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	<title>Musique &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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	<description>Plus loin que l&#039;actualité</description>
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	<title>Musique &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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		<title>Josepha Dumas, l’oiseau aux ailes libres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rosny Ladouceur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Jul 2022 19:05:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Josepha Dumas]]></category>
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					<description><![CDATA[Claire Marie Estelle Josepha Dumas, née de parents haïtiens et installée depuis au moins une décennie à Montréal, se définit comme une artiste interdisciplinaire, naviguant entre différents champs dont le dessin, la création intuitive, le cinéma expérimental pour se tailler un nom dans le milieu artistique québécois. « Maddame blue », un oiseau aux ailes libres. Portrait d’une artiste aux multiples talents, qui a plusieurs cordes à son arc.   «&#160;Un peuple d’artistes habite Haiti&#160;», écrivait André Malraux, homme politique et intellectuel français, pour dire la richesse, la diversité, l’éclectisme, la vivacité de nos créateurs.trices contemporains.es. Même nos fils et filles du...]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Claire Marie Estelle Josepha Dumas, née de parents haïtiens et installée depuis au moins une décennie à Montréal, se définit comme une artiste interdisciplinaire, naviguant entre différents champs dont le dessin, la création intuitive, le cinéma expérimental pour se tailler un nom dans le milieu artistique québécois. « <em>Maddame blue »</em>, un oiseau aux ailes libres. Portrait</strong> <strong>d’une artiste aux multiples talents, qui a plusieurs cordes à son arc.  </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Un peuple d’artistes habite Haiti&nbsp;», écrivait André Malraux, homme politique et intellectuel français, pour dire la richesse, la diversité, l’éclectisme, la vivacité de nos créateurs.trices contemporains.es. Même nos fils et filles du dehors, ceux appelés à faire briller l’art haïtien hors des frontières de ce Tiers-d’île <em>pauvre</em>&nbsp; qu’on capte dans les medias étrangers à travers le prisme du chaos, participent de l’émergence de nouveaux modes d’expression, en dépit du poids de la réalité migratoire qui pèse sur leurs épaules. Il y a ceux et celles qui ont, dans la douleur et la patience, creusé leur sillon jusqu’à accoucher des œuvres pour la reconnaissance tant nationale qu’internationale, mais il y a aussi ceux et celles qui, murés dans leur silence, arrivent à tracer leur propre chemin en passant par le travail acharné qui l’exige. C’est le cas de Claire Marie Estelle &nbsp;Josepha Dumas.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Improvisation et vie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Teint doré, le crane enfoui sous une natte de cheveux blonds crépus, le nez chaussé de lunettes, le regard figé&nbsp;: Claire Marie Estelle <em>Josepha Dumas</em>, ainsi posée sur son profil Instagram, passe le plus clair de son temps à construire une aura dans le paysage artistique québécois, à sculpter son identité à grands coups de pinceaux, à étendre ses ailes sur divers domaines de l’art&nbsp;: peinture, dessin, chant. Se versant dans la création intuitive, se situant à mi-chemin entre la danse et la jonglerie, s’imprégnant du cinéma expérimental, elle nuance ou gourmande ses influences. &nbsp;<em><a href="https://www.instagram.com/impro.vie/?utm_medium=copy_link">ImproVie</a></em>, abréviation des mots improvisation et vie, est d’ailleurs l’un de ses sobriquets. La philosophie qui stagne sous ce pseudonyme suggèrerait que <em>l’art est un moment dans le temps, un reflet du temps</em>. <em>ImproVie</em> est le résultat final temporaire d’une combinaison de techniques de création artistique qui sont utilisées pour réinventer le nouveau au lieu de tenter de reproduire le passé avec le besoin constant d’atteindre l’illusion de la perfection qui est malheureusement encore profondément enracinée dans nos sociétés. &nbsp;<em>«&nbsp;C&rsquo;est une plateforme où les différents médiums de l&rsquo;art se rencontrent et dialoguent, où l&rsquo;on ne cesse de questionner et d&rsquo;agir. Un endroit où il n&rsquo;y a volontairement aucune frontière pour explorer, faire des erreurs, apprendre et grandir</em>.&nbsp;» Notre objectif est de faire la lumière sur le processus, indique-t-elle, autant que sur le résultat, de faire avancer notre «&nbsp;<em>vie émotionnelle </em>»&nbsp;telle&nbsp; qu’elle est aujourd’hui par rapport à hier et demain.