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	<title>Littérature &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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	<description>Plus loin que l&#039;actualité</description>
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	<title>Littérature &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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		<title>Jean D’Amérique : coudre le réel de poésie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rosny Ladouceur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Sep 2021 22:02:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
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		<category><![CDATA[Jean D’Amérique]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>
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					<description><![CDATA[Son œuvre,  déchirante  de beauté, trempée de poésie et pleine d’humanité. A 26 ans déjà, il cueille des prix, dirige un festival et une revue, est salué par la critique comme l’une des plus belles figures de la relève. Portrait. Des nattes de locks enfoncés dans le crâne. Un météorite enfoui dans un corps frêle, empathique, les entrailles mangées par le rêve de vouloir s’échapper des affres du ghetto, écoutant, enfant, Tupac  Shakur, embrassant très tôt l’écriture, trainant ses bottes fatiguées dans tous les apéros littéraires, soirées de slam et de théâtre. Du ghetto à la poésie 2014, il signe...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Son œuvre,  déchirante  de beauté, trempée de poésie et pleine d’humanité. A 26 ans déjà, il cueille des prix, dirige un festival et une revue, est salué par la critique comme l’une des plus belles figures de la relève</strong><strong>.</strong><strong> Portrait</strong><strong>. </strong></p>
<p>Des nattes de <em>locks </em>enfoncés dans le crâne. Un météorite enfoui dans un corps frêle, empathique, les entrailles mangées par le rêve de vouloir s’échapper des affres du ghetto, écoutant, enfant, <em>Tupac  Shakur</em>, embrassant très tôt l’écriture, trainant ses bottes fatiguées dans tous les <em>apéros </em>littéraires, soirées de <em>slam</em> et de théâtre.</p>
<p><strong>Du ghetto à la poésie </strong></p>
<p>2014, il signe dans une anthologie dirigée par Jessica Fièvre, la nouvelle « <em>Rêveur de revers</em> » pour lequel il obtient un prix. Il a alors 19 ans. Le temps de s’inventer douloureusement un couloir, de tailler un nom, d’enfiler vite son costume d’écrivain, avant même qu’un hommage posthume vienne mouiller son cadavre de larmes.  2015, il continue de battre ses ailes hargneuses et sort de ses tripes « <em>Petite fleur du ghetto</em> », Prix René Philoctète de la poésie la même année.  2016, il écrit son manifeste « Désobéir » dans la revue <em>intranQu’îllités</em> où des poèmes de haute altitude habillent plus de deux cent pages. Il étire donc son catalogue de recueils de feu dont  « Nul chemin dans la peau que saignante étreinte » (Cheyne éditeur, 2017 &#8211; Prix de la Vocation de la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet), « Atelier du silence » (Cheyne éditeur, 2020 &#8211; Sélection Prix Heather-Dohollau 2022),  la pièce de théâtre « Cathédrale des cochons », portant sur le Massacre de La Saline (Éditions Théâtrales, 2020),  ainsi que <em>Rhapsodie rouge (Cheyne éditeur », 2021). </em></p>
