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	<title>Widsa Mérisier Payen &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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	<description>Plus loin que l&#039;actualité</description>
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	<title>Widsa Mérisier Payen &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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		<title>Haïti : comment faire face à un AVC ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Widsa Mérisier Payen]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Sep 2021 19:32:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[accident cérébral vasculaire]]></category>
		<category><![CDATA[AVC]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
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					<description><![CDATA[Avec environ dix-sept (17) millions de victimes et plus de 6 millions de décès, l&#8217;accident cérébral vasculaire représente la 2e cause de mortalité et d’incapacité dans le monde d’après une enquête publiée en 2011 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). L’AVC communément appelé « Stroke », Haïti présente le taux le plus élevé de toute la région des Caraïbes et des Amériques, selon les résultats d’une enquête menée par les centres GESKHIOS entre 2016 et 2017. Survenant de manière brutale, d’où son nom « d’accident », un AVC est la conséquence de l’interruption ou l’obstruction de la circulation sanguine dans...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avec environ dix-sept (17) millions de victimes et plus de 6 millions de décès, l&rsquo;accident cérébral vasculaire représente la 2e cause de mortalité et d’incapacité dans le monde d’après une enquête publiée en 2011 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). L’AVC communément appelé « Stroke », </strong><strong>Haïti présente le taux le plus élevé d</strong><strong>e toute la région des Caraïbes et des Amériques, </strong><strong>selon les résultats d’une enquête menée par les centres GESKHIOS entre 2016 et 2017.</strong></p>
<p>Survenant de manière brutale, d’où son nom « d’accident », un AVC est la conséquence de l’interruption ou l’obstruction de la circulation sanguine dans le cerveau, les cellules cérébrales avoisinantes subissent alors des lésions irréversibles. Les cellules mortes ne seront jamais remplacées. Durant un AVC, environ 2 millions de cellules cérébrales (neurones) meurent chaque minute.</p>
<p>Il peut apparaître à n’importe quel âge et constitue une urgence médicale qui, certaines fois, ne laisse pas assez de temps de réaction aux victimes. En cas d&rsquo;accident vasculaire cérébral, le risque de décès est élevé. S&rsquo;il n&rsquo;entraîne pas la mort, l&rsquo;AVC peut causer des pertes de la vision ou de la parole, une paralysie et une confusion.</p>
<p><strong>Facteurs prédisposant à un AVC</strong></p>
<p>L’un des rares spécialistes en neurologie du pays, le docteur Quénold DESIRE dans une entrevue octroyée à IMEDIA, précise qu’il peut y avoir deux types d’AVC. Le premier qu’on présente comme l’AVC ischémique est dû à l’obstruction d’une artère ou d’une veine, et peut être, entres autres, le résultat du vieillissement, de l’hypertension artérielle, du diabète, d’un mauvais régime alimentaire, du tabagisme, d’un taux élevé de cholestérol, d’une mauvaise coagulation sanguine, d’une fibrillation atriale, de la consommation excessive d’alcool, de la sédentarité et du stress.</p>
<p>Pour le second qui est l’AVC hémorragique, l’hypertension artérielle reste un dénominateur commun pour les deux types, mais on peut citer également une thrombopénie cérébrale et une malformation au niveau des artères. Les antis coagulants sont autant de facteurs qui peuvent provoquer un AVC hémorragique.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Nous sommes déterminés à vaincre les maladies du cœur et l’AVC. Visionnez cette vidéo et combattons, ensemble : <a href="https://t.co/ndzxmoG4EJ">https://t.co/ndzxmoG4EJ</a>. <a href="https://twitter.com/hashtag/CoeuretAVCCombattonsEnsemble?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#CoeuretAVCCombattonsEnsemble</a> <a href="https://t.co/qQJzaHNqii">pic.twitter.com/qQJzaHNqii</a></p>
