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	<title>Wandy Charles &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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	<description>Plus loin que l&#039;actualité</description>
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	<title>Wandy Charles &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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		<title>Programme Humanitarian Parole : Les entreprises haïtiennes sont les grands perdants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Wandy Charles]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Mar 2023 02:31:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis le lancement de ce programme par l’Administration Biden le 6 janvier dernier, 5 mille 500 haïtiens sur 11 mille 300 ont déjà rejoint la République étoilée. Ils sont, pour la plupart, des jeunes professionnels qui n’attendaient que cette opportunité, leurs proches aussi d’ailleurs qui vivent aux USA. Une fois approuvés, ces jeunes haïtiens n’attendent même pas le délai de trois mois. Ceux qui avaient un emploi n’ont pas eu le temps de donner leur préavis. Un coup de massue pour certaines entreprises qui essaient de maintenir le personnel à coup d’augmentation salariale et d’avantages sociaux. Le bonheur des uns...]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Depuis le lancement de ce programme par l’Administration Biden le 6 janvier dernier, 5 mille 500 haïtiens sur 11 mille 300 ont déjà rejoint la République étoilée. Ils sont, pour la plupart, des jeunes professionnels qui n’attendaient que cette opportunité, leurs proches aussi d’ailleurs qui vivent aux USA. Une fois approuvés, ces jeunes haïtiens n’attendent même pas le délai de trois mois. Ceux qui avaient un emploi n’ont pas eu le temps de donner leur préavis. Un coup de massue pour certaines entreprises qui essaient de maintenir le personnel à coup d’augmentation salariale et d’avantages sociaux.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le bonheur des uns fait le malheur des autres. Cet adage sied bien à la réalité que vivent certaines entreprises de la place depuis que les approuvés du « Programme Biden » ont commencé à rejoindre le pays d’Obama.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les entreprises perdent leurs cadres</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Frantz Déloge est le patron d’un Multi Service, spécialisé dans la délivrance de documents d’identité, situé dans la commune de Delmas. Le jeune entrepreneur admet qu’il est dans l’inquiétude. « J’ai déjà perdu deux personnes dans mon staff, ma caissière et mon comptable », précise M. Déloge. Il affirme que c’était de bons employés, compétents et sérieux. Il est, certes heureux pour eux, selon ses dires, mais il avoue que c’est un coup dur pour son entreprise. « Je vais beaucoup trimer avant de les remplacer », soupire-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Frantz Déloge a malheureusement raison. Trouver un professionnel compétent, disposé à travailler dans des conditions que nous connaissons devient de plus en plus difficile.</p>



<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">📢 RAPPEL<br><br>Le Prg de migration conditionnelle est totalement GRATUIT!<br><br>Ne tombez pas ds le piège des escrocs qui demandent de l&#39;argent pr vs faire bénéficier du prg. Ni le supporter ni le bénéficiaire n&#39;ont à payer quoi que ce soit pr être pris en cpte ds le cadre de ce processus <a href="https://t.co/a59wrSquW1">pic.twitter.com/a59wrSquW1</a></p>— U.S. Embassy Haiti (@USEmbassyHaiti) <a href="https://twitter.com/USEmbassyHaiti/status/1625217329695957010?ref_src=twsrc%5Etfw">February 13, 2023</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Salaire et avantages sociaux importent peu, ils veulent partir</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Shirley Blanc est assistante administrative dans un complexe à Pétion-ville. Elle percevait 35 mille gourdes par mois. Depuis l’adoption du Programme Humanitaire Parole, elle a reçu une augmentation de 5 mille gourdes sans rien demander. Sa patronne l’a approché à plusieurs reprises pour lui demander si elle a appliqué pour le programme d’immigration légale. « Je ne lui ai pas menti », déclare Mme Blanc indiquant qu’elle n’attend que l’email de confirmation pour remettre sa démission. Par ailleurs, elle dit qu’elle a été stupéfaite quand sa boss lui a offert le poste de responsable des ressources vacant depuis son arrivée, cela fait déjà un an. Shirley Blanc est convaincue. Elle indique que rien ne peut la retenir, même si la patronne lui offrirait son poste.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>Effectivement des entreprises subissent le revers de cette décision « made in Biden ». Elles perdent leurs cerveaux, leurs cadres. « C’est dur, on en avait même pas assez de personnels qualifiés », concède le propriétaire d’une chaine de « resto Take out ». Il indique qu’il n’a rien contre le programme, d’ailleurs même au niveau de sa famille, ils en profitent pour permettre à des proches de laisser le pays. Cependant, il précise que cela aura de graves conséquences sur la qualité de la production des services. </strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Sans langue de bois, l’entrepreneur de carrière révèle qu’il a presque doublé le salaire de tous les cadres importants afin de motiver le personnel dont l’eldorado américain est miroité devant eux tous les jours.</p>



