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	<title>Culture &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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	<description>Plus loin que l&#039;actualité</description>
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	<title>Culture &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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		<title>Ale Wouj! Ale Nwa! : Le Combat de Coq, Un Héritage Vivant de la Culture Haïtienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Evens Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Feb 2025 04:35:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Combat de coq]]></category>
		<category><![CDATA[Culture haitienne]]></category>
		<category><![CDATA[Dezafi]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
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					<description><![CDATA[Le combat de coq est profondément ancré dans la culture haïtienne. Alors que certaines îles des Caraïbes abandonnent progressivement cette tradition populaire au profit des jeux vidéo, en Haïti, elle continue de captiver les esprits, à la fois comme loisir et comme activité économique. S’il existe depuis deux siècles une tradition des jeux en Haïti, le combat de coq figure parmi les plus anciens. D’ailleurs, le célèbre roman créole de Frankétienne, publié en 1975 et intitulé DEZAFI, tire son nom du jargon du combat et en fait un témoignage au symbolisme extrêmement riche. Introduit aux Antilles par les Espagnols au...]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le combat de coq est profondément ancré dans la culture haïtienne. Alors que certaines îles des Caraïbes abandonnent progressivement cette tradition populaire au profit des jeux vidéo, en Haïti, elle continue de captiver les esprits, à la fois comme loisir et comme activité économique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">S’il existe depuis deux siècles une tradition des jeux en Haïti, le combat de coq figure parmi les plus anciens. D’ailleurs, le célèbre roman créole de Frankétienne, publié en 1975 et intitulé <em><a href="https://www.etonnants-voyageurs.com/Dezafi.html">DEZAFI</a></em>, tire son nom du jargon du combat et en fait un témoignage au symbolisme extrêmement riche. Introduit aux Antilles par les Espagnols au XVIIᵉ siècle, tant comme oiseau de combat que comme volaille domestique, le coq demeure un héritage colonial doté d’une discipline qui lui est propre. Cette discipline consiste à opposer deux coqs spécialement préparés dans une arène appelée<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gallodrome"> <em>gallodrome</em></a>, un spectacle que l’on retrouve un peu partout dans la Caraïbe. Cependant, il ne porte pas le même nom dans les différentes îles : aux Antilles (Martinique, Guadeloupe, Porto Rico), on l’appelle <em><a href="https://www.antillesexception.com/destination-caraibe/vacances-martinique/blog-martinique/combats-coqs-martinique">Pitt</a></em>, à La Réunion, <em><a href="https://guide-reunion.fr/tourisme-loisirs/interet/curiosites/combats-de-coqs/">Rond</a></em>, et en République dominicaine, <em><a href="https://miderec.gob.do/miderec-autoriza-reanudacion-de-las-lidias-de-gallos/">Gallera</a></em>. En Haïti, on parle de <em>Gaguère</em>, un espace structuré réunissant un juge, des amateurs de coqs, des éleveurs et des spectateurs formant une véritable communauté où le coq suscite toujours de l’enthousiasme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« L’engouement pour cette discipline est tel qu’en 2011, plusieurs associations d’amateurs de coqs ont vu le jour, notamment l’Association Nationale des Gaguères (AGN) et l’Association des Éleveurs de Coqs de Combat (ASECOC) »</em>, explique Ronald Mercure, président de l’ASECOC, qui regroupe les amateurs de Pétion-Ville jusqu’au bas de Delmas. Il ajoute que <em>« des principes sont établis pour réglementer cette discipline, afin d’éviter les conflits et de contraindre les amateurs à respecter les normes établies. Selon la gravité d’une infraction commise, un amateur peut être radié du groupe en fonction des règlements en vigueur. Bien qu’il s’agisse d’un divertissement, il doit être encadré par l’ordre et la discipline »</em>, conclut-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les règles varient selon les régions, cette tradition populaire s’accompagne de nombreux éléments qui la transforment en un véritable marché, régi par ses propres lois, coutumes et enjeux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Préparer un coq : un traitement coûteux</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Entretenir un coq de combat est loin d’être une tâche aisée : sa prise en charge est très coûteuse. Si son achat peut atteindre 10 000 gourdes, son entretien exige un budget pouvant être trois fois plus élevé. Lesly Joseph, amateur de coqs et professionnel du droit au cabinet d’un avocat portant le même nom que l’animal, Me Edwin Coq, compare cet oiseau à un sportif de haut niveau. Il explique : </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« Un coq de combat, c’est comme le Brésilien Neymar : il peut coûter très cher. Son entretien est un investissement. Il faut l’entraîner quotidiennement, l’asperger d’eau et de citron en permanence, parfois d’alcool à 95°, lui administrer des médicaments et des vitamines sous la supervision d’un vétérinaire, et le réchauffer au soleil à des horaires précis »,</em></strong> </p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">tout cela dans l’espoir qu’il rapporte une belle somme à son propriétaire.