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	<title>Une &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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	<description>Plus loin que l&#039;actualité</description>
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	<title>Une &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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		<title>Au Festival International de la Mode en Afrique : Macdieunette Brutus fait la fierté d&#8217;Haïti</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Wyddiane Prophète]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Dec 2021 06:53:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[Du 1er au 5 décembre 2021, Macdieunette Brutus, la créatrice haïtienne de la marque de mode Clegg a représenté Haïti au FIMA, le Festival International de la Mode en Afrique qui réunit des créateurs africains, des représentants du monde des arts et des journalistes du monde entier, en vue de présenter et de valoriser l’inspiration ainsi que la créativité de l’Afrique au travers de l’univers de la mode. En direct du Niger, la jeune femme a accepté de répondre à nos questions. Fondé par le créateur de mode nigérien, nommé artiste pour la paix par l’UNESCO, Alphadi, le FIMA, depuis...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Du 1er au 5 décembre 2021, Macdieunette Brutus, la créatrice haïtienne de la marque de mode Clegg a représenté Haïti au FIMA, le Festival International de la Mode en Afrique qui réunit des créateurs africains, des représentants du monde des arts et des journalistes du monde entier, en vue de présenter et de valoriser l’inspiration ainsi que la créativité de l’Afrique au travers de l’univers de la mode. En direct du Niger, la jeune femme a accepté de répondre à nos questions.</strong></p>
<p>Fondé par le créateur de mode nigérien, nommé artiste pour la paix par l’UNESCO, Alphadi, le FIMA, depuis 23 ans, contribue au développement culturel et économique de l’Afrique. Et cette année, depuis le Niamey, capitale du Niger, la PDG de Clegg, dans des tenues signées Maison Yalick (une marque de vêtements haut de gamme africaine évoluant à Paris) a défilé et rencontré des personnalités importantes du monde de la mode africaine sous les couleurs du drapeau national. Elle se confie à IMEDIA.</p>
<p><strong>Vous avez représenté, aujourd’hui, Haïti au FIMA (Festival International de la mode en Afrique) pourquoi FIMA ? Quel a été votre rôle dans ce festival ?</strong></p>
<p>L’Afrique étant le berceau de l’humanité, mais aussi la terre-mère de mon pays parce qu’Haïti est bien l&rsquo;Afrique des Caraïbes ou la négritude s’est mise debout pour la première fois. Participer à ce festival a été une manifestation de notre reconnaissance, mais aussi de notre fraternité envers ce continent.</p>
<p>Je suis la coordinatrice d’Haïti auprès du FIMA. Mon rôle ici, a été, non seulement de faire la fierté de mon Pays, mais aussi de contribuer, avec les autres membres du staff du FIMA, au bon déroulement de ce grand événement afin de donner l’opportunité aux Haïtiens, à l’avenir, d’exprimer leurs créativités aux yeux du monde.</p>
<p>Cette année, une délégation d&rsquo;Haïti incluant des officiels, aurait dû m’accompagner, mais malheureusement, cela n’a pas abouti. Mais l’année prochaine, je ferai de mon mieux afin qu&rsquo;Haïti puisse participer avec toute une délégation composée d’officiels, d&rsquo;artistes, de journalistes, de créateurs… Afin de partager la riche culture de la terre de nos ancêtres avec le monde entier.</p>
<p><strong>Que représente le FIMA pour vous ?</strong></p>
<p>Pour moi, le FIMA représente cette opportunité que possède, surtout les créateurs noirs, de montrer au monde entier que l’Afrique est aujourd’hui debout avec une culture bien vivante et inspirante.</p>
<p>C’est une occasion que possède également aujourd’hui le Niger de valoriser le travail de nos créateurs noirs talentueux au-delà de leurs limites et de leurs imaginations et de participer au développement du continent africain en échangeant sa culture, ses valeurs et sa créativité avec le monde. Ce festival est en train de nous faire vivre le rêve d’une Afrique forte et créative. Grâce à lui, beaucoup d’étrangers visitent le Niger, des entrepreneurs investissent dans le pays.</p>
<p><strong>Comment avez-vous préparé votre participation ?</strong></p>
<p>Tout ce que je fais, je le fais avec un objectif précis et ma participation au FIMA devait être très symbolique et représentative. Je me suis donc préparée à refléter à travers mon image, une Haïti forte, belle, gaie, créative, vivante, élégante. J’ai donc été habillée par la Maison Yalick qui évolue à Paris et crée des pièces haut de gamme africaines. Durant ce festival, j’ai fait sensation dans mes tenues en créant de l’émotion chez les Nigériens et tous les autres pays qui y ont participé.</p>
<p>L’image parle toujours en premier de soi, alors, Haïti restera à coup sûr, dans leurs mémoires à travers moi. Ils se souviendront d’une Haïtienne forte, belle, positive, soigneuse, élégante… C’est ce message que je voulais véhiculer d’Haïti et on peut dire que j’ai gagné le pari.</p>
<figure id="attachment_6323" aria-describedby="caption-attachment-6323" style="width: 1920px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-6323 size-full lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/MD-Photo-2-scaled.jpg" alt="" width="1920" height="2560" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/MD-Photo-2-scaled.jpg 1920w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/MD-Photo-2-225x300.jpg 225w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/MD-Photo-2-768x1024.jpg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/MD-Photo-2-1152x1536.jpg 1152w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/MD-Photo-2-1536x2048.jpg 1536w" sizes="auto" /><figcaption id="caption-attachment-6323" class="wp-caption-text">Macdieunette Brutus lors du Festival International de la Mode en Afrique</figcaption></figure>
<p><strong>Qu’avez-vous apporté au nom d’Haïti, mais aussi comme étant créatrice et désigner de mode ?</strong></p>