<p>— Cœur + AVC (@coeuretavc) <a href="https://twitter.com/coeuretavc/status/1325815410231562242?ref_src=twsrc%5Etfw">November 9, 2020</a></p></blockquote>
<p><strong>AVC et Conduites à tenir</strong></p>
<blockquote><p>Si le temps n’a jamais paru précieux pour bon nombre de nos compatriotes en cas d’AVC, le docteur Désiré présente « le temps » comme le facteur clé pour une meilleure prise en charge pouvant aboutir à une bonne évolution de la victime.</p></blockquote>
<p>Le neurologue insiste sur le fait que l’on doit agir en toute rapidité, rappelant que lors d’un AVC la victime perd pas moins de 2 millions de neurones à chaque minute. C&rsquo;est-à-dire quelqu’un qui subit un AVC à 12 heures perdrait 8 millions de neurones à 12h 04 minutes. Du coup, perdre trop de temps pourrait lui être fatal. Au mieux, il est conseillé de conduire la victime dans un hôpital dans les meilleurs délais, soit dans les 3 heures qui suivent la crise, afin de limiter les dégâts.</p>
<p>Hormis le facteur de temps, le docteur Quénold Désiré souligne que l’on doit conduire la victime auprès du spécialiste en neurologie (étude du système nerveux et de ses maladies) le plus proche, rejetant la formule populaire attestant que l’on doit éviter de toucher la personne aux risques de déclencher une paralysie.</p>
<p>Enfin, le spécialiste en imagerie cérébrale précise qu’il faut s’abstenir de donner quoique ce soit à la victime car en cas d’AVC la personne pourrait avoir une difficulté de déglutition, les aliments consommés pourraient dans ce cas suivre une trajectoire autre que celle de l’estomac et atterrir directement dans les voies respiratoires et provoquer une pneumopathie d’inhalation.</p>
<p><strong>AVC en Haïti</strong></p>
<p>Ceux qui sont intéressés par la question avancent pas mal de thèses pour expliquer pourquoi Haïti est numéro 1 du classement des AVC, dont le manque de compétence des prestataires de soins dans le domaine de la neurologie en Haïti. Outre ce problème de compétences, Estelle Pierre, infirmière de 20 ans de carrière, spécialisée dans la prise en charge des victimes d’AVC, énumère les nombreuses failles du système de santé en Haïti relatifs aux soins prodigués aux patients. L’infirmière révèle que l’hôpital ou elle travaille n’est pas en mesure de réaliser un IRM, ou un scanner cérébral, sachant que ce dernier, d’une importance capitale, pourrait aider le médecin traitant à poser un diagnostic et ainsi faciliter un meilleur traitement.</p>
<p>Martha, 43 ans, qui a subi un AVC il y a de cela 5 ans, déplore les conditions dans lesquelles elle a été soignée durant sa crise et insiste sur le fait que cela n’a pas été facile à supporter, mais que ses nombreuses séances de rééducation physique lui ont été d’un grand soutien pour continuer d’avancer.</p>
<p>Toutes ces défaillances sanitaires pourraient expliquer pourquoi l’état de santé d’un grand nombre de patients ne s’est pas amélioré malgré le temps, comme quoi il aurait fallu adopter : prévenir vaut mieux que traiter.</p>
<p>Parlant de traitement, le docteur Quénold Désiré, followship en neurologie, parle néanmoins des avancées effectuées dans la prise en charge des AVC en Haïti qui peut aider la victime à reprendre sa vie normale grâce à un traitement rapide, à la rééducation physique (en cas de paralysie affectant la moitié droite ou gauche du corps) ou orthophonique ( en cas de paralysie faciale, trouble du langage…)</p>
<p><strong>Prévenir un AVC en Haïti</strong></p>