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« Le régime alimentaire du coq ne se limite pas au maïs »</em>, poursuit Lesly. <em>« Il doit aussi être nourri de figues mûres et de pain. Lorsqu’il est grièvement blessé, il doit suivre un régime plus léger comprenant notamment de la viande de bœuf et du pain, ou encore une sorte de bouillie spéciale composée de maïs, de viande et de vitamines, telles que le B-complexe. »</em></strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Située à la rue Nord Alexis, au numéro 14, la gaguère de l’agronome Jerry propose des combats spectaculaires. Les préliminaires sont dirigés par l’arbitre Nélio Saint-Eloi. Après le pesage et le choix des combattants, chaque propriétaire asperge son coq avec sa propre salive pour le rafraîchir avant d’aiguiser ses éperons à l’aide d’un canif.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="598" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2025/02/iStock-536949893-1024x598.jpg" alt="" class="wp-image-7645 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2025/02/iStock-536949893-1024x598.jpg 1024w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2025/02/iStock-536949893-300x175.jpg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2025/02/iStock-536949893-768x448.jpg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2025/02/iStock-536949893.jpg 1280w" sizes="auto" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le pari est fixé à 3 000 gourdes, dont environ 3 % reviennent à l’arbitre, qui joue un rôle essentiel : il inspecte les gallinacés, donne le coup d’envoi, contrôle la durée du combat (qui ne doit pas dépasser 29 minutes) et désigne le vainqueur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’assistance, les spectateurs parient des sommes en fonction de la robustesse et de la combativité de l’animal. Pè Cius, un habitué, explique : « Parier sur un coq repose sur son poids, ses performances et parfois la réputation de son propriétaire. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La foule, essentiellement composée d’hommes, s’anime bruyamment en criant : « Ale wouj ! Ale nwa ! » – des encouragements pour leurs champions, entre verres d’alcool et bouffées de cigarettes. </em></strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le combat est impitoyable, et les gallinacés finissent souvent mutilés. Deux redoutables coqs borgnes s’affrontent dans un duel sanglant. <em>Le coq kalite</em> de Monsieur Johny l’emporte en crevant l’œil de son adversaire, le coq de Monsieur Bernard, l’aveuglant totalement avant de l’assaillir à coups de bec et d’éperons. Selon la coutume, le corps du vaincu revient au propriétaire du vainqueur, selon une pratique appelée <em>ploum</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un symbole de bravoure</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le coq, cet animal familier qui annonce l’aube, ne sert pas seulement d’horloge traditionnelle : il symbolise aussi la bravoure. « Dans les gaguères, le coq incarne l’intelligence et le courage. Il ne recule jamais devant un combat à mort. Guerrier intrépide, il reste énergique en toutes circonstances », s’exclame un amateur connu sous le nom de Pip-Pip.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« Lorsqu’un amateur gagne un combat, il ne remporte pas seulement l’argent du pari : il gagne aussi en fierté et en prestige parmi ses pairs, ce qui renforce sa réputation dans le milieu », </em></strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">ajoute Lesly.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un loisir qui tisse des liens sociaux</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Espace de loisir incontournable dans la culture haïtienne, la gaguère joue un rôle social majeur. Selon Lesly, elle contribue à renforcer les relations entre différentes classes sociales : « Dans une gaguère, il n’y a pas de distinction sociale. Chômeurs, professionnels, intellectuels et paysans se côtoient pour admirer le spectacle. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, une grande solidarité existe entre les amateurs de coqs. « Lorsque l’un des membres de l’association est en difficulté, tous se mobilisent pour l’aider. C’est cet esprit de fraternité qui me retient le plus dans ce milieu », souligne Lesly.