<p>Il y a toujours un livre, une contribution ou une tribune poignante (« <a href="https://www.liberation.fr/international/amerique/haiti-le-pain-quotidien-de-la-mort-20210707_LDGVZNJAJBGIVE7NPQC5JC2KGY/?fbclid=IwAR0Kt5gw_bjrqN1PoC2KkZM_KsYipTI4I73my-i4JCZ2EJJFw1BbPDFuRds">Il n’y a qu’avec du sang que je peux remplir une page</a>, Libération)  qui sommeille dans un coin de ce crâne chaud telle une lampe.</p>
<p>« A chaque livre que j’écris, j’ai l’impression que c’est l’ultime, alors j’y mets tout mon être dedans. J’ai encore d’autres choses à dire et il me faut continuer à écrire. » On dirait un souffle chronométré, une vie menacée.  Il n’a pas grandi, adolescent, avec les livres dans son quartier précaire de <em>Carrefour </em>où il était plus facile de croiser une <em>mitraillette</em> au ghetto. C’est en lisant bien plus tard des écrivains comme René Depestre, Frankétienne, Mahmoud Darwich… qu’il découvre la poésie, les mots, ainsi que le chemin de la fiction.</p>
<p>« C’était des êtres de lumière qui me tendaient la main et m’aidaient à aller vers une autre vie. Dans ce qu’ils écrivaient ou racontaient, je voyais le reflet direct de qui j’étais. Je me suis donc mis à leur écoute pour donner un sens à ma vie. La littérature m’a sauvé. » Jean D’Amérique a senti <em>illico</em> le <em>besoin intime</em> de cracher tout ce qui brule ses veines,  mais aussi de se chercher, de travailler sa langue au-delà du discours (une langue qui soit propre pour porter ses propos), de  s’imposer dans le milieu littéraire haïtien sans clouer le regard au sol, sans plier malgré les vents contraires.  Il est le Directeur artistique du Festival International Transe poétique dont les premiers soubresauts furent racontés à travers les pages de la revue <a href="https://loqueurbaine.com/davertige/">Davertige</a>.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Découvrez le nom du lauréat du prix <a href="https://twitter.com/RFI?ref_src=twsrc%5Etfw">@RFI</a> Théâtre #2021 !</p>
<p>En partenariat avec <a href="https://twitter.com/SACDParis?ref_src=twsrc%5Etfw">@SACDParis</a>, <a href="https://twitter.com/IFParis?ref_src=twsrc%5Etfw">@IFParis</a>, <a href="https://twitter.com/IFSenegal?ref_src=twsrc%5Etfw">@IFSenegal</a>, <a href="https://twitter.com/CdnRouen?ref_src=twsrc%5Etfw">@CdnRouen</a>, <a href="https://twitter.com/TheatreOuvert?ref_src=twsrc%5Etfw">@TheatreOuvert</a>, <a href="https://twitter.com/franco_limousin?ref_src=twsrc%5Etfw">@franco_limousin</a>, <a href="https://twitter.com/EspaceLingaTere?ref_src=twsrc%5Etfw">@EspaceLingaTere</a></p>
<p>C&rsquo;est l&rsquo;autrice sénégalaise Ken Bugul qui l&rsquo;annonce dans cette vidéo 👇 <a href="https://t.co/5O8D5cXL4g">pic.twitter.com/5O8D5cXL4g</a></p>
<p>— RFI (@RFI) <a href="https://twitter.com/RFI/status/1442006018699894785?ref_src=twsrc%5Etfw">September 26, 2021</a></p></blockquote>
<p><strong>Un premier roman solaire</strong></p>
<p>La critique, sympathique, bouche cousue devant le talent d’une jeune plume de 26 ans, sent dans ce tout premier roman « Soleil à coudre » (Actes Sud), l’effet d’une bombe. Solaire, crépusculaire, flamboyant, puissant : les épithètes ne manquent pas à ce concert d’hommage bien mérité et pour lequel il a sué. Et vient ensuite la saison de la promotion. Il est au <a href="https://festival-avignon.com/?fbclid=IwAR3atSsRr43ZsFWE76qLG0ailqYgK_ZIOXfeTSIKxzBJ-qdlzD3QxE8k8MY">Festival d’Avignon</a>, à Marseille pour <a href="https://ohlesbeauxjours.fr/?fbclid=IwAR0pV7kgPn7rCSslCElsduCw5blP5HMrzuCapKn2y4htnW35XYUWykOvqms">OH Les Beaux Jours</a>, à la <a href="https://www.conservatoire.strasbourg.eu/?fbclid=IwAR0Z0C-eDt4Mo1zgADsE_vWDagRgYuf3CHsaRD5MAg088Lo2PLJTEfwDDco">Cité de la Musique de Strasbourg</a>, sans oublier de mentionner sa très forte présence en librairies françaises, surtout.</p>