<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="en" dir="ltr">We are shocked and saddened to hear of the horrific assassination of President Jovenel Moïse and the attack on First Lady Martine Moïse of Haiti. We condemn this heinous act — and stand ready to assist as we continue to work for a safe and secure Haiti.</p>— President Biden (@POTUS) <a href="https://twitter.com/POTUS/status/1412859211164364800?ref_src=twsrc%5Etfw">July 7, 2021</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>



<p class="wp-block-paragraph">Tout compte fait, le Programme Humanitaire Parole vient à point nommé pour des jeunes professionnels qui n’en pouvaient plus, à essayer de joindre les deux bouts difficilement dans un pays qui n’a que faire de ses compétences, de ses matières grises. D’un autre côté, certains y voient la poursuite d’un plan orchestré pour vider le pays de sa sève, de ses cerveaux. Dans l’un ou l’autre cas, sur des vidéos postées sur les réseaux, chaque personne approuvée par le Programme Biden semble avoir gagné à la loterie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>Wandy Charles</strong></p>
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		<title>La Capitale haïtienne tremble sous la puissance de feu des gangs armés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Wandy Charles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Mar 2023 18:21:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Armes]]></category>
		<category><![CDATA[exode massive]]></category>
		<category><![CDATA[Gang]]></category>
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					<description><![CDATA[Décidément les bandits armés n’ont pas de limite ni dans leurs actions macabres ni en termes de territoire. Ils ont montré, ces derniers jours, leur suprématie face à un Etat moribond et une police sans inspiration. Il n’y a plus de quartiers résidentiels ni de zone verte, en Haïti toutes les zones sont rouges. Les derniers assauts des bandes armées dans plusieurs endroits de la Capitale l’illustrent bien. Carrefour, Centre-ville, Delmas, Pétion-ville, Tabarre et Route de Frères… aucune zone n’est épargnée. Qu’il s’agisse d’affrontement entre gang rivaux ou avec les forces de l’ordre, des assauts contre les commissariats, la perpétration...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Décidément les bandits armés n’ont pas de limite ni dans leurs actions macabres ni en termes de territoire. Ils ont montré, ces derniers jours, leur suprématie face à un Etat moribond et une police sans inspiration. Il n’y a plus de quartiers résidentiels ni de zone verte, en Haïti toutes les zones sont rouges. Les derniers assauts des bandes armées dans plusieurs endroits de la Capitale l’illustrent bien.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Carrefour, Centre-ville, Delmas, Pétion-ville, Tabarre et Route de Frères… aucune zone n’est épargnée. Qu’il s’agisse d’affrontement entre gang rivaux ou avec les forces de l’ordre, des assauts contre les commissariats, la perpétration des actes de kidnapping ou encore le massacre de paisibles citoyens, les malfrats imposent leurs lois à Port-au-Prince.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fuir ou crever</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">A l’instar des habitants de Fontamara, Martisant, ceux de Nazon, Christ-Roi, Solino ont dû fuir leur zone pour échapper à la terreur des gangs. Ils ont quitté leur demeure dans l’urgence. Certains, accompagnés d’enfants en bas âge, n’ont pu rien emporter. Leur vie étant plus importante que tout le reste.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/e5c560d6-3b30-44dd-b38d-12ed8030225e-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7513 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/e5c560d6-3b30-44dd-b38d-12ed8030225e-1024x683.jpg 1024w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/e5c560d6-3b30-44dd-b38d-12ed8030225e-300x200.jpg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/e5c560d6-3b30-44dd-b38d-12ed8030225e-768x512.jpg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/e5c560d6-3b30-44dd-b38d-12ed8030225e.jpg 1280w" sizes="auto" /><figcaption>Illustration de résidents de Solino qui ont dû fuir leur zone pour échapper à la terreur des gangs. Crédit Photo : Ralph Tedy Erol/Ted’Actu</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Mimose, 36 ans habitait Nazon. La jeune fille, fuyant la violence armée qui règne dans son quartier, a atterri au marché de Puit-Blain avec deux de ses enfants. Un troisième, le plus âgé, avait pris le devant. Elle est jusqu’à présent sans nouvelle de lui. « Je ne sais pas où aller. Je ne connais personne ici. J’ai tout laissé là-bas. Qu’est-ce je vais faire ? », S’interroge Mimose essayant difficile de contenir ses larmes.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>Comme elle, des dizaines de familles ont abandonné leur maison en catastrophe hier jeudi 2 mars 2023, dans le centre-ville de Port-au-Prince, à cause des crépitements d’armes automatiques. Angoissés et terrifiés face aux menées subversives dont seuls ses truands ont le secret, les gens fuient, courent. Une course pour la survie. Mais quelle survie, quand on sait qu’aucun quartier n’est à l’abri. Alors que le bas de la ville fait peur, dans les hauteurs de Pétion-ville, les riverains ne sont pas mieux lotis.