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	<title>Sport &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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	<description>Plus loin que l&#039;actualité</description>
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	<title>Sport &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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		<title>Marie Sofonie Louis ou la femme au grand cœur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Francesca MINTOR]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Mar 2023 02:09:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
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		<category><![CDATA[Journaliste]]></category>
		<category><![CDATA[Marie Sofonie Louis]]></category>
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					<description><![CDATA[S&#8217;oublier soi-même pour se mettre au service des autres, cette passionnée de football est un modèle d&#8217;altruisme et de dévouement. Corps élancé, visage allongé, des dreads locks lui tombant sur les épaules et la morphologie d’un gaçon, Marie Sofonie Louis n&#8217;a rien d&#8217;une religieuse traditionnelle. Et pourtant, cette volonté de venir en aide à ses semblables, cette passion pour tout ce qui est humain s&#8217;apparente vraiment à une profession de foi. Passionnée de Foot Sofonie a grandi à Cité Félix, un quartier de Port-au-Prince avoisinant Bel air et Fort National&#8230; Elle a connu une enfance heureuse marquée par sa passion...]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>S&rsquo;oublier soi-même pour se mettre au service des autres, cette passionnée de football est un modèle d&rsquo;altruisme et de dévouement.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Corps élancé, visage allongé, des dreads locks lui tombant sur les épaules et la morphologie d’un gaçon, Marie Sofonie Louis n&rsquo;a rien d&rsquo;une religieuse traditionnelle. Et pourtant, cette volonté de venir en aide à ses semblables, cette passion pour tout ce qui est humain s&rsquo;apparente vraiment à une profession de foi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Passionnée de Foot</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sofonie a grandi à Cité Félix, un quartier de Port-au-Prince avoisinant Bel air et Fort National&#8230; Elle a connu une enfance heureuse marquée par sa passion pour le ballon rond. C&rsquo;est un héritage que lui a transmis son père. «&nbsp;Mon père est un passionné du football, il m&rsquo;a transmis cette passion&nbsp;», raconte-t-elle toute souriante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La jeune femme n&rsquo;avait pas encore 10 ans lorsqu&rsquo;elle a commencé à pratiquer ce sport: À l&rsquo;époque, je jouais avec de jeunes garçons plus âgés que moi, j&rsquo;étais la seule fille parmi eux et pourtant cela ne m&#8217;empêchait pas de gagner. «&nbsp;J&rsquo;étais très douée&nbsp;», se rappelle Sofonie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La native de Port-au-Prince parle d&rsquo;une époque où l&rsquo;insécurité et le banditisme ne régnaient pas encore en maître dans son quartier. «&nbsp;Chaque été, on organisait des championnats et je pouvais pas me permettre de ne pas y participer, quand bien même il s&rsquo;agissait d&rsquo;équipes masculines&nbsp;». Elle porte son quartier et surtout les gens qui y vivent dans cœur. C&rsquo;est cet amour qui la pousse à s&rsquo;y rendre tous les ans pour distribuer des cadeaux aux enfants et la traditionnelle soupe du nouvel an. «&nbsp;Décembre dernier, malgré combien la situation était difficile, j&rsquo;ai osé y aller pour partager un peu de ce que j&rsquo;ai avec les habitants comme je l&rsquo;ai toujours fait&nbsp;», affirme l’amante du foot.