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	<title>Portrait &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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	<description>Plus loin que l&#039;actualité</description>
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	<title>Portrait &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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		<title>Marie Sofonie Louis ou la femme au grand cœur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Francesca MINTOR]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Mar 2023 02:09:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Bel air]]></category>
		<category><![CDATA[Football]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Journaliste]]></category>
		<category><![CDATA[Marie Sofonie Louis]]></category>
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					<description><![CDATA[S&#8217;oublier soi-même pour se mettre au service des autres, cette passionnée de football est un modèle d&#8217;altruisme et de dévouement. Corps élancé, visage allongé, des dreads locks lui tombant sur les épaules et la morphologie d’un gaçon, Marie Sofonie Louis n&#8217;a rien d&#8217;une religieuse traditionnelle. Et pourtant, cette volonté de venir en aide à ses semblables, cette passion pour tout ce qui est humain s&#8217;apparente vraiment à une profession de foi. Passionnée de Foot Sofonie a grandi à Cité Félix, un quartier de Port-au-Prince avoisinant Bel air et Fort National&#8230; Elle a connu une enfance heureuse marquée par sa passion...]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>S&rsquo;oublier soi-même pour se mettre au service des autres, cette passionnée de football est un modèle d&rsquo;altruisme et de dévouement.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Corps élancé, visage allongé, des dreads locks lui tombant sur les épaules et la morphologie d’un gaçon, Marie Sofonie Louis n&rsquo;a rien d&rsquo;une religieuse traditionnelle. Et pourtant, cette volonté de venir en aide à ses semblables, cette passion pour tout ce qui est humain s&rsquo;apparente vraiment à une profession de foi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Passionnée de Foot</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sofonie a grandi à Cité Félix, un quartier de Port-au-Prince avoisinant Bel air et Fort National&#8230; Elle a connu une enfance heureuse marquée par sa passion pour le ballon rond. C&rsquo;est un héritage que lui a transmis son père. «&nbsp;Mon père est un passionné du football, il m&rsquo;a transmis cette passion&nbsp;», raconte-t-elle toute souriante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La jeune femme n&rsquo;avait pas encore 10 ans lorsqu&rsquo;elle a commencé à pratiquer ce sport: À l&rsquo;époque, je jouais avec de jeunes garçons plus âgés que moi, j&rsquo;étais la seule fille parmi eux et pourtant cela ne m&#8217;empêchait pas de gagner. «&nbsp;J&rsquo;étais très douée&nbsp;», se rappelle Sofonie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La native de Port-au-Prince parle d&rsquo;une époque où l&rsquo;insécurité et le banditisme ne régnaient pas encore en maître dans son quartier. «&nbsp;Chaque été, on organisait des championnats et je pouvais pas me permettre de ne pas y participer, quand bien même il s&rsquo;agissait d&rsquo;équipes masculines&nbsp;». Elle porte son quartier et surtout les gens qui y vivent dans cœur. C&rsquo;est cet amour qui la pousse à s&rsquo;y rendre tous les ans pour distribuer des cadeaux aux enfants et la traditionnelle soupe du nouvel an. «&nbsp;Décembre dernier, malgré combien la situation était difficile, j&rsquo;ai osé y aller pour partager un peu de ce que j&rsquo;ai avec les habitants comme je l&rsquo;ai toujours fait&nbsp;», affirme l’amante du foot.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="960" height="676" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/334676911_1546232882536600_6449486194864949079_n.jpg" alt="" class="wp-image-7529 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/334676911_1546232882536600_6449486194864949079_n.jpg 960w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/334676911_1546232882536600_6449486194864949079_n-300x211.jpg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/334676911_1546232882536600_6449486194864949079_n-768x541.jpg 768w" sizes="auto" /><figcaption>Photo d&rsquo;Illustration de Marie&nbsp;Sophonie&nbsp;Louis&nbsp; »en&nbsp;bleu »&nbsp;accompagnée&nbsp;de quelques joueuses de l&rsquo;équipe&nbsp;nationale&nbsp;féminine&nbsp;des&nbsp;amputées C.P : Facebook Marie&nbsp;Sophonie&nbsp;Louis</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Défenseuse des plus démunis</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La journaliste sportive pense que sa provenance d&rsquo;un quartier défavorisé économiquement est pour beaucoup dans la personne qu&rsquo;elle est devenue aujourd&rsquo;hui. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>«&nbsp;Je suis toujours fière de dire d&rsquo;où je viens, car mon quartier et ses problèmes ont fait de moi celle que je suis aujourd&rsquo;hui&nbsp;»,se vante la jeune dame.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">De là découle son penchant pour les plus déshérités, notamment les femmes et les petites filles. C&rsquo;est ce qui lui a valu le prix de ‘Héros de la défense des droits humains en Haïti’ décerné en 2017 par l&rsquo;Ambassade américaine. Son amour pour le football et son sens de leadership lui ont permis de fonder la première équipe féminine amputée. Équipe dont elle est la coach aujourd&rsquo;hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une société dominée par l’individualisme et l’égoïsme, cette militante des droits humains se voue corps et âme au service des autres défendant la veuve et l’orphelin. Marie Sofonie Louis s’est aussi engagée dans la lutte pour le respect et la promotion des droits des femmes et des filles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Francesca Mintor</strong></p>
