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	<title>Économie &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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	<description>Plus loin que l&#039;actualité</description>
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	<title>Économie &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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		<title>Des jeunes entrepreneurs Haïtiens plaident en faveur de la modernisation des entreprises</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Wandy Charles]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jul 2021 17:12:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Bamj]]></category>
		<category><![CDATA[CEDEL]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
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					<description><![CDATA[Les entreprises, petites et moyennes, sont de véritables moteurs de la croissance économique. Toutefois, leur rendement dépend de la gestion et de l’accompagnement dont elles bénéficient, mais aussi de la vision qu’elles projettent et charrient. Dès lors, stimuler, renforcer et moderniser les entreprises s’avèrent être nécessaire et urgent dans un contexte global. Divers avantages en découlent. Elles deviennent plus compétitives et les produits et services fournis seront standardisés et attireront une plus large clientèle. « On ne crée pas une entreprise par pur plaisir, mais en fonction d’un besoin clairement identifié», c’est le premier principe qui doit guider tous ceux...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les entreprises, petites et moyennes, sont de véritables moteurs de la croissance économique. Toutefois, leur rendement dépend de la gestion et de l’accompagnement dont elles bénéficient, mais aussi de la vision qu’elles projettent et charrient. Dès lors, stimuler, renforcer et moderniser les entreprises s’avèrent être nécessaire et urgent dans un contexte global. Divers avantages en découlent. Elles deviennent plus compétitives et les produits et services fournis seront standardisés et attireront une plus large clientèle.</strong></p>
<p>« On ne crée pas une entreprise par pur plaisir, mais en fonction d’un besoin clairement identifié», c’est le premier principe qui doit guider tous ceux qui veulent s’investir dans le monde du business. C’est en tout cas ce que préconise Rock André, co-fondateur du Centre d’Entrepreneurship et de Leadership (CEDEL). L’économiste souligne que faire fonctionner une entreprise requiert beaucoup d’énergie et de volonté. D’abord, il faut se faire à l’idée que tout entrepreneur n’est pas forcément bon gestionnaire. Pour garder sa part de marché et peut être même se tailler une place de choix, toute entreprise a besoin d’être structurée de la manière la plus efficace possible.</p>
<p><strong>Renforcer son entreprise : difficile, mais avantageux</strong></p>
<p>Pour Marc-Alain Boucicault, entrepreneur dans la trentaine et PDG de Banj : renforcer une entreprise exige deux choses : une bonne vision et des moyens financiers. « Souvent ce n’est pas la première qui manque », précise le jeune économiste. Selon lui, le plus grand obstacle que rencontrent les hommes et les femmes d’affaires qui souhaitent agrandir leur business, c’est le manque de fonds. « Et dire que pratiquement tous les intrants ou matière premières en Haïti coûtent les yeux de la tête en raison de l’importation », déplore Marc-Alain   Boucicault.</p>
<p>Un avis que partage l’homme d’affaire Rock André qui gère une pizzeria (Pot Iwa Pizza) à Pétion-ville, quartier huppé de Port-au-Prince. « Souvent, l’environnement des affaires n’est même pas propice à l’investissement voire à l’agrandissement de son entreprise », martèle le cofondateur de CEDEL. C’est le propriétaire qui s’occupe de tout : l’eau, l’électricité et les infrastructures, se plaint-il. M. André indique que certaines fois, même pour payer les taxes à l’Etat, c’est l’entrepreneur qui se débrouille tout seul. Ce n’est pas surprenant qu’Haïti soit au plus bas de l’échelle dans les classements de <a href="https://documents.worldbank.org/en/publication/documents-reports/documentdetail/414781574947748405/doing-business-2020-comparing-business-regulation-in-190-economies-economy-profile-of-haiti">« Doing Business ».</a></p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Déjà 15 jours depuis la réalisation du Salon de l’emploi au profit des personnes handicapées dont l’objectif est de contribuer à l’intégration des personnes handicapées sur le marché du travail, par la mise en relation de celles-ci avec des institutions des secteurs publics, <a href="https://t.co/yI74e5Tpv7">pic.twitter.com/yI74e5Tpv7</a></p>