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un business lucratif</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le combat de coq ne relève pas uniquement du divertissement : il constitue aussi une économie à part entière. Ce marché génère des emplois et stimule les revenus des petits commerçants. « Comme un stade de football, une gaguère emploie des agents d’entretien, un agent de sécurité chargé aussi de collecter les frais d’admission, ainsi qu’un bistrot et une petite boutique », explique Lesly.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En janvier, mois des <em>DEZAFI</em> (tournoi regroupant diverses associations et amateurs de coqs), les paris explosent. Dans des gaguères réputées comme celle de Matéus, sur la route de Frères, les mises de base avoisinent les 50 000 gourdes. Certains paris, impliquant de grands joueurs, atteignent 500 000, voire 750 000 gourdes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la fois ancrée dans le passé et omniprésente dans le présent, cette tradition populaire continue d’imprégner la culture haïtienne, mêlant histoire, littérature et économie au sein d’un univers où la passion du jeu demeure intacte.</p>
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		<title>Avec un gain payé à hauteur de 2,5 millions de gourdes IZiparyaj fait un nouveau millionnaire</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2023/05/29/avec-un-gain-paye-a-hauteur-de-25-millions-de-gourdes-iziparyaj-fait-un-nouveau-millionnaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 May 2023 00:52:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Annonce / Petite annonce]]></category>
		<category><![CDATA[People]]></category>
		<category><![CDATA[2.5 millions]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans une tournure incroyable des événements, Jean Emile Joseph*, un jeune homme de Mirebalais, dans le département du Centre, est devenu le dernier millionnaire du pays après avoir remporté la somme époustouflante de 2,5 millions de gourdes au jeu de pari sportif « Lucky Six » à IZiparyaj, l’une des maisons de jeux les plus crédibles du pays. Le jour béni du destin de Jean Emile Joseph*, qui joue assidûment depuis plusieurs années, est enfin arrivé. Ce jour de chance, non seulement a transformé sa propre vie, mais aussi celle de sa famille. Avec cette somme exorbitante, l’heureux gagnant a décidé de...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans une tournure incroyable des événements, Jean Emile Joseph*, un jeune homme de Mirebalais, dans le département du Centre, est devenu le dernier millionnaire du pays après avoir remporté la somme époustouflante de 2,5 millions de gourdes au jeu de pari sportif « Lucky Six » à IZiparyaj, l’une des maisons de jeux les plus crédibles du pays.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jour béni du destin de Jean Emile Joseph*, qui joue assidûment depuis plusieurs années, est enfin arrivé. Ce jour de chance, non seulement a transformé sa propre vie, mais aussi celle de sa famille. Avec cette somme exorbitante, l’heureux gagnant a décidé de réaliser son rêve d’entrepreneur et d’ouvrir sa propre petite et moyenne entreprise (PME). Cette victoire spectaculaire est un exemple frappant de la façon dont les jeux de paris peuvent changer la vie des individus en les propulsant de la pauvreté à la richesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Luckey Six », le jeu de pari sportif auquel Jean Emile Joseph* a participé, est devenu une véritable sensation parmi les amateurs de jeux de hasard en Haïti. Il s’agit d’un jeu innovant qui permet aux parieurs de prédire les résultats de six événements sportifs différents. Ces événements peuvent inclure des matchs de football, de basket-ball, de tennis, ou même des courses de chevaux. La combinaison gagnante est déterminée par les résultats de tous les événements sélectionnés, et si le parieur parvient à prédire correctement tous les résultats, il remporte le jackpot.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>Les jeux de paris, tels que ‘Luckey Six’, offrent aux individus la possibilité de transformer leur vie en un instant. Ils donnent à chacun la chance de rêver grand et de réaliser des objectifs financiers qui semblaient auparavant inaccessibles. La victoire de Jean Emile Joseph * est une preuve éclatante que, malgré les circonstances économiques difficiles, les opportunités peuvent se présenter de manière inattendue et apporter des changements radicaux.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">La maison de jeux <a href="https://www.iziparyaj.com/">IZiparyaj,</a> où Monsieur Joseph* a remporté son prix mirobolant, a gagné en crédibilité et attire de plus en plus l’attention grâce à cette victoire retentissante. Iziparyaj est réputé pour sa transparence, son intégrité et son engagement envers ses joueurs. En remettant le chèque de 2,5 millions de gourdes à Jean Emile Joseph* à temps, ils ont renforcé leur réputation de maison de jeux fiable et responsable.