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		<title>Ernst Pierre: un policier modèle ou l’incarnation de la devise de la PNH?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Miwatson St Jour]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Sep 2022 02:37:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Ernst Pierre]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Modele]]></category>
		<category><![CDATA[PNH]]></category>
		<category><![CDATA[Police]]></category>
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					<description><![CDATA[L’image d’un policier protégeant une femme paniquée, suffoquant sous l’effet d’un gaz lacrymogène en plein cœur de Port-au-Prince a tourné en boucle sur la toile le mardi 20 septembre 2022. Une photo qui a suscité beaucoup de réactions, et a récolté de nombreux commentaires positifs. Un geste qui a valu d’énormes appréciations à l’agent du CIMO (Corps d’Intervention de Maintien d’Ordre), voire l’étiquette de policier modèle. Qui est ce policier ? Quel est son parcours ? IMEDIA est parti à la rencontre d’Ernst Pierre. Ernst Pierre a toujours été habité par le désir de servir son pays. D’être utile à...]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’image d’un policier protégeant une femme paniquée, suffoquant sous l’effet d’un gaz lacrymogène en plein cœur de Port-au-Prince a tourné en boucle sur la toile le mardi 20 septembre 2022. Une photo qui a suscité beaucoup de réactions, et a récolté de nombreux commentaires positifs. Un geste qui a valu d’énormes appréciations à l’agent du CIMO (Corps d’Intervention de Maintien d’Ordre), voire l’étiquette de policier modèle. Qui est ce policier ? Quel est son parcours ? IMEDIA est parti à la rencontre d’Ernst Pierre.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ernst Pierre a toujours été habité par le désir de servir son pays. D’être utile à la société. Voilà ce qui explique son choix, son orientation vers la Police Nationale d’Haïti. Intégré l’institution en 2018, Ernst a vu enfin cette occasion s’offrir à lui. Et, il ne l’aura pas manquée une seule fois de sa vie. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>« J’ai toujours souhaité servir mon pays dignement. Apporter ma contribution à ma communauté et inspirer d’autres jeunes », explique le natif de Cité-Soleil. </strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Monsieur Pierre, aider une personne qui est en difficulté est un devoir pour quiconque, mais plus encore un travail, une obligation pour un policier. « Le travail d’un policier prend tout son sens en garantissant la sécurité de la vie et des biens des autres », atteste l’homme qui fait 1m96. Une tâche dont l’agent du CIMO donne la preuve la plus tangible : Bouclier en main, bras droit autour de l’épaule d’une dame piégée et effrayée, Ernst Pierre, l’air préoccupé, au pas sûrs, escorte la femme pour lui mettre l’abri.</p>



<div class="wp-block-image is-style-default"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/Tcharly-2.jpg" alt="" class="wp-image-7111 lazyload" width="526" height="350" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/Tcharly-2.jpg 308w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/Tcharly-2-300x200.jpg 300w" sizes="auto" /><figcaption>Photo illustrant le policier Ersnt Pierre potregeant une citoyenne lors des mouvements de protestation  »Pays Lock » Credit Photo _ Tcharly Coutin [Kanga Zile]</figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un parcours remarquable…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant l’institution policière, Ernst pierre se faisait déjà remarqué dans les milieux fréquentés. Il était toujours compté parmi les plus brillants, mais surtout les plus disciplinés. Son passage, du moins sa participation au programme YouthExplorer, initié par<a href="https://ht.usembassy.gov/fr/"> l’ambassade des États-Unis en Haïti</a> en témoigne sans faille. Il s’agit en effet d’une initiative implantée dans les quartiers populaires afin de former et d’encadrer les jeunes défavorisés. C’est de là que tout est parti pour le jeune Ernst d’alors. Il a été vite repêché et s’est distingué des autres par son sens aigu de la discipline. Appliqué, rectiligne, dynamique, celui qui a vu le jour à l’hôpital Isaie Jeanty, commune de Cité-Soleil, a décroché le prestigieux titre d’ambassadeur du programme, et l’a conservé depuis. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Tout ce que je suis aujourd’hui, je le dois à cette formation. Je suis le pur produit de YouthExplorer », confie-t-il. Une période qui aura fortement marqué la vie du tabarrois. « C’est grâce à eux, les formateurs du programme, que je puis découvrir mes capacités, mon potentiel et connaitre ma vraie valeur. Ils m’ont poussé à donner la meilleure version de moi-même, je m’en inspire encore et suis constamment guidé par les valeurs qu’ils m’ont inculquées », explique le benjamin d’une fratrie de huit enfants, avec une once de fierté dans la voix.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="720" height="695" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/WhatsApp-Image-2022-09-23-at-1.34.23-PM.jpeg" alt="" class="wp-image-7112 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/WhatsApp-Image-2022-09-23-at-1.34.23-PM.jpeg 720w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/WhatsApp-Image-2022-09-23-at-1.34.23-PM-300x290.jpeg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/WhatsApp-Image-2022-09-23-at-1.34.23-PM-24x24.jpeg 24w" sizes="auto" /><figcaption>Photo d&rsquo;illustration de Ersnt Pierre</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Issu d’une famille modeste, Ernst a fait ses études primaires au collège Bethel d’Haïti et les secondaires à l’institution Modernes des Frères Chrétiens. Elevé par sa mère, qui a du affronté seule toutes les vicissitudes de la vie, le policier a vécu des moments horribles. Sans dessus, sans dessous. La faim, la soif, le manque, bref…, la misère rythmait son quotidien. « Ma mère nous a agrandis toute seule, malgré les moments amers, elle nous a élevé dans la droiture et le respect mutuel », raconte celui qui vient de souffler son vingt huitième bougie, ce 10 septembre 2022. Passé à tabac, Ernst a su créé une brèche dans la muraille. Agent du CIMO, représentant