<blockquote><p>Tenant compte des nombreux facteurs de risques liés à un accident vasculaire cérébral, la prévention d’un AVC est étiologique selon le docteur Quénold Désiré. C’est-à-dire qu’il faut combattre directement les causes pouvant conduire à un AVC. Adopter un bon régime alimentaire, faire du sport, éviter la consommation du tabac, s’adonner à une activité qui peut occuper l’esprit, et encore investir son temps dans tout ce qui peut aider, à savoir une vie épanouie.</p></blockquote>
<p>Bien que selon le docteur Désiré, la prévention n’est pas toujours évidente s’agissant d’un AVC qui résulte d’une maladie innée comme la co-agulopathie (maladie au niveau du système de coagulation) ou d’un facteur de risque non modifiable comme la vieillesse.</p>
<p>Sachant que presque tous les haïtiens font face à un niveau de stress assez élevé vu la conjoncture socio politique chaotique et les nombreux actes d’insécurité qui prévalent dans le pays, autant se demander comment faire pour éviter le stress qui, rappelons-le, est un des facteurs qui prédisposent à un AVC. Il accélère le rythme cardiaque et donc la tension artérielle. Par ailleurs, il favorise le tabagisme, la consommation d’alcool et la prise de poids qui sont tout autant liés à un accident vasculaire cérébral.</p>
<p>La prévention s’annonce encore plus difficile en Haïti si l’on tient compte du taux de chômage, et si l’on considère aussi le mauvais régime alimentaire adopté par plus d’un. On peut dire que détrôner Haïti dans le classement des pays avec le plus grand taux d’AVC n’est pas pour demain.</p>
<p><strong>Widsa Mérisier Payen</strong></p>
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		<title>Broches dentaires : Entre besoin thérapeutique et effet de mode</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Widsa Mérisier Payen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jul 2021 19:48:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Braces]]></category>
		<category><![CDATA[Broches]]></category>
		<category><![CDATA[dentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Mode]]></category>
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					<description><![CDATA[En Haïti, les jeunes suivent la mode et aiment être à la mode, sans se soucier guère du sens, de l’impact ou même des conséquences sur leur propre personne. Assimilation ? Peut-être pas. Acculturation ? Probablement. Mais ce qui est sûr : ici on ne remet plus en question, on ne questionne plus. Les jeunes se mettent à la mode et font la mode. Un slogan, une tenue, un gadget électronique ou même une chanson sont beaucoup plus contagieux qu’une épidémie quelconque. Les « braces » dentaires n’échappent malheureusement pas à cette règle. Nos jeunes en raffolent. Va savoir pourquoi....]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En Haïti, les jeunes suivent la mode et aiment être à la mode, sans se soucier guère du sens, de l’impact ou même des conséquences sur leur propre personne. Assimilation ? Peut-être pas. Acculturation ? Probablement. Mais ce qui est sûr : ici on ne remet plus en question, on ne questionne plus. Les jeunes se mettent à la mode et font la mode. Un slogan, une tenue, un gadget électronique ou même une chanson sont beaucoup plus contagieux qu’une épidémie quelconque. Les « braces » dentaires n’échappent malheureusement pas à cette règle. Nos jeunes en raffolent. Va savoir pourquoi.</strong></p>
<p>En effet les bracelets dentaires ou appareils orthodontiques communément appelés « Braces » sont utilisés dans le but de rectifier l&rsquo;alignement des dents pour que ces dernières puissent bien remplir leurs fonctions dans la mastication, la déglutition, la phonation mais aussi dans l’esthétique du visage.</p>
<p>Si en Haïti ce sont les « braces » qui sont les plus utilisés, il existe différents types d’appareils orthodontiques comme le fil lingual, l’invisalign ou encore les coquilles de rétention qui remplissent la même fonction, c&rsquo;est-à-dire celle de corriger la position des dents et des mâchoires.</p>
