<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Oberde Charles &#8211; IMEDIA AYITI</title>
	<atom:link href="https://imediaayiti.com/author/oberdecharles/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://imediaayiti.com</link>
	<description>Plus loin que l&#039;actualité</description>
	<lastBuildDate>Sun, 15 Jan 2023 15:15:32 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.4</generator>

<image>
	<url>https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/10/cropped-IMEDIA-png-2-32x32.png</url>
	<title>Oberde Charles &#8211; IMEDIA AYITI</title>
	<link>https://imediaayiti.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Haïti : 13 après, les séquelles du séisme de 2010 demeurent</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2023/01/11/haiti-les-sequelles-du-seisme-de-2010-demeurent-encore/</link>
					<comments>https://imediaayiti.com/2023/01/11/haiti-les-sequelles-du-seisme-de-2010-demeurent-encore/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Oberde Charles]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jan 2023 03:50:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Locales]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[12 Janvier]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[séisme de 2010]]></category>
		<category><![CDATA[séquelles]]></category>
		<category><![CDATA[tremblement de terre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://imediaayiti.com/?p=7313</guid>

					<description><![CDATA[Le tremblement de terre du 12 janvier 2010 a été dévastateur. Une bonne partie du département de l&#8217;Ouest et d&#8217;autres régions avoisinantes ont été détruites. Des dizaines de milliers de personnes ont été ensevelies durant des jours sous des décombres. D’autres ont perdu des biens, des êtres chers et des membres de leurs corps. 13 ans après, les séquelles sont encore présentes dans les chaires et dans les âmes. Dans certains quartiers de la zone métropolitaine, rien n’a pratiquement changé. Plus d&#8217;une décennie depuis le passage du tremblement de terre du 12 janvier 2010, les images sont telles qu&#8217;elles ont&#160;...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le tremblement de terre du 12 janvier 2010 a été dévastateur. Une bonne partie du département de l&rsquo;Ouest et d&rsquo;autres régions avoisinantes ont été détruites. Des dizaines de milliers de personnes ont été ensevelies durant des jours sous des décombres. D’autres ont perdu des biens, des êtres chers et des membres de leurs corps. 13 ans après, les séquelles sont encore présentes dans les chaires et dans les âmes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans certains quartiers de la zone métropolitaine, rien n’a pratiquement changé. Plus d&rsquo;une décennie depuis le passage du tremblement de terre du 12 janvier 2010, les images sont telles qu&rsquo;elles ont&nbsp; été au lendemain de cette catastrophe, la plus sanglante et la plus meurtrière qu&rsquo;a connue le pays. Des murs fissurés ou effondrés portent encore les stigmates de ce cataclysme. Des familles et amis sont encore privés de leurs proches, certains n’ont même pas eu la chance de leur faire un dernier adieu. Des personnes ont survécu mais avec un handicap quelconque. D’autres ont tout simplement tout perdu, l’espace d’un cillement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une victime raconte</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Alice* a vécu durant ces secondes la destruction de la maison familiale. « <em>Nous avons perdu tous nos biens. Notre maison a été totalement détruite. Mon père et une de mes cousines ont trouvé la mort sous les décombres. De justesse, je me suis échappée, aidée par quelques voisins qui m’ont entendu crier. Malgré qu&rsquo;ils géraient eux-mêmes leurs propres fardeaux, ils m’ont secouru », </em>décrit-elle les larmes aux yeux. <em>«  Avant début des secousses, j&rsquo;étais sur le point d&rsquo;entrer à la salle de bain et d&rsquo;un coup j&rsquo;ai ressenti les vibrations du sol et l’écroulement des murs de la maison, je ne savais rien à propos de ce phénomène naturel appelé séisme</em>« , souligne par ailleurs Alice.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les souvenirs et les traumas sont encore là.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Survivante de ce drame, qui a laissé un lourd&nbsp; bilan, soit plus de 220 000 morts, 300 000 blessés et 1, 5 million de personnes sans-abri selon les données publiées par Oxfam international, Alice garde encore en mémoire un lot de souvenirs qui hantent son quotidien. La jeune fille voit défiler devant elle toute la scène de ce mardi 12 janvier 2010 à chaque regard vers l’emplacement de son ancienne demeure. Deux de ces proches y ont rendu l’âme et 3 autres en sont sortis grièvement blessés. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>« C&rsquo;est accablant de penser à ce temps-là. J&rsquo;ai perdu mon père que je ne reverrai plus. Son absence pèse encore sur la famille. Il était le principal moteur financier qui alimente le ménage. Vous savez qu&rsquo;est-ce que cela signifie un père responsable dans les familles haïtiennes », lâche-t-elle,&nbsp; l&rsquo;air pensif.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Après les blessures causées par l&rsquo;effondrement des batiment lors du sinistre du 12 janvier 2010, Alice a passé environ 8 mois pour se reprendre physiquement. Quant aux effets psychiques, elle indique qu&rsquo;ils s&rsquo;effacent progressivement grâce aux supports des membres de sa famille et de ses amis. Elle est du nombre de ces victimes qui n&rsquo;ont pas eu la chance de se rendre chez un psychologue après les troubles occasionnés par cet événement dévastateur qui a démoralisé une bonne partie de la population haïtienne. Cependant, Alice croit dur comme fer que si la population avait été éduquée sur les risques sismiques, les méthodes de prévention et la gestion post-catastrophe, des victimes seraient encore vivantes dont son « pauvre père ».</p>