de YouthExplorer, ses titres n’en sont pas à leur comble. Il a d’autres flèches à son arc, d’autres compétences…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le leader inspirant…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">De tous les mots qui pourraient décrire Ernst, celui qui conviendrait le mieux est leader. Il l’est dans l’âme, et dans le plein sens du terme. L’homme requiert toutes les caractéristiques pouvant lui honorer d’un tel titre : sens du devoir, honnêteté, dynamisme, respect mutuel entre autres. Les déclarations de l’ancien Directeur Général de la Police Nationale d’Haïti, Michel-Ange Gédéon, à son sujet lors de sa graduation en août 2019, est un témoignage vivant. « Mon rêve, c’est de voir les jeunes haïtiens cultiver les traits d’un vrai leader et le patriotisme, afin qu’ils puissent œuvrer pour une Haïti meilleure ; je suis heureux et fier de voir un jeune bénéficiaire du programme YouthExpolrer gradué dans cette 30e promotion de la PNH. Merci Ernst Pierre parce que tu te mets à la hauteur de ton rôle d’ambassadeur, et tu continues à être un exemple pour les autres », a longuement écrit M Gédéon.</p>



<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Fière de participer à la graduation de 24 Jeunes Explorateurs, qui ont terminé leur programme avec succès! Avec <a href="https://twitter.com/StateINL?ref_src=twsrc%5Etfw">@StateINL</a> &amp; <a href="https://twitter.com/pnh_officiel?ref_src=twsrc%5Etfw">@pnh_officiel</a>, ces jeunes ont appris à être de meilleurs leaders &amp; citoyens modèles pour promouvoir paix &amp; prospérité en Haïti. Félicitations! &#8211; <a href="https://twitter.com/hashtag/AmbSison?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#AmbSison</a> <a href="https://t.co/PJr7l3sGea">pic.twitter.com/PJr7l3sGea</a></p>— U.S. Embassy Haiti (@USEmbassyHaiti) <a href="https://twitter.com/USEmbassyHaiti/status/1157380607002853377?ref_src=twsrc%5Etfw">August 2, 2019</a></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">La note de félicitations de la structure dénommée SPNH-17 a aussi présenté Ernst Pierre comme un modèle. « Le Syndicat de la Police Nationale d’Haïti adresse ses vives félicitations au policier modèle Ernst Pierre pour son acte remarquable et l’encourage à continuer à servir la population avec amour et respect », peut-on lire dans cette note.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après tout, Ernst continue de tirer la machine vers le haut. En plus d’être technicien en plomberie et en électricité bâtiment, il met le curseur aujourd’hui sur l’anglais. Il se projette dans l’institution policière et croit dur comme fer que s’y trouve son avenir. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>« Il existe un avenir partout où on est, il suffit de se mettre à fond, d’appliquer et de respecter les normes », s’obstine-t-il. </strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le fils de Pernier et de Cité-Soleil entend continuer à faire son travail de policier, protéger et servir les citoyens avec amour, impartialité et droiture. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>« À chaque fois que je pose une action du genre, je me dis que je fais tout simplement mon job, on me paye pour cela », déclare l’agent des forces de l’ordre. Il invite toutefois ses frères d’armes à mettre en œuvre ce qu’ils ont appris et à œuvrer à faire de la PNH une institution crédible, respectée et appréciée. Faire de la devise de l’institution : protéger et servir, leur leitmotiv.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le policier Ernst Pierre aspire à une PNH plus professionnelle et plus proche des citoyens. Il espère que son acte servira d’exemple aux autres collègues, et que le désir de servir imprègne les 14 milles policiers qui desservent la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Miwatson ST JOUR</strong></p>
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		<title>Josepha Dumas, l’oiseau aux ailes libres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rosny Ladouceur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Jul 2022 19:05:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Josepha Dumas]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[Claire Marie Estelle Josepha Dumas, née de parents haïtiens et installée depuis au moins une décennie à Montréal, se définit comme une artiste interdisciplinaire, naviguant entre différents champs dont le dessin, la création intuitive, le cinéma expérimental pour se tailler un nom dans le milieu artistique québécois. « Maddame blue », un oiseau aux ailes libres. Portrait d’une artiste aux multiples talents, qui a plusieurs cordes à son arc.   «&#160;Un peuple d’artistes habite Haiti&#160;», écrivait André Malraux, homme politique et intellectuel français, pour dire la richesse, la diversité, l’éclectisme, la vivacité de nos créateurs.trices contemporains.es. Même nos fils et filles du...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Claire Marie Estelle Josepha Dumas, née de parents haïtiens et installée depuis au moins une décennie à Montréal, se définit comme une artiste interdisciplinaire, naviguant entre différents champs dont le dessin, la création intuitive, le cinéma expérimental pour se tailler un nom dans le milieu artistique québécois. « <em>Maddame blue »</em>, un oiseau aux ailes libres. Portrait</strong> <strong>d’une artiste aux multiples talents, qui a plusieurs cordes à son arc.  </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Un peuple d’artistes habite Haiti&nbsp;», écrivait André Malraux, homme politique et intellectuel français, pour dire la richesse, la diversité, l’éclectisme, la vivacité de nos créateurs.trices contemporains.es. Même nos fils et filles du dehors, ceux appelés à faire briller l’art haïtien hors des frontières de ce Tiers-d’île <em>pauvre</em>&nbsp; qu’on capte dans les medias étrangers à travers le prisme du chaos, participent de l’émergence de nouveaux modes d’expression, en dépit du poids de la réalité migratoire qui pèse sur leurs épaules. Il y a ceux et celles qui ont, dans la douleur et la patience, creusé leur sillon jusqu’à accoucher des œuvres pour la reconnaissance tant nationale qu’internationale, mais il y a aussi ceux et celles qui, murés dans leur silence, arrivent à tracer leur propre chemin en passant par le travail acharné qui l’exige. C’est le cas de Claire Marie Estelle &nbsp;Josepha Dumas.