<p><strong>Quand porter un appareil dentaire ?</strong></p>
<p>Malposition des dents, manque d’espace, chevauchement, dysharmonie dento-maxillaire, malocclusion, mâchoire en mauvaise posture sont entre autres des raisons pouvant exiger le port d’un appareil dentaire d’après le chirurgien-dentiste Giordano Alexandre qui a une spécialité en correction de malocclusion de classe II.</p>
<p>L’orthodontiste précise qu’un enfant peut visiter un spécialiste de très tôt en cas de problème lié à la mastication ou s’il est atteint de fentes palatines, mais d’une manière générale, les spécialistes s’accordent pour dire qu’on peut consulter un orthodontiste vers 9-14 ans jusqu’à 80 ans tout en tenant compte de la santé psychologique du concerné car, dit-il, la santé orale est indissociable de la santé générale et s’inscrit pleinement dans la prise en charge globale (somatique et psychique).</p>
<p><strong>Appareils Dentaires et Effets Secondaires</strong></p>
<p>Une séance de counseling avant la mise en place d’un appareil orthodontique est recommandée selon Docteur Alexandre, qui explique qu’il est important que le-la patient(e) soit bien imbu (e) des conséquences que peuvent entraîner un appareil dentaire, comme le manque d&rsquo;estime de soi (dépendamment du système utilisé), problème d’élocution, nervosité etc…</p>
<p>Le Counseling permet aussi de découvrir l’état psychologique de la personne.Les effets secondaires peuvent varier d’une personne à une autre selon le chirurgien-dentiste qui énumère : perte des dents, caries dentaires si les rendez-vous mensuels ne sont pas honorés et qu’il y a une mauvaise hygiène buccale, résorption dentaire, perte des maxillaires, nécrose pulpaire comme les effets possibles d’un traitement orthodontique.</p>
<p><strong>Contre-indication ?</strong></p>
<blockquote><p>Les femmes enceintes ne peuvent pas commencer un traitement orthodontique</p></blockquote>
<p>soutient le spécialiste en malocclusion qui cite également les personnes souffrant de troubles psychologiques, car rappelle-t-il, la santé mentale doit être correcte pour éviter qu’en pleine période de crise, la personne ne décide d’enlever elle-même l’appareil orthodontique, ce qui pourrait avoir des dégâts considérables sur tout le corps.</p>
<blockquote><p>Les personnes ayant un diabète avancé, une hypertension élevée, une faible densité osseuse, les personnes âgées, celles qui souffrent d&rsquo;œdème généralisé ou de problèmes parodontaux graves, élargissent cette grande liste de la catégorie qui ne peut nullement subir un traitement orthodontique souligne le chirurgien-dentiste.</p></blockquote>
<p><strong>Et il y a…Les Colleurs de Brackets !</strong></p>
<p>Le docteur Giordano met en garde contre ceux qui se disent chirurgien-dentiste et qui font du traitement orthodontique un pur « business ». Ces derniers qu’il étiquette comme des « colleurs de Brackets » ne tiennent pas compte de l’état de santé de l’intéressé(e).<br />
On doit éviter de mettre un bracelet dentaire à quelqu’un pour qui ce n’est pas nécessaire, alerte le chirurgien, au risque de provoquer un déplacement dentaire hors contrôle qui pourrait avoir des conséquences significatives dans la bouche de cette personne.<br />
« J’ai déjà refusé un traitement orthodontique à quelqu&rsquo;un qui avait un problème parodontal et qui ne voulait pas attendre d’abord la consolidation des dents » explique le chirurgien-dentiste qui avance ne pas évoluer dans la fantaisie.<br />
« J’ai refusé de lui faire la pose de l’appareil, elle m’a pourtant assuré qu’un autre dentiste (colleurs de brackets) s’en chargerait, car il lui fallait à tout prix avoir son bracelet dentaire.</p>
<p><strong>La mode à tout prix !</strong></p>
<p>« Nous sommes un groupe de 5 amies et nous avions toutes décidé de porter des « braces » en ayant soin de choisir chacune sa couleur préférée », nous confie Samentha, une jeune femme de 23ans rencontrée lors d’une fête d’un ami commun.<br />