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Pas plus tard qu’hier, des bandits armés, non identifiés ont incendié, le Sous-Commissariat de Fort-Jacques, dans la Commune de Pétion-Ville. Les dégâts sont considérables. Des voitures et des motocyclettes ont été incendiées et le bâtiment est méconnaissable. L’action est l’œuvre du gang « Kraze Baryè » de Vitelhomme Innocent qui  avait assassiné cinq policiers à Métivier à la mi-janvier 2023.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/WhatsApp-Image-2023-03-04-at-11.15.50-AM-1024x683.jpeg" alt="" class="wp-image-7515 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/WhatsApp-Image-2023-03-04-at-11.15.50-AM-1024x683.jpeg 1024w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/WhatsApp-Image-2023-03-04-at-11.15.50-AM-300x200.jpeg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/WhatsApp-Image-2023-03-04-at-11.15.50-AM-768x512.jpeg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/WhatsApp-Image-2023-03-04-at-11.15.50-AM.jpeg 1280w" sizes="auto" /><figcaption>La puissance des gangs armés à Port-au-Prince pousse des femmes à fuir de leur maison avec leur nourrisson. Crédit Photo : Ralph Tedy Erol/Ted’Actu</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">A Frères, quartier de la commune de Pétion-ville, la situation n’est pas différente. La peur, le stress et l’inquiétude d’être victime d’une éventuelle invasion des gangs se lisent sur le visage des riverains. Et pour cause, les habitants de Corlette connaissent des moments difficiles depuis hier, jeudi 2 mars. Un groupe d’hommes armés ont envahi la zone et ont commencé à tirer dans toutes les directions. Aucun blessé par balles n’a été signalé, mais cette irruption violente a fait des victimes. En plus, de l’anxiété généré par cette attaques, des impacts de balles sont constatés sur des maisons et des véhicules stationnés devant ou à l’intérieur de celles-ci.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="682" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/9fdea617-53de-4e38-b3e4-ead86a193e03-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-7512 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/9fdea617-53de-4e38-b3e4-ead86a193e03-1024x682.jpg 1024w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/9fdea617-53de-4e38-b3e4-ead86a193e03-300x200.jpg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/9fdea617-53de-4e38-b3e4-ead86a193e03-768x511.jpg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/9fdea617-53de-4e38-b3e4-ead86a193e03.jpg 1280w" sizes="auto" /><figcaption>Sous le crépitement des armes, cette résidente de Solino tente de s’échapper à la terreur des gangs. Crédit Photo : Ralph Tedy Erol/Ted’Actu</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les bandits s’en prennent aux membres des forces de l’ordre</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce même 2 mars 2023, à la ruelle Rivière, le commissaire principal de la Police de Port-au-Prince a été pris pour cible par des hommes lourdement armés. Luckner Dumond est sorti blessé dans cette  attaque et son véhicule criblé de balles. A croire que les bandits n’ont pas de limite. Ils s’attaquent à qui ils veulent, même au symbole d’autorité. D’ailleurs, plusieurs policiers administratifs, des membres d’unités spécialisées et même des hauts gradés ont déjà fait les frais de la machine infernale de l’insécurité qui broie tout sur son passage.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/4a16f498-96ae-4a87-bc53-82813441131b-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-7511 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/4a16f498-96ae-4a87-bc53-82813441131b-1024x682.jpg 1024w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/4a16f498-96ae-4a87-bc53-82813441131b-300x200.jpg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/4a16f498-96ae-4a87-bc53-82813441131b-768x511.jpg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/4a16f498-96ae-4a87-bc53-82813441131b.jpg 1280w" sizes="auto" /><figcaption>Illustration d’une personne âgée qui tente de s’échapper à la terreur des gangs. Crédit Photo : Ralph Tedy Erol/Ted’Actu</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Sans être inquiétés, les malfrats placent la barre plus haute de jour en jour. Comme s’ils jouaient à établir des records. Pour démontrer leur « puissance », Ils s’en sont pris à un ancien Secrétaire d’État à la Sécurité Publique. Ironie du sort.  Sébastien Jean Charles ainsi que l’une de ses filles ont été enlevés à Port-au-Prince, ce vendredi 3 mars, alors qu’il emmenait sa fille à l’école.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/WhatsApp-Image-2023-03-04-at-11.15.34-AM-1024x682.jpeg" alt="" class="wp-image-7514 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/WhatsApp-Image-2023-03-04-at-11.15.34-AM-1024x682.jpeg 1024w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/WhatsApp-Image-2023-03-04-at-11.15.34-AM-300x200.jpeg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/WhatsApp-Image-2023-03-04-at-11.15.34-AM-768x511.jpeg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/03/WhatsApp-Image-2023-03-04-at-11.15.34-AM.jpeg 1280w" sizes="auto" /><figcaption>Une population qui fuit ; une police qui tente de résister face à la super-puissance des gangs armés à Port-au-Prince. Crédit Photo : Ralph Tedy Erol/Ted’Actu</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Qui est à l’abri en Haïti ? Qui sera la prochaine victime d’une balle perdue, d’un rapt, d’un assassinat ou d’un braquage ? En tout cas, le jeune avocat Jerry Syverain, kidnappé à Port-au-Prince le  17 février dernier, se veut lucide : « Face à l’inaction ou l’amateurisme des autorités compétentes, nous sommes tous vulnérables ». Ce n’est qu’une question de temps !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Wandy Charles</strong></p>