<p>— CEDEL HAITI (@cedelhaiti) <a href="https://twitter.com/cedelhaiti/status/1403357561294921738?ref_src=twsrc%5Etfw">June 11, 2021</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>Si l’environnement externe ne favorise pas le renforcement des entreprises, la directrice de StartupGrind, une plateforme d&rsquo;éducation entrepreneuriale internationale, Daphnée Charles, propose de se rabattre sur les moyens internes. « Il faut, pour cela, une bonne stratégie de gestion et des connaissances appropriées, des outils de croissance existants », souligne la jeune entrepreneure . Cette capacité à gérer est souvent à la base de la prospérité dont rêvent tous ceux qui s’adonnent à une activité lucrative. Contrairement à ce qu’on pouvait penser, l’argent n’est pas toujours le premier élément nécessaire au renforcement d’une entreprise, poursuit Daphnée Charles, cofondatrice de Cocread (Cocreation de Développement).</p>
<p><strong>Modernisation et rentabilité marche de pair…</strong></p>
<p>On doit avoir le contrôle de son business pour pouvoir le stimuler, fait remarquer Pascal Chérise, directeur de marketing de CEDEL. D’où le rôle de la gestion au sein de l’entreprise. « Celui qui gère bien son entreprise a besoin de savoir ce qui se passe à l’intérieur. Mais il doit aussi s’intéresser à ce qui se fait à l’extérieur, dans le reste du monde en rapport à ses investissements ».<br />
Selon Pascal Chérise, toute modernisation d’une entreprise passe par une culture entrepreneuriale axée sur le service. « Le propriétaire doit avoir ce souci d’améliorer et de fournir un service suivant les règles de l’art ». En agissant ainsi, vous pourrez vous imposer sur le marcher, parce que vous êtes différents mais surtout soucieux de vos clients. Pour y parvenir, l’une des premières stratégies que prône la Directrice de StartupGrind, Daphnée, est la standardisation des produits et service fournis. « Un service à la clientèle digne de ce nom et un staff compétent sont des atouts majeurs », insiste-t-elle.</p>
<p>L’économiste Rock André est de cet avis. Pour lui, il ne suffit de se préoccuper du « front stage », de son entreprise. Le co-fondateur de CEDEL révèle que de nombreuses entreprises sont confrontées à un problème de « back office », Par exemple, la transparence, la bonne gouvernance et la reddition de compte ne sont pas toujours au rendez-vous. Or ce sont des éléments fondamentaux qui participent à l’évolution de l’entreprise.</p>
<p>Autre élément fondamental qui contribue à la modernisation d’une entreprise est sa capacité d’adaptation, avance pour sa part l’entrepreneur et économiste Pascal Chérise. Beaucoup de responsable d’entreprise ont baissé leur rideau de fer définitivement, parce qu’ils n’ont pas pu évoluer avec le temps et s’accommoder, affirme le directeur de marketing de CEDEL.</p>
<p>Moderniser une entreprise est un investissement, à en croire Marc-Alain Boucicault. Le PDG de Banj indique qu’une entreprise modernisée deviendra automatiquement plus compétitive et rentable. Il soutient par exemple, qu’une entreprise qui favorise des achats en ligne et qui offre un service de livraison à domicile, maximisera à coup sur son chiffre d’affaire.</p>
<p>« Un entrepreneur moderne ne laisse pas passer une opportunité d’affaire à cause des limites technologiques », déclare M. Boucicault. Il conseille aux propriétaires d’entreprise d’utiliser à fond les outils technologiques. Disposer d’un site internet bien garni, utiliser tous les modèles de paiement ou de transaction dont les cartes de crédit et même des services de paiements par téléphonie mobile.</p>
<p>Wandy Charles</p>