« On déteste ne pas être à la mode, et on fait tout pour être au pas avec tout ce qui est tendance, poursuit-elle d’un air satisfait. Faut dire que le spécial qu’il y a eu durant la fête des mères nous a bien aidé ».</p>
<p>Si certains professionnels qui se respectent, ont encore le souci de respecter la déontologie du métier, d&rsquo;autres ne font que satisfaire les addictes de la mode.</p>
<p>Sachant que la mode est souvent considérée comme superficielle ou encore une manière de vendre des produits que le consommateur peut se sentir contraint d&rsquo;acheter « car c&rsquo;est à la mode », elle peut aussi avoir des conséquences plutôt négatives, car cette préoccupation d’être à la mode peut créer un mal-être, devenir obsessionnelle, et donc entraîner des séquelles sur la santé mentale.</p>
<p>Widsa Mérisier Payen</p>
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		<title>Marie Suzy Legros : « On ne naît pas Bâtonnière, on le devient »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Widsa Mérisier Payen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Mar 2021 23:07:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Avocate]]></category>
		<category><![CDATA[Barreau]]></category>
		<category><![CDATA[Bâtonnière]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Marie Suzie Legros]]></category>
		<category><![CDATA[Monferrier Dorval]]></category>
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					<description><![CDATA[Élue à la tête du barreau de Port-au-Prince, depuis le 9 octobre 2020, Me Marie Suzy Legros est entrée dans l’histoire par la grande porte, en devenant la première femme à accéder à la fonction de Bâtonnière. L’avocat le plus prestigieux d’Haïti est une avocate, Me Marie Suzie Legros. Bâtonnière de l’ordre depuis tantôt sept (7) mois, l’accueil favorable et grandiloquent qu’on lui a attribuée le jour de son élection à la basoche laisse croire, du moins en apparence, que cette dernière est : « La femme qu’il faut, à la place qu’il faut ». Une femme respectable et respectée Une...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Élue à la tête du barreau de Port-au-Prince, depuis le 9 octobre 2020, Me Marie Suzy Legros est entrée dans l’histoire par la grande porte, en devenant la première femme à accéder à la fonction de Bâtonnière.</strong></p>
<p>L’avocat le plus prestigieux d’Haïti est une avocate, Me Marie Suzie Legros. Bâtonnière de l’ordre depuis tantôt sept (7) mois, l’accueil favorable et grandiloquent qu’on lui a attribuée le jour de son élection à la basoche laisse croire, du moins en apparence, que cette dernière est : « La femme qu’il faut, à la place qu’il faut ».</p>
<p><strong>Une femme respectable et respectée</strong></p>
<p>Une femme bâtonnière en Haïti, on n’en trouve pas tous les jours… Si Madame Legros est devenue la première femme à accéder à ce poste depuis la création du barreau en 1859, c’est parce que son parcours est tout aussi inspirante que remarquable. Ses paires lui ont témoigné cette marque de reconnaissance par la voie des urnes en lui chargeant la fonction de bâtonnière à l’unanimité. 70 voix au total, dont la grande majorité était des hommes.</p>
<p>Une ascension fulgurante, faite conformément au prescrit de l’article 42 du décret du 29 mars 1979, réglementant la profession d’avocat en Haïti.</p>
<p>Selon la juriste, « les femmes ont beaucoup lutté pour créer leurs places dans les espaces de pouvoir, l’important, c’est qu’elles ne se laissent pas intimider. Moi, je ne me suis pas laissé faire, j’exerce mon métier comme n’importe quel professionnel masculin », enchaine l’avocate de profession, qui traîne derrière elle 32 ans de carrière.</p>
