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	<title>Art &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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	<description>Plus loin que l&#039;actualité</description>
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	<title>Art &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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		<title>20e édition du mois de l&#8217;histoire des noirs au Canada, le vernissage haïtien émerveille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Frantz Romage]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Feb 2023 17:20:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
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					<description><![CDATA[C&#8217;est sous le haut patronage des artistes de réminiscence et la Table Ronde -issue de la communauté haïtienne, au Canada, que s&#8217;est tenu, le dimanche 5 février 2023, le vernissage d&#8217;exposition d&#8217;œuvre d&#8217;art en marge du 20e lancement du mois de l&#8217;histoire des noirs, à Lavale. Cette manifestation culturelle s&#8217;est déroulée dans les installations de la place du Pavillon bois du Papineau, à Laval. Dans un décor à la fois exotique et régional, des œuvres d&#8217;arts soigneusement arrangées en série forcent l&#8217;admiration des hauts dignitaires venant des différentes régions de Laval. Parmi les exposants, des artistes haïtiens ou d’origine ont...]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>C&rsquo;est sous le haut patronage des artistes de réminiscence et la Table Ronde -issue de la communauté haïtienne, au Canada, que s&rsquo;est tenu, le dimanche 5 février 2023, le vernissage d&rsquo;exposition d&rsquo;œuvre d&rsquo;art en marge du 20e lancement du mois de l&rsquo;histoire des noirs, à Lavale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette manifestation culturelle s&rsquo;est déroulée dans les installations de la place du Pavillon bois du Papineau, à Laval. Dans un décor à la fois exotique et régional, des œuvres d&rsquo;arts soigneusement arrangées en série forcent l&rsquo;admiration des hauts dignitaires venant des différentes régions de Laval. Parmi les exposants, des artistes haïtiens ou d’origine ont représenté dignement l’art contemporain national.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’art contemporain haïtien à l&rsquo;honneur</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Différents styles de tableaux représentant de peinture de paysage ont été exposés. Des couleurs caribéennes y ont ajouté une note toute singulière et gaie. L&rsquo;occasion ultime pour ces fonctionnaires d&rsquo;apprécier certains chefs d&rsquo;œuvres des communautés noires. « Un événement qui reflète l&rsquo;image de Laval », a déclaré Aline Dib la représentante de Stephane Boyer, le maire de Laval lors de cette exposition.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>« La diversité c&rsquo;est la force et la richesse… Et ensemble on doit la consolider pour travailler toujours afin de faire rayonner Laval au niveau social, politique et bien évidemment au niveau économique et artistique », a lancé la porte-Parole du maire de Laval, tel un message de rassemblement.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sa part , la Députée de Mille-Îles , Virginie Dufour, demeure pantoise devant l&rsquo;harmonie et la splendeur colorée du génie haïtien</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Les toiles sont merveilleuses», s&rsquo;exclame la nouvelle élue, dans l’embarras pour choisir un tableau. « On va choisir une toile, je ne sais pas si c&rsquo;est celle-là, mais certainement une qui vient de l&rsquo;un des artistes exposant pour mettre de la couleur dans mon nouveau bureau », a déclaré la parlementaire, responsable de la région de Lavale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conseillère municipale de Duvernay Pont Viau quant à elle ne tarit pas d&rsquo;éloge à l&rsquo;égard de cette activité culturelle et de ces peintures étiquetées de légendaires. La responsable exalte les vertus et les valeurs, mais surtout les apports liés à la diversité des communautés à Laval.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>« Cela fait toute une différence quand vous êtes là, malgré qu&rsquo;on est en hiver, il fait très froid ici, maintenant pour ceux et celles qui viennent des Antilles, c&rsquo;est coloré, et c&rsquo;est la raison pour laquelle il y a tant de belles couleurs », soutient la québécoise d&rsquo;origine haïtienne.