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		<title>Peut-on compter sur la gourde digitale « BitKòb » pour une inclusion financière ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Allens Jean Allens Macajoux]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 May 2021 18:29:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Bitbòk]]></category>
		<category><![CDATA[BRH]]></category>
		<category><![CDATA[ean Baden Dubois]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Monnaie Virtuelle]]></category>
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					<description><![CDATA[Après le nom retenu pour la gourde digitale en Haïti, les responsables de la Banque de la République d’Haïti (BRH) mettent le cap sur la désignation d’un logo pour accompagner le nom mais aussi sur l’inclusion de cette monnaie numérique dans l’écosystème économique nationale. Depuis le 5 avril, un concours est lancé pour trouver un logo qui marche avec la « BitKòb », le nom officiel retenu pour la gourde digitale haïtienne. Cette monnaie numérique, bientôt intégrée dans l’écosystème de paiement national, attire déjà des commentaires autour de ses effets positifs et de ses potentielles conséquences négatives sur l’économie nationale....]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après le nom retenu pour la gourde digitale en Haïti, les responsables de la Banque de la République d’Haïti (BRH) mettent le cap sur la désignation d’un logo pour accompagner le nom mais aussi sur l’inclusion de cette monnaie numérique dans l’écosystème économique nationale.</strong></p>
<p>Depuis le 5 avril, un concours est lancé pour trouver un logo qui marche avec la « BitKòb », le nom officiel retenu pour la gourde digitale haïtienne.</p>
<p>Cette monnaie numérique, bientôt intégrée dans l’écosystème de paiement national, attire déjà des commentaires autour de ses effets positifs et de ses potentielles conséquences négatives sur l’économie nationale.</p>
<p>« La mise en circulation d’une Gourde Digitale s’inscrit dans le prolongement des actions visant à accompagner et orienter le développement de l’économie numérique en Haïti » a déclaré le Gouverneur de la Banque de la République d’Haïti, (BRH), Jean Baden Dubois, lors de la cérémonie d&rsquo;ouverture de la foire/exposition de la mode le 27 janvier 2021.</p>
<p>« La BRH compte offrir un moyen de paiement plus sécuritaire (surtout en cas de catastrophes naturelles), accessible sur tout le territoire national et circulant sur un support permettant d’éliminer la dépendance à l’énergie et au réseau internet », a ajouté le numéro 1de la banque des banques.</p>
<p>Ce n&rsquo;est pas le chroniqueur économique Riphard Serent qui dira le contraire. « Il s&rsquo;agit, pour la banque centrale, de réduire de manière considérable, et à long terme, les coûts liés aux impressions de billets de banque, cela permettrait aussi à la Banque d’avoir un meilleur contrôle de la masse monétaire afin de mieux articuler la conduite de la Politique Monétaire », a expliqué l&rsquo;économiste.</p>
<figure id="attachment_5649" aria-describedby="caption-attachment-5649" style="width: 1080px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-5649 size-full lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/05/WhatsApp-Image-2021-05-05-at-1.09.28-PM.jpeg" alt="" width="1080" height="945" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/05/WhatsApp-Image-2021-05-05-at-1.09.28-PM.jpeg 1080w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/05/WhatsApp-Image-2021-05-05-at-1.09.28-PM-300x263.jpeg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/05/WhatsApp-Image-2021-05-05-at-1.09.28-PM-1024x896.jpeg 1024w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/05/WhatsApp-Image-2021-05-05-at-1.09.28-PM-768x672.jpeg 768w" sizes="auto" /><figcaption id="caption-attachment-5649" class="wp-caption-text">Honor Luders gagnant du concours de nom lancée par la BRH. Crédit Photo Thimoté Jackson</figcaption></figure>
<p><strong>Contrecarrer le faux et usage de faux</strong></p>
<p>« La gourde digitale résoudra le problème de faux billets, de billets abîmés. Elle facilitera les transactions entre offreurs et demandeurs. La ‘’Bitkòk’’ rendra plus facile les transferts d&rsquo;argents à partir d&rsquo;un téléphone ordinaire ou un smartphone ou autre gadget électronique permettant d’’effectuer des transactions a de tels effets », a informé l’économiste et journaliste, Serent.</p>