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>L’histoire de Jean Emile est un rappel éclatant que le rêve de la richesse peut devenir réalité pour ceux qui osent prendre des risques calculés et faire confiance à leur instinct. Cela souligne également l’importance d’offrir des opportunités équitables à tous les individus, indépendamment de leur origine socio-économique.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Les jeux de paris tels que ‘Luckey Six’ permettent aux gens de transcender les limites imposées par la pauvreté et de se forger un avenir prospère.</p>



<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="ht" dir="ltr">🔥🔥Gwo Lo Lucky Six🔥🔥<br><br> 💵Nouvo milyonè IzI💵<br><br>Amatè ki chwazi fè eksperyans yo nan iziparyaj toujou sòti gayan, sòti kontan e genyen menm ki rive sòti milyonè 🔥🔥<br><br>Vin miltiplye lajan w nan iziparyaj ki pi prè w la, ou se petèt lòt milyonè jounen an 🔥<br><br>Ak yon Ti kras kòb… <a href="https://t.co/FjMXnyT4aV">pic.twitter.com/FjMXnyT4aV</a></p>— Izi Paryaj (@iziparyaj) <a href="https://twitter.com/iziparyaj/status/1662225869211877382?ref_src=twsrc%5Etfw">May 26, 2023</a></blockquote> <script async="" src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>



<p class="wp-block-paragraph">La victoire de Jean Emile* est une source d’inspiration pour de nombreux Haïtiens qui cherchent à améliorer leur situation économique. Elle témoigne de la possibilité d’une ascension sociale rapide et de la réalisation de ses rêves les plus audacieux. C’est une histoire de détermination, de courage et de foi en ses propres capacités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En remportant le jackpot de 2,5 millions de gourdes, Jean Emile* ouvre une nouvelle ère pour lui-même et sa famille. Grâce à cette somme, il a l’intention de créer sa propre PME, qui deviendra un moteur de croissance économique dans sa communauté. Cette entreprise offrira des emplois locaux, stimulera l’économie et créera des opportunités pour d’autres entrepreneurs aspirants.</p>



<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="ht" dir="ltr">🚨Sèvis depo ak retrè ak mon cash iziparyaj la disponib 🚨<br><br>Ann gade ansanm Kijan ou kapab fè retrè lè w jwe Epi genyen sou platfòm an liy lan 🔥🔥 <a href="https://t.co/L8o7yPUrjV">pic.twitter.com/L8o7yPUrjV</a></p>— Izi Paryaj (@iziparyaj) <a href="https://twitter.com/iziparyaj/status/1640447843356778497?ref_src=twsrc%5Etfw">March 27, 2023</a></blockquote> <script async="" src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>



<p class="wp-block-paragraph">Les jeux de paris, lorsqu’ils sont pratiqués de manière responsable, peuvent être une voie vers l’autonomie financière. Ils offrent une chance égale à tous, peu importe leur niveau d’éducation, leur expérience professionnelle ou leur statut social. Les parieurs ont l’opportunité de mettre à profit leurs connaissances sportives et leur intuition pour tenter leur chance et réaliser des gains significatifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, un responsable de IZiparyaj qui a intervenu sur la prouesse de Jean Emile Joseph dit veut rappler aux jouers que :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>Les jeux de paris doivent être pratiqués de manière responsable et modérée. Ils ne doivent jamais être considérés comme une solution miracle pour sortir de la pauvreté, mais plutôt comme une opportunité de divertissement et de potentiel gain financier. Il est essentiel de fixer des limites, de jouer avec un budget prédéterminé et de se rappeler que la chance peut être changeante.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">La victoire de Jean Emile à ‘Luckey Six’ est une histoire qui fait rêver et qui prouve que les jeux de paris peuvent offrir des opportunités incroyables. C’est une lueur d’espoir pour ceux qui luttent pour sortir de la pauvreté et qui cherchent à améliorer leur vie. <a href="https://www.iziparyaj.com/prematch">La maison de jeux Iziparyaj, </a>grâce à son engagement envers l’intégrité et la transparence, devient un lieu de confiance où les joueurs peuvent tenter leur chance en toute sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean Emile* se prépare à entreprendre une nouvelle aventure entrepreneuriale, sa victoire retentissante rappelle à tous que la chance peut sourire à ceux qui osent rêver grand et prendre des risques calculés. Il incarne l’esprit de persévérance et de détermination qui peut mener à des résultats extraordinaires.