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Entre dehors et dedans</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Née le 27 novembre 1994 à Pétion-Ville, dans les années 80 de parents originaires d’Haïti, la trentenaire à la verve créatrice inouïe nous ouvre un riche catalogue de toiles jouant sur les nuances, couleurs, tons, signes, lignes, formes&nbsp;: des paysages à la frontière de la figuration et de l’abstraction. Dans ces décors chatoyants et furtifs où les quelques personnages esquissés semblent se fondre jusqu’à inquiéter, point de facilité ni de glamour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’œuvre pluridimensionnelle de Claire Marie Estelle Josepha Dumas, questionnant ce perpétuel va-et-vient entre dehors et dedans (<em>née en Haiti mais vit pourtant entre Montréal et Paris</em>), dessine les traits d’une artiste interdisciplinaire, polymorphe, démesurée, évocatrice, entêtée, dotée d’une imagination bouillante et indomptée ; s’inscrivant dans l’émotion brute, dans le brassage des idées contraires, dans l’impulsion du geste créateur. Ici on parle de <em><a href="https://www.instagram.com/maddame.blue/?utm_medium=copy_link">Maddame Blue</a></em>, auteure de l’œuvre  « Un été en Ayiti » (2016), un retour aux sources haïtiennes, une collecte de dessins où elle écume ses souvenirs d’enfance.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="815" height="564" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/07/Photo-II.jpg" alt="" class="wp-image-6788 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/07/Photo-II.jpg 815w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/07/Photo-II-300x208.jpg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/07/Photo-II-768x531.jpg 768w" sizes="auto" /><figcaption>« Un été en Ayiti », une des féériques toiles de la peintre Canado-Haitienne. | Photo prise sur son compte Instagram<br></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Son travail incite à la méditation, à la nostalgie, voire même à l’introspection. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>« <em>À travers les mots, les couleurs, le paysage, j&rsquo;essaie de faire le deuil, de m&rsquo;accrocher, de me souvenir et de mettre en lumière certains souvenirs de mon enfance par rapport à ma réalité actuelle alors que je lutte encore naïvement avec ma propre identité et dissèque le sens d’une maison</em> ». </strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Cette série de dessins de vie de différentes vues, moments et rêves en Haiti intervient après six années d’absence au pays natal.  « <em>Mes parents vivent toujours en Haiti, et donc au moins tous les deux ou quatre ans, j’essaie de rentrer chez moi pour leur rendre visite. </em>Le but <em> était de collecter des dessins dans lesquels  elle observait sa ville natale à travers un objectif différent après avoir constamment voyagé et grandir en dehors d’Haiti</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"> « <em>Ayiti, hier et demain</em> », « Imaginary paysages » (<em>Paysages imaginaires</em>), féeriques tableaux où l’artiste peint sa ville d’origine, dessine des paysages oniriques représentant des mondes parallèles entre Haiti et Montréal, sont aussi de cette mouvance créatrice, de cette logique de l’enracinement, de cette envie d’aller à la rencontre de l’inconnu, d’exposer le réel avec ses parts d’ombre et de lumière, de beauté et de laideur, de profondeur et de fragilité. Celles-ci évoquent ainsi l’art urbain, accessible à tout le monde, à l’instar de l’architecture, d’installations publiques et de graffitis. Son esprit, loin de se figer dans une technique définitive, semble lesté par la mélancolie.  <em>Chaque œuvre que je crée découle directement d&rsquo;une action impulsive, directement de mon imagination.</em> </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em><strong>« Au fur et à mesure que je fais une ligne, je commence à réfléchir à ce que je veux dire et où je veux aller, et c&rsquo;est ce qui influence ma ligne suivante. J&rsquo;aime explorer, jouer avec la perspective et repousser les limites entre ce qui est là et ce qui ne l&rsquo;est pas. »</strong></em></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>«&nbsp;Where are you from&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Baignée de lumières, elle frappe, assise, la peau rêche&nbsp; d’un tambour sur fonds&nbsp; d’une sonorité trafiquée. «&nbsp;<em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=4xCG8P0Sfgo">Where are you from&nbsp;? Where is home now&nbsp;</a></em>?&nbsp;». Un dialogue intérieur initié sur le socle identitaire haïtien&nbsp;: le «&nbsp;pays mystérieux&nbsp;» qui attend l’artiste au sortir de l’enfance et de l’absence. Le tambour est cet instrument sacré, revêtant une dimension symbolique, qui force davantage son admiration pour une culture musicale populaire née des entrailles du vodou, religion considérée pendant longtemps honnie. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une autre vidéo intitulée «&nbsp;<a href="https://www.youtube.com/watch?v=7Lfbzn1uABs">I’m sorry&nbsp;</a>»,&nbsp; on la voit en mode freestyle cracher sobrement sur les manches&nbsp; d’une guitare les paroles de ce son.&nbsp; Il ne s&rsquo;agit pas de perfection, mais d&rsquo;imperfections, annonce-t-elle&nbsp;: l’impossibilité de concilier le monde de l’enfance et celui de l’âge adulte. Terre meurtrie mais source intarissable d’inspiration, Haïti lui offre un nombre saisissant de motifs, inlassablement rameutés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a la voix lancinante, le ton terne, l’ambiance très intimiste que son timbre laisse planer, on dirait une <em>blueswoman </em>qui nous raconte ce qu’elle a de plus éphémère, de plus sentimental et de plus fragile.  « Je suis désolée (à vous et à moi-même) de ne pas savoir hier ce que je sais aujourd&rsquo;hui. Je suis désolée de ne pas savoir aujourd&rsquo;hui ce que je saurai demain… Je suis désolée de ne pas savoir demain ce que je saurai les jours qui sont encore à venir&#8230; Je suis désolée. Pour toutes les choses que je ne pouvais pas savoir, que je ne savais pas&#8230; »</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="&quot;And Tomorrow, I&#039;ll be Sorry Again...&quot; (Original Song, 2020)" width="720" height="405" src="https://www.youtube.com/embed/7Lfbzn1uABs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen title=""And Tomorrow, I'll be Sorry Again..." (Original Song, 2020)"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Casser toutes les cases</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La toile est un de ces supports de création mais au fil du temps, le papier, où elle invente à la fois du beau et de l’insaisissable,&nbsp; est devenu pour elle un médium primordial.&nbsp; <em>Faire différentes séries de dessins au fur et à mesure lui a apprise sur la façon dont la réalité se confond avec les rêves et comment les deux, à travers le temps et l’espace, deviennent un</em>. <em>Sa passion pour le dessin est plus grande que la peinture</em>, aux frontières de l’abstrait et du réel, du figuratif et du paysagisme. Cette cristallisation n’est pas seulement formelle, mais aussi thématique, orientant son art vers une sorte de standardisation et de stylisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pensive, Claire Marie Estelle Josepha Dumas remet en question, expérimente, prend du&nbsp;large, défonce les barrières, <em>repousse les limites hiérarchiques,</em> vole haut de ses ailes libres («&nbsp;Danggeling »),pièce plus méditative que performative, soulevant des questions d’espace, de fluidité, de rythme, de contrôle, de concentration, de mouvement, de temps.&nbsp; Ses œuvres sont le fruit d’un impressionnant déploiement d’effets. Sa peinture se trouve en accord avec un courant transnational qui s’attache à prendre en compte diaspora et terre natale, tradition ancestrale et influences étrangères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs outils dans sa démarche comme l’animation, la musique, les courts métrages, le dessin s’enchevêtrent dans son travail qui signale, certes les fêlures de son âme angoissée, la spontanéité de son art mais aussi sa grande maitrise technique&nbsp;; un travail recherché, qui nous porte à déchiffrer les non-dits ou la polysémie des sujets peints et explorés à travers sons, images et langages. Formée à l’Université Concordia à Montréal, elle transcende toute étiquette, bannit tout cloisonnement, milite corps et âme pour la liberté totale menacée par les diktats du marché de l’art urbain ou contemporain, traite de la colonisation, de la réalité migratoire, de la nature dans sa palette cognitive.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ode à un écrivain</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une série de trois dessins représentant jusqu’ici des odes visuelles dédiées à trois personnes qu’elle a connues et rencontrées enrichit son catalogue : la danseuse Maya Milet, l’artiste Rita Adib pour qui elle a tenté de représenter naïvement un mélange de travaux que Rita Adib a réalisés dans le passé et pour finir, son père, homme de lettres et ancien ministre de la Culture, Pierre-Raymond Dumas.  Portraitiste subtile et prolifique, elle illustre avec brio les couvertures des monographies de son père et poids lourd de la critique littéraire (auteur de la chronique « <em>Cette transition qui n’en finit pas</em> »). Ces monographies se portent sur les écrivains Yanick Lahens, Lyonel Trouillot, Margareth Papillon, Syto Cavé, Anthony Phelps et Kettly Mars.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="980" height="722" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/07/Photo-III.jpg" alt="" class="wp-image-6789 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/07/Photo-III.jpg 980w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/07/Photo-III-300x221.jpg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/07/Photo-III-768x566.jpg 768w" sizes="auto" /><figcaption><br>Dessin dédié à son père Pierre-Raymond Dumas</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Comme beaucoup d’autres, elle refuse tout enfermement, casse toutes les cases («<em>I refuse to be a bird in a cage, slowly melting in the middle of a cage».&nbsp; </em><em>Je refuse d’être un oiseau en cage, fondant lentement dans une cage), </em>affirme-t-elle, sans fard. La peinture qui ne se préoccupe que de sujets ressassés, d’harmonie chromatique ou graphique, ne lui fait pas défaut. Avec sa pose songeuse et perspicace, elle revendique une sorte de modernité que l’on scrute à travers les filtres esthétiques explorés dans ses créations. C’est que, peintre <em>du dehors</em> ou jeune prodige du dessin, elle ne semble s’identifier à aucun mode d’expression, à aucune école, à aucun courant. Et c’est là toute sa force.