<p>Il convient également de souligner, selon le chroniqueur de la radio vision 2000, la monnaie virtuelle de la BRH évitera aux commerçants et entrepreneurs de victimes de braquages parce qu&rsquo;ils n’auront plus du cash à manipuler. Un problème de sécurité qui sera à moitié résolu dans un pays ou le vol à main armée est une infraction courante.</p>
<p>Parallèlement, selon le spécialiste de l’économie : « La gourde digitale favorisera une augmentation du volume des transactions dans l&rsquo;économie haïtienne, le développement de la Fintech au niveau local et par ricochet la création de nouveaux emplois ».</p>
<p>Toutefois, cela n’empêche pas aux hommes et femmes de chiffres d’avoir certaines réserves sur la Bitkòb en tant que monnaie digitale.</p>
<figure id="attachment_5650" aria-describedby="caption-attachment-5650" style="width: 963px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="wp-image-5650 size-full lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/05/WhatsApp-Image-2021-05-05-at-11.58.56-AM.jpeg" alt="" width="963" height="624" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/05/WhatsApp-Image-2021-05-05-at-11.58.56-AM.jpeg 963w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/05/WhatsApp-Image-2021-05-05-at-11.58.56-AM-300x194.jpeg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/05/WhatsApp-Image-2021-05-05-at-11.58.56-AM-768x498.jpeg 768w" sizes="auto" /><figcaption id="caption-attachment-5650" class="wp-caption-text">Le gouverneur de la BRH, Jean Baden Dubois, une partie du staff de la BRH ainsi que les lauréats du concours de Nom pour la monnaie digitale haïtienne. Crédit Photo : Thimoté Jackson</figcaption></figure>
<p><strong>Des inquiétudes liées à l’inclusion financières</strong></p>
<p>« À priori, une monnaie digitale ne peut concerner, dans un pays comme le nôtre, qu’une minorité de la population. Si l’objectif est toutefois d’intéresser la minorité ayant accès à l’Internet et aux téléphones intelligents, en espérant que cette fraction grandisse au fil du temps, alors les perspectives pourraient être intéressantes pour l’avenir » a analysé l&rsquo;économiste Pierre Mary Boisson qui n’est pas le seul à exprimer ses préoccupations autour de la gourde digitale.</p>
<p>L’économiste Riphard Serent a lui aussi exprimé quelques réserves. « La Bitbòk pourrait constituer un manque à gagner pour les banques commerciales. Les petites bourses préféreraient garder leur argent sur un portefeuille numérique au lieu de les déposer dans un compte en banque » selon l’avis de M Serent. Toutefois, il précise : « La définition d’un barème pour qu’il y ait une limite pour les portefeuilles numériques serait une bonne décision puisqu’il permettrait aux clients de garder les gros montants à la banque ».</p>
<p>Quoique avantageux, il est un fait que l&rsquo;introduction de la gourde digitale sur le marché haïtien interviendra dans un écosystème économique ne disposant, d&rsquo;une part, de loi sur le commerce électronique et d&rsquo;autre part, peu de citoyens et d’utilisateurs ont accès à l&rsquo;énergie électrique à travers le territoire.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Bitkòb, c’est l’appellation de la Monnaie Centrale Digitale haitienne. Ce nom, issu d’un concours lancé par la <a href="https://twitter.com/BRHHaiti?ref_src=twsrc%5Etfw">@BRHHaiti</a>, ainsi que l’identité des gagnants ont été dévoilés le 26 mars 2021 au cours d’une cérémonie tenue au <a href="https://twitter.com/CCDHaiti?ref_src=twsrc%5Etfw">@CCDHaiti</a>. <a href="https://t.co/qGgIABOBSY">pic.twitter.com/qGgIABOBSY</a></p>
<p>— BRHHaiti (@BRHHaiti) <a href="https://twitter.com/BRHHaiti/status/1376625378882686978?ref_src=twsrc%5Etfw">March 29, 2021</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>En raison de ces manques préalables, certains doutent que la gourde digitale constitue un mécanisme d&rsquo;inclusion de la grande majorité de la population, pour d’autres certaines interrogations légitimes préoccupent déjà. Comment la BitKòb va-t-elle être utilisée ? Avec quel système d’énergie ? Pour quelle quantité de citoyens ?</p>