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;agit de toute une panoplie de peintres qui se sont mêlées, et ont fusionné passion, talent et âme afin d&rsquo;accoucher ces tableaux éblouissants. Ils répondent au noms de Alix Rey, Edric Pierre-Louis ,Edzer Prophète ,Enock Zamor ,Ginette Doura, Gladys St.Victor ,Khalil Antoniades, Louis Celestin, Magalie Luly , Rose Marie Lafontant , Suzee Reimers. Tous des mordus du troisième art qui ont contribué à faire de cette exposition un pur délice pour les yeux et l&rsquo;esprit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Frantz Romage</strong></p>
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		<title>Un dernier concert, puis Mikaben nous a quittés…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Oct 2022 16:59:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Accord Arena]]></category>
		<category><![CDATA[Deces]]></category>
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					<description><![CDATA[Après avoir mis en effervescence l’une des plus grandes salles de concert de Paris, AccordArena (Bercy), le 15 Octobre 2022 lors du concert de Ré-union du groupe CaRiMi, l’artiste Haïtien Michael Benjamin dit ‘’Mikaben’’ a tourné le dos à la scène musicale, à ses fans et à ses collègues musiciens,… pour l’éternité. Pour une dernière fois Devant un public de près de 20 000 personnes Michael Bejamin ‘’Mika’’ a délivré une prestation hors pair, hors du commun et inoubliable. Il a interprété notamment l’un des titres les plus adulés par ses fans du ‘’Konpa’’ notamment ceux de CaRiMi : ‘’Baby...]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après avoir mis en effervescence l’une des plus grandes salles de concert de Paris, AccordArena (Bercy), le 15 Octobre 2022 lors du concert de Ré-union du groupe CaRiMi, l’artiste Haïtien Michael Benjamin dit ‘’Mikaben’’ a tourné le dos à la scène musicale, à ses fans et à ses collègues musiciens,… pour l’éternité.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour une dernière fois</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Devant un public de près de 20 000 personnes Michael Bejamin ‘’Mika’’ a délivré une prestation hors pair, hors du commun et inoubliable. Il a interprété notamment l’un des titres les plus adulés par ses fans du ‘’Konpa’’ notamment ceux de CaRiMi : ‘’Baby i miss you’’. Ce tube est ce morceau qui l’a connecté avec son public qui chantait en cœur avant d’interpréter ‘’ou pati kite mwen’’ un morceau mythique dont le titre coïncide tristement avec son départ prématuré. Ironie du destin, le chanteur allait ‘’partir’’ de la scène musicale mondiale quelques secondes après sa prestation en laissant derrière lui tout un pays sous le choc et des fans de la musique en larmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir remercié le chaleureux public de Bercy, Mika tourne le dos à son ami Michael Guirand se dirigeant vers le back stage. Alors qu’il marchait la tête remplie de fierté et son cœur d’émotion l’interprète de ‘’Ayiti se’’ a fait une chute causée par un malaise. Comme si c’était un au revoir. Secouru rapidement par les équipes sur place, Mikaben n’a pas survécu face à ce malaise cardiaque. Minuit 10 (heure de Paris), son décès a été le 16 octobre 2022 (15 octobre, 6 h, 18 PM, heure d’Haïti) à l’âge de 41 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaben, le porteur de drapeau</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le symbolisme de ce drame demeure pour le moins ‘’légendaire’’. Comme l’a su préciser le journaliste et éditorialiste Frantz Duval, ce concert, qui devrait marquer le retour historique de CaRiMi sur scène a de préférence mis le jeune chanteur sur la voie du panthéon national par la grande porte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, le jeune chanteur a été un fervent défenseur du bicolore haïtien. Il l’arbore, le porte toujours, il le passe autour de son cou à chaque fois qu’il monte sur scène. Le drapeau est le deuxième élément après sa guitare, en bandoulière, qui généralement accompagne MiKaben sur scène. Cette fois, même en s’écroulant sur le podium de l’Accor Arena, le fier haïtien qu’il était n’a pas lâché le bleu et rouge, symbole de sa fierté, son identité et son appartenance à la mère Patrie Haïti. ‘’Mikaben’’ est mort avec le drapeau sur le dos, comme pour dire au public et a tout ce qui le regardait qu’il porte Haïti dans son cœur, même face au tunnel subtil mais inéluctable de la mort.</p>