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="960" height="676" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/334676911_1546232882536600_6449486194864949079_n.jpg" alt="" class="wp-image-7529 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/334676911_1546232882536600_6449486194864949079_n.jpg 960w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/334676911_1546232882536600_6449486194864949079_n-300x211.jpg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/334676911_1546232882536600_6449486194864949079_n-768x541.jpg 768w" sizes="auto" /><figcaption>Photo d&rsquo;Illustration de Marie&nbsp;Sophonie&nbsp;Louis&nbsp; »en&nbsp;bleu »&nbsp;accompagnée&nbsp;de quelques joueuses de l&rsquo;équipe&nbsp;nationale&nbsp;féminine&nbsp;des&nbsp;amputées C.P : Facebook Marie&nbsp;Sophonie&nbsp;Louis</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Défenseuse des plus démunis</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La journaliste sportive pense que sa provenance d&rsquo;un quartier défavorisé économiquement est pour beaucoup dans la personne qu&rsquo;elle est devenue aujourd&rsquo;hui. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>«&nbsp;Je suis toujours fière de dire d&rsquo;où je viens, car mon quartier et ses problèmes ont fait de moi celle que je suis aujourd&rsquo;hui&nbsp;»,se vante la jeune dame.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">De là découle son penchant pour les plus déshérités, notamment les femmes et les petites filles. C&rsquo;est ce qui lui a valu le prix de ‘Héros de la défense des droits humains en Haïti’ décerné en 2017 par l&rsquo;Ambassade américaine. Son amour pour le football et son sens de leadership lui ont permis de fonder la première équipe féminine amputée. Équipe dont elle est la coach aujourd&rsquo;hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une société dominée par l’individualisme et l’égoïsme, cette militante des droits humains se voue corps et âme au service des autres défendant la veuve et l’orphelin. Marie Sofonie Louis s’est aussi engagée dans la lutte pour le respect et la promotion des droits des femmes et des filles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Francesca Mintor</strong></p>
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		<item>
		<title>Enfin un Observatoire National du Sport en Haïti</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jonathan Menard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Jan 2022 16:15:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Ayiti Toma]]></category>
		<category><![CDATA[Football]]></category>
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		<category><![CDATA[Observatoire National]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 15 décembre 2021, l’Observatoire National du Sport Haïtien (ONASH) a été porté sur les fronts baptismaux devant un parterre de personnalités parmi lesquelles Le Sénateur Pierre Paul Patrice Dumont, le Directeur Général du Ministère de la Jeunesse des Sports et de l&#8217;Action Civique, M. Mario Florvil, entre autres ,se sont illustres. Il s’agit là d’une première en Haïti. L’ONASH est donc un nouvel espace d&#8217;études scientifiques et de recherches sur le sport haïtien, coiffé par la fondation « Ayiti toma». Ce n’est un secret pour personne, le sport en Haïti est traité en parent pauvre et est pratiqué de...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 15 décembre 2021, l’Observatoire National du Sport Haïtien (ONASH) a été porté sur les fronts baptismaux devant un parterre de personnalités parmi lesquelles Le Sénateur Pierre Paul Patrice Dumont, le Directeur Général du Ministère de la Jeunesse des Sports et de l&rsquo;Action Civique, M. Mario Florvil, entre autres ,se sont illustres. Il s’agit là d’une première en Haïti. L’ONASH est donc un nouvel espace d&rsquo;études scientifiques et de recherches sur le sport haïtien, coiffé par la fondation « Ayiti toma».</strong></p>
<p>Ce n’est un secret pour personne, le sport en Haïti est traité en parent pauvre et est pratiqué de manière folklorique. Ainsi, pendant longtemps, le sport n’a jamais été pensé, dans le sens où il n’a jamais été considéré comme ce qu’il est partout ailleurs : un phénomène de société avec des dimensions historiques, anthropologiques, politiques, et surtout économiques. Toutefois, depuis le 15 décembre 2021, une lueur d’espoir se profile à l’horizon du monde sportif haïtien.</p>