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="602" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/05/Capture-decran-2023-05-29-204955-1024x602.jpg" alt="" class="wp-image-7598 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/05/Capture-decran-2023-05-29-204955-1024x602.jpg 1024w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/05/Capture-decran-2023-05-29-204955-300x176.jpg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/05/Capture-decran-2023-05-29-204955-768x451.jpg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/05/Capture-decran-2023-05-29-204955.jpg 1057w" sizes="auto" /><figcaption>Illustration de IZiparyaj</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la renommée d’Iziparyaj continue de grandir, de plus en plus de personnes trouveront l’espoir et la motivation pour tenter leur chance et poursuivre leurs aspirations les plus audacieuses.<br><br><strong><em>Jean Emile Joseph* : Nom d’emprunt pour protéger l’identité du gagnant </em></strong></p>
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		<title>20e édition du mois de l&#8217;histoire des noirs au Canada, le vernissage haïtien émerveille</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2023/02/22/20e-edition-du-mois-de-lhistoire-des-noirs-au-canada-le-vernissage-haitien-emerveille/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Frantz Romage]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Feb 2023 17:20:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est sous le haut patronage des artistes de réminiscence et la Table Ronde -issue de la communauté haïtienne, au Canada, que s’est tenu, le dimanche 5 février 2023, le vernissage d’exposition d’œuvre d’art en marge du 20e lancement du mois de l’histoire des noirs, à Lavale. Cette manifestation culturelle s’est déroulée dans les installations de la place du Pavillon bois du Papineau, à Laval. Dans un décor à la fois exotique et régional, des œuvres d’arts soigneusement arrangées en série forcent l’admiration des hauts dignitaires venant des différentes régions de Laval. Parmi les exposants, des artistes haïtiens ou d’origine ont...]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’est sous le haut patronage des artistes de réminiscence et la Table Ronde -issue de la communauté haïtienne, au Canada, que s’est tenu, le dimanche 5 février 2023, le vernissage d’exposition d’œuvre d’art en marge du 20e lancement du mois de l’histoire des noirs, à Lavale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette manifestation culturelle s’est déroulée dans les installations de la place du Pavillon bois du Papineau, à Laval. Dans un décor à la fois exotique et régional, des œuvres d’arts soigneusement arrangées en série forcent l’admiration des hauts dignitaires venant des différentes régions de Laval. Parmi les exposants, des artistes haïtiens ou d’origine ont représenté dignement l’art contemporain national.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’art contemporain haïtien à l’honneur</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Différents styles de tableaux représentant de peinture de paysage ont été exposés. Des couleurs caribéennes y ont ajouté une note toute singulière et gaie. L’occasion ultime pour ces fonctionnaires d’apprécier certains chefs d’œuvres des communautés noires. « Un événement qui reflète l’image de Laval », a déclaré Aline Dib la représentante de Stephane Boyer, le maire de Laval lors de cette exposition.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>« La diversité c’est la force et la richesse… Et ensemble on doit la consolider pour travailler toujours afin de faire rayonner Laval au niveau social, politique et bien évidemment au niveau économique et artistique », a lancé la porte-Parole du maire de Laval, tel un message de rassemblement.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sa part , la Députée de Mille-Îles , Virginie Dufour, demeure pantoise devant l’harmonie et la splendeur colorée du génie haïtien</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Les toiles sont merveilleuses», s’exclame la nouvelle élue, dans l’embarras pour choisir un tableau. « On va choisir une toile, je ne sais pas si c’est celle-là, mais certainement une qui vient de l’un des artistes exposant pour mettre de la couleur dans mon nouveau bureau », a déclaré la parlementaire, responsable de la région de Lavale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conseillère municipale de Duvernay Pont Viau quant à elle ne tarit pas d’éloge à l’égard de cette activité culturelle et de ces peintures étiquetées de légendaires. La responsable exalte les vertus et les valeurs, mais surtout les apports liés à la diversité des communautés à Laval.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>« Cela fait toute une différence quand vous êtes là, malgré qu’on est en hiver, il fait très froid ici, maintenant pour ceux et celles qui viennent des Antilles, c’est coloré, et c’est la raison pour laquelle il y a tant de belles couleurs », soutient la québécoise d’origine haïtienne.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit de toute une panoplie de peintres qui se sont mêlées, et ont fusionné passion, talent et âme afin d’accoucher ces tableaux éblouissants. Ils répondent au noms de Alix Rey, Edric Pierre-Louis ,Edzer Prophète ,Enock Zamor ,Ginette Doura, Gladys St.Victor ,Khalil Antoniades, Louis Celestin, Magalie Luly , Rose Marie Lafontant , Suzee Reimers. Tous des mordus du troisième art qui ont contribué à faire de cette exposition un pur délice pour les yeux et l’esprit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Frantz Romage</strong></p>