<p><a href="https://www.facebook.com/jeanallens.macajoux">Jean Allens Macajoux</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Des Journalistes-YouTubeurs haïtiens, en quête d’autonomie financière &#124; SERIE.-</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Luckson SAINT-VIL]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Jul 2020 02:31:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Facebook]]></category>
		<category><![CDATA[Journaliste]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[YouTube]]></category>
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					<description><![CDATA[Ils sont nombreux ces journalistes qui disposent d’une page Facebook ou d’une chaîne YouTube en Haïti. Chacun, à leur façon, tente de chercher une autonomie financière, non seulement pour créer une audience, mais aussi gagner de l’argent et essayer de diversifier leurs sources de revenus. Immersion dans l’univers des Journalistes-Youtubeurs haïtiens, qui se détachent des médias traditionnels, et partent à la recherche de leur propre autonomie. Souffrant Guerking fait partie des jeunes journalistes qui ne sont pas attachés directement à un média traditionnel. Depuis septembre 2019, il dirige l’agence multimédia appelée « Passion Infos Plus ». À travers sa chaîne...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Ils sont nombreux ces journalistes qui disposent d’une page Facebook ou d’une chaîne YouTube en Haïti. Chacun, à leur façon, tente de chercher une autonomie financière, non seulement pour créer une audience, mais aussi gagner de l’argent et essayer de diversifier leurs sources de revenus. Immersion dans l’univers des Journalistes-Youtubeurs haïtiens, qui se détachent des médias traditionnels, et partent à la recherche de leur propre autonomie.</em></strong></p>
<p>Souffrant Guerking fait partie des jeunes journalistes qui ne sont pas attachés directement à un média traditionnel. Depuis septembre 2019, il dirige l’agence multimédia appelée « Passion Infos Plus ». À travers sa chaîne YouTube monétisée qui dispose de 6 mille abonnés, ce jeune âgé de 25 ans publie des vidéos avec des contenus liés essentiellement à l’actualité socio-politique en Haïti. Et sur sa page Facebook qui compte plus de 36 mille followers, ses vidéos recueillent quotidiennement des milliers de « views ».</p>
<p>« Je ne gagne pas trop d’argent, mais cela me gratifie d&rsquo;une certaine autonomie », confie Guerking, très actif sur le terrain, particulièrement lors des mouvements de protestation. Ce dernier qui se rappelle encore des refus systématiques de certaines stations de radio après ses études en journalisme, se sent plus ou moins confortable par rapport à ses gains. « Je me sens relativement autonome. Je ne suis pas prêt à travailler pour un média traditionnel. J’essaie de créer des contenus de qualité susceptibles d&rsquo;élargir mon audience, pour récolter beaucoup plus de vues et gagner beaucoup plus d’argent », déclare Souffrant Guerking.</p>
<p>Ralph Tedy Erol, lui aussi utilise les réseaux sociaux pour se tailler une place dans le paysage médiatique haïtien, spécialement sur internet. Responsable de l’agence multimédia « Ted’Actu », Ralph est connu pour ses photos poignantes, prises lors des mouvements de protestations. Ses clichés publiés sur sa page Facebook et ses vidéos diffusées sur sa chaîne YouTube, bénéficient des centaines, voire des milliers de j’aime (like), de commentaires (comment) et de partages (share). Sa créativité et son originalité font de « Ted’Actu » un média prometteur.</p>
<p>Plus de 115 mille followers sur Facebook et 6 mille 700 abonnés sur YouTube, Ralph Tedy Erol, accompagné de 3 autres membres de son équipe, passe souvent des journées extrêmement chargées. Pour rester cohérent à son slogan « l’accès facile à l’info utile », cette ligne de média réalise des reportages hebdomadaires, dans lesquels il essaie de se démarquer des autres médias dits traditionnels.</p>
<p><strong>Au moins $800 US pour 300 mille « views » sur une vidéo de 30 minutes</strong></p>