<p>Cette année, comme créatrice et designer, j’ai apporté des cadeaux de ma collection de lunettes de soleil Clegg pour les gagnants du concours Top Model et les gagnants de jeunes créateurs du FIMA. Cependant, l’année prochaine, je souhaiterais participer avec ma collection. De plus, à mes côtés, il y a eu un autre grand créateur Haïtien évoluant à Paris, Zacometi, qui a participé au FIMA comme créateur invité et Président du Jury du concours jeunes créateurs FIMA et Top Model FIMA.</p>
<p>Et je souhaiterais que l’année prochaine d’autres haïtiens puissent participer afin d’apporter leur part de créativité au FIMA. Il faut qu’Haïti apprenne à grandir et à produire pour donner.</p>
<p><strong>Avez-vous reçu du support de la part du gouvernement haïtien ou de la société civile haïtienne ?</strong></p>
<p>Plusieurs présidents, ministres, ambassadeurs ont fait le déplacement afin de venir participer à ce festival pour soutenir la culture de leurs pays, sauf pour Haïti. Malheureusement, je n’ai pas reçu le support escompté par le gouvernement ou de la société civile de mon pays.</p>
<p>Mais, je tiens notamment à préciser, cependant, avoir reçu l’accompagnement du consulat général d’Haïti à Paris à travers le consul et chef de poste Monsieur Étienne Richardson. C’est quelqu’un qui croit en la jeunesse et qui soutient les talents en vue d’un avenir meilleur &#8230;</p>
<p>Nous sommes le reflet de ce que nous voulons transmettre à notre peuple et le soutien du gouvernement est toujours essentiel quand on se déplace pour représenter un pays, mais si on ne le trouve pas, il faut quand même avancer et faire ce qu’on peut avec ce qu’on a et c’est que j’ai fait.</p>
<blockquote><p><strong>On n’a pas forcément besoin d’un soutien d&rsquo;un gouvernement pour valoriser son pays convenablement, c’est un devoir de citoyen.</strong></p></blockquote>
<figure id="attachment_6324" aria-describedby="caption-attachment-6324" style="width: 2560px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="wp-image-6324 size-full lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/MD-3-scaled.jpg" alt="" width="2560" height="1920" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/MD-3-scaled.jpg 2560w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/MD-3-300x225.jpg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/MD-3-1024x768.jpg 1024w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/MD-3-768x576.jpg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/MD-3-1536x1152.jpg 1536w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/MD-3-2048x1536.jpg 2048w" sizes="auto" /><figcaption id="caption-attachment-6324" class="wp-caption-text">Illustration des créateurs africains, des représentants du monde des arts de la mode lors du Festival International de la Mode en Afrique</figcaption></figure>
<p><strong>Comment l’Afrique, bon plus précisément le Niger, vous a-t-elle reçu ?</strong></p>
<p>Ce peuple a un amour profond pour mon pays. Dès mon arrivée à l’aéroport, je me suis sentie chez moi. Un agent de l’immigration m’a accueilli avec un grand sourire : “vous êtes Haïtienne, j’ai été en Haïti durant une année, j’aime beaucoup ce pays”. Et nous avons discuté un peu de l’histoire d’Haïti.</p>
<p>J’ai été accueillie dans ce pays comme une reine, je le suis d’ailleurs (rires). Le pays est salubre, les gens sont aimables et hospitaliers et leurs hôtels sont au top en matière de qualité de services. Je n’avais même pas l&rsquo;envie de revenir en France, je me suis sentie tellement chez moi ! J’étais une priorité en tout et de plus, j’avais une lettre officielle pour voyager, car le FIMA est fait sous le haut patronage du président de la République du Niger, Monsieur son excellence Bazoum Mohamed. Toutes les autorités du Niger soutiennent le FIMA, c’est un événement qui contribue dans le développement économique et social du Niger.</p>
<p>Les Haïtiens ont beaucoup de valeur aux yeux des Africains parce que Haïti est le symbole de la liberté des noirs. Partout, où j’ai été, on m’a complimenté et demandé à me prendre en photo, j’ai aussi inspiré beaucoup de jeunes par ma façon d’être, selon leurs témoignages. Ils m&rsquo;ont appelé la reine d’Haïti ( rires). J’ai réussi à marquer les esprits et c’était le véritable but de ma participation.</p>
<p><strong>Avez-vous fait la promotion d&rsquo;Haïti auprès du Niger si oui, à quel Niveau ?</strong></p>
<p>FIMA étant un festival International, beaucoup de médias venant du monde entier y ont participé, parmi lesquels : TV5 monde, France 24, Canal +, RFI… J’en ai profité pour faire passer des messages positifs et forts à propos de mon pays.</p>
<p>Car je ne veux pas qu’on ait seulement l’image d’une Haïti désunie, sale, corrompue comme on le voit le plus souvent&#8230;J’ai échangé avec plusieurs grandes personnalités africaines qui manifestent déjà l’envie de visiter Haïti parce que je leur ai donné l’envie de découvrir ce peuple riche en créativité en ce qui a trait à la mode.</p>
<figure id="attachment_6325" aria-describedby="caption-attachment-6325" style="width: 1920px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="wp-image-6325 size-full lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/MD-4-scaled.jpg" alt="" width="1920" height="2560" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/MD-4-scaled.jpg 1920w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/MD-4-225x300.jpg 225w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/MD-4-768x1024.jpg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/MD-4-1152x1536.jpg 1152w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/MD-4-1536x2048.jpg 1536w" sizes="auto" /><figcaption id="caption-attachment-6325" class="wp-caption-text">Macdieunette Brutus, la créatrice haïtienne de la marque de mode Clegg a représenté Haïti au FIMA, le Festival International de la Mode en Afrique</figcaption></figure>
<p><strong>Qu&rsquo;avez-vous réalisé durant votre séjour ?</strong></p>
<p>J’ai réalisé des interviews et parlé de mon pays afin de montrer au monde que les Haïtiens sont des artistes dans l’âme, nous sommes créatif et notre culture est riche. J’ai échangé avec des personnalités importantes dans le but de trouver d’autres couloirs qui permettraient de prômoter une image positive d’Haïti.</p>