<p><strong>Quid de l’observatoire du sport ?</strong></p>
<p>Un observatoire du sport est un dispositif scientifique qui a pour objectif la collecte, le traitement et la mise en valeur des données sur le sport. Dans une certaine mesure, il est destiné à fournir une représentation techniquement contrôlée et validée dans un champ, là où dans certains cas, une vision politique est brouillée.</p>
<p>Interrogé sur la question, l’instigateur du projet, qui est au passage l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports et de l’Action Civique M. Edwing Charles, soutient qu’il s’agit d’une initiative citoyenne qui vise à inciter les acteurs du monde sportif à prendre les bonnes décisions en s’appuyant sur des faits. Pour cela, le président d’ « ayiti toma » dit privilégier l’observation scientifique des phénomènes. Car, selon lui : « Le sport est devenu une science. On doit dépasser notre arriération en ayant la science comme boussole, comme c’est le cas dans bon nombre de pays » préconise l’avocat. Et de poursuivre :</p>
<blockquote><p><strong>« Notre rôle est de proposer des pistes de solutions aux décideurs publics, mais tout cela sur la base des données recueillies en bonne et due forme, donc recueillies de la manière dont la rigueur scientifique le voudrait.»</strong></p></blockquote>
<p>À la question de savoir si l’Université qui est le terrain de prédilection de la recherche scientifique sera mise de côté dans le cadre de ce projet, sa réponse était sans aucune ambiguïté : « L’Université aura une place de choix au sein de ce projet {…} de toute façon, on ne saurait nous en éloigner, car quand nous aurons besoin de quelques données préexistantes pour mener à bien nos propres recherches, nous ferons bel et bien appel à ces dernières » Précise-t-il.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_6404" aria-describedby="caption-attachment-6404" style="width: 720px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="wp-image-6404 size-large lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/01/WhatsApp_Image_2021-12-30_at_18.42.24-1024x683.jpg" alt="" width="720" height="480" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/01/WhatsApp_Image_2021-12-30_at_18.42.24-1024x683.jpg 1024w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/01/WhatsApp_Image_2021-12-30_at_18.42.24-300x200.jpg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/01/WhatsApp_Image_2021-12-30_at_18.42.24-768x512.jpg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/01/WhatsApp_Image_2021-12-30_at_18.42.24.jpg 1080w" sizes="auto" /><figcaption id="caption-attachment-6404" class="wp-caption-text">L’ancien patron du MJSAC, Edwing Charles</figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’ancien patron du MJSAC a tenu aussi à dévoiler la composition de son équipe. En effet, Edwing Charles dit disposer de grands spécialistes du sport parmi lesquels un avocat spécialisé en droit du sport. Mais aussi, l’observatoire dispose de sociologue, de statisticiens ou encore des informaticiens pour recueillir les donnees, ces derniers s’avèrent indispensable sachant que nous sommes à l’ère des « big data », c’est-à-dire que nous sommes à une époque où les données ne sont plus traites de manière traditionnelle et nécessite de plus en plus de nouvelles compétences en la matière. Ainsi, le PDG d&rsquo;ayiti toma dit qu’il mettra tout en œuvre pour permettre à ce que le sport soi un outil de cohésion sociale et de paix en Haïti.</p>