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		<title>Canada : La bibliothèque Julio Jean-Pierre au cœur du mois de l&#8217;histoire des noirs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Frantz Romage]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Feb 2023 04:40:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[diversité]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[mois de l&#039;histoire des noirs]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est autour du thème « Force et couleurs » que la bibliothèque Julio-Jean Pierre de Montréal et l’organisme Espace d’Expression et de Création ont procédé ce jeudi 02 février au lancement d’une exposition collective de plusieurs œuvres d’arts dans le cadre de la célébration des 32 ans du mois de l’histoire des noirs à Montréal, Canada. Couleurs, diversité et exotisme… les œuvres d’arts exposées forcent l’admiration. Elles portent l’empreinte des artistes tels que Eneida Hernandez, Elaine N’gendo Kinyanjui, Edzer Prophète, Frantz Louis, Edwidge Joseph Joseph, Luis Jacinto Argumedes Mateu et Joseph. Cette Exposition souligne l’apport artistique et culturel des artistes...]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’est autour du thème « Force et couleurs » que la bibliothèque Julio-Jean Pierre de Montréal et l’organisme Espace d’Expression et de Création ont procédé ce jeudi 02 février au lancement d’une exposition collective de plusieurs œuvres d’arts dans le cadre de la célébration des 32 ans du mois de l’histoire des noirs à Montréal, Canada.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Couleurs, diversité et exotisme… les œuvres d’arts exposées forcent l’admiration. Elles portent l’empreinte des artistes tels que Eneida Hernandez, Elaine N’gendo Kinyanjui, Edzer Prophète, Frantz Louis, Edwidge Joseph Joseph, Luis Jacinto Argumedes Mateu et Joseph. Cette Exposition souligne l’apport artistique et culturel des artistes d’Espace d’Expression et de Création, a fait savoir Joseph André, Président de l’association. L’initiateur explique la contribution des noirs, en majorité la communauté haïtienne qui évolue au Canada, dans une telle démarche. « 32 ans de célébration du mois de l’histoire des noirs se traduit par la collaboration et la contribution des communautés noires à Montréal, au Québec et le Canada tout entier», se réjouit le commissaire d’exposition, Joseph André.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Etzer Prophète : Peindre comme moyen d’expression</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, l’artiste multidisciplinaire invite la population Montréalaise à apprécier le talent des différents artistes et peintres à travers cette fête visuelle flamboyante durant le mois de l’histoire des noirs. Etzer Prophète, l’un des artistes influent lors de cette exposition a mis l’accent sur l’importance et la signification de ses œuvres. « Peindre pour moi c’est un moyen d’exprimer ma colère, ma frustration tout comme ma joie », avoue l’artiste. « Mes peintures reflètent mon état d’âme, mon intérieur, ce que je ne peux pas exprimer par ma voix », poursuit-il. Artiste pluridisciplinaire, il détient une licence en génie civil, de l’Université GOC (en Haïti), et titulaire d’une licence en aménagement du territoire à l’UQUAM, au Canada. Le peintre dit disposer plus d’une trentaine d’œuvres d’arts à son actif.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>« A travers mes peintures j’exprime mes ressentiments en tant qu’immigrant et toutes les frustrations qui se cachent derrière mon identification culturelle », a-t- il lâché. </strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Il sait identifier toutes ses œuvres tels que : l’anarque-Geddon, l’embarcation enfernale, démembrement de l’empereur, la peur systémique, l’impasse, la déesse de la fertilité, minorité invisible entre autres. Et c’est à travers ses tableaux qu’Etzer dénonce et illustre les réalités quotidiennes ainsi que les dérives de la société dans laquelle il vit, confie-il.</p>