<p>La culture de chaque pays est riche et fascinante, et à mon avis, pour changer les mentalités, il faut passer par elle. À mon retour, je veux donc discuter avec les autorités de mon pays en vue de développer, à l’avenir, des structures qui supporteront nos artistes et mettront en avant notre culture. Nos artistes peuvent vivre de leur créativité et contribuer au développement du pays. Tout comme à travers le FIMA, Alphadi a apporté la paix et contribué au développement de son pays, nous pouvons aussi le faire en Haïti. Je sais que ce ne sera pas un travail facile, mais tout est possible. Je ne veux vraiment pas que l’on perde notre identité parce que nous avons tellement à offrir, il n’existe juste pas assez d’encadrement pour tous.</p>
<p><strong>Wyddiane Prophète</strong></p>
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		<title>Covid-19 : Vacciner la population, un défi pour le MSPP</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2021/10/30/vacciner-la-population-un-defi-pour-le-mspp/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Miwatson St Jour]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Oct 2021 19:12:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
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		<category><![CDATA[MSPP]]></category>
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					<description><![CDATA[La campagne de vaccination lancée par le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) depuis le 16 juillet 2021, peine à être effective. Depuis son lancement, peu de gens ont été vaccinés si l&#8217;on tient compte des données disponibles. Sur les 500 000 mille doses offertes par les États-Unis, pour 250 000 mille personnes, seulement 27 mille ont reçu leurs deux doses jusqu&#8217;à mi-octobre, selon un rapport du MSPP. Cet état de fait s&#8217;explique de plusieurs manières selon les observations. Parmi elles, la réticence des citoyens à se faire inoculer le vaccin. Ces derniers très méfiants, redoutent...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La campagne de vaccination lancée par le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) depuis le 16 juillet 2021, peine à être effective. Depuis son lancement, peu de gens ont été vaccinés si l&rsquo;on tient compte des données disponibles. Sur les 500 000 mille doses offertes par les États-Unis, pour 250 000 mille personnes, seulement 27 mille ont reçu leurs deux doses jusqu&rsquo;à mi-octobre, selon un rapport du MSPP. Cet état de fait s&rsquo;explique de plusieurs manières selon les observations. Parmi elles, la réticence des citoyens à se faire inoculer le vaccin. Ces derniers très méfiants, redoutent les effets indésirables. En effet, vacciner la population se révèle un défi de taille pour les autorités sanitaires du pays.</strong></p>
<p><strong>Réticence des citoyens, quelles en sont les raisons?</strong></p>
<p>Il n&rsquo;est un secret pour personne. Une grande majorité de la population haïtienne est sceptique à l&rsquo;idée de se faire vacciner pour se préserver contre le coronavirus. Certains boudent tout carrément le liquide médical. D&rsquo;autres le rejettent d&rsquo;un revers de main. Le vaccin tue, rend stérile, paralyse, détruit les reins, accusations qu&rsquo;on entend à longueur de journée, portées contre le médicament. Professionnels, étudiants, citoyens lambda&#8230; cette mauvaise perception du vaccin anti-COVID traverse toutes les couches sociales du pays. Les raisons avancées pour expliquer leur entêtement à se faire vacciner sont multiples et varient d&rsquo;un citoyen à l&rsquo;autre.</p>
<p>Géralda Raymond est enseignante. Elle n&rsquo;entend pas prendre le vaccin. « Je refuse de me faire injecter le vaccin. Car selon mes constats, ce dernier n&rsquo;épargne en rien. Des gens vaccinés contractent le virus et meurent malgré tout » lâche la normalienne. Elle croit également qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un piège des puissances mondiales qui veulent nous prendre, dit-elle, dans leur filet. « Mon petit doigt me dit que le vaccin est leur arme pour réduire le taux de natalité et la population mondiale », s&rsquo;obstine-t-elle.</p>
<p>Même son de cloche du côté de Solon Anderby, étudiant en anthropo-sociologie à la Faculté d&rsquo;Ethnologie, qui lui, s&rsquo;interroge sur le mobile du vaccin. « Pourquoi les européens refusent le vaccin? Pourquoi ils font pression sur nous pour l’accepter? Je sens qu&rsquo;il y a anguille sous roche », conclut l&rsquo;ethnologue en gestation. Mirlande pour sa part voit dans la dose médicale une bête noire. Un poison lent qui détruit à petit feu. « J&rsquo;entends dire que tous les gens vaccinés mourront dans deux ans, et le vaccin rend stérile, confie la commerçante, la mine grise. Je ne le prendrai pour rien au monde », martèle-t-elle, chassant une nuée de mouches s&rsquo;abattant sur ses morceaux de « poulets décolorés ».</p>
<p>Kenken anisi connu, est chauffeur de taxi moto. Juché sur son engin, l&rsquo;air grave et pensif. Le jeune garçon de 24 ans prend à contre-pied toute idée de se faire vacciner. « Même dans mes rêves, je refuserai le vaccin », lance-t-il, catégorique. Nous n&rsquo;avons pas un problème de vaccin, le coronavirus nous aurait tous tué s&rsquo;il était fait pour les haïtiens », lâche-t-il. Kenken fustige au passage la passivité des autorités qui ne font rien pour que le carburant soit disponible sur le marché local qui pour lui, est un problème réel.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="ht">20 Oktòb 2021<br />
Men ki kote ou ka al pran vaksen COVID-19 la nan peyi Dayiti<a href="https://twitter.com/hashtag/VaksenAnGratis?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#VaksenAnGratis</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/Annalvaksinen?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Annalvaksinen</a><a href="https://twitter.com/hashtag/MeteKachnen?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#MeteKachnen</a><a href="https://twitter.com/hashtag/LAveMenNou?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#LAveMenNou</a><a href="https://twitter.com/hashtag/3PaDistansYounL%C3%B2t?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#3PaDistansYounLòt</a><a href="https://twitter.com/hashtag/MSPPHaiti?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#MSPPHaiti</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/UCRP?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#UCRP</a> <a href="https://t.co/uPiOzA5dxL">pic.twitter.com/uPiOzA5dxL</a></p>