<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Ce concert 15-10-22 Accor Arena des retouvailles de Carimi à Paris se présentait comme le grand moment de l&rsquo;année et même de l&rsquo;histoire de la musique haïtienne.<br>Avec le décès sur scène de Mikaben, c&rsquo;est Michael Benjamin- qui rentre dans l&rsquo;histoire.<br>Mika a tout donné à la musique.</p>— Frantz Duval (@Frantzduval) <a href="https://twitter.com/Frantzduval/status/1581420398046253056?ref_src=twsrc%5Etfw">October 15, 2022</a></blockquote> <script async="" src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
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		<title>Stasha Lebrun : un talent féminin séduisant dans l’art de dessiner</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Evens Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Oct 2021 18:53:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Dessin]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
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		<category><![CDATA[Stacha Lebrun]]></category>
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					<description><![CDATA[À tout juste 21 ans, Stasha Reynalda Lebrun entend écrire son nom en lettre dorée dans le panthéon de l’art haïtien. Elle fait preuve d’une dextérité hors pairs en dessinant. La jeune femme démontre un talent certain en donnant à chaque portrait crayonné l’allure d’une « une photo » à part entière. Crayonner le réel et s’exercer à fond dans le domaine pour devenir une référence n’est pas donné à tout le monde, encore moins aux femmes haïtiennes, dans une société où tout est guidé par le machiste, ou presque. Pour dévier cette règle du refoulement des femmes au second...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À tout juste 21 ans, Stasha Reynalda Lebrun entend écrire son nom en lettre dorée dans le panthéon de l’art haïtien. Elle fait preuve d’une dextérité hors pairs en dessinant. La jeune femme démontre un talent certain en donnant à chaque portrait crayonné l’allure d’une « une photo » à part entière.</strong></p>
<p>Crayonner le réel et s’exercer à fond dans le domaine pour devenir une référence n’est pas donné à tout le monde, encore moins aux femmes haïtiennes, dans une société où tout est guidé par le machiste, ou presque. Pour dévier cette règle du refoulement des femmes au second plan, la jeune Stasha Lebrun, artiste de son état, brandit son crayon et veut se tailler une place à la première loge. Une dessinatrice impeccable. Une jeune petit-goavienne qui, avec quelques feuilles blanches, du talent et un crayon dessine la beauté de la nature, la complexité d’un humain et l’innocence de l’enfance.</p>
<p><figure id="attachment_6180" aria-describedby="caption-attachment-6180" style="width: 824px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-6180 size-full lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-27-at-2.43.46-PM.jpeg" alt="" width="824" height="1080" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-27-at-2.43.46-PM.jpeg 824w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-27-at-2.43.46-PM-229x300.jpeg 229w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-27-at-2.43.46-PM-781x1024.jpeg 781w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-27-at-2.43.46-PM-768x1007.jpeg 768w" sizes="auto" /><figcaption id="caption-attachment-6180" class="wp-caption-text">Photo d&rsquo;illustration de Stasha Lebrun</figcaption></figure></p>
<p><strong>Un parcours teinté de volonté&#8230;</strong></p>
<p>Un jeune garçon frappé par l’albinisme, un mannequin souffrant de vitiligo, un petit garçon avec un large sourire aux lèvres, la talentueuse dessinatrice ne manque pas de tableaux dans son portfolio. Les quelques portraits qu’elle publie sur les réseaux sociaux notamment sur son compte Instagram interpellent. « Mes dessins expriment le réel. Par mes œuvres, j’entends communiquer de la manière la plus profonde possible avec l’admirateur ou l’admiratrice qui regarde mon œuvre », explique la native de Petit-Goave</p>