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Improvisation et vie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Teint doré, le crane enfoui sous une natte de cheveux blonds crépus, le nez chaussé de lunettes, le regard figé&nbsp;: Claire Marie Estelle <em>Josepha Dumas</em>, ainsi posée sur son profil Instagram, passe le plus clair de son temps à construire une aura dans le paysage artistique québécois, à sculpter son identité à grands coups de pinceaux, à étendre ses ailes sur divers domaines de l’art&nbsp;: peinture, dessin, chant. Se versant dans la création intuitive, se situant à mi-chemin entre la danse et la jonglerie, s’imprégnant du cinéma expérimental, elle nuance ou gourmande ses influences. &nbsp;<em><a href="https://www.instagram.com/impro.vie/?utm_medium=copy_link">ImproVie</a></em>, abréviation des mots improvisation et vie, est d’ailleurs l’un de ses sobriquets. La philosophie qui stagne sous ce pseudonyme suggèrerait que <em>l’art est un moment dans le temps, un reflet du temps</em>. <em>ImproVie</em> est le résultat final temporaire d’une combinaison de techniques de création artistique qui sont utilisées pour réinventer le nouveau au lieu de tenter de reproduire le passé avec le besoin constant d’atteindre l’illusion de la perfection qui est malheureusement encore profondément enracinée dans nos sociétés. &nbsp;<em>«&nbsp;C&rsquo;est une plateforme où les différents médiums de l&rsquo;art se rencontrent et dialoguent, où l&rsquo;on ne cesse de questionner et d&rsquo;agir. Un endroit où il n&rsquo;y a volontairement aucune frontière pour explorer, faire des erreurs, apprendre et grandir</em>.&nbsp;» Notre objectif est de faire la lumière sur le processus, indique-t-elle, autant que sur le résultat, de faire avancer notre «&nbsp;<em>vie émotionnelle </em>»&nbsp;telle&nbsp; qu’elle est aujourd’hui par rapport à hier et demain.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Entre dehors et dedans</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Née le 27 novembre 1994 à Pétion-Ville, dans les années 80 de parents originaires d’Haïti, la trentenaire à la verve créatrice inouïe nous ouvre un riche catalogue de toiles jouant sur les nuances, couleurs, tons, signes, lignes, formes&nbsp;: des paysages à la frontière de la figuration et de l’abstraction. Dans ces décors chatoyants et furtifs où les quelques personnages esquissés semblent se fondre jusqu’à inquiéter, point de facilité ni de glamour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’œuvre pluridimensionnelle de Claire Marie Estelle Josepha Dumas, questionnant ce perpétuel va-et-vient entre dehors et dedans (<em>née en Haiti mais vit pourtant entre Montréal et Paris</em>), dessine les traits d’une artiste interdisciplinaire, polymorphe, démesurée, évocatrice, entêtée, dotée d’une imagination bouillante et indomptée ; s’inscrivant dans l’émotion brute, dans le brassage des idées contraires, dans l’impulsion du geste créateur. Ici on parle de <em><a href="https://www.instagram.com/maddame.blue/?utm_medium=copy_link">Maddame Blue</a></em>, auteure de l’œuvre  « Un été en Ayiti » (2016), un retour aux sources haïtiennes, une collecte de dessins où elle écume ses souvenirs d’enfance.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="815" height="564" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/07/Photo-II.jpg" alt="" class="wp-image-6788 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/07/Photo-II.jpg 815w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/07/Photo-II-300x208.jpg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/07/Photo-II-768x531.jpg 768w" sizes="auto" /><figcaption>« Un été en Ayiti », une des féériques toiles de la peintre Canado-Haitienne. | Photo prise sur son compte Instagram<br></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Son travail incite à la méditation, à la nostalgie, voire même à l’introspection. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>« <em>À travers les mots, les couleurs, le paysage, j&rsquo;essaie de faire le deuil, de m&rsquo;accrocher, de me souvenir et de mettre en lumière certains souvenirs de mon enfance par rapport à ma réalité actuelle alors que je lutte encore naïvement avec ma propre identité et dissèque le sens d’une maison</em> ». </strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Cette série de dessins de vie de différentes vues, moments et rêves en Haiti intervient après six années d’absence au pays natal.  « <em>Mes parents vivent toujours en Haiti, et donc au moins tous les deux ou quatre ans, j’essaie de rentrer chez moi pour leur rendre visite. </em>Le but <em> était de collecter des dessins dans lesquels  elle observait sa ville natale à travers un objectif différent après avoir constamment voyagé et grandir en dehors d’Haiti</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"> « <em>Ayiti, hier et demain</em> », « Imaginary paysages » (<em>Paysages imaginaires</em>), féeriques tableaux où l’artiste peint sa ville d’origine, dessine des paysages oniriques représentant des mondes parallèles entre Haiti et Montréal, sont aussi de cette mouvance créatrice, de cette logique de l’enracinement, de cette envie d’aller à la rencontre de l’inconnu, d’exposer le réel avec ses parts d’ombre et de lumière, de beauté et de laideur, de profondeur et de fragilité. Celles-ci évoquent ainsi l’art urbain, accessible à tout le monde, à l’instar de l’architecture, d’installations publiques et de graffitis. Son esprit, loin de se figer dans une technique définitive, semble lesté par la mélancolie.  <em>Chaque œuvre que je crée découle directement d&rsquo;une action impulsive, directement de mon imagination.