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		<item>
		<title>12 janvier 2010 : le dilemme de la conversion hâtive et de l’ébranlement de la foi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Wandy Charles]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jan 2023 19:50:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[13 ans déjà. Haïti a connu l’un des évènements les plus tragiques de son histoire. Le séisme du 12 janvier 2010, 7.3 à l’échelle de Richter. Un Lourd bilan. Plus de 220 000 morts et 300 000 blessés selon des documents officiels. Les immeubles, maisons de résidence, comme les commerces, sont ras de terre. Terrifiant. Beaucoup de personnes se retrouvent dénudés. Un terrible choc. Face à ce cataclysme qui dépassait l’entendement, certains se sont tournés vers Dieu, d’autres lui ont tourné le dos. 11 janvier 2023, il est 9 heures du matin. Nous sommes à Fontamara 27, au petit marché...]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>13 ans déjà. Haïti a connu l’un des évènements les plus tragiques de son histoire. Le séisme du 12 janvier 2010, 7.3 à l’échelle de Richter. Un Lourd bilan. Plus de 220 000 morts et 300 000 blessés selon des documents officiels. Les immeubles, maisons de résidence, comme les commerces, sont ras de terre. Terrifiant. Beaucoup de personnes se retrouvent dénudés. Un terrible choc. Face à ce cataclysme qui dépassait l’entendement, certains se sont tournés vers Dieu, d’autres lui ont tourné le dos.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">11 janvier 2023, il est 9 heures du matin. Nous sommes à Fontamara 27, au petit marché appelé ‘Anba Mapou’. Nous rencontrons Joviana Saint Jean, une commerçante vêtue d’une robe à rayure noire et blanche. Elle nous reçoit devant son tréteau où sont étalées ses provisions alimentaires. La jeune femme nous raconte, comme si c’était hier, comment elle a vécu cet après-midi de janvier : <em>« Je ne peux pas expliquer vraiment, c’était terrible. On ne savait pas où trouver nos familles, car tout était chambardé. Beaucoup de cadavres, des cris, du sang et un nuage d’épaisse poussière recouvrait tout Port-au-Prince</em>« . Visage blafard, Joviane se souvient avoir tenu le bras de sa mère au moment où le sol s’est mis à trembler. C’était comme si tout allait s’écrouler sous ses pieds.<br>Une expérience qui allait marquer l’esprit de Joviane à jamais. Après le drame, elle se sentait seule, faible et insignifiante. C’est alors que Joviana, âgée aujourd’hui de 27 ans, allait se convertir au protestantisme. La résidente de Fontamara a désormais sa foi comme arme et bouclier. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>« Je dis toujours que si le Seigneur ne l’avait pas voulu, je ne serais pas là aujourd’hui. Je décide donc de lui confier entièrement ma vie. Car je ne suis pas meilleure que les autres. Dieu m’a fait grâce », balance la commerçante soulevant les bras vers le ciel.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Embrasser l’église en signe de reconnaissance</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">10 heures un quart. Les minutes s’écoulent plus vite que d’habitude on dirait. Nous sommes à Fontamara 29, l’emplacement où s’était érigé l’hôtel Mon Désir, effondré lors de ce tremblement de terre avec plusieurs dizaines de personnes à l’intérieur. La température chauffe. L’air ambiant tape les passants sur les nerfs. Le bruit assourdissant des klaxons des véhicules et ceux des motocyclettes rajoutent une couche. Nous retrouvons Angel dans un petit resto bruyant. Noir et barbu, le jeune garçon nous fait un récit affligeant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Je ressentais la toute première secousse alors que je me dirigeais vers une station d’essence. Tout de suite, je me suis dit que c’est un tremblement de terre. Le temps d’arriver à la station, une deuxième secousse s’est produite. L’odeur du gaz propane qui a filtré, empeste l’air. Du coup, je disais qu’il fallait me déplacer », </em>raconte Angel assis devant un plat de friture. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pensant que ça pouvait exploser à tout moment, le frileux garçon qu’il était a pris ses jambes à son coup. Il a trébuché plusieurs fois, et s’est relevé. <em>« Tout à coup le ciel devenait noir. J’ai entendu un bruit. L’installation de propane avait explosé. J’aurais pu laisser ma peau à l’instar de plusieurs autres personnes qui ont été tuées, calcinées par le feu. C’est Dieu qui m’a épargné »,</em> lâche Angel l’air pensif.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="696" height="476" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/01/Photo-12-janvier-Eglise.jpg" alt="" class="wp-image-7370 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/01/Photo-12-janvier-Eglise.jpg 696w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/01/Photo-12-janvier-Eglise-300x205.jpg 300w" sizes="auto" /><figcaption><em>Photographies par Georges H. Rouzier/ Challenges</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Proche de la quarantaine, Angel, actuellement membre d’une église, explique comment il est devenu aussi zélé : <em>« Je me rendais rarement à l’église, mais après le séisme du 12 janvier 2010, j’ai décidé de me faire baptiser et de consacrer ma vie à L’Eternel »</em>, confie l’homme d’église, arguant que s’il est encore vivant aujourd’hui, c’est parce que Dieu l’a voulu. Selon lui, le servir devient un impératif.