation à l’air libre, faute d’infrastructures adéquates selon une note de plaidoyer publiée par l’UNICEF.</em></strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">La gestion des matières fécales est un sujet tabou qui nécessite de grandes innovations pour un environnement sain et vivable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Évoluant en marge de la société à cause de sa profession de vidangeur, André Pierre, un septuagénaire, exerce ce métier discriminé depuis presque 52 ans, le plus souvent avec dédain. Membre de l’Organisation des Vidangeurs d’Haïti (OVIDHA), dirigée par Mauricette Jean Bidet, le nettoyage des latrines reste, depuis plusieurs décennies, son unique gagne-pain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour une personne ayant une âme sensible, être sur un tel chantier provoque la nausée et des haut-le-cœur à chaque minute.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Les soirées débutent généralement entre 10 h et 10 h 30 P.M »</em>, raconte Pierre. L’heure est fixée en fonction du volume de travail à effectuer. 10 heures ! L’obscurité devient épaisse, l’équipe est déjà sur les lieux. Accompagné de deux adjoints, Dieusibon et Décimé, Pierre donne le signal de mise en place des dispositifs : kabwèt, assiettes, sacs, cordes, sachets, bougies et un gallon d’huile d’acacia. Ce sont ces matériels rudimentaires qui composent l’ensemble des équipements du trio pour assurer le nettoyage. Bougie en main, l’état des lieux est fait, des gestes rituels sont effectués, l’opération doit commencer. « <em>Maintenant, c’est l’heure de mettre la main à la pâte</em> », dit-il. Pas n’importe laquelle, si l’on regarde ! Une bouillie d’excréments, avec une armée de cafards et de vermisseaux blancs qui grouillent ici et là, une masse indescriptible, dont l’odeur asphyxiante peut bloquer l’appareil respiratoire. Un tableau répugnant qui pourrait faire croire que seul un être déshumanisé peut être Bayakou, et pourtant !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Décimé, étant le plus jeune et le plus robuste, est le « majò tou ». C’est à lui de descendre dans la fosse ignominieuse. Le visage crispé, il arque ses jambes, retire son pantalon kaki ainsi que son caleçon et descend dans le tombeau d’excréments, tout en ayant une corde attachée à sa ceinture. Avec une assiette en aluminium, il remplit le sac qu’on lui a tendu d’excréments, la main badigeonnée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au premier sac rempli, Dieusibon le remonte vers le haut, le secoue deux à trois fois afin de le compresser pour accumuler plus de matière. Après compression, il noue l’ouverture avec une corde. De son côté, Pierre respire à fond, pousse un soupir et embarque la lourde charge. Sa main gauche tient l’ouverture du sac, sa main droite le soutient en dessous et il va le déposer sur la kabwèt. Une tâche pénible, tant par la densité que par l’odeur du fardeau. Un véritable travail d’équipe où chacun doit jouer sa partition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce père de famille est à son premier travail de 40 000 gourdes pour l’équipe. Il espère en obtenir au moins deux autres de la même ampleur durant la semaine, ce qui lui permettrait de gagner 30 000 gourdes, soit l’équivalent de 227 dollars américains. En effet, sur les 40 000 gourdes, chaque membre de l’équipe reçoit 10 000 gourdes, et il faut également acheter de l’huile d’acacia (dont le gallon coûte déjà 750 gourdes), des bougies, des sacs, de l’eau et du savon pour se laver.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À la fin de l’opération, près d’une douzaine de sacs sont remplis. Ces « apôtres de la défécation » évacuent la cargaison d’excréments, franchissent l’avenue Lamartinière  où ils déversent leur chargement dans le ravin ‘’bois de chêne’’.</em></strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui expose la population haïtienne à un grave danger sanitaire. Interrogée sur le lieu de déversement, l’équipe s’excuse de ne pas avoir d’autres alternatives. Faute d’équipements et de moyens de transport, de centre de transformations d’excréments, les sacs de matières fécales sont vidés dans les cours d’eaux, les égouts, les embouchures, ou en pleine rue quand les vidangeurs se font attraper par la lueur du jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que des initiatives internationales offrent des perspectives prometteuses pour améliorer la gestion des déchets humains en Haïti en améliorant la santé publique et la protection de l’environnement en Haïti.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Avec un gain payé à hauteur de 2,5 millions de gourdes IZiparyaj fait un nouveau millionnaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 May 2023 00:52:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Annonce / Petite annonce]]></category>