<p>La jeune passionnée qui dit avoir égalé son frère dans l’art de de dessiner, fait désormais de son crayon son meilleur outil de communication. « J’ai fait mes débuts dans ce domaine à 13 ans. J’ai débuté à la même année que mon frère cadet, Ruisdaël D.Lebrun. J’avais toujours voulu dessiner, mais je ne savais pas par où commencer, mais après des années de répétitions et de dur labeur, je peux enfin communiquer à travers mes travaux »raconte la jeune femme arguant que tout est une question de volonté.</p>
<p>Après les quelques cours d’été suivis dans la ville natale de Dany Laferrière notamment avec les professeurs Hermantin Osée et ‘’Mario’’, Stasha Lebrun dit avoir multiplié les séances de pratiques pour améliorer sa touche. Puis en 2019 Stasha a fait la grande rencontre de son ami dessinateur Penn Yserve, grâce à qui elle a su améliorer ses techniques et appris de nouvelles astuces&#8230;. « J’étais une piètre dessinatrice au début, j’ai multiplié les erreurs, les efforts aussi, avant d’avoir une bonne maîtrise de mon crayon », s’enorgueillit-elle.</p>
<blockquote class="instagram-media" style="background: #FFF; border: 0; border-radius: 3px; box-shadow: 0 0 1px 0 rgba(0,0,0,0.5),0 1px 10px 0 rgba(0,0,0,0.15); margin: 1px; max-width: 540px; min-width: 326px; padding: 0; width: calc(100% - 2px);" data-instgrm-captioned="" data-instgrm-permalink="https://www.instagram.com/p/CNP_wxEhEfE/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" data-instgrm-version="14">
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<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p style="color: #c9c8cd; font-family: Arial,sans-serif; font-size: 14px; line-height: 17px; margin-bottom: 0; margin-top: 8px; overflow: hidden; padding: 8px 0 7px; text-align: center; text-overflow: ellipsis; white-space: nowrap;"><a style="color: #c9c8cd; font-family: Arial,sans-serif; font-size: 14px; font-style: normal; font-weight: normal; line-height: 17px; text-decoration: none;" href="https://www.instagram.com/p/CNP_wxEhEfE/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" target="_blank" rel="noopener">A post shared by Stasha (@djoolsstashareynalda)</a></p>
</div>
</blockquote>
<p><script async src="//www.instagram.com/embed.js"></script></p>
<p><strong>Dessiner pour dénoncer…</strong></p>
<p>Si ses portraits reflètent une galerie avec des thèmes du même champ lexical comme la dépigmentation de la peau, la décoloration de la peau et d’autres problèmes épidermiques, c’est parce que la jeune artiste entend exposer ses idéaux à travers des dessins : La non-discrimination et l’acceptation de soi.</p>
<p><figure id="attachment_6173" aria-describedby="caption-attachment-6173" style="width: 720px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="wp-image-6173 size-full lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-26-at-1.56.18-PM-1.jpeg" alt="" width="720" height="767" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-26-at-1.56.18-PM-1.jpeg 720w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-26-at-1.56.18-PM-1-282x300.jpeg 282w" sizes="auto" /><figcaption id="caption-attachment-6173" class="wp-caption-text">Dessin de Stacha Lebrun</figcaption></figure></p>
<p>« Mes œuvres témoignent la façon dont je vois la réalité. Ma sensibilité artistique me pousse à servir et poursuivre une cause avec mon art », soutient Lebrun qui se dit très sensible aux problèmes que traversent non seulement, les gens de son entourage immédiat, mais aussi sa communauté.</p>
<p>« En 2020, j’ai lancé une collection de dessin sur la peau pour sensibiliser mes ‘’fans’’ sur des problèmes de dépigmentations que rencontrent certains de nos proches et compatriotes haïtiens. Les personnes frappées d’albinisme et le vitiligo sont souvent étiquetés à tort de marginaux. Je pensais leur témoigner de la solidarité à travers mes dessins en mettant en valeur leurs beautés », croit la jeune artiste.</p>