<p>Jean D’Amérique  sculpte, ici, une œuvre singulière, aux confins de la déconstruction et du renouvellement de la langue, pose en cartographe du réel avec cet incandescent récit qui campe Tête Fêlée, personnage principal et narratrice,  jeune fille d’un bidonville au quotidien perturbé par la violence des gangs, la misère, la corruption et ce flot de crimes qui déverse sur Port-au-Prince.</p>
<p>Face à elle, il y a Papa (qui n’est pas son vrai père) aux ordres du pire bandit de la ville, sa mère Fleur d’Orange cherchant du pain sur les trottoirs, et Silence, la jeune camarade de classe dont elle tombe amoureuse et pour qui elle recommence inlassablement une lettre.</p>
<p>« Quand j’ai commencé à écrire Soleil à coudre, l’image de Papa, ce visage extrême de la violence criminelle et patriarcale,  flottait déjà dans ma tête. Je suis donc parti de ce personnage pour mettre en forme l’histoire. Et c’est au fil du récit que Tête Fêlée arrive et a pris toute la place. J’ai écouté plutôt cette voix et c’est elle qui, au final, a porté le roman. »</p>
<blockquote><p>« Ce qui nous happe chez ce gosse natif de <em>Côte-de-fer</em>, c’est sa verve éclatante, sa paume lumineuse et sa facilité à tordre le matériau brut du réel pour en extraire une œuvre puissante, trempée de poésie, troublante de beauté, porteuse de rêve et d’espoir et, par-dessus tout, pleine d’humanité. »</p></blockquote>
<figure id="attachment_6051" aria-describedby="caption-attachment-6051" style="width: 682px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-6051 size-large lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/09/WhatsApp-Image-2021-09-30-at-16.58.37-682x1024.jpeg" alt="" width="682" height="1024" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/09/WhatsApp-Image-2021-09-30-at-16.58.37-682x1024.jpeg 682w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/09/WhatsApp-Image-2021-09-30-at-16.58.37-200x300.jpeg 200w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/09/WhatsApp-Image-2021-09-30-at-16.58.37-768x1153.jpeg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/09/WhatsApp-Image-2021-09-30-at-16.58.37-1023x1536.jpeg 1023w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/09/WhatsApp-Image-2021-09-30-at-16.58.37.jpeg 1364w" sizes="auto" /><figcaption id="caption-attachment-6051" class="wp-caption-text">Jean D&rsquo;Amérique, 26 ans, lauréat du prix RFI Théâtre 2021</figcaption></figure>
<p>« Soleil à coudre » en est à son quatrième tirage depuis sa sortie en mars 2020. Envoutant, étincelant, lunaire, une métaphore de notre débâcle et descente perpétuelle aux abimes,  une radiographie lucide de notre déchirure sociale, un style unique qui se situe entre violation des codes de l’écriture classique, exploration d’une palette de thèmes, envie de dépassement et rêve d’atteindre le pic de la perfection.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Le lauréat #2021 du Prix <a href="https://twitter.com/RFI?ref_src=twsrc%5Etfw">@RFI</a> Théâtre, le haïtien Jean d&rsquo;Amérique <a href="https://twitter.com/Jeandamerique?ref_src=twsrc%5Etfw">@Jeandamerique</a> présente »Opéra Poussière », sur une résistante haïtienne anti-colonialiste.</p>