<p>— MINISTÈRE DE LA SANTÉ PUBLIQUE ET DE LA POPULATION (@MsppOfficiel) <a href="https://twitter.com/MsppOfficiel/status/1450893831591825411?ref_src=twsrc%5Etfw">October 20, 2021</a></p></blockquote>
<p><strong>Ceux qui acceptent de se faire vacciner&#8230;</strong></p>
<p>D&rsquo;autres citoyens pourtant, volontiers, sans contrainte aucune, ont décidé de prendre le vaccin. Ils y voient dans ce geste, un acte de responsabilité et de citoyenneté. Du nombre: Thénive Antoine, infirmière en santé communautaire. Elle dit avoir pris les deux doses pour se prémunir contre les formes graves du virus, mais également pour protéger son entourage. « Vacciner n&rsquo;est qu&rsquo;une simple formalité, c&rsquo;est comme se faire injecter n&rsquo;importe quel autre médicament, il n&rsquo;y a rien d&rsquo;anormal », indique la professionnelle de santé.</p>
<p>Une idée partagée par Angelore Raymond, gestionnaire et entrepreneure. La trentenaire dit s’être fait vacciner de son plein gré, sans idées préconçues sur le médicament. « Je ne vois aucune anomalie dans le vaccin, c&rsquo;est comme tout autre vaccin », soutient-elle d&rsquo;un ton ferme. « J&rsquo;encourage tous mes proches et la population à prendre le vaccin pour se préserver contre le variant Delta qui est plus violent selon les experts », prêche la patronne de YOLA. Edvar Polynice, psychologue clinicien est du même avis. Malgré l&rsquo;inquiétude de sa famille et de quelques amis, il s&rsquo;est quand même fait vacciner, voulant lancer un signal clair à ces derniers.</p>
<figure id="attachment_6200" aria-describedby="caption-attachment-6200" style="width: 478px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6200 size-full lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-30-at-1.49.40-PM.jpeg" alt="" width="478" height="495" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-30-at-1.49.40-PM.jpeg 478w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-30-at-1.49.40-PM-290x300.jpeg 290w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-30-at-1.49.40-PM-24x24.jpeg 24w" sizes="auto" /><figcaption id="caption-attachment-6200" class="wp-caption-text">Jean jean Roosevelt, Ambassadeur de bonne volonté de l&rsquo;UNICEF prenant sa 2e dose de vaccin à l&rsquo;Hôpital La Paix de Delmas 33.</figcaption></figure>
<p><strong>Vacciner la population haïtienne n’a pas toujours été chose aisée</strong></p>
<p>À chaque épidémie, à chaque nouvelle vague de contagion qui nécessite une intervention vaccinale à grande échelle, toujours un combat. Le début n&rsquo;est jamais aisé. Les gens refusent toujours au départ de se laisser vacciner, à en croire Thénive, qui traîne derrière elle plus d&rsquo;une décennie d&rsquo;expérience dans le milieu médical. Elle relate pour preuve, ce cas de figure en 2015 avec l&rsquo;apparition du vaccin Pentavalent qui combattait la diphtérie, la coqueluche, le tétanos (DTC), l&rsquo;hépatite B et Haemophilus influenzae type B (Hib).</p>
<blockquote><p><strong>Selon une enquête menée en avril 2021 par le groupe « Saftek Reasearch », fournisseur de service de recherche et d&rsquo;analyse, 76% d&rsquo;haïtiens n&rsquo;entendaient pas se faire vacciner contre 9% seulement qui l’accepteraient. Une étude qui avait été menée sur un échantillon final de 561 participants, âgés d&rsquo;au moins 15 ans. Les femmes seraient plus récalcitrantes. Car 80% d&rsquo;elles contre 72% d&rsquo;hommes aurait rejeté l&rsquo;idée de se faire vacciner contre la Covid-19. L&rsquo;enquête de « Saftek Research » a aussi révélé que les gens éduqués seraient plus opiniâtres vis-à-vis du vaccin. 17% d&rsquo;entre eux dépassant le secondaire l&rsquo;accepteraient, contre 22% qui n&rsquo;ont pas fait le secondaire.</strong></p></blockquote>
<p>De l&rsquo;avis du professeur de sociologie à l&rsquo;Université d&rsquo;État d&rsquo;Haïti, Michel Accacia, les haïtiens développent de plus en plus une méfiance face à la gratuité et au désintéressement. Ce qui pourrait expliquer leur rébellion. « Nombre d&rsquo;haïtiens, en particulier ceux des couches sociales défavorisées économiquement, interprètent l’offre de vaccination comme un don qui se voudrait être désintéressé, et y voient un piège », soutient l&rsquo;auteur de  » Historicité et structuration sociale en Haïti « .</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="ht">Bilan Vaksinasyon COVID-19 jounen 13 pou rive 18 oktòb 2021 an nan peyi Dayiti.</p>
<p>Mwen vaksinen, ou vaksinen, nou tout pwoteje ! <a href="https://twitter.com/hashtag/VaksenAnGratis?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#VaksenAnGratis</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/Annalvaksinen?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Annalvaksinen</a><a href="https://twitter.com/hashtag/ToujouLaveMenNou?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#ToujouLaveMenNou</a><a href="https://twitter.com/hashtag/ToujouMeteKachnen?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#ToujouMeteKachnen</a><a href="https://twitter.com/hashtag/ToujouBay3PaDistans?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#ToujouBay3PaDistans</a><a href="https://twitter.com/hashtag/MSPPHaiti?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#MSPPHaiti</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/UCRP?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#UCRP</a> <a href="https://t.co/gtKqyF8M3E">pic.twitter.com/gtKqyF8M3E</a></p>
<p>— MINISTÈRE DE LA SANTÉ PUBLIQUE ET DE LA POPULATION (@MsppOfficiel) <a href="https://twitter.com/MsppOfficiel/status/1450846579561279493?ref_src=twsrc%5Etfw">October 20, 2021</a></p></blockquote>
<p><strong>Qu&rsquo;en est-il du vaccin MODERNA?</strong></p>