</em> </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em><strong>« Au fur et à mesure que je fais une ligne, je commence à réfléchir à ce que je veux dire et où je veux aller, et c&rsquo;est ce qui influence ma ligne suivante. J&rsquo;aime explorer, jouer avec la perspective et repousser les limites entre ce qui est là et ce qui ne l&rsquo;est pas. »</strong></em></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>«&nbsp;Where are you from&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Baignée de lumières, elle frappe, assise, la peau rêche&nbsp; d’un tambour sur fonds&nbsp; d’une sonorité trafiquée. «&nbsp;<em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=4xCG8P0Sfgo">Where are you from&nbsp;? Where is home now&nbsp;</a></em>?&nbsp;». Un dialogue intérieur initié sur le socle identitaire haïtien&nbsp;: le «&nbsp;pays mystérieux&nbsp;» qui attend l’artiste au sortir de l’enfance et de l’absence. Le tambour est cet instrument sacré, revêtant une dimension symbolique, qui force davantage son admiration pour une culture musicale populaire née des entrailles du vodou, religion considérée pendant longtemps honnie. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une autre vidéo intitulée «&nbsp;<a href="https://www.youtube.com/watch?v=7Lfbzn1uABs">I’m sorry&nbsp;</a>»,&nbsp; on la voit en mode freestyle cracher sobrement sur les manches&nbsp; d’une guitare les paroles de ce son.&nbsp; Il ne s&rsquo;agit pas de perfection, mais d&rsquo;imperfections, annonce-t-elle&nbsp;: l’impossibilité de concilier le monde de l’enfance et celui de l’âge adulte. Terre meurtrie mais source intarissable d’inspiration, Haïti lui offre un nombre saisissant de motifs, inlassablement rameutés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a la voix lancinante, le ton terne, l’ambiance très intimiste que son timbre laisse planer, on dirait une <em>blueswoman </em>qui nous raconte ce qu’elle a de plus éphémère, de plus sentimental et de plus fragile.  « Je suis désolée (à vous et à moi-même) de ne pas savoir hier ce que je sais aujourd&rsquo;hui. Je suis désolée de ne pas savoir aujourd&rsquo;hui ce que je saurai demain… Je suis désolée de ne pas savoir demain ce que je saurai les jours qui sont encore à venir&#8230; Je suis désolée. Pour toutes les choses que je ne pouvais pas savoir, que je ne savais pas&#8230; »</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="&quot;And Tomorrow, I&#039;ll be Sorry Again...&quot; (Original Song, 2020)" width="720" height="405" src="https://www.youtube.com/embed/7Lfbzn1uABs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen title=""And Tomorrow, I'll be Sorry Again..." (Original Song, 2020)"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Casser toutes les cases</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La toile est un de ces supports de création mais au fil du temps, le papier, où elle invente à la fois du beau et de l’insaisissable,&nbsp; est devenu pour elle un médium primordial.&nbsp; <em>Faire différentes séries de dessins au fur et à mesure lui a apprise sur la façon dont la réalité se confond avec les rêves et comment les deux, à travers le temps et l’espace, deviennent un</em>. <em>Sa passion pour le dessin est plus grande que la peinture</em>, aux frontières de l’abstrait et du réel, du figuratif et du paysagisme. Cette cristallisation n’est pas seulement formelle, mais aussi thématique, orientant son art vers une sorte de standardisation et de stylisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pensive, Claire Marie Estelle Josepha Dumas remet en question, expérimente, prend du&nbsp;large, défonce les barrières, <em>repousse les limites hiérarchiques,</em> vole haut de ses ailes libres («&nbsp;Danggeling »),pièce plus méditative que performative, soulevant des questions d’espace, de fluidité, de rythme, de contrôle, de concentration, de mouvement, de temps.&nbsp; Ses œuvres sont le fruit d’un impressionnant déploiement d’effets. Sa peinture se trouve en accord avec un courant transnational qui s’attache à prendre en compte diaspora et terre natale, tradition ancestrale et influences étrangères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs outils dans sa démarche comme l’animation, la musique, les courts métrages, le dessin s’enchevêtrent dans son travail qui signale, certes les fêlures de son âme angoissée, la spontanéité de son art mais aussi sa grande maitrise technique&nbsp;; un travail recherché, qui nous porte à déchiffrer les non-dits ou la polysémie des sujets peints et explorés à travers sons, images et langages. Formée à l’Université Concordia à Montréal, elle transcende toute étiquette, bannit tout cloisonnement, milite corps et âme pour la liberté totale menacée par les diktats du marché de l’art urbain ou contemporain, traite de la colonisation, de la réalité migratoire, de la nature dans sa palette cognitive.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ode à un écrivain</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une série de trois dessins représentant jusqu’ici des odes visuelles dédiées à trois personnes qu’elle a connues et rencontrées enrichit son catalogue : la danseuse Maya Milet, l’artiste Rita Adib pour qui elle a tenté de représenter naïvement un mélange de travaux que Rita Adib a réalisés dans le passé et pour finir, son père, homme de lettres et ancien ministre de la Culture, Pierre-Raymond Dumas.  Portraitiste subtile et prolifique, elle illustre avec brio les couvertures des monographies de son père et poids lourd de la critique littéraire (auteur de la chronique « <em>Cette transition qui n’en finit pas</em> »). Ces monographies se portent sur les écrivains Yanick Lahens, Lyonel Trouillot, Margareth Papillon, Syto Cavé, Anthony Phelps et Kettly Mars.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="980" height="722" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/07/Photo-III.jpg" alt="" class="wp-image-6789 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/07/Photo-III.jpg 980w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/07/Photo-III-300x221.jpg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/07/Photo-III-768x566.jpg 768w" sizes="auto" /><figcaption><br>Dessin dédié à son père Pierre-Raymond Dumas</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Comme beaucoup d’autres, elle refuse tout enfermement, casse toutes les cases («<em>I refuse to be a bird in a cage, slowly melting in the middle of a cage».