		<category><![CDATA[People]]></category>
		<category><![CDATA[2.5 millions]]></category>
		<category><![CDATA[Gourdes]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[IZiparyaj]]></category>
		<category><![CDATA[Pari]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans une tournure incroyable des événements, Jean Emile Joseph*, un jeune homme de Mirebalais, dans le département du Centre, est devenu le dernier millionnaire du pays après avoir remporté la somme époustouflante de 2,5 millions de gourdes au jeu de pari sportif « Lucky Six » à IZiparyaj, l’une des maisons de jeux les plus crédibles du pays. Le jour béni du destin de Jean Emile Joseph*, qui joue assidûment depuis plusieurs années, est enfin arrivé. Ce jour de chance, non seulement a transformé sa propre vie, mais aussi celle de sa famille. Avec cette somme exorbitante, l’heureux gagnant a décidé de...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans une tournure incroyable des événements, Jean Emile Joseph*, un jeune homme de Mirebalais, dans le département du Centre, est devenu le dernier millionnaire du pays après avoir remporté la somme époustouflante de 2,5 millions de gourdes au jeu de pari sportif « Lucky Six » à IZiparyaj, l’une des maisons de jeux les plus crédibles du pays.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jour béni du destin de Jean Emile Joseph*, qui joue assidûment depuis plusieurs années, est enfin arrivé. Ce jour de chance, non seulement a transformé sa propre vie, mais aussi celle de sa famille. Avec cette somme exorbitante, l’heureux gagnant a décidé de réaliser son rêve d’entrepreneur et d’ouvrir sa propre petite et moyenne entreprise (PME). Cette victoire spectaculaire est un exemple frappant de la façon dont les jeux de paris peuvent changer la vie des individus en les propulsant de la pauvreté à la richesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Luckey Six », le jeu de pari sportif auquel Jean Emile Joseph* a participé, est devenu une véritable sensation parmi les amateurs de jeux de hasard en Haïti. Il s’agit d’un jeu innovant qui permet aux parieurs de prédire les résultats de six événements sportifs différents. Ces événements peuvent inclure des matchs de football, de basket-ball, de tennis, ou même des courses de chevaux. La combinaison gagnante est déterminée par les résultats de tous les événements sélectionnés, et si le parieur parvient à prédire correctement tous les résultats, il remporte le jackpot.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>Les jeux de paris, tels que ‘Luckey Six’, offrent aux individus la possibilité de transformer leur vie en un instant. Ils donnent à chacun la chance de rêver grand et de réaliser des objectifs financiers qui semblaient auparavant inaccessibles. La victoire de Jean Emile Joseph * est une preuve éclatante que, malgré les circonstances économiques difficiles, les opportunités peuvent se présenter de manière inattendue et apporter des changements radicaux.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">La maison de jeux <a href="https://www.iziparyaj.com/">IZiparyaj,</a> où Monsieur Joseph* a remporté son prix mirobolant, a gagné en crédibilité et attire de plus en plus l’attention grâce à cette victoire retentissante. Iziparyaj est réputé pour sa transparence, son intégrité et son engagement envers ses joueurs. En remettant le chèque de 2,5 millions de gourdes à Jean Emile Joseph* à temps, ils ont renforcé leur réputation de maison de jeux fiable et responsable.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>L’histoire de Jean Emile est un rappel éclatant que le rêve de la richesse peut devenir réalité pour ceux qui osent prendre des risques calculés et faire confiance à leur instinct. Cela souligne également l’importance d’offrir des opportunités équitables à tous les individus, indépendamment de leur origine socio-économique.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Les jeux de paris tels que ‘Luckey Six’ permettent aux gens de transcender les limites imposées par la pauvreté et de se forger un avenir prospère.</p>



<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="ht" dir="ltr">🔥🔥Gwo Lo Lucky Six🔥🔥<br><br> 💵Nouvo milyonè IzI💵<br><br>Amatè ki chwazi fè eksperyans yo nan iziparyaj toujou sòti gayan, sòti kontan e genyen menm ki rive sòti milyonè 🔥🔥<br><br>Vin miltiplye lajan w nan iziparyaj ki pi prè w la, ou se petèt lòt milyonè jounen an 🔥<br><br>Ak yon Ti kras kòb… <a href="https://t.co/FjMXnyT4aV">pic.twitter.com/FjMXnyT4aV</a></p>— Izi Paryaj (@iziparyaj) <a href="https://twitter.com/iziparyaj/status/1662225869211877382?ref_src=twsrc%5Etfw">May 26, 2023</a></blockquote> <script async="" src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>