<p>Le vaccin Moderna a été approuvé par l&rsquo;OMS après de minutieuses études menées par un groupe d&rsquo;experts internationaux indépendants. Ce dernier a été aussi évalué par plusieurs agences de régulation nationales, dont celle d&rsquo;Haïti. Évaluations qui ont montré que le vaccin est sûr. Qu&rsquo;il n&rsquo;a rien à craindre, selon l&rsquo;Organisation Mondiale de la Santé. Moderna s&rsquo;administre en deux doses entre 28 jours. Toute personne âgée d&rsquo;au moins 18 ans ne présentant pas antérieurement de réactions allergiques à l&rsquo;un des composants du vaccin, peut être vaccinée. Les femmes enceintes ne sont pas exclues. Au contraire, face aux risques élevés auxquels elles sont exposées en raison de leur grossesse, les femmes portant un bébé y figurent en tête de liste des personnes vulnérables aux complications liées à la Covid-19. Elles sont comptées parmi les premières personnes à vacciner.</p>
<p>Après l&rsquo;injonction, quelques effets indésirables peuvent s&rsquo;en suivre. Comme une légère fièvre, fatigue, maux de tête, douleurs musculaires, frissons, diarrhée et douleur au point d&rsquo;injection. Effets qui peuvent être vite gérés, sans difficultés. Il suffit d&rsquo;un peu de repos, de liquide non alcoolisé, du paracétamol, de l&rsquo;acétaminophène pour les effets typiques. Toutefois, l&rsquo;OMS n&rsquo;écarte pas la possibilité d&rsquo;effets secondaires graves et durables, ce qui est rarissime, relativise l&rsquo;organisme. Car le vaccin Moderna fait montre d&rsquo;une efficacité qui avoisine les 92%, rassure l&rsquo;OMS.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="ht">N ap tann ou samdi 16 ak dimanch 17 oktòb pou w vin pran vaksen pa w la nan palè minisipal dèlma. Se pi bon mwayen pou w bare <a href="https://twitter.com/hashtag/kowonaviris?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#kowonaviris</a>.<a href="https://twitter.com/hashtag/MSPPHaiti?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#MSPPHaiti</a><a href="https://twitter.com/hashtag/UCRP?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#UCRP</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/UCNPV?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#UCNPV</a> <a href="https://t.co/XhIngrrJuy">pic.twitter.com/XhIngrrJuy</a></p>
<p>— MINISTÈRE DE LA SANTÉ PUBLIQUE ET DE LA POPULATION (@MsppOfficiel) <a href="https://twitter.com/MsppOfficiel/status/1449407250813095939?ref_src=twsrc%5Etfw">October 16, 2021</a></p></blockquote>
<p><strong>Le Coronavirus, encore et toujours une bête noire pour la planète&#8230;</strong></p>
<p>Le coronavirus est peut-être le virus le plus mortel des trois dernières décennies. Le virus qui aurait été découvert en Chine à wuhan, petite ville située à 850 kilomètres à l&rsquo;ouest de Shanghaï par le médecin Li Wenliang en janvier 2019, s&rsquo;est propagé à la vitesse de la lumière et a déjà décimé des centaines de millier de vies sur la planète.</p>
<blockquote><p><strong>Plus de 236 millions 232mille 480 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués, 4 millions 822 mille 267 morts ont été recensés à travers le monde depuis le début de la pandémie, selon un rapport de l&rsquo;AFP. En Haïti Les chiffres font état de 23 mille 468 cas de contamination et 658 décès selon un rapport de l&rsquo;Organisation Panaméricaine de la Santé (OPS).</strong></p></blockquote>
<p>Après les deux premiers cas annoncés en mars 2020, les dirigeants haïtiens ont eu toutes les peines du monde à faire appliquer les restrictions sanitaires, annoncées pourtant tambour battant.</p>
<blockquote><p><strong>Le lavage des mains, distanciation physique, port du masque, confinement, entre autres mesures ont été minorées et ignorées par une bonne partie de la population. Alors que les dangereux variants Delta et MU qui circulent sur le territoire depuis le 16 septembre dernier, se propagent comme un éclair dans les organes, à en croire les spécialistes.</strong></p></blockquote>
<p>Entre temps, le pays s&rsquo;enlise dans une crise socio-politique presque sans repères, et s&rsquo;enfonce vers l&rsquo;inconnu. Ajouter à cela, une situation sécuritaire délétère, qui vient compliquer la tâche pour le MSPP. La gestion de la pandémie est reléguée aux confins. La campagne vaccinale est piétinée. Pour comble, les autorités sanitaires se heurtent à l&rsquo;obstination et à la méfiance des citoyens à prendre le vaccin, désormais d’ordre mondiale. Soulignons que jusqu&rsquo;au 25 septembre 2021, Haïti se trouvait au bas du classement vaccinal des pays de l&rsquo;Amérique avec un taux de vaccination de 0,37%, selon « Our World in Data ». Notons également que les doses Moderna, don des États-Unis d’Amérique, arrivent à expiration ce mois de novembre.</p>
<p><strong>Miwatson St-Jour</strong></p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Intégration des personnes handicapées : la langue des signes, un outil fondamental</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mackenlove Hyacinthe]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Sep 2021 16:48:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[État]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Langues des signes]]></category>
		<category><![CDATA[Personnes Handicapées]]></category>
		<category><![CDATA[Sourds]]></category>
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					<description><![CDATA[L’intégration des personnes handicapées est un combat permanent partout dans le monde y compris en Haïti. Elle a évolué et s’est améliorée au fil des années. Aujourd’hui, les sourds-muets bénéficient de grandes technologies qui ont été développées, et des méthodes d’apprentissage sont mises à jour. La langue des signes, utilisée pour faciliter la communication avec et / ou entre les personnes malentendantes, s’avère être un outil incontournable. Cependant en Haïti, elle semble être négligée ou sous-utilisée. « Depuis des lustres, la communauté des sourds-muets un peu partout dans le monde a toujours utilisé un signe pour communiquer ; ce qui...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’intégration des personnes handicapées est un combat permanent partout dans le monde y compris en Haïti. Elle a évolué et s’est améliorée au fil des années. Aujourd’hui, les sourds-muets bénéficient de grandes technologies qui ont été développées, et des méthodes d’apprentissage sont mises à jour. La langue des signes, utilisée pour faciliter la communication avec et / ou entre les personnes malentendantes, s’avère être un outil incontournable. Cependant en Haïti, elle semble être négligée ou sous-utilisée.</strong></p>