<p><figure id="attachment_6174" aria-describedby="caption-attachment-6174" style="width: 698px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-full wp-image-6174 lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-26-at-1.56.18-PM.jpeg" alt="" width="698" height="698" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-26-at-1.56.18-PM.jpeg 698w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-26-at-1.56.18-PM-300x300.jpeg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-26-at-1.56.18-PM-150x150.jpeg 150w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-26-at-1.56.18-PM-65x65.jpeg 65w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-26-at-1.56.18-PM-80x80.jpeg 80w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-26-at-1.56.18-PM-160x160.jpeg 160w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-26-at-1.56.18-PM-240x240.jpeg 240w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-26-at-1.56.18-PM-320x320.jpeg 320w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-26-at-1.56.18-PM-480x480.jpeg 480w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-26-at-1.56.18-PM-640x640.jpeg 640w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-26-at-1.56.18-PM-24x24.jpeg 24w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-26-at-1.56.18-PM-48x48.jpeg 48w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-26-at-1.56.18-PM-96x96.jpeg 96w" sizes="auto" /><figcaption id="caption-attachment-6174" class="wp-caption-text">Dessin de Stacha Lebrun</figcaption></figure></p>
<blockquote><p>« C’était pour moi une forme de plaidoirie pour l’acceptation de soi. C’était aussi un moyen de témoigner mon empathie et de dire aux personnes souffrant d’albinisme et de vitiligo qu’elles sont différentes et non bizarre ni drôle ».</p></blockquote>
<p>Aujourd’hui en Haïti, nombre de citoyens font face au vitiligo et pourtant cela n’affecte pas forcément leur beauté. Selon <a href="https://www.facebook.com/djoolsstashareynalda.lebrun">Stasha Lebrun</a>, le regard de la société ne peut pas et ne doit pas être le seul critère pour déterminer la beauté d’un être humain.</p>
<p>L’art à travers son expression peut faire ressortir la beauté de chaque personne à travers des détails de tailles.</p>
<p><strong>Marc-Evens Lebrun</strong></p>
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		<title>La jonglerie : un art à explorer en Haïti</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2021/04/24/la-jonglerie-un-art-a-explorer-explorer-en-haiti/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Miwatson St Jour]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Apr 2021 15:28:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Jongleur]]></category>
		<category><![CDATA[Mòskòy]]></category>
		<category><![CDATA[Xavier Badio]]></category>
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					<description><![CDATA[La jonglerie fait partie des arts du cirque et s&#8217;impose de plus en plus à travers le monde. Aujourd&#8217;hui, elle est présente dans presque tous les grands concours de talent international. « Got talent global », « La France a un incroyable talent  » ou encore  » Idol de Fremant le Media », pour ne citer que ceux-là. C&#8217;est un Art qui est aussi pratiqué en Haïti, mais qui demeure encore dans l&#8217;ombre. Lancer plusieurs balles, ou des œufs, des bâtons enflammés, voire des machettes, pour ensuite les rattraper sans se faire brûler ou blesser&#8230; Danser sur un « Hola bola » avec une personne juchée sur...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La jonglerie fait partie des arts du cirque et s&rsquo;impose de plus en plus à travers le monde. Aujourd&rsquo;hui, elle est présente dans presque tous les grands concours de talent international. « Got talent global », « La France a un incroyable talent  » ou encore  » Idol de Fremant le Media », pour ne citer que ceux-là. C&rsquo;est un Art qui est </strong><strong>aussi </strong><strong>pratiqué en Haïti, mais qui demeure encore dans l&rsquo;ombre.</strong></p>
<p>Lancer plusieurs balles, ou des œufs, des bâtons enflammés, voire des machettes, pour ensuite les rattraper sans se faire brûler ou blesser&#8230; Danser sur un « Hola bola » avec une personne juchée sur son cou, une ou deux bouteilles vissées sur le nez, sans trébucher&#8230; le tout dans une parfaite cohésion corporelle et artistique: c&rsquo;est de la jonglerie. Un art qui émerveille partout. Un art qui exige discipline, rigueur et équilibre.</p>
<p><strong>Pour une harmonie entre le corps et l&rsquo;esprit</strong></p>
<p>« La jonglerie a plusieurs bénéfices pour le jongleur mais aussi le spectateur », révèle Xavier Badio, surnommé Mòskòy, jongleur professionnel haïtien. « Elle divertit, déstresse, garantie une bonne santé physique et mentale à celui qui la pratique. Mais c&rsquo;est surtout une véritable thérapie psychique pour le spectateur », explique celui qui a hérité cette discipline d&rsquo;un groupe d&rsquo;entraîneurs canadiens de Maison Arc-en-ciel, après le séisme de 2010.</p>