<p>Toujours dans sa démarche inclusive, Edwing Charles affirme qu’il compte aussi sortir de cette tendance qu’ont les membres de la société civile haïtienne, une tendance selon laquelle ces acteurs concentrent uniquement leur effort au sein de la capitale. Il affirme donc opérer différemment : « Nous avons déjà pas mal « d’antennes » dans les villes de province. D’ailleurs, la fondation « Ayiti Toma » qui est l’organisation qui coiffe ce projet a déjà organisé un tournoi de football à Ganthier dont la grande finale a eu lieu ce dimanche 2 janvier 2022. Donc nous étendons progressivement nos tentacules un peu partout » informe Monsieur Charles.</p>
<p>Aussi, il compte avoir les moyens de ses ambitions, en ce sens, ce dernier stipule qu’une projection budgétaire sera proposée sous peu… Et profite au passage pour faire appel à L’Etat haïtien ou aux organisations nationales et internationales qui selon lui peuvent soutenir le projet.</p>
<p>S’il est vrai que la précarité de ce qu’on peut considérer comme la base matérielle indispensable à tout développement sportif constituent des paramètres non encore maîtrisés par nos dirigeants. Le sport haïtien est tributaire essentiellement de l’adaptation des pensées au fait. Cela dit, la recherche doit avoir une place de choix pour traite la problématique du sport haïtien. Un sport affichant un niveau extrêmement bas et qui n’atteint pas toute l’étendue du territoire national. ONASH vient donc à un moment où le sport haïtien est dans les abysses et peine à retrouver la surface.</p>
<p><strong>Jonathan Menard</strong></p>
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		<item>
		<title>Judette Jusmé : son handicap ne la limite pas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nancy Constant]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 May 2021 19:18:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Football féminin]]></category>
		<category><![CDATA[Gardienne]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Judette Jusmé]]></category>
		<category><![CDATA[Sélection nationale féminine des amputées]]></category>
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					<description><![CDATA[Originaire de Pilate, commune du département du Nord, Judette Jusmé est l’ainée d’une famille de 5 enfants. Le séisme meurtrier du 12 janvier 2010 l’a amputé du bras et du pied-droit. 11 ans après, Judette Jusmé devient gardienne de la sélection nationale féminine des amputées et repousse les limites de la vie. En 2010, Judette Jusmé habitait un bâtiment de 2 étages qui s’est totalement effondré le 12 janvier 2010. Cet après-midi-là, ils étaient 5 dans la maison, mais elle a été la seule survivante. Dans cette catastrophe, la jeune femme a aussi perdu son petit-ami. Et, du jour au lendemain, Judette, qui pratiquait le volley-ball à l’école secondaire, s’est vue amputé de son pied...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span id="p1">Originaire de Pilate, commune du département du Nord, <span id="33" class="s-rg-t">Judette</span> <span id="34" class="s-rg-t">Jusmé</span> est l’ainée d’une famille de 5 enfants.</span><span id="p57"> Le séisme meurtrier du 12 janvier 2010 l’a amputé du bras et du pied-droit.</span><span id="p3"> 11 ans après, <span id="48" class="s-rg-t">Judette</span> <span id="49" class="s-rg-t">Jusmé</span> devient gardienne de la sélection nationale féminine des amputées et repousse les limites de la vie.</span></strong></p>
<p><span id="p4"></span><span id="p5">En 2010, <span id="50" class="s-rg-t">Judette</span> <span id="51" class="s-rg-t">Jusmé</span> habitait un bâtiment de 2 étages qui s’est totalement effondré le 12 janvier 2010.</span><span id="p58"> Cet après-midi-là, ils étaient 5 dans la maison, mais elle a été la seule survivante.</span><span id="p7"> Dans cette catastrophe, la jeune femme a aussi perdu son petit-ami.</span><span id="p59"> Et, du jour au lendemain, <span id="60" class="s-rg-t">Judette</span>, qui pratiquait le volley-ball à l’école secondaire, s’est vue amputé de son pied et son bras droit.</span><span id="p9"> Plus, <span id="56" class="s-or-t">De</span> plus, elle a aussi perdu l’ouïe d’une oreille.</span></p>