<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Alors que nous célébrons le début du <a href="https://twitter.com/hashtag/MoisDeLHistoireDesNoirs?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw">#MoisDeLHistoireDesNoirs</a>, écoutons les histoires que les communautés noires ont à raconter. Continuons de célébrer leurs contributions à notre pays et de bâtir un avenir où chacun peut réussir et s’épanouir. <a href="https://t.co/Ss0SSV7Fho">https://t.co/Ss0SSV7Fho</a></p>— Justin Trudeau (@JustinTrudeau) <a href="https://twitter.com/JustinTrudeau/status/1620797298744909824?ref_src=twsrc%5Etfw">February 1, 2023</a></blockquote> 



<p class="wp-block-paragraph">Cette manifestation Culturelle se déroule du 13 au 21 février 2023 dans l’après-midi. L’occasion pour les amants de la peinture de satisfaire leur désir de couleurs et leur soif de diversités. Il faut toutefois signaler que des œuvres de certains de ces artistes ornent et décorent le bureau de Justin Pierre James Trudeau, premier Ministre canadien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Frantz Romage</strong></p>
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		<title>PaP Jazz au Cap-Haïtien : le rideau est ouvert</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rosny Ladouceur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Jan 2023 19:42:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cap-Haïtien]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Jazz]]></category>
		<category><![CDATA[Kreyòl jazz]]></category>
		<category><![CDATA[PaP Jazz]]></category>
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					<description><![CDATA[La Fondation Haïti Jazz a donné, hier vendredi, le coup d’envoi de la 16e édition de son festival qui se déroule dans la ville du Cap les 20,21 et 22 janvier. La flûtiste Maria Torro, le saxophoniste Martin Auguste et le batteur Damien Schmitt ont ouvert le bal, en plein air, jouant leur musique devant un parterre de journalistes, face à un public venu nombreux se divertir et se dégourdir les jambes au son de “Rara Pay Kawòt” Sur la route menant à la localité de Vaudreuil, comme au centre-Ville, des pancartes promotionnelles habillent deux ou trois murs et poteaux...]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Fondation Haïti Jazz a donné, hier vendredi, le coup d’envoi de la 16e édition de son festival qui se déroule dans la ville du Cap les 20,21 et 22 janvier. La flûtiste Maria Torro, le saxophoniste Martin Auguste et le batteur Damien Schmitt ont ouvert le bal, en plein air, jouant leur musique devant un parterre de journalistes, face à un public venu nombreux se divertir et se dégourdir les jambes au son de “Rara Pay Kawòt”</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la route menant à la localité de Vaudreuil, comme au centre-Ville, des pancartes promotionnelles habillent deux ou trois murs et poteaux électriques. De la bouche des motards, des marchands de rue et des riverains fusent le mot “Jazz”. Toute une ville entend parler d’un festival que Port-au-Prince, enclavée de gangs armés, n’a pas pu tenir l’an dernier en ces lieux habituels. Les “pays lock”, les tueries en cascades, les enlèvements et divers autres actes de banditisme, ainsi que la crise de carburant ont mis à plat entrepreneurs et opérateurs culturels. Ce climat de tensions socio-politiques avait conduit la Fondation Haïti Jazz à reporter l’événement, dans le souci de protéger la vie des musiciens et celle de toute l’équipe technique qui fait rouler la machine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais comme s’il fallait qu’ils existent, qu’ils continuent de nous faire rêver et d’insuffler de l’espérance à tout une jeunesse à bout de souffle et qu’on pousse à l’exil, les organisateurs se sont résignés à le tenir, bon an mal an, en étalant leur programmation sur une période de trois jours, en guise de huit comme à l’accoutumée, avec un budget révisé à la baisse. Ils n’entendent pas déposer les armes, quoique le cachet des parraineurs et partenaires réduit, en raison de l’inflation galopante et du contexte socio-économique peu propice à l’investissement dans l’événementiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La FHJ a dû encore une fois trousser les manches, mobiliser sa batterie familière de partenaires pour organiser cet événement musical qui entend, cette année, rendre hommage à Toussaint L’ouverture, “symbole de liberté”, et saluer dans le même temps le départ d’Yves Renard, “Français d’origine qui a vécu pendant trente ans en Sainte-Lucie où il aura grandement contribué au succès d’un important festival comme le nôtre. Il fut un collègue-ami de la Fondation et a inlassablement défendu le Kreyòl jazz”, confie Miléna Sandler dans les coulisses de Lakay Restaurant.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>“Le Cap-Haïtien est la ville à laquelle tout Haïtien pense quand on prononce le mot patrimoine. Non seulement parce que s’y trouvent la Citadelle et Sans-Souci, classés patrimoine mondial de l’humanité depuis 1982, mais aussi parce qu’il abrite de nombreux autres sites dont le Fort Saint-Joseph récemment rénové”, a déclaré Emmelie Prophète, prenant la parole dans une vidéo (pre-recordée) diffusée sur grands écrans. “Le Cap-Haïtien méritait cet événement”.