<p>D’après la plus ancienne femme inscrite au Barreau de Port-au-Prince, des femmes avocates dans les 18 juridictions du pays, il n’en manque pas. Il manque par contre un regard positif et médiatique sur le travail des femmes dans la sphère juridique. « Si les hommes font beaucoup plus parler d’eux dans le milieu juridique, c’est juste parce qu’ils font beaucoup plus de bruits, pas pare qu’ils sont forcément plus compétents. Les femmes elles, préfèrent travailler en silence pour rapporter le gain de cause à leurs clients », affirme l’avocate qui dit parler du haut de ses 32 ans d’expérience.</p>
<p>Pour elle, les stéréotypes sur les femmes dans le milieu juridique sont nombreux, mais la perception faisant croire que « tout bon avocat doit être un homme » est toute aussi sexiste qu’erronée.</p>
<blockquote><p><strong>« Il n’y a pas de différence entre un avocat et une avocate. Au tribunal, les femmes déploient la même fougue, la même agressivité pour défendre un client au même titre que n’importe quel avocat »</strong>,</p></blockquote>
<p>rappelle la juriste de 62 ans.</p>
<p><strong>32 ans au service du droit</strong></p>
<p>Inscrite à son insu par son grand frère à la faculté de droit et des sciences économiques (FDSE) de l&rsquo;université d&rsquo;État d&rsquo;Haïti (UEH), Me Legros s’est mariée à la profession d’avocat depuis 3 décennies.</p>
<p>« À tout juste trente ans, j’ai rejoint le cabinet Josaphat pour y faire un stage, ensuite je me suis inscrite au conseil des avocats en 1989, depuis je m’investis à bras-le-corps dans cette profession qui fait de moi « le défenseur de la veuve et de l’orphelin » », confie celle qui fait de la déontologie et de l’éthique ses boussoles.</p>
<p>Passionnée du droit, l’originaire de Port-au-Prince s’est évertuée à transmettre ses connaissances aux autres générations afin de mieux outiller les jeunes hommes et femmes qui aspirent à suivre son chemin. « Ma vie est partagée entre mes occupations familiales, le temple de Thémis, et le métier d’enseignante », explique la numéro un du barreau qui dit prendre grand plaisir à enseigner les jeunes élèves-avocats. Elle anime aussi, par occasion, des séminaires en faveur des jeunes à la capitale, en province mais aussi à l’association « Amicale de juristes haïtiens », créés par le juriste René Julien.</p>
<p><strong>Une mission à accomplir</strong></p>
<p><span id="p787">Parmi les mille et une mission que le poste de bâtonnière incombe à Me Legros, celles de défendre et protéger les avocats sont <span id="789" class="s-ve-t">devenu</span> cruciales pour elle, vu le contexte de son élection.</span><span id="p788"> E</span>lue après l’assassinat crapuleux de son prédécesseur, le feu Me Monferrier Dorval, il est impératif pour la bâtonnière de contribuer à la résolution de l’affaire Dorval afin d’obtenir justice en faveur de ce dernier, au nom de tous les avocats du pays.</p>
<p>« L’assassinat de Me Dorval est une perte énorme pour le droit et pour le pays », déplore Me Legros. « Ce qui s’est passé le 28 août 2020 a été un coup fatal porté au système judiciaire haïtien », ajoute l’ancienne conseillère de Me Dorval attristée.</p>
<p>Personnage central de la profession d’avocat, la Bâtonnière dans ses rôles dit qu’elle doit : « Protéger les avocats ; défendre les membres de la corporation ; jouer le rôle de police ; diriger la corporation ; encadrer et former les élèves-avocats, gérer les plaintes ordinales ; ordonner les sanctions disciplinaires, etc. »</p>
<p>« Puisque l’assassinat de Me Dorval est une affaire actuellement devant la justice, je crois qu’avec le soutien des membres du barreau et une commission d’enquête internationale comme nous l’avons suggéré en octobre dernier, nous pouvons rendre justice à Me Dorval, à sa famille, à tous les avocats du pays et du même coup résoudre cette mystérieuse affaire qui, pour moi, est plus qu’un simple rôle, mais une mission », rassure Me Marie Suzy Legros pleine de détermination dans sa voix.</p>
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