&nbsp; </em><em>Je refuse d’être un oiseau en cage, fondant lentement dans une cage), </em>affirme-t-elle, sans fard. La peinture qui ne se préoccupe que de sujets ressassés, d’harmonie chromatique ou graphique, ne lui fait pas défaut. Avec sa pose songeuse et perspicace, elle revendique une sorte de modernité que l’on scrute à travers les filtres esthétiques explorés dans ses créations. C’est que, peintre <em>du dehors</em> ou jeune prodige du dessin, elle ne semble s’identifier à aucun mode d’expression, à aucune école, à aucun courant. Et c’est là toute sa force.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Enfiler son costume de photographe</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Claire Marie Estelle Josepha Dumas, armée de son <em>Nikon D5300</em>, enfile ici son costume de photographe urbain, pose son regard lumineux sur le quotidien d’Haiti à travers une série de photographies expérimentales en couleur qu’elle accumule depuis 2018, une série en cours et qui se concentre principalement sur le corps, le mouvement, l’action et la réalité à travers une lentille narrative et alerte.  « Ayiti en couleurs », « Fenêtres, curiosités et souffle » : ce sont-là quelques-uns de ses clichés où elle nous donne à voir tous ces bidonvilles nichés au flanc des mornes fauves et baignés de soleil, les dégâts écologiques et notre environnement urbain incontrôlé, notre art de la débrouillardise, notre résilience extrême, les paysages odoriférants, nos faunes et flores.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="828" height="551" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/07/Photo-IV.jpg" alt="" class="wp-image-6790 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/07/Photo-IV.jpg 828w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/07/Photo-IV-300x200.jpg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/07/Photo-IV-768x511.jpg 768w" sizes="auto" /><figcaption><br>Une des photos de la série « Ayiti en couleurs ». | Photo prise sur le site web de l&rsquo;artiste.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Inscrite dans la culture et l’histoire canadiennes, elle peine à délimiter la ligne entre photographie et peinture. Mais ce dont on est sûr c’est que toute la beauté de ce coin d’île se concentre dans un éventail d’œuvres qui la hissent en témoin de son temps, en observatrice de notre débâcle et du laxisme généralisé, de nos erreurs cumulées au fil des saisons sauvages, tout en évitant de se verser dans une forme quelconque de manichéisme, &nbsp;cherchant plutôt à peindre dru et cru le quotidien poignant et chaotique des Haïtiens en quête d’un mieux-vivre ou de survie. D’une rigueur haletante, elle expérimente pour l’heure la photographie et le montage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toujours à la recherche de l’indicible, d’espace, du beau voilé de mystère et d’énigme, de crudité et d’espoirs. Ne mérite-t-elle pas de sortir de cette ombre qui plane injustement sur son talent&nbsp;? Va-t-on, dans les couloirs du panthéon haïtien, immortaliser Claire Marie Estelle Josepha Dumas, cette étoile franco-haïtienne, pour son audace, sa fugacité, sa liberté de ton, sa singularité, pour enfin la beauté fascinante et déchirante de ses œuvres&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rosny Ladouceur</strong></p>
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		<item>
		<title>Judette Jusmé : son handicap ne la limite pas</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2021/05/05/judette-jusme-son-handicap-ne-la-limite-pas/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Nancy Constant]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 May 2021 19:18:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Football féminin]]></category>
		<category><![CDATA[Gardienne]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Judette Jusmé]]></category>
		<category><![CDATA[Sélection nationale féminine des amputées]]></category>
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					<description><![CDATA[Originaire de Pilate, commune du département du Nord, Judette Jusmé est l’ainée d’une famille de 5 enfants. Le séisme meurtrier du 12 janvier 2010 l’a amputé du bras et du pied-droit. 11 ans après, Judette Jusmé devient gardienne de la sélection nationale féminine des amputées et repousse les limites de la vie. En 2010, Judette Jusmé habitait un bâtiment de 2 étages qui s’est totalement effondré le 12 janvier 2010. Cet après-midi-là, ils étaient 5 dans la maison, mais elle a été la seule survivante. Dans cette catastrophe, la jeune femme a aussi perdu son petit-ami. Et, du jour au lendemain, Judette, qui pratiquait le volley-ball à l’école secondaire, s’est vue amputé de son pied...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span id="p1">Originaire de Pilate, commune du département du Nord, <span id="33" class="s-rg-t">Judette</span> <span id="34" class="s-rg-t">Jusmé</span> est l’ainée d’une famille de 5 enfants.</span><span id="p57"> Le séisme meurtrier du 12 janvier 2010 l’a amputé du bras et du pied-droit.</span><span id="p3"> 11 ans après, <span id="48" class="s-rg-t">Judette</span> <span id="49" class="s-rg-t">Jusmé</span> devient gardienne de la sélection nationale féminine des amputées et repousse les limites de la vie.</span></strong></p>
<p><span id="p4"></span><span id="p5">En 2010, <span id="50" class="s-rg-t">Judette</span> <span id="51" class="s-rg-t">Jusmé</span> habitait un bâtiment de 2 étages qui s’est totalement effondré le 12 janvier 2010.</span><span id="p58"> Cet après-midi-là, ils étaient 5 dans la maison, mais elle a été la seule survivante.</span><span id="p7"> Dans cette catastrophe, la jeune femme a aussi perdu son petit-ami.</span><span id="p59"> Et, du jour au lendemain, <span id="60" class="s-rg-t">Judette</span>, qui pratiquait le volley-ball à l’école secondaire, s’est vue amputé de son pied et son bras droit.</span><span id="p9"> Plus, <span id="56" class="s-or-t">De</span> plus, elle a aussi perdu l’ouïe d’une oreille.</span></p>