<p>Avec sa chaîne YouTube déjà monétisée, Ralph Tedy Erol qui exerce le métier de journaliste depuis 2 ans, avoue que cette activité lui rapporte de l’argent. « Pour une vidéo d’une durée de 30 minutes par exemple, qui recueillent 300 mille vues, vous pouvez avoir entre 800 à 1000 dollars américains », informe-t-il. « À l’instar de YouTube, des publicités peuvent être diffusées ou affichées également lors des contenus originaux sur Facebook. Cependant, sur cette plateforme, TedActu n’est pas encore monétisée », regrette le jeune journaliste photographe de 26 ans.</p>
<p>Pour lui, les réseaux sociaux représentent l’une des meilleures plateformes à travers laquelle les jeunes peuvent évoluer et faire de l’argent. Il suffit de créer des contenus originaux. « Quand votre page Facebook ou votre chaîne YouTube est très suivie, tu peux avoir des partenariats avec des entreprises », confie Ralph Tedy Erol, qui négocie actuellement des clauses de contrat avec des institutions en vue de diffuser des publicités à travers sa chaîne.</p>
<p>En plus des réseaux sociaux, l’ancien journaliste reporter de Loop Haïti et de Chokarella, honore des contrats de réalisation de travaux multimédia avec des entreprises publiques et privées. Des contrats qui sont exécutés à travers « Ted’Actu Production ».</p>
<p>À l’instar de Souffrant Guerking et de Ralph Tedy Erol, plusieurs autres journalistes haïtiens s’investissent eux aussi dans le milieu des TIC (Technologies de l&rsquo;Information et de la Communication). Entre la quête d’autonomie financière, le buzz, la médiocrité et la facilité… le secteur médiatique haïtien connait un tournant sans précédent. Par tous les moyens, les journalistes créent leurs propres structures ou plateformes et tentent de fidéliser leur propre public. L’évolution des réseaux sociaux en Haïti vient bousculer le mécanisme de fonctionnement des médias traditionnels. Ces derniers, s’ils veulent être compétitifs sur le marché, doivent s&rsquo;y adapter.</p>
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            	</item>
		<item>
		<title>Sauver la gourde au péril de l’économie haïtienne</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2020/07/08/sauver-la-gourde-au-peril-de-leconomie-haitienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Evens Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2020 20:27:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
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					<description><![CDATA[La décision du gouvernement de libeller toutes les transactions en gourde est loin de faire l’unanimité. Certains y voient une mesure conforme à la constitution de 1987 qui ne reconnaît que la monnaie locale, alors que d’autres pensent qu’on devrait plutôt dollariser l’économie. Dans ce contexte, comment savoir laquelle de ces deux devises sera mieux à mêmede favoriser l’émergence d’Haïti? Marc Evens Lebrun «La gourde est la seule monnaie qui a cours dans le pays. Toutes les transactions commerciales sur le territoire national sont exigibles en gourde », formule l’article 2 de l’arrêté présidentiel en date du 1er mars 2018. Il s’agit...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La décision du gouvernement de libeller toutes les transactions en gourde est loin de faire l’unanimité. Certains y voient une mesure conforme à la constitution de 1987 qui ne reconnaît que la monnaie locale, alors que d’autres pensent qu’on devrait plutôt dollariser l’économie. Dans ce contexte, comment savoir laquelle de ces deux devises sera mieux à mêmede favoriser l’émergence d’Haïti?<br />
<strong>Marc Evens Lebrun</strong></p>
<p><span class="dropcap dropcap3"><i>«L</i></span><i>a gourde est la seule monnaie qui a cours dans le pays. Toutes les transactions commerciales sur le territoire national sont exigibles en gourde »</i>, formule l’article 2 de l’arrêté présidentiel en date du 1er mars 2018. Il s’agit d’une mesure qui renforce la constitution de 1987 de la République d’Haïti en son chapitre premier, article six, quand elle stipule que « <i>l’unité monétaire nationale est la gourde</i> ». Divisée en centime, cette devise qui sert depuis l’Indépendance, était à l’époque le principal moyen d’effectuer des transactions financières à travers le pays. En 1827, sous la présidence de Jean Pierre Boyer, 7 billets sont imprimés et autorisés par la loi du 16 avril  : une gourde, deux, quatre, huit, dix, seize et le billet de vingt-cinq gourdes. Quatre-vingt-douze ans plus tard, par rapport aux proximités commerciales existant entre les États-Unis et Haïti, la convention du 13 avril 1919 (devenue caduque en 1969) fixait le taux de change à cinq gourdes pour un dollar américain.</p>