<p>L&rsquo;art qui a pris naissance en Égypte dans les années 1800, peut être aujourd&rsquo;hui utilisé pour lutter contre la consommation de l&rsquo;alcool, de la cigarette, même de la drogue, croit dure comme fer Moskòy. « Le jongleur ne peut ni fumer ni consommer d&rsquo;alcool, car il a besoin d&rsquo;équilibre pour pratiquer son art, or ces produits peuvent déstabiliser le cerveau », précise l&rsquo;admirateur de Anthony Gatto, acrobate américain. En plus, l&rsquo;artiste jongleur doit être toujours en bonne santé physique. « Pas de surpoids », lâche-t-il d&rsquo;un ton tranchant.</p>
<p>« La jonglerie est une discipline qui augmente l&rsquo;estime de soi, qui suscite l&rsquo;esprit créatif, qui forge la concentration du jongleur, bref, elle est sans conteste un exercice de développement personnel », explique Moskòy avec componction.</p>
<p>Le jongleur loue, dénonce, propose par le biais de ses prestations. « Souvent, les équilibristes lors de leurs numéros ont une musique en boucle, c&rsquo;est avant tout un stimulant », révèle Moskòy. D’ailleurs, c&rsquo;est l&rsquo;artiste lui-même qui, en général, sélectionne le son’ et il ne le fait pas innocemment. Non seulement cela rythme le numéro qu&rsquo;il offre, mais il peut aussi souhaiter envoyer un message à travers la musique choisie, explique l&rsquo;ancien pensionnaire de Maison Arc-en-ciel.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Xavier Badio, surnommé Mòskòy, jongleur professionnel haïtien" width="720" height="540" src="https://www.youtube.com/embed/oA9xRWO4GWo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong>Une discipline prometteuse</strong></p>
<p>Aujourd&rsquo;hui cette discipline est plus qu&rsquo;un art, c&rsquo;est un métier. Hormis le sentiment de bien-être qu&rsquo;elle procure au jongleur et faire les délices des yeux friands de spectacle, l&rsquo;art de Capito rapporte de l&rsquo;argent. Les jongleurs reçoivent un frais pour chaque prestation. Et ils sont plutôt demandés. Dans les festivals, le carnaval, les mariages, les anniversaires entre autres, ces magiciens de l&rsquo;art sont très sollicités et se font remarquer. « Je donne des performances assez souvent et partout. Il n&rsquo;existe pas un prix standard, cela varie en fonction de l&rsquo;évènement et du client, parfois le prix d&rsquo;un numéro va jusqu&rsquo;à 15 ou 20 mille gourdes », explique Xavier Badio.</p>
<p>La jonglerie est une discipline qui franchit toutes les frontières. Cet art n&rsquo;a pas de race, de culture, de langue, de religion, il regroupe tout le monde. Somme toute, il est universel, souligne l&rsquo;acrobate haïtien de 27 ans. Un jongleur peut donc devenir un véritable ambassadeur de son pays en faisant parler son talent sur la scène internationale, synthétise celui qui ambitionne le titre de champion de Got talent, qui est une émission de téléréalité de découverte de talents, créé par Simon Cowell en 2007, récompensant le meilleur talent sur en ensemble de show.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Xavier Badio, surnommé Mòskòy, jongleur professionnel haïtien Part/2" width="720" height="540" src="https://www.youtube.com/embed/F-_dyD4k-KU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong>Économiquement rentable mais négligée en Haïti</strong></p>
<p>Le Ministère de la communication et de la culture ayant pour mission de promouvoir l&rsquo;art dans le pays, ne dispose pas vraiment un programme d&rsquo;encadrement pour les jeunes jongleurs haïtiens, encore moins une compétition officielle. Le Ministère de la jeunesse et des sports est aussi aux abonnés absent dans ce domaine, selon les observations. Aujourd&rsquo;hui il n&rsquo;y a aucune école, aucun centre d&rsquo;art qui enseigne la jonglerie qui, pourtant, pourrait de toute évidence peut aider à combattre la délinquance juvénile et plus loin le banditisme.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Xavier Badio, surnommé Mòskòy, jongleur professionnel haïtien. Part/3" width="720" height="540" src="https://www.youtube.com/embed/uzC0fm8yMpg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p>En effet, Si pour des jongleurs étrangers cet art devient une véritable profession leur permettant de gagner dignement leur vie et de devenir célèbres, les équilibristes haïtiens doivent encore espérer que cela se produise un jour. Cependant, sans aucun encadrement et la moindre structure, les jongleurs haïtiens peuvent à tout moment jeter l&rsquo;éponge.</p>