<p><span id="p10">Voulant à tout prix surmonter son handicap, vivre comme n’importe quelle personne, la jeune femme a décidé d’intégrer la sélection nationale féminine des amputées en février 2020.</span><span id="p11"> L’entraînement s’est avéré très difficile pour <span id="36" class="s-rg-t">Judette</span>, car, en plus d’être amputée d’un membre inférieur et supérieur, elle porte au pied gauche une attelle.</span><span id="p61"> Elle confie qu’elle a beaucoup pleuré au début, car elle est la seule au sein de la sélection qui a perdu deux membres ;</span><span id="p13"> en voyant les autres joueuses s’exercer, la jeune femme se demandait comment elle allait parvenir à faire les exercices.</span><span id="p14"> Elle avait juste envie de prendre ses bagages et ne plus revenir au club.</span></p>
<p><span id="p15"></span><span id="p16">Ses collègues lui ont remonté le moral et <span id="38" class="s-rg-t">Judette</span> se dit très reconnaissante envers l’entraîneuse Marie <span id="40" class="s-rg-t">Sophonie</span> Louis qui n’a cessé de l’encourager et qui l’a initié aux exercices patiemment.</span></p>
<p><figure id="attachment_5659" aria-describedby="caption-attachment-5659" style="width: 960px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5659 size-full lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/05/WhatsApp-Image-2021-04-15-at-4.23.40-PM.jpeg" alt="" width="960" height="742" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/05/WhatsApp-Image-2021-04-15-at-4.23.40-PM.jpeg 960w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/05/WhatsApp-Image-2021-04-15-at-4.23.40-PM-300x232.jpeg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/05/WhatsApp-Image-2021-04-15-at-4.23.40-PM-768x594.jpeg 768w" sizes="auto" /><figcaption id="caption-attachment-5659" class="wp-caption-text">L’entraîneuse Marie Sophonie Louis (à gauche) et Judette Jusmé (à. droite), gardienne de la sélection nationale féminine des amputées</figcaption></figure></p>
<p><span id="p17">Aujourd’hui, le football est pour <span id="41" class="s-rg-t">Judette</span> <span id="42" class="s-rg-t">Jusmé</span> un anti-stress.</span><span id="p18"> Elle est contente d’avoir enduré toutes les difficultés pour être gardienne de la Sélection nationale féminine des amputées.</span><span id="p19"> Elle se déplace maintenant avec beaucoup plus de facilité et sait garder un certain équilibre.</span><br />
<span id="p20">Elle rêve que l’État accompagne convenablement la sélection nationale féminine des amputées crée en 2018.</span></p>
<p><span id="p21"></span><span id="p22">Ces joueuses amputées ont aussi besoin d’un local et d’un bus afin de faciliter leurs déplacements.</span><span id="p23"> Lors de leur dernier match, le 8 mars dernier, au Parc Sainte Thérèse, à <span id="44" class="s-rg-t">Pétion-ville</span>, elles ont affronté la République Dominicaine ont remporté la victoire avec un score de 2-0.</span><br />
<span id="p24">Aujourd’hui, <span id="45" class="s-rg-t">Judette</span> <span id="46" class="s-rg-t">Jusmé</span> n’a plus honte de sortir dans la rue sans sa prothèse du pied avec une robe courte.</span><span id="p25"> C’est une femme qui accepte son handicap et qui ne la voit pas comme une insulte à son corps.</span></p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Football: Sélection nationale féminine des amputées LIVE <a href="https://t.co/pYU9aHsDlU">https://t.co/pYU9aHsDlU</a></p>
<p>— Carel Pedre (@carelpedre) <a href="https://twitter.com/carelpedre/status/1226870614327058432?ref_src=twsrc%5Etfw">February 10, 2020</a></p></blockquote>
<p><span id="p26"></span><span id="p28">En dehors du football, elle est aussi technicienne de laboratoire à l’hôpital de l’université d’état d’Haïti <span id="p27">(<span id="47" class="s-rg-t">HUEH</span>)</span>.</span><span id="p29"> Elle plaide pour une meilleure intégration des personnes handicapées en Haïti et invite aussi ses dernières à ne pas se focaliser sur leur handicap, mais de foncer.</span></p>
<p><a href="https://www.facebook.com/nancy.constant.754"><span id="p30">Nancy Constant</span></a></p>
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		<title>Chavannes Cenezi : un visage mémorable au sein du Collège Roger Anglade</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Evens Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Apr 2021 03:11:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Chavannes Cenezi]]></category>
		<category><![CDATA[École]]></category>
		<category><![CDATA[Gardien]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Roger Anglade]]></category>
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					<description><![CDATA[À l&#8217;angle de la rue des Marguerites et Baussan, un vieil homme de 79 ans exécute depuis plusieurs décennies un travail colossal et significatif au sein du Collège Roger Anglade (CRA). En accueillant, les parents et élèves de l’école tous les matins et à chaque sortie, son nom a fini par graver dans la mémoire de plusieurs générations d’élèves. Discret, utile et efficace tels sont les trois mots qui décriraient mieux la personnalité de Chavannes Cenezi. Depuis, presque 50 ans, il est le premier visage à rencontrer à l’entrée de l’école Roger Anglade. Professeur, parents, élèves et directeurs le saluent...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À l&rsquo;angle de la rue des Marguerites et Baussan</strong><strong>, un vieil homme de 79 ans exécute depuis plusieurs décennies un travail colossal et significatif au sein du Collège Roger Anglade (CRA). En accueillant, les parents et élèves de l’école tous les matins et à chaque sortie, son nom a fini par graver dans la mémoire de plusieurs générations d’élèves.</strong></p>
<p>Discret, utile et efficace tels sont les trois mots qui décriraient mieux la personnalité de Chavannes Cenezi. Depuis, presque 50 ans, il est le premier visage à rencontrer à l’entrée de l’école Roger Anglade. Professeur, parents, élèves et directeurs le saluent régulièrement pour sa présence et la surveillance infaillible qu’il accorde à cet établissement scolaire.</p>