<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">🔴3 ans déjà depuis la sortie de mon livre “NARRATIONS DU SENSIBLE &#8211; Récits post-traumatiques de survivants du séisme du 12/01/2010 en Haïti”. <br><br>💬Cet ouvrage devrait intéresser politiques, professionnels du social, du soin, de l’éducation, universitaires, citoyens…<a href="https://twitter.com/DerivoisD?ref_src=twsrc%5Etfw">@DerivoisD</a> <a href="https://t.co/XAYw0rzjuN">pic.twitter.com/XAYw0rzjuN</a></p>— Jeff M. Cadichon (@JeffCadichon) <a href="https://twitter.com/JeffCadichon/status/1613006021932228608?ref_src=twsrc%5Etfw">January 11, 2023</a></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alice prône la prévention comme norme</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si en 2010 la majorité des gens ignorait tout&nbsp;sur les constructions parasismiques et les attitudes à adopter lors d&rsquo;un tremblement de terre, Alice se dit toutefois un peu mieux informée par rapport à ces catastrophes aujourd&rsquo;hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des départements comme le Nord,&nbsp; le Sud et l&rsquo;Ouest ont déjà été récemment touchés par un séisme majeur ayant causé d&rsquo;énormes dégâts et tuer beaucoup de personnes. Aujourd’hui, Alice qui est une rescapée fait ce qu’elle peut afin d’aider ces concitoyens à avoir une attitude plus responsable vis-à-vis des risques géologiques dans les normes de construction. La trentenaire éspère qu&rsquo;avec une population mieux préparée, le nombre des victimes en cas d’un éventuel séisme sera nettement diminué.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>*Des noms d&#8217;emprunt ont été utilisés dans le cadre de ce travail afin de protéger l&rsquo;identité de certaines personnes interviewées.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oberde Charles </strong></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://imediaayiti.com/2023/01/11/haiti-les-sequelles-du-seisme-de-2010-demeurent-encore/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<media:content url="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/01/WhatsApp-Image-2023-01-11-at-3.08.53-PM.jpeg" medium="image"></media:content>
            	</item>
		<item>
		<title>Haïti: l&#8217;insécurité tue le fonctionnement des « madan sara »</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2022/09/30/haiti-linsecurite-tue-le-fonctionnement-des-madan-sara/</link>
					<comments>https://imediaayiti.com/2022/09/30/haiti-linsecurite-tue-le-fonctionnement-des-madan-sara/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Oberde Charles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Oct 2022 02:06:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Insecurite]]></category>
		<category><![CDATA[Madan Sara]]></category>
		<category><![CDATA[Paysans]]></category>
		<category><![CDATA[Peyi Lok]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://imediaayiti.com/?p=7081</guid>

					<description><![CDATA[L’insécurité généralisée qui gangrène le pays, affecte à tous les niveaux,&#160; le secteur agricole. Une grande partie de la production vivrière et de l&#8217;horticulture maraîchère destinée à la capitale haïtienne et d&#8217;autres villes de province restent coincées entre les mains des paysans. D’autres pourrissent et finissent en nourriture pour les animaux. Les « madan Sara », ces femmes pour la plupart, mais des hommes aussi, qui transportent les denrées agricoles et stimulent leur vente au niveau des marchés publics, assistent impuissants au blocage complet de leurs activités. Une situation qui a de graves conséquences sur la production nationale et entrave...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’insécurité généralisée qui gangrène le pays, affecte à tous les niveaux,&nbsp; le secteur agricole. Une grande partie de la production vivrière et de l&rsquo;horticulture maraîchère destinée à la capitale haïtienne et d&rsquo;autres villes de province restent coincées entre les mains des paysans. D’autres pourrissent et finissent en nourriture pour les animaux. Les « madan Sara », ces femmes pour la plupart, mais des hommes aussi, qui transportent les denrées agricoles et stimulent leur vente au niveau des marchés publics, assistent impuissants au blocage complet de leurs activités. Une situation qui a de graves conséquences sur la production nationale et entrave l’économie du pays.