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Un événement qui a déjà conduit une palette d’artistes internationaux à fouler le sol haïtien pour y goûter à notre cuisine riche (au rang des meilleurs au monde), pour siroter notre rhum brun, pour dialoguer avec de jeunes artistes locaux à travers des ateliers. Des gloires du jazz, inscrites au panthéon de cette musique afro-américaine : beaucoup y sont passés. Brandford Marsalis, Sandra NKake, Gonzalo Rubalcaba, Célia Kaméni, Danilo Pérez, Dee Dee Bridgewatter, Christian Scott, Keny Garett, Laurent de Wilde, Etienne MBappe, etc. Bref, des monuments qui ont tous refusé de voir cette île laminée et appauvrie à travers les lunettes d’une presse étrangère à sensation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette liste s’ajoutent une génération de musiciens reconnus, nés de parents originaires d’Haïti, qui ont sculpté dans le travail acharné et la patience une ample et belle carrière sur la scène internationale, comme c’est le cas de Jowee Omicil, saxophoniste programmé en tête d’affiche pour cette 16e édition. La Fondation regrette de devoir annuler son concert, “parce qu’il avait déjà fait un double-booking depuis mai en Guadeloupe avec les Biguine Jazz Collective”, a informé Milena Sandler, précisant qu’il est “impossible d’avoir deux artistes l’un après l’autre dans deux pays de la caraïbe à un jour près”.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs représentants d’Amérique du Nord et du Sud, d’Europe, de Cuba et de République Dominicaine occuperont la scène du PaP Jazz et c’est Maria Torro, venue d’Espagne, Martin Auguste, du Canada (flanqué de l’envoûtante chanteuse Canado-Haitienne Mélissa Dauphin), ainsi que l’énergique batteur français Damien Schmitt qui ont tiré, hier vendredi, le rideau sur un univers musical tressé tour à tour de flamenco, de blues, de fusion, de samba, de rock mâtiné de compas, comme l’a illustré “San mele”, titre phare du répertoire de Zeklè, mythique groupe des années 80-90. Joël et Mushy, frères de sang et de son, l’ont repris, tout en laissant au fil du jeu le saxophone de Martin Auguste gémir dea mélodies coulantes dans un solo prégnant et finement ciselé, digne d’un apôtre de Trane.</p>



<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Au Cap-Haïtien, <a href="https://twitter.com/diploseb?ref_src=twsrc%5Etfw">@diploseb</a> participe au lancement de la 16ème édition de PAPJAZZ. 🇨🇦 poursuit fièrement sa longue tradition de soutien à cet événement musical spectaculaire en 🇭🇹 ! <a href="https://t.co/pwOXrmrOF6">pic.twitter.com/pwOXrmrOF6</a></p>— Canada en Haïti (@AmbCanHaiti) <a href="https://twitter.com/AmbCanHaiti/status/1616613361826893824?ref_src=twsrc%5Etfw">January 21, 2023</a></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">On n’oublie pas ce Mushy Widmaier, ce monstre du classique, voulant “traiter ses mélodies à la Bartók”, qui improvise et concocte mille et une variations sur le thème grivois “Ti sourit”, très cher au populaire tambourineur Azor dont il salue en permanence la mémoire sur fond d’habillage sonore.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant au flûtiste Maria Torro, native du Galicia (Madrid), c’est son flamenco natal qu’elle nous amène à dénicher dans son puisant dialogue installé entre son pianiste Jorge Castañeda et le batteur Andrís Litwin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre Torro, Auguste et Schmitt, il y a le “Rara Pay Kawòt” qui porte les festivaliers à se dégourdir les jambes, sous un ciel gracile au bord d’une mer dont la vague écumante n’a pas fini de cracher sur les rives des algues de déchets.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/01/WhatsApp-Image-2023-01-21-at-2.00.12-PM.jpeg" alt="" class="wp-image-7397 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/01/WhatsApp-Image-2023-01-21-at-2.00.12-PM.jpeg 1024w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/01/WhatsApp-Image-2023-01-21-at-2.00.12-PM-300x225.jpeg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/01/WhatsApp-Image-2023-01-21-at-2.00.12-PM-768x576.jpeg 768w" sizes="auto" /><figcaption>“Rara Pay Kawòt” au 16e édition du festival de Jazz de La Fondation Haïti au Cap-Haïtien – C.P Rosny Ladouceur<br></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">11h pile. Gròg Bar fut le dernier escale. Il le sera pour les Ahter Hours jusqu’à dimanche soir. Après avoir suivi les concerts gratifiés sur la grande scène, tous y affluaient pour écouter Friend’s band, ainsi que le jeune trompettiste Amazan Audoine, avant que ne soit déclaré ouverte la jam-session traditionnelle, ce grand moment de partage musical entre artistes d’ici et d’ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rosny Ladouceur</strong></p>
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