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Enfiler son costume de photographe</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Claire Marie Estelle Josepha Dumas, armée de son <em>Nikon D5300</em>, enfile ici son costume de photographe urbain, pose son regard lumineux sur le quotidien d’Haiti à travers une série de photographies expérimentales en couleur qu’elle accumule depuis 2018, une série en cours et qui se concentre principalement sur le corps, le mouvement, l’action et la réalité à travers une lentille narrative et alerte.  « Ayiti en couleurs », « Fenêtres, curiosités et souffle » : ce sont-là quelques-uns de ses clichés où elle nous donne à voir tous ces bidonvilles nichés au flanc des mornes fauves et baignés de soleil, les dégâts écologiques et notre environnement urbain incontrôlé, notre art de la débrouillardise, notre résilience extrême, les paysages odoriférants, nos faunes et flores.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="828" height="551" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/07/Photo-IV.jpg" alt="" class="wp-image-6790 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/07/Photo-IV.jpg 828w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/07/Photo-IV-300x200.jpg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/07/Photo-IV-768x511.jpg 768w" sizes="auto" /><figcaption><br>Une des photos de la série « Ayiti en couleurs ». | Photo prise sur le site web de l&rsquo;artiste.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Inscrite dans la culture et l’histoire canadiennes, elle peine à délimiter la ligne entre photographie et peinture. Mais ce dont on est sûr c’est que toute la beauté de ce coin d’île se concentre dans un éventail d’œuvres qui la hissent en témoin de son temps, en observatrice de notre débâcle et du laxisme généralisé, de nos erreurs cumulées au fil des saisons sauvages, tout en évitant de se verser dans une forme quelconque de manichéisme, &nbsp;cherchant plutôt à peindre dru et cru le quotidien poignant et chaotique des Haïtiens en quête d’un mieux-vivre ou de survie. D’une rigueur haletante, elle expérimente pour l’heure la photographie et le montage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toujours à la recherche de l’indicible, d’espace, du beau voilé de mystère et d’énigme, de crudité et d’espoirs. Ne mérite-t-elle pas de sortir de cette ombre qui plane injustement sur son talent&nbsp;? Va-t-on, dans les couloirs du panthéon haïtien, immortaliser Claire Marie Estelle Josepha Dumas, cette étoile franco-haïtienne, pour son audace, sa fugacité, sa liberté de ton, sa singularité, pour enfin la beauté fascinante et déchirante de ses œuvres&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rosny Ladouceur</strong></p>
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		<title>Le jeune Haïtien Caleb Texier intègre la plus prestigieuse école de musique du monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rosny Ladouceur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Sep 2021 19:29:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Berklee College of Music]]></category>
		<category><![CDATA[Caleb Texier]]></category>
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					<description><![CDATA[Pianiste du groupe Jazz and Family dont il est l’un des membres fondateurs et professeur de piano, Caleb Texier, un des plus talentueux du jazzosphère haïtien,  est admis au prestigieux Berklee College of Music, la plus célèbre école de musique au monde qui l’a octroyé une bourse complète de quatre ans. Jazz and Family, un des jeunes groupes les plus prisés sur la scène jazz, a annoncé la nouvelle du départ du maestro Caleb Texier, « admis au très prestigieux Berklee College of Music  où Il a une reçu une bourse complète de quatre ans avec distinction award pour son talent...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pianiste du groupe Jazz and Family dont il est l’un des membres fondateurs et professeur de piano, Caleb Texier, un des plus talentueux du jazzosphère haïtien,  est admis au prestigieux Berklee College of Music, la plus célèbre école de musique au monde qui l’a octroyé une bourse complète de quatre ans.</strong></p>
<p>Jazz and Family, un des jeunes groupes les plus prisés sur la scène jazz, a annoncé la nouvelle du départ du maestro Caleb Texier, « admis au très prestigieux <a href="https://www.berklee.edu/">Berklee College of Music</a>  où Il a une reçu une bourse complète de quatre ans avec distinction award pour son talent et ses connaissances musicales », peut-on lire dans la note officielle d’information.</p>
<p><strong>« L’école de mes rêves »</strong></p>
<p>« Berklee était l’école de mes rêves, celle que j’ai toujours souhaité, toute ma vie, d’intégrer. J’ai frémi en arrivant dans les salles de pratique, je me suis senti fier de fréquenter un collège où de grandes célébrités du jazz côtoient ou ont côtoyé. »</p>