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Certains ont perdu la foi</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le soleil n’est pas loin d’atteindre son zénith. Portail Léogâne est dans toute sa laideur. Des bouteilles en plastiques, d’autres déchets organiques et des gravois forment une montagne de détritus. Sur place, nous interrogeons un marchand de « Kleren Tranpe ». Le visage graisseux, ce dernier avoue que le séisme l’a tout enlevé. <em>« Aujourd’hui, je n’ai plus rien. Je n’ai même pas pu sauver mon petit de 4 ans </em>»,  regrette le débrouillard. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les souvenirs du 12 janvier 2010 lui traumatisent encore. Depuis ce jour, il est entré en rébellion contre Dieu pour n’avoir pas épargné son enfant. Pour lui, un Dieu d’amour ne peut pas laisser pareille chose arriver. Toutes ces souffrances m’ont littéralement éloigné de l’être appellé le tout puissant.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>Ce n’est pas sa femme Marlène qui viendra dire le contraire. Elle était une chrétienne pratiquante avant le 12 janvier 2010, mais ce sinistre évènement allait tout changer. </strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Pour moi, 12 janvier ne nous rapporte que tristesse, désolation et problèmes », </em>s’exclame la mère de famille. Marlène n’arrive toujours pas à comprendre comment Dieu a pu lui faire ça, elle qui priait et fréquentait la maison du Seigneur jour et nuit. Elle a flanché, elle n’a plus la foi. <em>« Je remettrai les pieds à l’église sauf si l’Eternel me rend à nouveau mon enfant, décédé dans mes bras, un jour après la catastrophe »</em>, soupire-t-elle essayant de contenir difficilement ses larmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tailleur noir, ses yeux dissimulés derrière de grosses lunettes noires, Kimberly âgée de 30 ans, vient de participer à une messe d’action de grâce chantée en mémoire des victimes du 12 janvier 2010 dont sa meilleure amie. C’est de là qu’est née sa désassociation avec l’église. <em>« Jusqu’à présent, il y a des gens qui portent des cicatrices dans leur propre corps. Des hommes, des femmes et des enfants, n’ont tout simplement pas répondu à l’appel ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres ont des traumas psychologiques, et ce n’est pas une partie de plaisir. Comme beaucoup d’autres, sa foi a été ébranlée après avoir vécu l’enfer lors de ce cataclysme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Wandy CHARLES & Ernso DIEUVEIL</strong></p>
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		<title>La moto en Haïti : un « mal nécessaire » ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Wandy Charles]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Oct 2021 18:33:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Imedia]]></category>
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		<category><![CDATA[Stop Accident]]></category>
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					<description><![CDATA[« La moto est le seul élément en Haïti qui soit véritablement national ». Le constat est fait par l’organisation STOP Accidents. Ce véhicule devient quasi incontournable. Moyen de transport préféré ou imposé, il a la cote dans le « milieu populaire » et s’est aussi installé dans nos villes de province. De plus en plus de jeunes s’y intéressent, soit pour faire un peu de pognons, soit pour se déplacer tout simplement. Impliquée dans la majorité des actes d’insécurité et des cas d’accident, la motocyclette est-elle un « mal nécessaire » ? La moto comme gagne-pain Rue Charlemagne Péralte,...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>« La moto est le seul élément en Haïti qui soit véritablement national ». Le constat est fait par l’organisation STOP Accidents. Ce véhicule devient quasi incontournable. Moyen de transport préféré ou imposé, il a la cote dans le « milieu populaire » et s’est aussi installé dans nos villes de province. De plus en plus de jeunes s’y intéressent, soit pour faire un peu de pognons, soit pour se déplacer tout simplement. Impliquée dans la majorité des actes d’insécurité et des cas d’accident, la motocyclette est-elle un « mal nécessaire » ?</strong></p>
<p><strong>La moto comme gagne-pain</strong></p>
<p>Rue Charlemagne Péralte, Morne Hercule (Pétion-ville), 10h 13 AM. Des coups de klaxons retentissent. Une rangée de moto entre le trottoir et la chaussée. Les passants sont sollicités, harcelés même par les conducteurs. Parmi eux, Robenson Noë agé de 23 ans. Silhouette frêle, jeans et jacquets, un casque accroché aux guidons de son véhicule, il est à la station de moto depuis 6h 45 AM. Cela fait 5 ans depuis qu’il a quitté l’école pour devenir chauffeur de taxi moto. « Cette moto est ma vie, elle est tout ce que j’ai », confie ce jeune qui s’est réfugié sur une galerie fuyant le soleil. Robenson explique que la journée n’apportera pas grand-chose s’il ne se lève pas de très tôt. Et des fois, même avec cette stratégie, il est très difficile pour lui de réaliser les 500 gourdes pour payer la location journalière de la moto. « Chaque jour je suis obligé de venir ici; c’est mon unique activité sinon je pourrai ni manger ni m’acheter des habits, nous raconte Robenson Noël tout en souriant à mesure qu’un client s’approchait.</p>