<p>« Depuis des lustres, la communauté des sourds-muets un peu partout dans le monde a toujours utilisé un signe pour communiquer ; ce qui signifie l’existence de la langue des signes dans l’antiquité », a raconté Oudelin Sinéus, interprète, formateur et professeur en langue des signes.</p>
<p>La langue des signes a eu un parcours de bric et de broc dans le temps et dans l’espace. Passée de langue négligée à langue clandestine, tout va changer en 1866 avec Charles Michel de L’Epée, appelé L’Abbé de L’Epée qui allait ouvrir en France la première fois une école de langue des signes particulièrement pour les sourds.</p>
<p><strong>Problématique de la langue des signes en Haïti.</strong></p>
<p>D’après Mme Soinette Désir, Secrétaire D’État pour l’Intégration des Personnes Handicapées en Haïti, on utilise trois (3) formats de langues des signes : « la forme ASL (Americain Sign Language) pratiquée aux États Unis; la LSF (Langue des Signes Française) adoptée en France; et la Langue du terroir, utilisée par la majorité des personnes en Haïti. »</p>
<p>La secrétaire d’État croit que le problème est d’ordre étatique. Selon elle : « L’État haïtien ne prend pas encore en compte la question de la langue des signes dans le pays. » Elle reste convaincue que cette langue a toute son importance dans l’intégration des personnes handicapées, spécialement les sourdes.</p>
<p>« Notre langue des signes (3ème catégorie) n’est pas documentée. Elle n’est pas officielle », a argué ce jeune interprète cité plus haut. Il reconnait qu’elle possède les bases d’une langue normale : « La langue des signes a sa grammaire et son syntaxe – elle est une langue à part entière. » Elle possède tous les critères d’une langue officielle pourtant, défaut de documentation la rend stérile, ajoute Oudelin Cineus.<br />
Expérimenté dans le milieu, Oudelin Sinéus observe un manque en ressources humaines dans ce secteur : « Les professeurs et interprètes se font rares dans ce secteur ». Motivé par l’envie d’aider les gens sourds après le 12 janvier 2010, il a reçu une formation en ligne « Aucune école de langues des signes dans le pays. » Il voit cette communauté négligée par une carence en ressources humaines. D’un autre œil, il affirme que c’est un secteur restreint. Aucune sensibilisation communautaire et médiatique, pense-t-il. « On devrait organiser des activités visant à redorer son blason », suggère l’interprète en langues des signes.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr"><a href="https://twitter.com/hashtag/HaitiTechSummit2018?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#HaitiTechSummit2018</a> &#8211; CAPPA-Sourds-Haïti est une org. philanthropique qui travaille pr l’intégration psychosociale des personnes ayant une déficience auditive en brisant la barrière linguistique grâce à la promotion et la formation en langue des signes : <a href="https://t.co/m59AGfQ2OA">https://t.co/m59AGfQ2OA</a> <a href="https://t.co/rnkyVGpLgU">pic.twitter.com/rnkyVGpLgU</a></p>
<p>— U.S. Embassy Haiti (@USEmbassyHaiti) <a href="https://twitter.com/USEmbassyHaiti/status/1010930657856512000?ref_src=twsrc%5Etfw">June 24, 2018</a></p></blockquote>
<p><strong>De l’intégration des sourds</strong></p>
<p>L’article 16 de la Convention Relative aux Droits des Personnes Handicapées, CRDPH stipule : « Les États partis prennent toutes les mesures législatives, administratives, sociales, éducatives et autres mesures appropriées pour protéger les personnes handicapées (…) ».</p>
<blockquote><p>Pour ce jeune professeur et formateur, la société ne voit pas les sourds comme des personnes ordinaires. Elle nie drastiquement toute forme de loi. Entre stigmatisation et discrimination, les sourds font toujours les frais : « On les présente comme des sauvages, des violents, des personnes stupides et à trouble psycho-social. Pourtant, ils sont des gens normaux et peuvent occuper n’importe fonction dans la société. »</p></blockquote>
<p>Jadis, en Haïti, il serait délicat pour qu’un sourd termine ses études classiques voire universitaires. Depuis l’année 2015, un changement s’opère à ce niveau. Quelques uns ont même bouclé leurs études universitaires et se débrouillent assez bien dans la vie. Il faut souligner que le parcours n’a pas été facile.</p>
<p>L’État doit accorder plus d’attention à l’apprentissage et la transmission du savoir en langue des signes. Pour ce faire, Mme Soinette pense qu’un travail de base est prioritaire. Il revient au Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle, MENFP de prendre certaines mesures visant à exiger les directeurs d’écoles, des centres d’études professionnelles et des universités à mettre au sein de leur personnel administratif et staff des enseignants des cadres connaissant et maitrisant la langue des signes.</p>
<p><strong>Des efforts au plus haut niveau</strong>.</p>
<p>« Il est important de promouvoir la codification de la langue des signes haïtienne pour faciliter l’accès à la communication et à l’information de toutes les personnes qui utilisent seulement cette forme pour communiquer. » a soutenu Mme Soinette Désir. Plus loin elle demande à L’État, à travers le MENFP de « maximiser ses efforts pour trouver des fonds pouvant faciliter l’éducation des personnes handicapées, particulièrement les sourdes ». De son coté, Mr Oudelin Sinéus opte pour la disposition des interprètes dans les institutions privées et publiques comme la CRDPH l’exige.</p>
<p>La langue des signes, seul moyen de communication efficace pour les personnes sourdes ne devraient pas être négligée. Combien de personnes sourdes ont laissé leur peau par manque de communication, par manque de compréhension ? Considérant l’importance de ladite langue pour cette communauté voire pour le pays, on espère une campagne de sensibilisation. On attend les actions étatiques visant à doter le pays de sa propre langue des signes. La Langue des signes haïtiennes. (LSH).</p>
<p><strong>Mackenlove Hyacinthe.</strong></p>
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		<title>Haïti : quand les funérailles deviennent des fêtes à part entière</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Aug 2021 13:34:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[fêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Funérailles]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[recueillement]]></category>