<p><figure id="attachment_6028" aria-describedby="caption-attachment-6028" style="width: 850px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6028 size-full lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/09/WhatsApp-Image-2021-09-25-at-14.34.04.jpeg" alt="" width="850" height="1280" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/09/WhatsApp-Image-2021-09-25-at-14.34.04.jpeg 850w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/09/WhatsApp-Image-2021-09-25-at-14.34.04-199x300.jpeg 199w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/09/WhatsApp-Image-2021-09-25-at-14.34.04-680x1024.jpeg 680w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/09/WhatsApp-Image-2021-09-25-at-14.34.04-768x1157.jpeg 768w" sizes="auto" /><figcaption id="caption-attachment-6028" class="wp-caption-text">Caleb Texier on Instagram</figcaption></figure></p>
<p>Sur sa page Facebook, on le voit poser, il y a quelques jours, aux côtés du légendaire contrebassiste John Patitucci, un de ces monstres du jazz américain habitués à trainer  dans les couloirs de cette prestigieuse et historique école de musique. Exprimant sa profonde gratitude envers tous ceux qui lui ont donné leur soutien tout au long du processus  (Aaron Goldberg, John Bern Thomas, Godwin Louis, Mushy Widmaier, Jacques Schwarz-Bart, Christian Jacob, Fabrice Rouzier, ainsi que son père, Pasteur  Daniel Texier), connaissant l’état actuel de délitement d’un secteur musical haïtien privé de scène, d’école, de conservatoire, il considère son admission comme une bénédiction divine.</p>
<p>Apres avoir réussi l’audition en quatre étapes et l’entretien difficile, ils [l’équipe professorale de Berklee, ndlr] m’ont honoré d’une bourse complète en raison du talent qu’ils ont pu détecter en moi par ma performance et ma connaissance poussée de la musique », a-t-il indiqué, déclarant que « ce n’est qu’un nouveau départ, un début » dans sa réussite musicale.</p>
<p>Arracher un mot de sa bouche n’était pas facile pour ce gars déjà plongé, au lendemain de son arrivée, dans le cursus, étudiant Bach, la théorie musicale, la technologie musicale. « Le début n’est pas facile, j’ai à peine intégré le système, j’essaie de maitriser un peu mieux la langue [l’anglais], j’ai des tonnes de devoirs tous les jours. Je ne sais comment exprimer ma gratitude à Dieu pour ce cadeau précieux qu’il m’a fait : la musique. J’ai la grande chance de fréquenter une école moderne où toutes les ressources humaines et techniques sont là, tous les outils me permettant d’étoffer mon niveau, d’affronter l’industrie musicale et de collaborer à l’avenir avec des artistes de grand calibre sont à ma portée ».</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Languichatte Debordus - Jazz and Family trio feat. Denis Belyakov." width="720" height="405" src="https://www.youtube.com/embed/ScydjxnBuOo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong>Berklee, la cour des Grands</strong></p>
<p>Appelé à ses débuts Schillinger House, cette école située dans l’Etat de Massachussetts, à Boston, est réputée pour son enseignement de haut niveau de la musique, pour sa diversité, pour sa considération juste et équitable à tous les individus sans distinction de race, de couleur, de religion, d’ascendance, de sexe, d’orientation sexuelle, etc.  C’est plus de 4 mille étudiants qui y sont inscrits chaque année, plus de 95 pays représentés, 34 principaux instruments enseignés.</p>
<p>Fondé par Larry Berk, il y a 75 ans, Berklee College of Music caressait l’ambition toute simple : étudier la musique qui a été faite, celle qui est faite, étudier l’histoire de la musique mais aussi faire l’histoire de la musique. C’est ainsi que l’école a construit sa popularité infaillible, a contribué à faire progresser la musique au cours des sept dernières décennies. Des figures légendaires du jazz <a href="https://www.francemusique.fr/personne/miles-davis">(Miles Davis</a>, Duke Ellington, Aretha Franklin, Pat Metheny Danilo Perez, Christian Scott ou encore <a href="https://college.berklee.edu/people/makeba-riddick">Makeba Riddick</a> qui a travaillé avec Rihanna), y sont passés comme professeurs. Certains étaient  d’anciens élèves devenus aujourd’hui des vedettes de la musique, ou ayant reçu des distinctions honorifiques et des <em>Grammy Awards</em>.</p>
<p><strong>Rosny Ladouceur </strong></p>
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		<title>Rutshelle Guillaume, sur la pente de l’excellence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rosny Ladouceur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Sep 2021 16:20:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Locales]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Album]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Imedia]]></category>
		<category><![CDATA[QQA]]></category>
		<category><![CDATA[Rutshelle Guillaume]]></category>