<p>La réalité de Robenson est loin d’être unique. De nos jours, avec la dégradation accélérée des conditions de vies des couches les plus vulnérables, le taxi moto devient un moyen sûr de se faire un peu d’argents. Nombreux sont les jeunes qui abandonnent l’école pour s’y adonner. Certains jeunes ne déposent plus de CV, mais rassemblent par tous les moyens, de quoi s’acheter une moto. Après deux jours d’apprentissage sur un terrain vague, les voilà chauffeurs de taxi moto. Peu habiles, ces jeunes se font tuer ou sont souvent choqués dans des accidents sur la voie publique à la longueur de journée.</p>
<p><strong>La Moto blesse et tue…</strong></p>
<p>10h 42, la station de motocyclette de la Rue Charlemagne Peralte à Morne Hercule est presque vide. Tous les conducteurs ont trouvé preneurs. Joubert est lui aussi un chauffeur de taxi moto, mais il ne travaille pas ces temps-ci. Il s’est fait récemment renversé par une camionnette alors qu’il prenait un virage. Il a eu la jambe cassée et un traumatisme crânien. Son passager-client n’a, malheureusement, pas eu la vie sauve. Joubert doit se rendre à l’hôpital pour enlever le plâtre de sa jambe et avoir les résultats d’un IRM. « C’est mon 4e accident en moins d’un mois », nous confie le jeune, soutenu par deux béquilles. « Mais je n’ai pas le choix », relativise-t-il, car ma survie et celle de ma famille dépendent de l’activité de taxi moto. Mais il reconnait que conduire une moto dans les rues de Port-au-Prince et ceci tous les jours, est un risque élevé. En plus, il avoue que ses pairs sont souvent des amateurs en matière de conduite.</p>
<p>Ils roulent toujours trop vites, ils acceptent des fois 3 passagers sur la moto et ne respectent souvent ou ne connaissent pas tout simplement les principes du code de la route. Résultat : plusieurs de ses amis vivent aujourd’hui avec, au moins, un membre manquant quand ils ne se font pas tuer dans des accidents de la circulation.</p>
<p><strong>Un accéssoir de crime pour les bandits </strong></p>
<p>La motocyclette est aussi devenue le moyen de locomotion de prédilection des malfrats. Il est rare qu’un assassinat ou un braquage ne soit perpétrée à l’aide de ce véhicule à deux roues. Dans les infos, dans les rapports de police, les attaques de bandits armés ont un dénominateur commun : la moto. Et l’on comprend aisément cette préférence des truands pour la motocyclette. « Vue le nombre de ce véhicule en circulation dans les rues de Port-au-Prince, il est très facile de se fondre dans la masse. En plus, ce secteur échappe au contrôle des autorités constituées (Mairies, Police, Ministères) », lâche un policier ayant requis l’anonymat. Du coup les bandits s’en donnent à cœur joie. À bord de leurs motos, ils volent, tuent, braquent et enlèvent de paisibles citoyens sans avoir à s’inquiéter.</p>
<p>Daniel Pierre, jeune médecin, en a fait la dure expérience et en garde un goût amer. Son grand frère, un ingénieur, revenait d’une banque commerciale quand il a été attaqué par 4 individus armés à bord de deux motos. Les malfrats ont criblé de balle sa voiture avant d’emporter le montant de la transaction. Depuis ce jour, ce jeune docteur a les motocyclettes en aversion. « Non seulement je ne prends jamais de moto, mais je les ai toujours à l’œil quand je suis sur la route ou à bord de ma voiture », soutient Daniel Pierre.</p>
<p>Charmith, 25 ans, est étudiante en sciences administratives à l’Institut des Hautes Études Commerciales et Économiques. Elle était une adepte de la moto en raison de ces cours du soir. Un jour elle a failli laisser sa peau après qu’un pseudo chauffeur l’a dépouillé de tous effets personnels dans une impasse ténébreuse et peu fréquentée. La jeune fille se rappelle de la scène comme si c’était hier. « J’étais pressée, j’avais un cours à 5h PM. J’ai laissé mon travail à 4h et j’avais pris une camionnette. Je me suis rendue compte qu’avec l’embouteillage, j’allais être complètement en retard. J’ai décidé de prendre une moto. L’horloge marquait 5h13. Le chauffeur me disait qu’il va emprunter des raccourcis question d’éviter le bouchon. Arrivé à une impasse sombre, il a sorti son arme et m’a dépouillé », raconte Charmith pensive. Et depuis lors, elle a décidé de ne plus s’offrir les services des taxis moto.</p>
<blockquote>
<p dir="ltr" lang="fr">Au cours de cette intervention la police a saisi :<br />– 3 fusils 12 et 17 cartouches.<br />– 1 mini Uzi muni de silencieux et un chargeur<br />– 1 pistolet 9 mm<br />– 4 motocyclettes<br />– 1 compresseur<br />– 2 pinces coupantes<br />– 1 passeport<br />– Une paire de plaques<br />(2/3) <a href="https://t.co/VNVV7mCxui">pic.twitter.com/VNVV7mCxui</a></p>
<p>— PNH (@pnh_officiel) <a href="https://twitter.com/pnh_officiel/status/1425927842798387206?ref_src=twsrc%5Etfw">August 12, 2021</a></p>
</blockquote>
<p> </p>
<p><strong>Régulariser « le secteur de la motocyclette » est une urgente nécessité</strong></p>
<p>Sur ce point, le coordonnateur de l’organisation Stop Accident est on ne peut plus clair mais surtout tranchant. « Si l’État haïtien ne se penche pas sérieusement sur le fonctionnement anormal des motocyclettes, ce véhicule décimera en silence nos concitoyens et les jeunes en particulier », prévoit Dr Garnel Michel. Selon lui, la moto est impliquée dans presque tous les évènements : accidents, assassinats, protestations populaires et transports en commun. Étant donné que sa présence est nationale, les conséquences liées à sa constance le sont aussi. « La moto s’est invitée même dans nos sections communales les plus reculées », révèle Garnel Michel stupéfait.</p>