<p>Depuis, la présence du dollar n’a fait que déstabiliser la gourde, le marché monétaire haïtien connaît ainsi un dollar informel qui demeure dans le langage commun « <i>le dollar haïtien </i>», bâtit sur l’illusion que cinq gourdes valent toujours un dollar. Avec un taux de change où 1 dollar a une valeur de plus de 65 gourdes de nos jours, le gouvernement haïtien estime important que les transactions en monnaie courante soient aussi libellées en gourdes. À titre d’exemple, la circulaire de la Banque de la République d’Haïti (numéro 101-3) réglemente les cartes de crédit en gourde.</p>
<p><b>Doit-on dollariser ou non?<br />
</b>« <i>Il existe deux types de dollarisation</i> », précise Etzer Emile, économiste et auteur du livre « Haïti a choisi de devenir un pays pauvre ». « <i>Il existe la dollarisation totale ou intégrale qui consiste en l’abandon par un pays de sa monnaie nationale pour adopter l</i><i>e dollar américain ou l’utilisation d’une monnaie liée au dollar américain à parité fixe comme monnaie principale</i> », c’est le cas d’au moins dix pays dans le monde, dont  trois en Amérique : l’Équateur, le Panama et le Salvador. Il existe aussi la dollarisation partielle ou dollarisation de fait qui réside dans « <i>le fait pour un pays de garder sa monnaie nationale en circulation mais permettant aussi d’effecteur librement des paiements et des transactions avec la monnaie étrangère, en particulier le dollar américain</i> ». Dans le cas d’Haïti, la dollarisation est partielle, puisque le dollar est utilisé, parallèlement à la gourde. Si l’on en croit les déclarations d’ Etzer Emile, « <i>utiliser ou non le dollar n’est pas le principal problème </i>». Le problème est plutôt lié au système variable du taux de change. « <i>Ce n’est pas un problème si un dollar américain vaut 66 gourdes</i> » et que ce taux de change reste stable explique Etzer mais « <i>c’est un grave problème si ce même dollar qui a été à 66 gourdes passe à 69 gourdes dans un mois ou à 75 gourdes dans un an</i> », fait-il comprendre. À ce moment, ajoute-t-il, « <i>la planification macroéconomique du pays serait </i><i>imprévisible et la spéculation serait un facteur dérangeant à l’économie nationale </i>». L’économiste établit alors un parallèle pour expliquer que, le taux de change de la gourde n’explique pas sa valeur réelle par rapport au dollar, mais sa valeur dépend de la quantité qui augmente quand la gourde est passée de 60 à 63, par exemple. Le spécialiste rappelle qu’aujourd’hui, il faut 125 dollars jamaïcains pour 1 dollar américain, 110 Yen japonais pour 1 dollar américain or, en Haïti, il faut seulement 65 gourdes pour 1 dollar, pourtant l’économie haïtienne est plus faible que celle de ces deux pays. Ceci confirme alors que le véritable problème de la gourde « <i>est son instabilité ou sa fluctuation mais pas son taux de change </i>».</p>
<p><b>Dollarisation, avantages et inconvénients<br />
</b>Dollariser l’économie haïtienne a inévitablement des conséquences qui peuvent être bonnes mais également mauvaises. La dollarisation peut en effet être une arme à double tranchant. Comme principaux avantages, on peut souligner que : a)- La dollarisation permet d’éviter les crises liées à la monnaie ou à la balance des paiements. Sans monnaie nationale, il ne peut y avoir de forte dévaluation, ni de menaces de sorties de capitaux motivées par la crainte d’une dévaluation. b)- Une intégration plus étroite, avec l’économie américaine et les économies du monde entier, serait facilitée par la baisse des coûts de transaction et l’assurance de la stabilité des prix exprimés en dollar. c)- En mettant définitivement un terme au financement par création monétaire, la dollarisation pourrait contribuer à renforcer les institutions financières et à stimuler l’investissement intérieur et international. Parmi les inconvénients on relève : a)- Une perte annuelle de revenus par l’État, puisque