<p>Dans son rôle de concierge de l’établissement depuis tantôt 4 décennies, monsieur Cenezi est le témoin de l’accomplissement académique de plusieurs générations d’élèves qui sont aujourd’hui des médecins, avocats, ingénieurs, banquiers, spécialistes en marketing, etc.</p>
<p><figure id="attachment_5576" aria-describedby="caption-attachment-5576" style="width: 917px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5576 size-full lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/04/WhatsApp-Image-2021-04-08-at-9.44.24-PM-1.jpeg" alt="" width="917" height="614" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/04/WhatsApp-Image-2021-04-08-at-9.44.24-PM-1.jpeg 917w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/04/WhatsApp-Image-2021-04-08-at-9.44.24-PM-1-300x201.jpeg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/04/WhatsApp-Image-2021-04-08-at-9.44.24-PM-1-768x514.jpeg 768w" sizes="auto" /><figcaption id="caption-attachment-5576" class="wp-caption-text">Marie Gérard Louis (à gauche) présentant les honneurs de la promotion 1988-1989 du Collège Roger Anglade à Chavannes Cenezi (à droite ) Crédit Photo : Jean Jacques Augustin</figcaption></figure></p>
<p><strong>Gagner dignement sa vie</strong></p>
<p>« Le gardiennage du Collège Roger Anglade m’a été confié en 1974. L’institutrice Marie Anne Raymonde Elie Anglade, épouse de monsieur Roger Anglade a reconnu en moi une personne digne de confiance à qui on peut donner les clefs de plusieurs salles de classes » raconte Chavannes l’air satisfait.</p>
<p>Au sein de cet établissement vieux de 64 ans, monsieur Cenezi portait plusieurs chapeaux. Celui de conciergerie qui consiste à nettoyer et à entretenir l’école, mais aussi celui du surveillant rigide à qui les élèves ne peuvent pas jouer des tours pour se livrer à des activités de délinquance.</p>
<p>« Le gros de mon travail consiste à balayer ; à essuyer et à laver les planchers ; passer l’aspirateur, cirer et polir les planchers et le mobilier ; remplacer les fournitures de toilette et à nettoyer les tableaux ; les fenêtres ; les appareils d’éclairage, les diffuseurs et les murs ; assurer l’entretien du terrain de l’école ; effectuer de petites réparations ; faire l’inspection régulière du matériel de terrain de jeu et du matériel de sécurité-incendie et assurer en général la sécurité de l’établissement lorsqu’ils ne sont pas utilisés » explique l’homme qui traine derrière lui 47 ans de loyaux services au Collège Roger Anglade.</p>
<p>Il est vrai qu’il n’était pas en position de recevoir le meilleur salaire de la hiérarchie administrative de l’établissement scolaire, mais le jeune homme des années 50 qu’il était voulait vivre dignement. « Je n’étais pas un délinquant, je devrais me trouver un emploi et gagner dignement ma vie » a-t-il expliqué au cours d’une cérémonie organisée par des membres de l’amicale des anciens élèves de l’école visant à honorer ses années de durs labeurs.</p>
<p><figure id="attachment_5578" aria-describedby="caption-attachment-5578" style="width: 720px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5578 size-large lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/04/WhatsApp-Image-2021-04-08-at-8.33.08-PM-1-1024x683.jpeg" alt="" width="720" height="480" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/04/WhatsApp-Image-2021-04-08-at-8.33.08-PM-1-1024x683.jpeg 1024w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/04/WhatsApp-Image-2021-04-08-at-8.33.08-PM-1-300x200.jpeg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/04/WhatsApp-Image-2021-04-08-at-8.33.08-PM-1-768x512.jpeg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/04/WhatsApp-Image-2021-04-08-at-8.33.08-PM-1.jpeg 1080w" sizes="auto" /><figcaption id="caption-attachment-5578" class="wp-caption-text">De gauche à droite : Guy-Albert Vital, Marie Gérard Louis, Gregory Fanfan, David Cenezy, Marie Shella Colin, Chavannes Cenezy, Carl Pierre, Jean-Junior Joseph (JJJ) Crédit Photo : Jean Jacques Augustin</figcaption></figure></p>
<p><strong>Un symbole qui inspire le respect</strong></p>
<p>« Je surveillais les élèves sur la cour de récréation pour m’assurer qu’il ne pratique pas des jeux trop dangereux. Je remontais aussi leurs bretelles notamment, les garçons turbulents qui pataugeaient dans des flaques d’eau durant les périodes pluvieuses » raconte le gendarme de la barrière qui dit jouer souvent les rôles d’un second père pour les élèves de l’école.</p>
<p>« Le 16 janvier dernier rapporte mes 47 ans de services au Collège Roger Anglade, j’ai vu pas mal d’élèves, adolescents d’hier devenus des icônes dans le pays » explique Chavannes. D’autant plus, l’octogénaire a vécu la période dictatoriale de Jean-Claude Duvalier au sein de l’école. De 1974 à 2021, il a vu les allés et retours de 19 chefs d’États et de plusieurs générations.</p>
<p>Pour Jean-Junior Joseph, (Philo 87/88) physicien, mathématicien, informaticien, spécialiste en communication &amp; marketing et ancien du Collège, monsieur Cenezi a beaucoup marqué la promotion d’élèves de 1988-1989 du CRA. De par son humaniste et son rôle de protecteurs des élèves, Chavannes était à la fois un père, un surveillant et un gardien selon ce qu’explique une dizaine de membre de l’Association des Anciens Elèves du Collège Roger Anglade (ASACRA).</p>
<p>« Chavannes figure sur l’une de nos photos de promotions, il était juste à l’arrière… » se souvient monsieur Joseph qui dit avoir conservé la photo comme un trésor d’enfance.</p>
<p>Il est vrai que la diplomation et l’intellectualité sont des facteurs qui permettent aux élèves de se souvenir de ceux qui ont contribué dans leurs éducations, pour un homme du rang de Chavannes Cenezi, l’humanité et la droiture ont été deux facteurs importants pour permettre à ce père de trois enfants de marquer les esprits de plusieurs générations d’élèves au cœur du Collège Roger Anglade.</p>
<p><strong>* Le Groupe WhatsApp Toujours Plus Haut (TPH) qui rassemble les anciens élèves ( USA, Canada, Haiti, France) de 1982-1989 est fondé par : Ludmilla Pierre-Louis ; Stephen Mathelier ; Regina Beata Bois ; Marie Sandra Saint-Val ; Guy-Albert Vital ; Gabriel Herve Pierre Jerome ; Guichard Rodriguez ; Jean-Daniel Bernadin ; Pierre Renald Dugué</strong></p>
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