<p><figure id="attachment_6106" aria-describedby="caption-attachment-6106" style="width: 720px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC_9595-Copier-1024x685.jpg" alt="" width="720" height="482" /><figcaption id="caption-attachment-6106" class="wp-caption-text">Illustration d’un chauffeur de motocyclette à Port-au-Prince – Crédit Photo : Thimoté Jackson</figcaption></figure></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>La nature a horreur du vide</strong></p>
<p>« Vu son caractère pratique et les manquements en matières d’infrastructures, de légalité et de développement en Haïti, la moto est utile à bien des choses dans le pays », reconnait M. Michel. Pour transporter un cadavre, un cercueil, des bars de fer, un réfrigérateur ; pour se rendre au marché, à l’hôpital, au travail et même à une réunion importante, le dépanneur par excellence s’appelle : la moto.</p>
<p>« Pourtant, il n’existe jusqu’à ce jour aucune moto-école en Haïti », souligne le responsable de l’Organisation STOP Accidents. Garnel Michel indique que tous les chauffeurs de motocyclette qui circulent dans les rues, n’ont pas appris à piloter ce véhicule dans un centre d’apprentissage mais sur un terrain vague. Certains d’entre eux, avant même de pouvoir maitriser l’engin, finissent à l’hôpital ou malheureusement à la morgue.</p>
<p>En plus de leur maladresse, les conducteurs de motocyclettes refusent de se plier aux exigences de sécurité mises en place pour leur propre protection. « Par exemple, ils refusent catégoriquement de porter des casques », déplorent le docteur Michel. Selon une enquête diligentée par l’organisation STOP Accidents de concert avec des acteurs étatiques et de la société civile, seulement 8% des conducteurs de moto acceptent d’enfiler un casque. Or les causes principales de la majorité de décès en cas d’accidents de la circulation sont dues soit à un traumatisme crânien sévère soit à une hémorragie.</p>
<p>Fort de ces constats, STOP Accidents tire la sonnette d’alarme sur l’urgente nécessité pour l’État haïtien de régulariser le secteur de la moto. Le premier pas serait de réglementer le problème de circulation routière elle-même. À partir de là, les cas d’accidents et le problème de l’insécurité seront adressés et résolus en partie. Sans oublier que cela doit passer par un contrôle rigoureux depuis la vente, l’achat, jusqu’à la circulation du véhicule sur la voie publique.</p>
<p><strong>Wandy CHARLES et Erickson ALCIN</strong></p>
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		<title>En Haïti le loisir est un luxe…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Wandy Charles]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Oct 2021 17:49:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Loisir]]></category>
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					<description><![CDATA[Le constat est désolant. Il n’existe pas une industrie du loisir en Haïti. Se recréer sainement coûte excessivement cher. Ce luxe est réservé à un petit groupe. Aucun parc récréatif, aucune salle de spectacle, aucune salle de cinéma digne de ce nom. Avec le tremblement de terre de janvier 2010, le secteur a reçu un coup de massue. Les quelques rares espaces récréatifs qui n’ont pas été détruits, ont baissé leurs rideaux de fer pour faire place à des BRH, des Bars Restaurants Hôtel (disco) qui pullulent comme des champignons dans le pays. « C’est inconcevable, ce n’est même pas...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le constat est désolant. Il n’existe pas une industrie du loisir en Haïti. Se recréer sainement coûte excessivement cher. Ce luxe est réservé à un petit groupe. Aucun parc récréatif, aucune salle de spectacle, aucune salle de cinéma digne de ce nom. Avec le tremblement de terre de janvier 2010, le secteur a reçu un coup de massue. Les quelques rares espaces récréatifs qui n’ont pas été détruits, ont baissé leurs rideaux de fer pour faire place à des BRH, des Bars Restaurants Hôtel (disco) qui pullulent comme des champignons dans le pays. « C’est inconcevable, ce n’est même pas croyable d’ailleurs», fulminent des opérateurs et experts en la matière. Ils croient dur comme fer que l’absence de loisirs dans le pays est un crime contre la jeunesse.</strong></p>
<p>La zone est bruyante. L’odeur du poulet frit envahit les espaces et les narines. Tout le monde est chez soi. C’est un dimanche. Sandro, 14 ans et sa sœur Sarafina, 16 ans, sont assis dans leur salon, télécommande en main. Ils égrènent les chaines une par une à la recherche d’un bon film. Hélas ! Les programmes proposés ne sont pas à leur goût. Le mieux serait d’être dans une salle de cinéma. Un plaisir que ces deux n’ont jamais connu. Issus d’une famille modeste, Sandro et Sarafina n’ont jamais mis les pieds non plus dans un parc récréatif. Il n’en existe aucun d’ailleurs en Haïti. Une réalité qui pourfende la sensibilité de leur mère, Vicky, 39 ans. « Le manque ou tout carrément l’absence de loisirs en Haïti est beaucoup plus déconcertant pour les parents », explique la jeune femme, écrasée dans un fauteuil installé sur une petite galerie. Elle visionne Gouverneur de la rosée, un film de Jacques Roumain, écrivain et intellectuel haïtien.</p>