<p>En partenariat avec <a href="https://twitter.com/SACDParis?ref_src=twsrc%5Etfw">@SACDParis</a>, <a href="https://twitter.com/IFParis?ref_src=twsrc%5Etfw">@IFParis</a>, <a href="https://twitter.com/IFSenegal?ref_src=twsrc%5Etfw">@IFSenegal</a>, <a href="https://twitter.com/CdnRouen?ref_src=twsrc%5Etfw">@CdnRouen</a>, <a href="https://twitter.com/TheatreOuvert?ref_src=twsrc%5Etfw">@TheatreOuvert</a>, <a href="https://twitter.com/franco_limousin?ref_src=twsrc%5Etfw">@franco_limousin</a>, <a href="https://twitter.com/EspaceLingaTere?ref_src=twsrc%5Etfw">@EspaceLingaTere</a> <a href="https://t.co/SomEm79GFh">pic.twitter.com/SomEm79GFh</a></p>
<p>— RFI (@RFI) <a href="https://twitter.com/RFI/status/1442081514079072256?ref_src=twsrc%5Etfw">September 26, 2021</a></p></blockquote>
<p><strong>Sur les traces d’une héroïne </strong></p>
<p>La nouvelle a trainée une bouée de joie et d’émotions dans la presse culturelle haïtienne : enfin, il a cueilli, avec sa pièce de théâtre <em>Opéra poussière,</em> le Prix Théâtre RFI 2021 pour lequel il avait été une fois sélectionné. Le texte ouvre l’édition 2022 du cycle <em>Ça va, ça va le monde, </em>organisé par le Festival d’Avignon.</p>
<p>Jean D’Amérique déterre de l’oubli une héroïne anticolonialiste d’Haïti, Sanite Belair,  « personnage très important dans l’histoire d’Haïti, s’engageant très tôt dans les combats anti-esclavagistes, ayant participé activement dans les mouvements révolutionnaires »</p>
<p>Il s’est inspiré  de sa vie pour accoucher de cette pièce qui retrace l’itinéraire « d’une figure de la révolution, d’un grand modèle de combat, d’un symbole de la résistance, d’une féministe avant la lettre qui mérite la reconnaissance et sa place dans notre histoire ».</p>
<p>Jean D’Amérique, quelle belle promesse de la littérature haïtienne contemporaine !</p>
<p><strong>Rosny Ladouceur</strong></p>
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            	</item>
		<item>
		<title>Louis-Philippe Dalembert décroche un premier prix avec « Milwaukee Blues »</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2021/09/23/louis-philippe-dalembert-decroche-un-premier-prix-avec-milwaukee-blues/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Rosny Ladouceur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Sep 2021 14:58:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Louis-Philippe Dalembert]]></category>
		<category><![CDATA[Milwaukee Blues]]></category>
		<category><![CDATA[Prix]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
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					<description><![CDATA[Le boulimique romancier haïtien Louis-Philippe Dalembert a obtenu, lundi 20 septembre à Paris, le prix Patrimoines 2021 de la Banque Privée BPE pour son « Milwaukee Blues », paru en aout 2021 chez Sabine Wespieser. De nombreux écrivains, accueillis par des éditeurs de renom dont Gallimard (« Le fils de l’homme », Jean-Baptiste Del Amo) et Albin Michel (« La fabrique de souvenirs », Clélia Renucci), concourraient ce prix attribué, chaque fin septembre, à « un roman de rentrée qui porte un regard solidaire sur la société et dont le style d’écriture célèbre la langue française », lit-on sur le site de la Banque Privée BPE. Inspiré de la...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Le boulimique romancier haïtien Louis-Philippe Dalembert a obtenu, lundi 20 septembre à Paris, le prix Patrimoines 2021 de la Banque Privée BPE pour son « Milwaukee Blues », paru en aout 2021 chez Sabine Wespieser.</em></strong></p>