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					<description><![CDATA[Le sensuel et groovy « All on me », comme le tube « M pa la anko », explosent le compteur YouTube avec au total plus de sept millions de vues. Du 1er au 19 septembre, l’album « Quoi Qu’il Advienne », sorti en juin dernier, était le plus écouté sur l’application D’Music. La diva pop électro progresse et continue de peaufiner sa musique, trait d’union entre l’Afrique et Haïti. Portrait d’une iconique chanteuse de la génération mainstream. Je me souviens bien de ces soirées planantes où le jazz bâtait son aile à Presse Café, en plein cœur de Petion-Ville. Ca s’appelait Mercredi de l’art. Ca s’appelait Jazzlala. On est en 2012 et à cet instant...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le sensuel et groovy « All on me », comme le tube « M pa la anko », explosent le compteur YouTube avec au total plus de sept millions de vues. Du 1<sup>er</sup> au 19 septembre, l’album « Quoi Qu’il Advienne », sorti en juin dernier, était le plus écouté sur l’application D’Music. La diva pop électro progresse et continue de peaufiner sa musique, trait d’union entre l’Afrique et Haïti. Portrait d’une iconique chanteuse de la génération mainstream.</strong></p>
<p><span id="p182">Je me souviens bien de ces soirées planantes où le jazz bâtait son aile à Presse Café, en plein cœur de <span id="222" class="s-rg-t">Petion-Ville</span>.</span><span id="p183"> <span id="223" class="s-rg-t">Ca</span> s’appelait <span id="224" class="s-rg-t">Mercredi</span> de l’art.</span><span id="p184"> <span id="225" class="s-rg-t">Ca</span> s’appelait <span id="226" class="s-rg-t">Jazzlala</span>.</span><span id="p185"> On est en 2012 et à cet instant précis, il y a une palette de jeunes musiciens pressentis à une belle carrière qui exprimaient leur soif d’apprendre aux côtés de feu Hans <span id="227" class="s-rg-t">Peters</span>.</span><span id="p186"> <span id="230" class="s-rg-t">Rutshelle</span> Guillaume passait, de temps en temps, chauffer son timbre sur les accords brésiliens ou ceux de standards de jazz qu’Hans <span id="231" class="s-rg-t">Peters</span> grattait au sein de son quartet, mué parfois en quintette selon les moyens techniques du soir.</span><span id="p187"> Elle <span id="p181">(et Joël <span id="219" class="s-rg-t">Pierrevil</span>, <span id="220" class="s-rg-t">band</span> leader du groupe <span id="221" class="s-rg-t">Akoustik</span>, entre autres)</span>, prenaient du large, attaquaient les notes avec délicatesse, <span id="232" class="s-or-t">flottaient</span> leurs voix éclatantes sur des morceaux de blues, faisant par moments clin d’œil aux musiques traditionnelles de chez nous que le guitariste émérite aimait reprendre en mode jazz.</span></p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="en">Rutshelle Guillaume feat. Wendyyy &#8211; All on Me (Official Video)<a href="https://t.co/94vxWCfJvb">https://t.co/94vxWCfJvb</a> <a href="https://t.co/9juZfVZHjy">pic.twitter.com/9juZfVZHjy</a></p>
<p>— Rutshelle Guillaume (@rutshelle) <a href="https://twitter.com/rutshelle/status/1420459793798602754?ref_src=twsrc%5Etfw">July 28, 2021</a></p></blockquote>
<p><span id="p188"></span><span id="p190">Et puis, il y a « Vwalye » <span id="p189">(2013)</span>, appui de <span id="234" class="s-or-t">l’Union Européenne</span> offert au secteur musical à travers le programme Arcades dont elle fut l’une des bénéficiaires.</span><span id="p191"> Un an plus tard, elle intègre la chorale « Haïti cœur de femmes », montée par Yole <span id="235" class="s-rg-t">Dérose</span> pour ensuite chercher son souffle, construire son propre style et devenir cette chanteuse <span id="236" class="s-rg-t">marketée</span> pour grande consommation, avec un pied dans l’entreprenariat.</span></p>
<p><span id="p192"></span><span id="p277"><span id="279" class="s-bl-t">« Je</span> me suis présentée avec mes <span id="p190"><span id="234" class="s-or-t">é</span></span>motions, vous m’avez accueillie.</span><span id="p194"> J’ai continué ma route, aussi Rebelle que je suis, vous m’avez suivie.</span><span id="p195"> J’ai tant surmonté, tant trébuché.</span><span id="p196"> Plus près de ma destination, je vous invite à rester près de moi Quoi Qu’il Advienne ».</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Rutshelle Guillaume - M Pa La Ankò (Official Music Video)" width="720" height="405" src="https://www.youtube.com/embed/HiPkwl5p1GY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p><span id="p197"></span><span id="p201">Qui présageait que cette chanteuse à la voix <span id="239" class="s-rg-t">soul</span> frôlant la sensualité, allait traverser toutes ces années épineuses, surmonter tout ce lot d’obstacles dressés sur son chemin musical ?</span><span id="p202"> Embrouilles professionnelles, coups-bas inavoués, raideur mentale de producteurs cupides qui verrouillent l’industrie de bout en bout, railleries de confrères récalcitrants qui crachaient sur son talent.</span><span id="p203"> Elle a taillé, dans cette tempête de scandales amoureux qui moussaient un temps sa carrière, un nom au nez de tous ceux qui rêvaient de voir son talent étouffé.</span><span id="p204"> <span id="244" class="s-rg-t">Rutshelle</span> Guillaume, armée d’un moral d’acier, a tenu bon, a transformé tous ses pas trébuchants, ses sanglots, toutes ses culbutes intimes, ses peurs, ses désillusions en une perle de mélodies électro-pop qui <span id="245" class="s-ve-t">saupoudrent</span> son troisième et dernier disque en date « Quoi Qu’il Advienne » où quinze morceaux délectables sont gravés avec pour effet d’irriguer toutes les plateformes de streaming.