<p>S&rsquo;il est vrai que Moskòy entend porter un jour l&rsquo;art qu&rsquo;il tient à cœur au-delà des frontières nationales au nom d&rsquo;Haïti, le commercialiser et fonder une école de jonglerie dans le pays, le chemin s&rsquo;avère néanmoins long, très long.</p>
<p><a href="https://www.facebook.com/miwatson.stjour.1">Miwatson St Jour</a></p>
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		<title>Haïti : ces non-voyants qui ont décidé de voir grand !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Luckson SAINT-VIL]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Sep 2020 18:48:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Handicap]]></category>
		<category><![CDATA[Integration]]></category>
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					<description><![CDATA[Le quotidien des personnes atteintes de déficience visuelle n’est pas toujours facile. Faute d&#8217;encadrements, elles peinent à s&#8217;adapter à la vie sociale, voire intégrer le milieu artistique. En Haïti, elles sont nombreuses à vouloir se consacrer à leurs passions, mais souvent découragées. Malgré des écueils, certaines se jettent à l’eau. Atteint de mal voyance, Jonas Lamarque, dans la trentaine, a effectué ses études en communication sociale à l&#8217;Université de Port-au-Prince. Ce jeune garçon qui refuse de voir sa cécité comme un obstacle, a étudié également l&#8217;informatique, une discipline qu’il utilise comme outil technologique adapté pour les non-voyants. Dès son jeune...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Le quotidien des personnes atteintes de déficience visuelle n’est pas toujours facile. Faute d&rsquo;encadrements, elles peinent à s&rsquo;adapter à la vie sociale, voire intégrer le milieu artistique. En Haïti, elles sont nombreuses à vouloir se consacrer à leurs passions, mais souvent découragées. Malgré des écueils, certaines se jettent à l’eau.</em></strong></p>
<p>Atteint de mal voyance, Jonas Lamarque, dans la trentaine, a effectué ses études en communication sociale à l&rsquo;Université de Port-au-Prince. Ce jeune garçon qui refuse de voir sa cécité comme un obstacle, a étudié également l&rsquo;informatique, une discipline qu’il utilise comme outil technologique adapté pour les non-voyants. Dès son jeune âge, M. Lamarque exprime une passion pour l’art. En 2008, il a fondé une association culturelle spécialement pour les non-voyants. Cependant, il lui était difficile de trouver un metteur en scène qui voudrait nouer collaboration avec l’équipe. <em>« Malgré les embûches que nous avons rencontrées, nous avons relevé ce défi. C’est en effet un message pour dire qu&rsquo;une personne en situation de handicap n&rsquo;est pas un signe de faiblesse »,</em> lâche Jonas.</p>
<p>Si le séisme du 12 janvier 2010 a mis un terme au projet « RÈL » de Jonas Lamarque, cela n&rsquo;a pas, pour autant, détourné le comédien de son enthousiasme pour le théâtre. Si pour certains, cette catégorie d&rsquo;art est négligeable, pour Jonas, le théâtre est un outil de réflexion et de formation.</p>
<p><em>« Je sais que je vis dans une société de discriminations et de préjugés. Je sais que je fais partie des personnes exclues, j&rsquo;utilise le théâtre pour m&rsquo;intégrer et démontrer à tout le monde que les personnes en situation de handicap peuvent aussi accomplir quelque chose de bon. Lorsque les gens sont en face d&rsquo;une performance de non-voyants, ils sont sous le choc à première vue, au fur et à mesure qu&rsquo;ils découvrent les personnages et commencent à se questionner. De là, le message devient plus facile à véhiculer »,</em> relate Jonas Lamarque.</p>
<p><strong><em>Angeline Douge : une non-voyante qui sait jouer au keyboard</em></strong></p>
<p>Elle a décidé d’apprendre à jouer au Keyboard. Habitant à Clercine, elle prenait ses cours de Keyboard à Cité-Soleil. <em>« Pour moi, jouer d&rsquo;un instrument est une belle aventure. Je n&rsquo;ai jamais aimé les instruments à vent, ni les instruments à corde. Le Keyboard m’attire », </em>déclare la jeune chanteuse. Pourtant, la première fois qu&rsquo;elle a sollicité l&rsquo;aide de quelqu&rsquo;un pour lui inculquer le solfège du Keyboard, il a refusé.</p>