<p>De nombreux écrivains, accueillis par des éditeurs de renom dont Gallimard <span id="p9">(« Le fils de l’homme », Jean-Baptiste Del <span id="60" class="s-rg-t">Amo</span>)</span> <span id="36" class="s-bl-t">et Albin</span> Michel <span id="p8">(« La fabrique de souvenirs », Clélia <span id="59" class="s-rg-t">Renucci</span>)</span>, concourraient ce prix attribué, chaque fin septembre, à « un roman de rentrée qui porte un regard solidaire sur la société et dont le style d’écriture célèbre la langue française », lit-on sur le site de la<a href="https://www.bpe.fr/banque-privee/public/web/c_19630/-milwaukee-blues-laureat-du-prix-litteraire-patrimoines-bpe-2021?prevCat=j_6&amp;portal=pm_7272"> Banque Privée BPE</a>.</p>
<p><span id="p12">Inspiré de la mort tragique en mai 2020 de l’afro-américain George Floyd, ce récit happe par « sa profondeur, son inventivité, sa nécessité ».</span><span id="p13"> Nécessité de remonter aux racines du mal, de décrypter un monde qu’on <span id="38" class="s-rg-t">connait</span> peu, lit-on dans les colonnes du <a href="https://www.lefigaro.fr/livres/milwaukee-blues-de-louis-philippe-dalembert-l-inaccessible-etoile-20210825">Figaro</a>.</span></p>
<p><span id="p61">Déjà en lice pour remporter le prestigieux Goncourt et le Prix du Roman du Fnac pour lequel il est finaliste, Louis-Philippe <span id="62" class="s-rg-t">Dalembert</span> fait bel et bien partie des écrivains favoris de la rentrée littéraire en France, cette année.<br />
</span><span id="p16"></span><br />
<span id="p20">Un jury d’exception composé de Daniel <span id="45" class="s-rg-t">Picoully</span> <span id="p19">(<span id="44" class="s-or-t">Président</span> du jury)</span>, de François Sureau <span id="p18">(membre de <span id="43" class="s-or-t">l’Académie Française</span>)</span>, de Jean-Marc <span id="46" class="s-rg-t">Ribès</span> <span id="p17">(<span id="41" class="s-or-t">Président</span> du Directoire de la Banque Privée <span id="42" class="s-rg-t">BPE</span>)</span>, a salué une œuvre formidable, un roman choral, note le Figaro dans une recension critique.</span></p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Heureux d&rsquo;avoir remis, hier, en présence de <a href="https://twitter.com/PhilippeWahl?ref_src=twsrc%5Etfw">@PhilippeWahl</a> et <a href="https://twitter.com/heim_philippe?ref_src=twsrc%5Etfw">@heim_philippe</a>, le 5e Prix littéraire Patrimoines de notre Banque Privée BPE à Louis-Philippe Dalembert pour son formidable roman « Milwaukee Blues » aux éditions <a href="https://twitter.com/wespieser?ref_src=twsrc%5Etfw">@wespieser</a>. <a href="https://t.co/8bFIN0Xahc">pic.twitter.com/8bFIN0Xahc</a></p>
<p>— Jean-Marc Ribes (@JMRibesBPE) <a href="https://twitter.com/JMRibesBPE/status/1440347389160669190?ref_src=twsrc%5Etfw">September 21, 2021</a></p></blockquote>
<p><strong><span id="p69">« <span id="83" class="s-rg-t">Milwaukee</span> Blues », une fiction inspirée de deux drames réels</span></strong></p>
<p><span id="p70">Inspiré du meurtre de George Floyd en mai 2020 et l’assassinat tragique d’u adolescent, <span id="84" class="s-rg-t">Emmett</span> Till, par des racistes du Sud en 1955, Louis-Philippe <span id="85" class="s-rg-t">Dalembert</span> met en scène à travers ce roman choral la vie d’un gamin des ghettos noirs que son talent pour le football américain promettait à un riche avenir.</span></p>
<p><span id="p71"></span><span id="p72">Mais qui sera plus tard, fracassé par un pays gangrené par la haine raciale, un pays où la question de la couleur délimite les relations humaines, où prédomine le déterminisme de l&rsquo;enfance et de la race.</span></p>