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					<description><![CDATA[Le monde a bougé. Le monde a changé. Dans le bon comme dans le mauvais sens. On ne fait plus les choses comme avant. Haïti n’échappe pas à cette règle. Et ce, même dans les milieux les plus reculés du pays, communément appelé  »le pays en dehors ». Certains rituels ne tiennent plus debout. Certaines habitudes, mœurs se sont effritées. Même la façon d’enterrer nos morts a subi de profondes modifications. On ne fait plus le deuil de nos proches dans la sérénité et le recueillement que la circonstance recommande. Dans le département de l&#8217;Artibonite comme dans beaucoup d’autres régions du...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le monde a bougé. Le monde a changé. Dans le bon comme dans le mauvais sens. On ne fait plus les choses comme avant. Haïti n’échappe pas à cette règle. Et ce, même dans les milieux les plus reculés du pays, communément appelé  »le pays en dehors ». Certains rituels ne tiennent plus debout. Certaines habitudes, mœurs se sont effritées. Même la façon d’enterrer nos morts a subi de profondes modifications. On ne fait plus le deuil de nos proches dans la sérénité et le recueillement que la circonstance recommande. Dans le département de l&rsquo;Artibonite comme dans beaucoup d’autres régions du pays les funérailles ont désormais une allure toute spéciale</strong>.</p>
<p>Un corbillard délabré suivi par une foule en délire. Pourtant très peu d’entre eux pleurent véritablement. Certains font semblant, d’autres simulent et plus grave encore la majorité d’entre eux tournent carrément en dérision l’événement. Habillés de façon incommode, munis d’un speaker qui vomit que du « RABODAY », ces jeunes, la plupart de sexe masculin, s’enivrent d’alcool en pleine cérémonie funéraire. Ils lancent aussi des obscénités par moment comme pour attirer l’attention. Détrompez-vous, ils ne sont pas des intrus. Ils participent bien à l’enterrement d’un de leur proche parent.</p>
<p>Cette scène qui s’est déroulée dans la commune de Liancourt dans l&rsquo;Artibonite est loin d’être un fait divers. C’est devenu la nouvelle tendance dans les funérailles. Désormais, les obsèques dans certaines zones du pays n&rsquo;ont rien à envier à une cérémonie nuptiale, une graduation, ou une fête d’anniversaire&#8230; tant l’ambiance qui y règne est débordante, voire explosive.</p>
<p>Au fil du temps, les funérailles ne sont plus ce qu&rsquo;elles étaient, il y a de cela 20 ou 25 ans. La nouvelle de la mort d&rsquo;une personne, peu importe les circonstances de son départ, annonce un programme festif. Au menu : les Disc Jockeys (DJ) qui alternent chansons évangéliques et RABODAY, l&rsquo;utilisation abusive de boissons alcoolisés, des éclats de rire&#8230; très éloigné de ce qui fut le deuil d’antan. Une tendance qui laisse perplexe certaines personnes, surtout celles qui se réclament de la veille école.</p>
<p><strong>Le temps révolu du deuil dans le recueillement</strong></p>
<p>La mort est un passage obligé, dit-on. Tout le monde y passera, qu&rsquo;on le veuille ou non. Dans les bourgs d’Haïti, les sections communales et même dans les grandes villes le décès de quelqu’un choquait, attristait grand nombre de monde. L’émotion était d’autant plus grande si la personne était tuée dans des circonstances troublantes. La famille, les amis, les voisins, les camarades, les collègues… tout le monde était sous le choc et attristé. On versait des larmes. On se recueillait. La famille endeuillée recevait le plein support de tous les habitants de la zone. C&rsquo;était un moment de deuil, de prière et méditation. La tristesse, etla désolation étaient visibles sur chaque visage. On essayait par tous les moyens d&rsquo;apporter le soutien et du réconfort aux proches du défunt. On se solidarisait le plus que possible.</p>
<p>La soirée qui précède les funérailles était un moment de recueillement total. Les gens chantaient à l&rsquo;unisson des chants de circonstance parés de parole capables d&rsquo;extérioriser la douleur. On lisait des passages tirés de livres dits sacrés. On exerçait des rituels vodouesques. On revenait parfois sur la vie de la personne disparue dans une atmosphère calme et empreinte de solennité. Évidemment, chaque zone avait sa manière de faire. Le Nord, le Sud, le Centre ou l’Ouest, quel que soit l&rsquo;endroit considéré, la sérénité primait sur la bouffonnerie et le deuil sur la fête. De nos jours, très peu de régions du pays se trouvent encore dans ce registre. « Nos funérailles sont devenues des occasions pour festoyer », s’indigne TANTE Da, une liancourtoise. La septuagénaire se dit préoccupée par ce changement drastique dans les costumes et mœurs haïtiennes. « Je suis scandalisée par cette nouvelle façon d&rsquo;organiser les obsèques ici dans ma ville natale », lâche-t-elle l’air dépitée. TANTE Da avoue qu’elle n’a plus envie d’assister aux enterrements dans cette commune, car elle a du mal à cerner si elle participe à un anniversaire ou des funérailles. « Parfois les gens meurent de faim, alors que sa famille se voit dans l&rsquo;obligation de faire des dépenses faramineuses lors des funérailles juste pour plaire aux autres », déplore la vielle dame appuyée contre un poteau dans un temple vaudou.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Haïti : quand les funérailles deviennent des fêtes à part entière" width="720" height="405" src="https://www.youtube.com/embed/BoYriFLgCa0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong>La diaspora pointée du doigt</strong></p>
<p>Certains membres de la diaspora haïtienne jouent un rôle non négligeable dans ce changement à en croire certains notables de Liancourt. À chaque funérailles c’est une occasion de faire l’orgueilleux étalage de ses moyens d’existence. Une véritable compétition. Chacun essaie de faire mieux afin d&rsquo;attirer le projecteur sur sa famille après les obsèques. La guerre des dépenses inutiles. Il revient aux participants d’attribuer des notes, de donner les résultats après chaque funérailles, un vrai match. C&rsquo;est un véritable casse-tête pour la famille qui doit tout mettre en œuvre pour ne se faire dézinguer après la cérémonie.</p>