<p><strong>« Vivre sans loisirs, ce n’est pas vivre… »</strong></p>
<p>Vicky est une passionnée du 7e art, elle n’arrive même pas à se rappeler la dernière fois qu’elle a été au cinéma. La jeune femme n’a pu emmener ses enfants non plus. « Un pays sans loisirs est un crime », balance-t-elle, douchant au passage les autorités concernées. « Nos dirigeants le font exprès. Ils ont voyagé et ont vu comment cela fonctionne, mais ils ont choisi de ne rien faire », tonne la mère de famille. Une situation qui attriste au plus haut degré Vicky. « Il n’y a presque pas d’endroits où on peut emmener des enfants », déplore-t-elle soulignant qu’ici le loisir est un luxe.</p>
<p>La colère de Vicky est compréhensible. Jean Coulanges, Secrétaire permanent de la Commission nationale haïtienne de coopération avec l’UNESCO en Haïti est tout aussi désappointé. L’anthropologue n’arrive pas à comprendre que des élites peuvent à ce point se moquer du sort de la majorité. Un pays sans salle de cinéma, sans salle de spectacle et sans parc récréatif. « Comment en sommes-nous arrivés là », s’interroge, perplexe, cet érudit du cinéma. Jean Coulanges indique que jeune, il parcourait toutes les salles de spectacle de Port-au-Prince pour chanter et assister à des représentations théâtrales. « Aujourd’hui, c’est la déliquescence totale », lâche le professeur d’université grignotant une marinade à l’arrière cours d’une annexe de l’UNESCO.</p>
<blockquote><p><strong>« Ce mépris pour la jeunesse traduit par l’absence d’une « industrie du loisir » participe à la dégradation générale de la société », estime Jean Coulanges. Il regrette que les jeunes d’aujourd’hui ne connaissent pas ce « feeling » de se trouver dans les salles obscures. De participer dans les discussions avant, pendant et après la projection. Sans oublier les rendez-vous galants. L’ethnologue dit comprendre pourquoi la jeunesse est à ce point désorientée.</strong></p></blockquote>
<p><strong>Loisir en Haïti : Quelle politique?</strong></p>
<p>Au fil des ans, on a assisté à la fermeture de la majorité des salles de cinéma du pays et des quelques rares salles de spectacle. Elles ont été remplacées par des temples religieux, des marchés publics, des supermarchés ou des maisons habitables. D’autres ont été tout simplement abandonnés et désaffectés. Du lot : les cinés Cric Crac, Colysée et Sénégal; Crystal et Olympia. À Port-au-Prince particulièrement, la décennie 2000-2010 a vu fermer les deux derniers cinés qui fonctionnaient encore. À savoir le Capitol et l’Imperial qui étaient plus prisés et mieux équipés aussi. Avec le tremblement de terre de janvier 2010, le secteur a reçu un coup de massue. Paramount et Rex considérés comme des patrimoines, ont été détruits. Sérieusement endommagé, le ciné Triomphe a été rénové mais n’a pu recommencer à fonctionner normalement.</p>
<p>Le journaliste Aly Acacia a récemment dénoncé « l’absence de cohérence entre les différents programmes actuellement offerts, dans un cadre global de politique nationale en faveur de la jeunesse haïtienne. Résultat : Une pléiade de petits projets à impacts limités et sans suite ». Pour se rendre à l’évidence, il suffit d’une petite analyse des différents budgets nationaux récents du pays. Ces derniers réservent environ une gourde en moyenne par jeune. Dès fois, si on met de côté le budget de fonctionnement, il resterait environ 3 millions de gourdes, comme fonds d’investissement pour les activités de sports, loisirs et d’éducation civique, selon ce que nous a rapporté un cadre du Ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’action civique. Sans l’ombre d’un doute, la jeunesse n’est pas dans la ligne prioritaire des projets gouvernementaux.</p>
<p><strong>Qu’offre-t-on à la jeunesse ?</strong></p>
<p>Haïti est un pays de jeunes. Plus de la moitié de sa population est âgée de moins de 21 ans, et environ 30% de 15 à 25 ans, selon des chiffres tirés du rapport EMMUS IV. Les jeunes et les adolescents représentent donc à la fois une force considérable pour le développement du pays et un groupe vulnérable face au disfonctionnement du secteur social et économique. Et justement, c’est le deuxième cas de figure qui semble se profiler à l’horizon.</p>
<p>Définitivement la jeunesse haïtienne est mal lotie. Ce qu’on propose à cette catégorie en matière de loisirs est questionnable. Les jeunes Sandro et Sarafina l’ont déploré avec des propos évocateurs et tristes : « Ce sont nous les jeunes qui font les frais du manque de vision de l’État. Nous sommes une couche vulnérable ». Incapables de s’offrir un minimum de loisirs sains, certains jeunes n’ont d’autres alternatives que le KAWACH, TISOURIT ou ATÈPLAT.</p>
<p>Genre de programmes nocturnes en pleine rue dans les quartiers défavorisés et des fois sur les grandes artères. Le « tafya » coule à flot. La cigarette et la marijuana sont servies. Les musiques obscènes abondent.</p>
<p>À ce rythme, seul un sursaut, un réveille citoyen peut nous aider à sortir de l’impasse, a fait remarquer le Secrétaire permanent de la Commission nationale haïtienne de coopération avec l’UNESCO. « Mais cela doit venir des jeunes d’abord, et des élites ensuite », poursuit Jean Coulanges. L’anthropologue ne veut plus compter sur l’État qui, soutient-il, ne dispose d’aucune politique culturelle.</p>
<p><strong>Wandy Charles</strong></p>
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