<p><span id="p73">Dans la première manche, l’auteur raconte que, depuis qu’il a composé le <span id="87" class="s-rg-t">nine</span> <span id="88" class="s-rg-t">one one</span>, le gérant pakistanais de la supérette de Franklin <span id="89" class="s-rg-t">Heights</span>, un quartier au nord de <span id="90" class="s-rg-t">Milwaukee</span>, ne dort plus :</span><span id="p74"> ses cauchemars sont habités de visages noirs hurlant « Je ne peux plus respirer ».</span><span id="p75"> Jamais il n’aurait dû appeler le numéro d’urgence pour un billet de banque suspect.</span><span id="p76"> Mais il est trop tard, et les médias du monde entier ne cessent de lui rappeler la mort effroyable de son client de passage, étouffé par le genou d’un policier.</span></p>
<p><span id="p77">C’est le personnage <span id="91" class="s-rg-t">Emmet</span>, venu au monde dans un ghetto noir de <span id="92" class="s-rg-t">Milwaukee</span>, abandonné par son père, élevé dans la foi pentecôtiste par sa mère.</span><span id="p78"> L’écrivain décrit les années d&rsquo;enfance d’un jeune noir à Franklin dans les quartiers nord de <span id="93" class="s-rg-t">Milwaukee</span>.</span><span id="p79"> Des années d’enfances qui sont racontées avec tendresse par son ancienne institutrice qui a milité dans sa jeunesse pour la cause noire, puis par son amie d&rsquo;enfance et son pote dealer avec qui il formait un trio inséparable, <span id="94" class="s-rg-t">amis</span> à la vie à la mort, qu’ils surnommaient « les trois mousquetaires ».</span></p>
<p><span id="p80">Tué dans une troublante circonstance, Ma Robinson, un personnage magnifique, estime que la mort d’<span id="96" class="s-rg-t">Emmet</span> peut servir comme prétexte de réconciliation.</span><span id="p81"> Elle délivre un message de rassemblement et de réconciliation dans lequel elle préconise la paix.</span><span id="p82"> Et juge qu’il faut penser en termes d&rsquo;êtres humains avant de penser étasuniens, juifs, haïtiens, noirs, blancs&#8230;</span></p>
<p><strong><span id="p24">Louis-Philippe <span id="49" class="s-rg-t">Dalembert, le chasseur de Prix</span></span></strong></p>
<p><span id="p24">Natif de Port-au-Prince,</span>Louis-Philippe <span id="49" class="s-rg-t">Dalembert</span>, <span id="p24">avait raflé en 2019 le Prix de la langue française pour son bouleversant récit, Mur Méditerranée, <span id="p23">(<span id="48" class="s-or-t">Sabine</span> Wespieser)</span>, figurée cette même année dans la liste du Goncourt.</span><span id="p25"> Quant au roman Avant que les ombres s’effacent, <span id="p22">(<span id="47" class="s-or-t">Sabine</span> Wespieser, 2017)</span>, il avait lui <span id="50" class="s-rg-t">remporté</span> le prix Orange du Livre et le prix France Bleu/Page des libraires, en plus d&rsquo;être finaliste pour le <span id="51" class="s-or-t">Grand prix</span> du roman de l&rsquo;Académie française et pour le Médicis.<br />
</span><span id="p26"></span><br />
<span id="p31">Dans la course au prix littéraires, il faut noter que Victoria Mas <span id="p30">(« Le bal des folles », Albin Michel, 2019)</span>, David <span id="53" class="s-rg-t">Diop</span> <span id="p29">(« Frère d’âme », Seuil, 2018)</span>, Véronique <span id="54" class="s-rg-t">Olmi</span> <span id="p28">(« <span id="52" class="s-rg-t">Bakhita</span> », Albin Michel, 2017)</span> et <span id="55" class="s-rg-t">Nathacha</span> <span id="56" class="s-rg-t">Appanah</span> <span id="p27">(« Tropique de la violence », Gallimard, 2016)</span>, furent les quatre premiers écrivains primés dans les éditions précédentes.</span><span id="p32"></p>
<p><strong>Rosny Ladouceur</strong></span></p>
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