sous l’angle économique, le droit de frapper des monnaies est source de revenus pour l’État. Ce bénéfice de la banque centrale appelé Seigneuriage serait perdu par le pays dollarisé et gagné par les États-Unis, sauf si ce dernier consent à le partager. b)- L’hésitation probable des pays à abandonner leur monnaie, laquelle est vue comme un symbole national lié à la souveraineté. c)- En optant pour la dollarisation, un pays se priverait de toute possibilité d’avoir une politique monétaire et une politique de change autonome, y compris d’utiliser les crédits de la banque centrale pour injecter des liquides dans son système bancaire en cas de crise.</p>
<p><b>Pour une gourde forte<br />
</b>Le jeune économiste Riphard Serent croit que cette mesure est prise en vue de trouver la stabilité macroéconomique qui comprend la stabilisation du taux de change et la stabilisation de l’inflation en Haïti. C’est un objectif qui mettrait en confiance le FMI qui prône la stabilité économique partout dans le monde. Ce point de vue ne diffère pas de celui d’Etzer Emile qui croit que « <i>cette décision peut être une bonne occasion pour tout régulariser si, et seulement si, les autorités compétentes la pratiquent convenablement</i> ». Au sujet de pratique, Riphar Serent souligne que « <i>la régulation de la gourde nécessite aussi une régularisation des bureaux de change</i> <i>et des particuliers ayant une autorisation ou un permis pour convertir les devises</i>».</p>
<figure id="attachment_4310" aria-describedby="caption-attachment-4310" style="width: 1280px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/07/Gourdes-echanges.jpg"><img decoding="async" class="size-full wp-image-4310 lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/07/Gourdes-echanges.jpg" alt="Stephen Eddyson Joseph/ Challenges" width="1280" height="851" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/07/Gourdes-echanges.jpg 1280w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/07/Gourdes-echanges-300x199.jpg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/07/Gourdes-echanges-1024x681.jpg 1024w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/07/Gourdes-echanges-768x511.jpg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/07/Gourdes-echanges-700x466.jpg 700w" sizes="auto" /></a><figcaption id="caption-attachment-4310" class="wp-caption-text">Gourde échange / Stephen Eddyson Joseph/ Challenges</figcaption></figure>
<p><b>Des mesures pénales<span class="Apple-converted-space"> </span></b><b>et préventives<br />
</b>Puisqu’il existe un risque que cette décision ne soit ni effective ni respectée, vu l’ancrage du dollar dans les activités économiques haïtiennes, plusieurs articles du décret ont instauré des mesures pénales afin de contraindre les acteurs. Avec 8 articles, l’arrêté du 1er mars 2018 contraint les consommateurs, vendeurs et institutions financières à effectuer toutes les transactions en gourde. Selon l’Article 4, « <i>il est interdit de réclamer à quiconque le paiement en devise étrangère ou son équivalent en gourde pour des transactions dont le règlement serait effectué sur le territoire </i>» et « <i>tout contrevenant aux dispositions du présent arrêté selon l’article 7 sera poursuivi conformément aux lois de la République</i> ». Et par vigilance, « <i>tous les citoyens sont autorisés à dénoncer et à porter plainte contre tout individu ou entreprise qui réclame le paiement en devise étrangère ou son équivalent en gourde, suite à des transactions commerciales ou achat de biens ou services</i> », selon ce que dispose l’article 6. Dollariser ou dédollariser est loin d’être le problème d’Haïti en matière économique puisque le problème reste plus pratique que théorique. L’impact des mesures prises par le gouvernement reste très faible. C’est à l’économie réelle de donner le signal. Le mieux pour Haïti serait d’augmenter sa production et son exportation sinon la dynamique de dévaluation de la gourde par rapport au dollar restera toujours un affront à l’économie nationale.</p>
<p>Marc-Evens Lebrun / Source : <a href="https://challengesnews.com/sauver-la-gourde-au-peril-de-leconomie-haitienne/">Challenges Magazine</a></p>
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