<p class="wp-block-paragraph">La victoire de Jean Emile* est une source d’inspiration pour de nombreux Haïtiens qui cherchent à améliorer leur situation économique. Elle témoigne de la possibilité d’une ascension sociale rapide et de la réalisation de ses rêves les plus audacieux. C’est une histoire de détermination, de courage et de foi en ses propres capacités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En remportant le jackpot de 2,5 millions de gourdes, Jean Emile* ouvre une nouvelle ère pour lui-même et sa famille. Grâce à cette somme, il a l’intention de créer sa propre PME, qui deviendra un moteur de croissance économique dans sa communauté. Cette entreprise offrira des emplois locaux, stimulera l’économie et créera des opportunités pour d’autres entrepreneurs aspirants.</p>



<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="ht" dir="ltr">🚨Sèvis depo ak retrè ak mon cash iziparyaj la disponib 🚨<br><br>Ann gade ansanm Kijan ou kapab fè retrè lè w jwe Epi genyen sou platfòm an liy lan 🔥🔥 <a href="https://t.co/L8o7yPUrjV">pic.twitter.com/L8o7yPUrjV</a></p>— Izi Paryaj (@iziparyaj) <a href="https://twitter.com/iziparyaj/status/1640447843356778497?ref_src=twsrc%5Etfw">March 27, 2023</a></blockquote> <script async="" src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>



<p class="wp-block-paragraph">Les jeux de paris, lorsqu’ils sont pratiqués de manière responsable, peuvent être une voie vers l’autonomie financière. Ils offrent une chance égale à tous, peu importe leur niveau d’éducation, leur expérience professionnelle ou leur statut social. Les parieurs ont l’opportunité de mettre à profit leurs connaissances sportives et leur intuition pour tenter leur chance et réaliser des gains significatifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, un responsable de IZiparyaj qui a intervenu sur la prouesse de Jean Emile Joseph dit veut rappler aux jouers que :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>Les jeux de paris doivent être pratiqués de manière responsable et modérée. Ils ne doivent jamais être considérés comme une solution miracle pour sortir de la pauvreté, mais plutôt comme une opportunité de divertissement et de potentiel gain financier. Il est essentiel de fixer des limites, de jouer avec un budget prédéterminé et de se rappeler que la chance peut être changeante.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">La victoire de Jean Emile à ‘Luckey Six’ est une histoire qui fait rêver et qui prouve que les jeux de paris peuvent offrir des opportunités incroyables. C’est une lueur d’espoir pour ceux qui luttent pour sortir de la pauvreté et qui cherchent à améliorer leur vie. <a href="https://www.iziparyaj.com/prematch">La maison de jeux Iziparyaj, </a>grâce à son engagement envers l’intégrité et la transparence, devient un lieu de confiance où les joueurs peuvent tenter leur chance en toute sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean Emile* se prépare à entreprendre une nouvelle aventure entrepreneuriale, sa victoire retentissante rappelle à tous que la chance peut sourire à ceux qui osent rêver grand et prendre des risques calculés. Il incarne l’esprit de persévérance et de détermination qui peut mener à des résultats extraordinaires.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="602" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/05/Capture-decran-2023-05-29-204955-1024x602.jpg" alt="" class="wp-image-7598 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/05/Capture-decran-2023-05-29-204955-1024x602.jpg 1024w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/05/Capture-decran-2023-05-29-204955-300x176.jpg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/05/Capture-decran-2023-05-29-204955-768x451.jpg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/05/Capture-decran-2023-05-29-204955.jpg 1057w" sizes="auto" /><figcaption>Illustration de IZiparyaj</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la renommée d’Iziparyaj continue de grandir, de plus en plus de personnes trouveront l’espoir et la motivation pour tenter leur chance et poursuivre leurs aspirations les plus audacieuses.<br><br><strong><em>Jean Emile Joseph* : Nom d’emprunt pour protéger l’identité du gagnant </em></strong></p>
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		<title>Bwa kale, la double interrogation!</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2023/05/03/bwa-kale-la-double-interrogation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Lionel Edouard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 May 2023 15:52:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La plume]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Bwa Kale]]></category>
		<category><![CDATA[Genocide]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Justice populaire]]></category>