<p>Qui pis est, ce changement ne réside pas uniquement dans la façon d&rsquo;organiser les activités qui précèdent le jour des funérailles. Loin de là, le changement est beaucoup plus profond. Autrefois, pour rendre un dernier hommage à une personne on s&rsquo;habillait convenablement, décemment. Ce n&rsquo;est plus le cas. Certains, pour se faire remarquer portent des habits déchirés avec des couleurs vives &#8211; travesties-. Leur comportement laisse souvent à désirer. Ils entonnent des chansons n&rsquo;ayant aucun rapport avec la circonstance. Ils crient. Ils dansent à corps perdu. Ils boivent de l’alcool. On se croirait au carnaval. Une ambiance qui occasionne des fois des altercations entre la famille du défunt et ces indésirables.</p>
<p>Jodel ALCIDOR</p>
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		<item>
		<title>Jacques Roche, que tu es beau, mon frère.</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2020/07/14/jacques-roche-que-tu-es-beau-mon-frere/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Evens Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2020 00:34:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Assassinat]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Roche]]></category>
		<category><![CDATA[Journaliste]]></category>
		<category><![CDATA[Lettre]]></category>
		<category><![CDATA[Poète]]></category>
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					<description><![CDATA[Rodney Saint-Éloi, écrivain et éditeur né à Cavaillon en Haïti.  Crédit Photo : Pascal Dumont &#160; De Rodney Saint-Éloi Avec l’assassinat de Jacques Roche en juillet 2005, j’ai été tout aussi assassiné. Je n’ai plus de corps. Je n’ai plus de terre. Je n’ai plus de sang. Je vivais à Montréal mes premières années d’exil. Le pays était alors pour moi, face au cauchemar politique des uns et des autres, le visage de cet ami capital que j’aimais tant. Nous nous écrivions de longues lettres, car Jacques venait de découvrir la révolution numérique, il avait une adresse mail, et il...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Rodney Saint-Éloi, écrivain et éditeur né à Cavaillon en Haïti.  Crédit Photo : <a href="https://web.facebook.com/dumontphoto">Pascal Dumont</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>De <a href="https://web.facebook.com/rodney.sainteloi">Rodney Saint-Éloi</a></p>
<p>Avec l’assassinat de Jacques Roche en juillet 2005, j’ai été tout aussi assassiné.</p>
<p>Je n’ai plus de corps.</p>
<p>Je n’ai plus de terre.</p>
<p>Je n’ai plus de sang.</p>
<p>Je vivais à Montréal mes premières années d’exil.</p>
<p>Le pays était alors pour moi, face au cauchemar politique des uns et des autres, le visage de cet ami capital que j’aimais tant.</p>
<p>Nous nous écrivions de longues lettres, car Jacques venait de découvrir la révolution numérique, il avait une adresse mail, et il ne croyait pas ses yeux, c’était si facile de s’écrire et de se répondre. Il était un enfant qui avait découvert la possibilité du gâteau et de ses jouets favoris. Il publiait nos correspondances dans le journal « <em>Le matin » </em>dont il dirigeait la rubrique culturelle.</p>
<p>Ma grande amie Anaïse Chavenet, qui travaillait au journal, m’écrivait pour m’annoncer que Jacques Roche était kidnappé.</p>
<p>Je n’avais pas le temps de comprendre ce que voulait dire kidnappé quand il s’agit de l’ami Jacques.</p>
<p>Anaïse Chavenet m’avait parlé au téléphone le jour d’après pour me dire que les bandits avaient demandé une rançon.</p>
<p>Je n’avais encore rien compris.</p>
<p>Et moi, j’étais carrément abasourdi, avec ces mots, et leur charge de violences. Je ne savais quoi faire?</p>
<p>C’est le poète Willems Édouard, à son tour, sera assassiné à Port-au-Prince dix ans plus tard, qui m’a écrit un mot, tôt le matin, pour m’annoncer que le corps sans vie de Jacques Roche a été retrouvé sur le trottoir. Naturellement, je me suis mis à pleurer la mort de mon ami et de mon frère.</p>
<p>Nous sommes tous deux nés à Cavaillon.</p>
<p>Nous sommes tous deux des poètes fous, croyant faire de la poésie notre ancrage et notre refuge contre la barbarie</p>
<p>Nous avons ensemble essayé de comprendre ce que vivre veut dire, ce qu’écrire veut dire dans un pays de cannibales.</p>
<p>Nous avons été jeunes et rebelles, ensemble, à nous promener dans ces rues gonflées de ressentiments et d’orgueils fades.</p>
<p>Nous avons cru que les mots avaient des ailes et pouvaient tout changer.</p>
<p>Jacques et moi, nous rêvions de révolution.</p>
<p>Jacques et moi, nous rêvions de liberté</p>
<p>Jacques et moi, nous rêvions d’amour.</p>
<p>Je devais écrire à Jacques Roche, <a href="http://memoiredencrier.com/jacques-roche-je-tecris-cette-lettre-rodney-saint-eloi/">une lettre, une lettre d’amour pour refuser sa mort.</a></p>
<p>Je voulais savoir pourquoi a-t-on tué Jacques Roche?</p>
<p>J’ai écrit un tout petit livre. Pas un livre. Plutôt une lettre. Pour saluer sa mémoire. Pour me dire à moi-même tous les matins que Jacques, mon ami, mon frère, est bien vivant. Depuis 15 ans, tous les matins, je lis et relis ce poème, pour envisager la possibilité d’une île.</p>
<p>Je partage avec vous ce court extrait de <em>Jacques Roche, je t’écris cette lettre</em>.</p>
<h1 style="text-align: center"><em>Apprendras-tu l&rsquo;exil<br />
À tes pieds exilés<br />
Là-haut<br />
Tes pieds poudrés<br />
Toucheront le sol<br />
Seulement pour nous rappeler que<br />
Toute terre est fruit d’espérance</em></h1>
<p><em>Chacun d&rsquo;entre nous devrait écrire une lettre à un ami. Écrire ces mots qui rappellent notre présence. Lui dire que la ville est debout, que les bouleaux résistent aux saisons, que les goélands cachent loin des îles leurs cris de liberté. Chacun d&rsquo;entre nous devrait écrire à quelqu&rsquo;un pour lui dire que, même assassinés, les amis sont chers. Leur rire nous rend vivants. Honneur à Jacques Roche pour qui j&rsquo;écris ma plus longue lettre: que c&rsquo;est triste de mourir, sans ses yeux. Ton visage demeure dans mon souvenir comme un soleil.</em></p>
<p>Extrait de <em>Jacques Roche, je t’écris cette lettre</em>, Montréal, <a href="http://memoiredencrier.com/">Mémoire d’encrier,</a> 2013.</p>
<p>Ouvrage en en vente <a href="http://memoiredencrier.com/jacques-roche-je-tecris-cette-lettre-rodney-saint-eloi/">Ici</a></p>
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