<p>Il lui a fait comprendre qu&rsquo;un non-voyant ne pourrait devenir un instrumentiste. Elle ne s’est pas laissé décourager, elle continue à se perfectionner. Aujourd’hui, elle compte évoluer dans le secteur musical, partager son énergie avec le public et illuminer les autres par son talent.</p>
<p><strong><em>Un non-voyant passionné de Slam</em></strong></p>
<p>Âgé de 24 ans, étudiant en communication sociale à l&rsquo;Université de Port-au-Prince, Jerry Hilaire s&rsquo;adonne au slam depuis déjà sept ans. Ce n&rsquo;est que cette année qu&rsquo;il lancera officiellement sa carrière. Face aux discriminations dont il faisait l&rsquo;objet, il a choisi d&rsquo;exprimer ses ressentiments. Pour la réalisation de ce projet, le jeune slameur ne dispose que de ses propres moyens financiers.<em> « Je me sers du slam comme un canal pour cracher mes frustrations », </em>Confie Jerry Hilaire soulignant que Personne ne devrait se laisser empêcher par un quelconque handicap. <em>« Il suffit de croire. Croire en ses potentiels, croire en soi »,</em> poursuit-t-il.</p>
<p>Chaque fois qu&rsquo;il investissait une scène pour la première fois, l&rsquo;impression que les gens murmuraient à cause de sa situation de handicap l&rsquo;envahissait. L&rsquo;angoisse d&rsquo;être mal perçu par le public ne l&rsquo;a pas déroutée de son intention : projeter au grand jour son amertume.</p>
<p><strong><em>L&rsquo;art, au-delà du regard</em></strong></p>
<p>Cindy Pierre-Louis a étudié la communication avant de pratiquer la musique, la poésie et le théâtre. Son amour pour l&rsquo;art ne date pas d&rsquo;hier. Dès son enfance elle marchait sous les pas du théâtre. À l&rsquo;école elle synchronisait des sketchs, ainsi qu’à l&rsquo;église. Non-voyante, Cindy Pierre-Louis aimait se faire raconter des histoires, afin de visualiser les images dans son esprit<em>. « J&rsquo;aimais raconter aux plus petits des histoires comme on me les racontait. Je n&rsquo;ai jamais pensé qu&rsquo;un jour je deviendrais une conteuse »,</em> avoue Cindy. En 2017, elle a croisé la route de l&rsquo;association « Théâtre Toupatou ».</p>
<p>La comédienne compte à son actif plusieurs participations aux festivals nationaux et internationaux. En l&rsquo;occurrence : le Festival Quatre Chemins, Kont anba tonèl, la Quinzaine Internationale Handicap et Culture&#8230; Sa carrière allait prendre une autre tournure avec la <em>pièce « j&rsquo;ai vengé la race ». Un texte de grand calibre qu&rsquo;elle a pu jouer avec succès. Après cette réussite, je me suis promise de m&rsquo;engager dans le théâtre, j&rsquo;ai compris que j&rsquo;avais un don pour cette catégorie d&rsquo;art », </em>ajoute la conteuse.</p>
<p>En vue de dissiper les stéréotypes et de faciliter l&rsquo;inclusion des personnes en situation de handicap, Johny Zéphirin a créé la Quinzaine Internationale Handicap et Culture. D’entrée de jeu, les responsables ont recruté des artistes avec une déficience. Ces personnes ont suivi des séances de formation avec la production Théâtre Toupatou, pour ensuite les mettre à l’œuvre.<em> « Comme des professionnels, nous signons des contrats avec ces artistes et nous les accompagnons vers d&rsquo;autres projets pour qu&rsquo;ils puissent jouer sur des scènes nationales  et internationales »,</em> dit le directeur artistique de la Quinzaine Internationale Handicap et Culture.</p>
<p>Il existe très peu de matériels de travail adéquat pour ces personnes, surtout pour celles ayant un trouble visuel. L&rsquo;insertion des personnes en situation de handicap dans le milieu culturel haïtien est difficile. <em>« Cela remonte à huit ans depuis que j&rsquo;ai commencé à travailler avec des personnes en situation de handicap. Contrairement à ce qu&rsquo;on pourrait croire, le travail n&rsquo;est pas compliqué. Il faut avoir avant tout une bonne méthode d&rsquo;approche pour éviter de les stigmatiser. Il faut pouvoir développer son sens d&rsquo;observation »,</em> précise Johny Zéphirin.</p>
<p>Toutefois, l&rsquo;intégration des personnes en situation de handicap dans des circuits artistiques conduirait à leur épanouissement. Et aussi amener la société à ne plus les considérer comme des personnes limitées, incapables d’épater le monde.</p>
<p><strong><em>Pharah Djine Colin</em></strong></p>
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