		<category><![CDATA[La Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Lynchage]]></category>
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					<description><![CDATA[Les temps sont durs. La mort est là. Omniprésente même. Cette hantise qui, pendant longtemps, tétanisait la population ( les rues sont vidées en plein jour), semble se transformer en carburant pour alimenter les moteurs de cette révolte « populaire » tant attendue : Bwa kale. Il paraît excessif de dire populaire, mais ce mouvement à défaut de l’être s’inscrit dans la lignée des revendications et des exaltations des discours populaires et ou majoritaires qui trouvent écho positifs dans les espaces publics, également dans les espaces privés. L’appropriation qui est faite au sein de notre société en dit long. Mais...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Les temps sont durs. La mort est là. Omniprésente même. Cette hantise qui, pendant longtemps, tétanisait la population ( les rues sont vidées en plein jour), semble se transformer en carburant pour alimenter les moteurs de cette révolte « populaire » tant attendue : Bwa kale. Il paraît excessif de dire populaire, mais ce mouvement à défaut de l’être s’inscrit dans la lignée des revendications et des exaltations des discours populaires et ou majoritaires qui trouvent écho positifs dans les espaces publics, également dans les espaces privés. L’appropriation qui est faite au sein de notre société en dit long.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais « Bwa Kale » ne fédère pas tout le monde. Certains y voient un mouvement qui, par sa violence, peut déchirer un peu plus le tissu social déjà très abimé, alors que d’autres, se référant à la puissance de feu des gangs, y voient dans leur projection, une possibilité accrue de déboucher sur un massacre. Est-ce donc la bonne solution? Et pourquoi ne serait-elle pas la solution, vu que depuis quelques années des gens meurent ou se font enlever et torturer sous le regard complice de l’État?</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’aucuns s’inquiètent des proportions que prennent ce besoin de vengeance face aux méfaits des gangs armés ces dernières années qui, pourtant, ont laissé perplexe les équipes gouvernantes. Face à l’abandon calculé de la population, perdue au milieu de cette spirale chaotique fabriquée par des élites politiques avides de pouvoir et des élites économiques toujours en quête de nouveaux monopoles, Bwa Kale s’impose comme une réponse cinglante et sanglante pour pallier l’absence de l’État, ou mieux, face aux complots ourdis par celui-ci, dont la sécurité de sa population devait constituer un devoir indépassable.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>Un peuple seul, appauvri, violenté, les méfaits de la violence exercée contre lui sont nombreux. Trop longtemps il aura subi de plein fouet les assauts des forces obscures. Mais quand l’Etat s’allie à l’anti-Etat contre sa population, n’a-t-elle pas le droit de se défendre ? Face à la violence instrumentalisée et institutionnalisée sous toutes ses formes (symbolique ou physique) la population doit-elle s’efforcer d’éviter les excès alors qu’elle a subi tous les excès tant de la part des gouvernants que de la part des bandits instrumentalisés qui sont aujourd’hui sous les feux des bwakaleyens ?</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">L’argument majeur des anti-Bwa Kale, s’inscrit dans la lignée des défenseurs de droits humains qui, dans une fenêtre occidentale, dénoncent la justice populaire avec, comme pseudo-argument, le caractère sacré de la vie. Mais, n’est-il pas nécessaire de souligner que la vie des victimes des gangs, de l’État et des élites corrompues, est tout aussi sacrée et que comme à la guerre il est nécessaire de sacrifier des vies pour en protéger d’autres ? D’ailleurs, s’il est vrai que la République d’Haïti à travers sa Constitution consacre les droits libéraux issus de la révolution de 1789, il faut aussi rappeler que ces droits ont été imposés au roi de France par la violence populaire. La fameuse guillotine a coupé de nombreuses têtes pour imposer ces fameux droits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’absurdité de la démarche des anti-bwa kale réside dans le fait d’espérer qu’une foule colérique, en chasse, développe instamment une conscience axée sur des droits de l’homme dont elle-même a été privée pendant si longtemps? Pas sûr ! La haine du bourreau reste un devoir pour les opprimés. Et la restera tant que les inégalités continueront. Les violences pourraient même s’intensifier et toucher d’autres groupes sociaux mieux lotis dans la hiérarchie sociale. Le grand drame avec cette violence populaire c’est qu’elle ne s’est pas encore fixé ses interdits. En effet, tout mouvement social fabrique ses interdits, parce qu’après nous allons devoir réorganiser la société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qu’il faut retenir de ses fâcheux événements, c’est que la violence «populaire » qui sévit actuellement en plus d’être une réponse à l’absence de l’État, est un épiphénomène de la crise qui mine Haïti depuis 1804 et qui, pour des raisons économiques, n’a jamais été résolue. Sa spontanéité n’aura pas permis jusque-là de fixer les limites, ni de minimiser les dommages collatéraux ou d’éviter toute tentative d’instrumentalisation ou de récupération par des politiques et des économiques malsains.</p>