</span><span id="p205"><span id="251" class="s-bl-t"> Après</span> « <span id="248" class="s-rg-t">Emotions</span> » <span id="p200">(2014)</span> et « Rebelle » <span id="p199">(2017)</span>, <span id="249" class="s-rg-t">Rutshelle</span> Guillaume pose avec ce nouveau disque les jalons d’un succès immédiat.</span><span id="p206"> « Ou se <span id="252" class="s-rg-t">yon</span> <span id="253" class="s-rg-t">melodi</span> », « <span id="254" class="s-rg-t">Rete</span> la » <span id="p198">(<span id="238" class="s-ve-t">remixé</span>)</span> étaient déjà des hits bien avant la présentation officielle du disque, le 22 juin dernier.</span><span id="p207"> « Guantanamo », « <span id="255" class="s-rg-t">Nou</span> fini », « M <span id="256" class="s-rg-t">pap</span> <span id="257" class="s-rg-t">mouri</span> », « <span id="258" class="s-rg-t">Poze</span> », « <span id="259" class="s-rg-t">Lost</span> <span id="260" class="s-rg-t">without</span> <span id="261" class="s-rg-t">you</span> », « Sa k rive <span id="263" class="s-bl-t">nou»</span>, « <span id="262" class="s-rg-t">All</span> on me » et le morceau éponyme sont des morceaux qui pèsent de tout leur poids et qui confirment sa maturité musicale.</span></p>
<blockquote><p><span id="p208"></span><span id="p209">Le disque a trôné en tête d’Amazone, a atteint des milliers de <span id="265" class="s-rg-t">followers</span> sur <span id="266" class="s-rg-t">Spotify</span>.</span><span id="p210"> « M <span id="267" class="s-rg-t">pa</span> la <span id="268" class="s-rg-t">anko</span> » a explosé YouTube des mois après avec plus de 5 millions de vues.</span><span id="p211"><span id="270" class="s-bl-t"> Tout</span> le résultat d’un vrai travail d’équipe est là :</span><span id="p212"> clips avec prises d’image ultra soignée, scénarios bien ficelés, promotion et marketing musclés dont elle a le secret.</span></p></blockquote>
<p><span id="p213"></span><span id="p214">Celle <span id="271" class="s-rg-t">nourrie</span> au gospel à l’église de Dieu de <span id="272" class="s-rg-t">Boulard</span>, à Christ-Roi, conquiert aujourd’hui le grand marché international avec du compas et du zouk dans les poches, tout en s’ouvrant au brassage, à la diversité rythmique.</span><span id="p215"> Pour cela, elle a <span id="275" class="s-bl-t">convoqué Oswald</span>, <span id="273" class="s-rg-t">Singuilla</span>, <span id="274" class="s-rg-t">Salatiel</span>, Wendy, producteurs américains, français et haïtiano-américains dans ce cocktail de rythmes afro-caribéens, appelés à jeter des ponts entre l’Afrique et son Haïti natal.</span></p>
<p><span id="p216"></span><span id="p217">La diva électro pop progresse dans sa carrière et continue de grimper la pente de l’excellence.</span></p>
<p><strong>Rosny Ladouceur</strong></p>
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		<title>Grand retour du célèbre groupe Fugees dont deux des membres sont Haïtiens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rosny Ladouceur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Sep 2021 18:02:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Locales]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Fugees]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Lauryn Hill]]></category>
		<category><![CDATA[réfugiés]]></category>
		<category><![CDATA[Wyclef Jean]]></category>
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					<description><![CDATA[Le populaire groupe de hip-hop des années 1990 est en tournée internationale pour célébrer les 25 ans du monumental album « The score ».  Le célèbre groupe des années 90 où l’idole Whyclef Jean a d’abord arraché sa gloire avant de passer à une carrière solo, est en concert aux USA, en Europe et en Afrique dans le cadre d’une tournée internationale que produira Live Nation annonçant déjà les préventes sur son site. On se souvient bien que cet incandescent trio a taillé des tubes planétaires pour le hip-hop, le Rn’B et le soul : « Ready or not » et «...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le populaire groupe de hip-hop des années 1990 est en tournée internationale pour célébrer les 25 ans du monumental album « The score ». </strong></p>
<p>Le célèbre groupe des années 90 où l’idole Whyclef Jean a d’abord arraché sa gloire avant de passer à une carrière solo, est en concert aux USA, en Europe et en Afrique dans le cadre d’une tournée internationale que produira <a href="https://www.livenation.lat/artist-fugees-1344847">Live Nation</a> annonçant déjà les préventes sur son <a href="https://www.livenation.lat/artist-fugees-1344847">site</a>.</p>
<p>On se souvient bien que cet incandescent trio a taillé des tubes planétaires pour le hip-hop, le Rn’B et le soul : « Ready or not » et « Killing me softly » sont tous deux gravés sur le monumental album « The score », sorti en 1996 et vendu à plus de 6 millions d’exemplaires seulement aux USA, avant de s’écouler sur d’autres marchés de disque. C’est l’anniversaire de ces 25 ans marquant la parution de cet opus que le groupe entend célébrer dans les jours à venir à Chicago, Atlanta, Miami, Londres, Paris, Ghana, Nigeria, etc.</p>