<p><span id="p10">Voulant à tout prix surmonter son handicap, vivre comme n’importe quelle personne, la jeune femme a décidé d’intégrer la sélection nationale féminine des amputées en février 2020.</span><span id="p11"> L’entraînement s’est avéré très difficile pour <span id="36" class="s-rg-t">Judette</span>, car, en plus d’être amputée d’un membre inférieur et supérieur, elle porte au pied gauche une attelle.</span><span id="p61"> Elle confie qu’elle a beaucoup pleuré au début, car elle est la seule au sein de la sélection qui a perdu deux membres ;</span><span id="p13"> en voyant les autres joueuses s’exercer, la jeune femme se demandait comment elle allait parvenir à faire les exercices.</span><span id="p14"> Elle avait juste envie de prendre ses bagages et ne plus revenir au club.</span></p>
<p><span id="p15"></span><span id="p16">Ses collègues lui ont remonté le moral et <span id="38" class="s-rg-t">Judette</span> se dit très reconnaissante envers l’entraîneuse Marie <span id="40" class="s-rg-t">Sophonie</span> Louis qui n’a cessé de l’encourager et qui l’a initié aux exercices patiemment.</span></p>
<p><figure id="attachment_5659" aria-describedby="caption-attachment-5659" style="width: 960px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="wp-image-5659 size-full lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/05/WhatsApp-Image-2021-04-15-at-4.23.40-PM.jpeg" alt="" width="960" height="742" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/05/WhatsApp-Image-2021-04-15-at-4.23.40-PM.jpeg 960w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/05/WhatsApp-Image-2021-04-15-at-4.23.40-PM-300x232.jpeg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/05/WhatsApp-Image-2021-04-15-at-4.23.40-PM-768x594.jpeg 768w" sizes="auto" /><figcaption id="caption-attachment-5659" class="wp-caption-text">L’entraîneuse Marie Sophonie Louis (à gauche) et Judette Jusmé (à. droite), gardienne de la sélection nationale féminine des amputées</figcaption></figure></p>
<p><span id="p17">Aujourd’hui, le football est pour <span id="41" class="s-rg-t">Judette</span> <span id="42" class="s-rg-t">Jusmé</span> un anti-stress.</span><span id="p18"> Elle est contente d’avoir enduré toutes les difficultés pour être gardienne de la Sélection nationale féminine des amputées.</span><span id="p19"> Elle se déplace maintenant avec beaucoup plus de facilité et sait garder un certain équilibre.</span><br />
<span id="p20">Elle rêve que l’État accompagne convenablement la sélection nationale féminine des amputées crée en 2018.</span></p>
<p><span id="p21"></span><span id="p22">Ces joueuses amputées ont aussi besoin d’un local et d’un bus afin de faciliter leurs déplacements.</span><span id="p23"> Lors de leur dernier match, le 8 mars dernier, au Parc Sainte Thérèse, à <span id="44" class="s-rg-t">Pétion-ville</span>, elles ont affronté la République Dominicaine ont remporté la victoire avec un score de 2-0.</span><br />
<span id="p24">Aujourd’hui, <span id="45" class="s-rg-t">Judette</span> <span id="46" class="s-rg-t">Jusmé</span> n’a plus honte de sortir dans la rue sans sa prothèse du pied avec une robe courte.</span><span id="p25"> C’est une femme qui accepte son handicap et qui ne la voit pas comme une insulte à son corps.</span></p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Football: Sélection nationale féminine des amputées LIVE <a href="https://t.co/pYU9aHsDlU">https://t.co/pYU9aHsDlU</a></p>
<p>— Carel Pedre (@carelpedre) <a href="https://twitter.com/carelpedre/status/1226870614327058432?ref_src=twsrc%5Etfw">February 10, 2020</a></p></blockquote>
<p><span id="p26"></span><span id="p28">En dehors du football, elle est aussi technicienne de laboratoire à l’hôpital de l’université d’état d’Haïti <span id="p27">(<span id="47" class="s-rg-t">HUEH</span>)</span>.</span><span id="p29"> Elle plaide pour une meilleure intégration des personnes handicapées en Haïti et invite aussi ses dernières à ne pas se focaliser sur leur handicap, mais de foncer.</span></p>
<p><a href="https://www.facebook.com/nancy.constant.754"><span id="p30">Nancy Constant</span></a></p>
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		<item>