<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="ht" dir="ltr">W ap rete nan memwa nou.<br>Paj listwa sa p ap ekri sa wou. Fanm vanyan !<br>Pandan m ap ekri la tout kò fè chè de poul.<a href="https://twitter.com/hashtag/BwaKale?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw">#BwaKale</a> <a href="https://t.co/ee4bLlts4K">pic.twitter.com/ee4bLlts4K</a></p>— 🇭🇹BWA KALE 2.0💪: ALIMÈT GAZOLIN MANCHÈT (@MichelFlorence7) <a href="https://twitter.com/MichelFlorence7/status/1652103760909312002?ref_src=twsrc%5Etfw">April 29, 2023</a></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, contrairement à certains penseurs qui assimilent cette situation de violence chronique et débridée à l’anarchie, il faut souligner que nous en sommes loin. Très loin même. Les raisons sont multiples. La plus simple et la plus fondamentale est que l’État, s’il est vrai est absent auprès des pauvres, des masses agonisantes, est là, pour défendre les intérêts des puissants et des politiques qui l’ont façonné. La crise du dollar et la crise de carburant en sont de vibrants témoignages. Leurs fomenteurs malgré leurs nombreuses exactions, n’ont subi jusqu’ici aucun assaut des bwakaleyens. De plus, personne ne s’attaque à cet État ou à son Administration bien que ceux-ci, évidemment sont construits contre la population.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>En faisant une analyse généalogique de la crise haïtienne depuis 1804, il est facile de constater, comme le souligne Michel Rolph Trouillot que les mouvements violents et les régimes autoritaires qu’a connus le pays en sont des expressions symptomatiques. Donc, ce n’est pas le problème fondamental, certes il faut soigner les symptômes, mais il ne faut pas croire qu’après les avoir évacués, que tout est résolu. C’était ce qui s’était passé avec les mouvements populaires de 1986 et de 2004.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le gros danger qui nous guette serait donc que Bwa Kale couvre sous un voile d’ignorance les problèmes réels auquel la population doit s’attaquer. La matrice des crises contemporaines réside dans l’histoire et cette impossibilité de nous mettre ensemble pour construire l’avenir. Le mépris du peuple par ceux qui interviennent en son nom, est une source de tension historique qui a conduit de nombreuses nations au bord du précipice. Dans notre cas, nous sommes arrivés à un carrefour ou rien ne peut changer sans violence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, l’absence d’une politique mémorielle pour transmettre aux générations actuelles les valeurs du passé et les interdits que la nation s’était fixée est préjudiciable. Jean Clément Martin souligne à ce propos que « L’historien ne peut pas oublier que les assassins (les mots ont un sens et il faut le garder) ont été mis au ban de la société et qu’ils n’ont dû leur impunité temporaire, qu’à leur rôle dans les institutions qu’ils ont contrôlées […] Il ne peut être dupe des analyses pseudo politiques transmuant des actes de droit commun en justice populaire… » Bwa Kale ne peut donc être une solution définitive au problème haïtien, sous peine de récupération, bien qu’il constitue un élément de dissuasion important à l’heure du règne de l’anti-État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que Bwa Kale vient de débuter il faut déjà s’évertuer à penser l’après. En conclusion, je dirai que faire l’histoire de la démocratie revient également à faire l’histoire des violences qui l’ont engendrée. La démocratie ne s’installe pas d’elle-même, elle est une rupture avec un ordre. Pour arriver à un État de droit comme le suggère les anti-bwakaleyens et protéger les libertés individuelles il est nécessaire de revoir l’architecture sociale et d’œuvrer pour plus de justice sociale. Car il est beau de parler d’opprimés mal orientés pour défendre des positions politiques, mais il est tout aussi criminel de ne jamais s’attaquer à ceux qui les orientent alors que le pays agonise.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lyonel Edouard</strong></p>
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