<p><span id="p103">Avec les images de la honte qui font le tour du monde en mettant en scène des officiers de police de l’Etat Texas qui pourchassent des migrants haïtiens qui tentent de rejoindre le territoire américain pour solliciter un asile, la coïncidence est énorme pour <span id="107" class="s-rg-t">Fugees</span> qui célèbre les 25 ans de l’album « The Score ».</span><span id="p104"></span><br />
<span id="p109">Ainsi, les artistes participeront à leur tour dans le débat sur la migration des étrangers aux Etats-Unis en faisant de la culture de la musique une arme de choix.</span></p>
<p><strong><span id="p115"><span id="126" class="s-rg-t">Fugees</span> :</span><span id="p116"> un leader de la cause des réfugiés depuis plus de 30 ans</span></strong></p>
<p><span id="p117">À l’origine de sa création le groupe rebaptisé ‘’<span id="127" class="s-rg-t">Fugees</span>’’, qui était ‘’<span id="128" class="s-rg-t">Translator</span> <span id="129" class="s-rg-t">Crew</span>’’ avec en son sein les artistes <span id="130" class="s-rg-t">Pras</span>, Lauryn <span id="131" class="s-rg-t">Hill</span>, et Marcy, bien avant l’arrivée de <span id="132" class="s-rg-t">Wyclef</span> Jean avait un but précis :</span><span id="p118"> faire du <span id="133" class="s-rg-t">Hip-Hop</span> avec un projet de rap censé mélanger les langues..</span></p>
<p><span id="p119"></span><span id="p120">À la fin des années 1980, le destin croisé de New York et <span id="134" class="s-rg-t">Haïti</span> a permis à la chanteuse Lauryn <span id="136" class="s-rg-t">Hill</span>, qui enchaînait déjà les scènes locales et quelques apparitions à la télévision de rencontrer le talentueux <span id="137" class="s-rg-t">Wyclef</span> Jean qui est à l’instar de <span id="138" class="s-rg-t">Pras</span>, fils d’immigrés.</span><span id="p121"> Le trio en voit une belle opportunité de « défendre la cause des migrants » avec l’arrivée de ce dernier dans un contexte politique où la dictature des Duvalier chassait la majorité des Haïtiens chez eux.</span></p>
<p><span id="p122">Pour endosser cette cause de migration massive des Haïtiens et étrangers de l’époque aux Etats-Unis et précisément dans la ville de New-York, les jeunes chanteurs de <span id="140" class="s-rg-t">Hip-Hop</span> et la reine de <span id="141" class="s-rg-t">Soul</span> qu’est Lauryn <span id="142" class="s-rg-t">Hill</span> décident de rebaptiser le groupe en ‘’<span id="143" class="s-rg-t">Fugees</span>’’.</span><span id="p123"> Une contraction du mot anglais « <span id="144" class="s-rg-t">refugees</span> » qui signifie littéralement « réfugiés ».</span></p>
<p><span id="p146">En seulement deux albums, ces maîtres de la scène ont régné sur le hip-hop des années 1990, et <span id="147" class="s-bl-t">influencé une</span> génération entière d&rsquo;artistes avec des morceaux spécifiques dédies aux réfugiés.</span></p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="en"><a href="https://twitter.com/hashtag/Fugees?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Fugees</a> is short for <a href="https://twitter.com/hashtag/refugees?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#refugees</a> 🇭🇹 <a href="https://t.co/Gczc7iIWz8">https://t.co/Gczc7iIWz8</a> <a href="https://t.co/O7pJgB6AZu">pic.twitter.com/O7pJgB6AZu</a></p>
<p>— Wyclef Jean (@wyclef) <a href="https://twitter.com/wyclef/status/1441078299434921987?ref_src=twsrc%5Etfw">September 23, 2021</a></p></blockquote>
<p><strong><span id="p154">Un coup de cœur pour Haïti</span></strong></p>
<p><span id="p155">Le 12 avril 1997 sous la présidence de René Garcia <span id="161" class="s-rg-t">Préval</span> qui avait pour ministre de la Culture Raoul <span id="162" class="s-rg-t">Peck</span>, un concert mémorable a été donné par le groupe afin de collecter des fonds pour les orphelins et les réfugiés haïtiens.</span></p>
<p><span id="p173">En effet, la responsable du ministère de la Culture de l’époque Eddy Clesca avait un objectif précis à travers ce concert, « redorer l’image d’Haïti » après que 20 000 Haïtiens ont été expulsés de la République Dominicaine quelques mois plus tôt dans l&rsquo;année.</span></p>
<p><span id="p158">Après 15 ans de divorce, l’<span id="167" class="s-rg-t">Afro-Américaine</span>, diva de la <span id="168" class="s-rg-t">soul</span>, Lauryn <span id="169" class="s-rg-t">Hill</span> et de deux natifs d’Haïti <span id="p157">(<span id="164" class="s-rg-t">Whyclef</span> Jean et <span id="165" class="s-rg-t">Prakazrel</span> « <span id="166" class="s-rg-t">Pras</span> » Michel)</span> se remettent ensemble pour faire revivre les années folles du hip-hop et du rap new-yorkais.</span></p>
<p><span id="p159"></span><span id="p160">Le dernier concert de la bande remonte à 2004 ou Lauryn <span id="170" class="s-rg-t">Hill</span>, <span id="171" class="s-rg-t">Pras</span> Michel et <span id="172" class="s-rg-t">Whyclef</span> Jean se sont retrouvés sur scène avant de se séparer en 2005 pour leur carrière solo.</span></p>
<p><strong>Rosny Ladouceur</strong></p>
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