		<title>Melissa St-Vil, la fierté d’Haïti dans la boxe féminine aux États-Unis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Evens Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2020 21:30:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sport]]></category>
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					<description><![CDATA[La boxeuse américaine d’origine haïtienne, Melissa Saint-Vil, a été sacrée championne de la compétition de boxe WBO/NABO dans la ville d’Indianapolis aux États-Unis le 9 février dernier. Elle dédie sa victoire à Haïti en encourageant les jeunes filles haïtiennes à l’appréhension des disciplines sportives. Une femme « boxeuse » possède surement un fort caractère, dit-on souvent. L’Haitiano-Américaine Melissa St-Vil, quant à elle, ne revêt pas seulement de ce côté-là, elle est aussi une athlète professionnelle avec de grandes ambitions. Celles de gagner et de continuer à prouver sa valeur dans un sport à dominance masculine. Avec sa silhouette svelte, son corps musclé et...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La boxeuse américaine d’origine haïtienne, Melissa Saint-Vil, a été sacrée championne de la compétition de boxe WBO/NABO dans la ville d’Indianapolis aux États-Unis le 9 février dernier. Elle dédie sa victoire à Haïti en encourageant les jeunes filles haïtiennes à l’appréhension des disciplines sportives.</strong></p>
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<p>Une femme « boxeuse » possède surement un fort caractère, dit-on souvent. L’Haitiano-Américaine Melissa St-Vil, quant à elle, ne revêt pas seulement de ce côté-là, elle est aussi une athlète professionnelle avec de grandes ambitions. Celles de gagner et de continuer à prouver sa valeur dans un sport à dominance masculine.</p>
<p>Avec sa silhouette svelte, son corps musclé et taillé sur mesure qui peuvent éblouir les yeux et provoquer des fantasmes à tout moment, cette femme est devenue l’égérie des médias nord-américains depuis sa fabuleuse victoire face à son adversaire très coriace, la canadienne Jessica Camara.</p>
<p>« Jessica [Jessica Camara, ndlr] était très forte et très douée, j’ai beaucoup de respect pour elle mais mon sentiment de gagner était incroyable et je voulais être considérée comme un modèle positif », lâche-t-elle à la rédaction de Loop Haïti.</p>
<p>En déstabilisant son adversaire au dixième round sur décision unanime des juges pendant son dernier combat dans la compétition de l&rsquo;Organisation de boxe nord-américaine (NABO), celle qui s’est faite appeler le « Mike Tyson féminin » voit en sa personne une machine à gagner dans la Word Boxing Organization (WBO).</p>
<p><a href="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/07/received_956847041086213.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-4321 lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/07/received_956847041086213.jpeg" alt="" width="1200" height="798" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/07/received_956847041086213.jpeg 1200w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/07/received_956847041086213-300x200.jpeg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/07/received_956847041086213-1024x681.jpeg 1024w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/07/received_956847041086213-768x511.jpeg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/07/received_956847041086213-700x466.jpeg 700w" sizes="auto" /></a></p>
<p><strong>La courbe pour inverser la tendance</strong></p>
<p>En Haïti, les parents ont tendance à orienter le choix de leur progéniture, notamment les filles à cause de leur sexe. Melissa St-Vil a été contraint de se laisser faire au début, mais a fini par entreprendre le chemin inverse. Elle a toujours rêvé de briller dans une discipline où les noms qui retentissent les plus forts sont des hommes.</p>
<p>« En grandissant dans une maison haïtienne, vos parents vous obligent à devenir infirmière, avocate, à vous marier, et avoir des enfants, explique-t-elle. Il n&rsquo;y a rien de mal à cela à ce que je sache, mais les jeunes filles le font ce n&rsquo;est pas parce qu’elles ont forcément envie à ce moment-là ».</p>
<p>En prenant partie contre cette pratique, Melissa St-Vil encourage les jeunes filles à faire le choix de leur rêve. « Vous devez faire ce qui vous rend heureuse, et c&rsquo;est ce que j&rsquo;ai fait », soutient-elle à propos de son choix de carrière pour évoluer dans la boxe.</p>
<p>Ce choix atypique, qui n’était pas forcement bien vu au départ par son grand-père, l’amène aujourd’hui au sommet de sa gloire. « Je rêvais de représenter Haïti dans la boxe, je l’avais dit à mon grand-père il y a quelques années, exprime-t-elle avec un brin de satisfaction. Je l’ai fait, aujourd’hui ».</p>
<p>Plus loin, la championne souligne que « les familles haïtiennes ne croient pas aux sports et ne les pratiques pas ; cela poussent les jeunes à devenir négatifs. Je voulais montrer aux jeunes le côté positif des disciplines sportives et leur montrer quand vous soutenez quelqu&rsquo;un dans ses rêves cela peut faire une grande différence ».</p>
<p>Dans son palmarès actuel, St-Vil compte un total de 13 victoires sur 21 combats ; 1 victoire par K.O ; 4 défaites ; 4 nuls et 4 titres de champion.</p>
<p>« Je suis une championne du monde de boxe professionnelle, je détiens 4 ceintures. Je suis la première et la seule combattante haïtienne américaine femme à atteindre ce niveau », se rengorge-t-elle.</p>
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<p><strong>L’ambition d’aider les siens</strong></p>
<p>Devenir une figure féminine à la renommée d’un homme comme Mohamed Ali (Cassius Marcellus Clay Jr.), Mike Tyson n’est pas chose facile. Melissa St-Vil ambitionne de se tailler une place de choix dans le concert des grands noms de la boxe dans le monde. Un chapitre qui est vachement illustré par des noms masculins.</p>
<p>« J’ai traversé des moments difficiles dans ma vie et j&rsquo;utilise ces expériences pour me pousser plus loin dans mon voyage, avance-t-elle. Je veux transformer cette énergie en vibration positive pour aider et guider les autres ».</p>
<p>Elle se revêt toujours du drapeau bleu et rouge d&rsquo;Haïti pendant ces combats de boxe. Un signe d’attachement à Haïti, pays dans lequel elle a vécu son enfance, et un moyen, pour elle, de renvoyer l’ascenseur et encourager les jeunes filles haïtiennes à poursuivre le chemin et le rêve qu’elles ont choisis elles-mêmes.</p>
<div class="twitter-tweet twitter-tweet-rendered"> Je suis allée à<strong> </strong>l&rsquo;école Adventiste du samedi à Carrefour<strong> </strong>(sud de la capitale), donc Haïti est ma maison, dit-elle. J’ai passé des étés en Haïti, et j&rsquo;y ai tellement vécu je veux ouvrir la porte spécialement pour des femmes haïtiennes », explique-t-elle.</div>
<p>Dans le futur, elle espère apporter son support à la boxe en Haïti. « J&rsquo;adorerais soutenir l&rsquo;évolution de la boxe haïtienne, car pour moi il s&rsquo;agit de faire un changement positif pour Haïti, s’exclame-t-elle avec tant de fierté. L’énergie qu&rsquo;apporte le peuple haïtien est électrique, les vibrations en Haïti sont fortes depuis 1804, notre histoire parle d&rsquo;elle-même… ».</p>
<p>Dans de très courtes vidéos, on la voit parfois déhancher sur un son « <em>rabordaille</em> », identité musicale très prisée en Haïti ces dernières années. Sa mère vient de Jean-Rabel (département du Nord-Ouest), donc elle s’est bien habituée au rythme entraînants haïtiens.</p>
<p>Si la Boxe est peu considérée en Haïti, de plus en plus d’haïtiens comme Jean Pascal et Melissa St-Vil etc., font parler d’Haïti en terre étrangère avec le drapeau bleu et rouge comme étant un peuple passionné de cette discipline sportive.</p>
<p><b>Marc-Evens Lebrun </b></p>
<p><b>Source : <a href="https://www.loophaiti.com/content/melissa-saint-vil-la-fierte-dhaiti-dans-la-boxe-feminine-aux-usa">Loop-Haiti</a></b></p>
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