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les rudes travailleurs du quotidien</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">10 : 00 du matin, sous un ciel bleu dégagé, ensoleillé de toute part, vêtue d&rsquo;une vieille robe noire salie par la poussière, un chapeau paille visée sur la tête, au marché la Coupe à&nbsp; Pétion-Ville, on retrouve Dieudonne, une originaire de la ville des Cayes, marchande très connue de la place pour ses plaisanteries grossières et sa voix grave qui charment et font rire ses amies commerçantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dieudonne est l’une des nombreuses victimes des attaques perpétrées par les bandits à longueur de journée sur la route nationale # 1. En octobre 2021, un jeudi,&nbsp; alors qu&rsquo;elle&nbsp; et ses compagnons de route se rendaient à Cabaret; Juchés&nbsp; sur des sacs de marchandises transportés par un camion, au moins trois hommes lourdement armés ont intercepté leur véhicule au niveau de Canaan 70. Ce jour-là, elle a&nbsp; perdu « près de 75 000 gourdes, son revenu, son épargne, bref, tout ce qu’elle possédait », a-t-elle témoigné.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>«On nous a complètement dépouillé, y compris de tous nos effets personnels. Certains d&rsquo;entre nous avions contracté des prêts que nous ne&nbsp; sommes pas en mesure de rembourser jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui « , a a-t-elle confié la voix pleine de chagrins et d’amertumes.&nbsp;</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Par contre, Dieudonne soulève qu&rsquo;avec son commerce, elle n&rsquo;a aucun espoir de devenir riche. Parallèlement, elle fait des efforts pour rentrer à la maison avec un peu de nourriture tous les jours et aide son mari qui exerce la menuiserie pour subvenir aux besoins de la famille.  » Je veux supporter mes enfants,&nbsp;au moins payer leurs frais scolaires « , raconte-t-elle d’un ton fier.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dieula, de son côté, commerçante depuis environ 8 ans, remarque une baisse significative de ses bénéfices durant ces dernières années.&nbsp; « Autrefois lorsqu&rsquo;on revenait du marché Chili à Cabaret, on revendait la totalité des marchandises achetées dans une intervalle de 3 à 5 jours. Aujourd&rsquo;hui, ce n&rsquo;est plus la même réalité, nous pouvons passer près de 8 à 10 jours sans écouler nos marchandises », a-t-elle soutenu. « C&rsquo;est l&rsquo;insécurité et la cherté de la vie qui perturbent le déplacement des gens et réduisent leur pouvoir d’achat », a-t-elle ajouté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Personne n&rsquo;est épargné de la criminalité des gangs</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le département de l&rsquo;Artibonite, malgré la faible production de riz, d’une variété de légumes appelée Lalo, de l&rsquo;oignon et de la tomate dite  » Ti Joslin », cela n&#8217;empêche pas certains « madan Sara » de laisser Port-au-Prince, les Cayes et autres villes de province pour se rendre aux marchés publics de Pont-Sondé, de Liancourt et de Lestère en vue de se procurer d&rsquo;une quantité de ces denrées disponibles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La coordinatrice du Rassemblement des madan Sara dans l&rsquo;Artibonite (RAMSA), Madame Roseline LIMAGE, connait parfaitement bien cette réalité. « Pour les revendeurs et revendeuses des produits agricoles, leurs déplacements sont très risqués. Emprunter la route de Martissant devient impossible. Vers la côte Nord, la route nationale numéro 1 représente également un grand danger pour les usagers.&nbsp; Le passage à Canaan est aussi effrayant que Martissant ».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le Bas-Artibonite, la guerre chronique entre les gangs de Savien et de Jean-Denis, après un long moment de calme, est reprise au cours du mois de juillet 2022. Lors des affrontements, plus de 15 morts avaient été recensés, entre le samedi 16 juillet 2022 et le lundi 18 juillet 2022. Même dans les marchés publics, les gens n&rsquo;ont pas été&nbsp; épargnés, révèle un témoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Malpasse, localité alimentant le commerce binational entre Haïti et la République dominicaine, les artères sont contrôlées par les hommes de « Lanmò San Jou ». Les caïds du groupe des 400 mawozo rançonnent, pillent et détournent les autobus ainsi que les camions de marchandises qui traversent la zone.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La production agricole en baisse, l&rsquo;inflation à son pic</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Roseline LIMAGE indique que la remontée de l&rsquo;insécurité a engendré une faible distribution des produits agricoles sur le marché. « Les commerçants apeurés, évitent de fréquenter les routes nationales par crainte d&rsquo;être kidnappés, torturés, violés ou tués ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sa part, l&rsquo;économiste Michaëlle PARAISON soutient que l&rsquo;insécurité est reconnue comme étant un ennemi fondamental de la croissance du pays. « On ne saurait parler de circulation des vies et des biens dans un tel contexte. La guerre des gangs est fatale pour tous les secteurs »,&nbsp; argumente-t-elle.&nbsp;&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>Selon l&rsquo;Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI), en moins d&rsquo;une année, l&rsquo;inflation a franchi la barre des 18% pour passer à plus de 29% en juin 2022. L&rsquo;institution a aussi constaté une forte augmentation sur l&rsquo;indice des prix à la consommation (IPC). Les produits importés connaissent un taux d&rsquo;inflation de 41,7% tandis que les produits locaux ont généré une hausse autour de 21,8%.&nbsp;</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Michaëlle PARAISON affirme que ces chutes économiques sont liées à un manque de production, à cause de la dépréciation de la gourde et de notre économie qui est totalement tournée vers l&rsquo;extérieur. Toutefois, il y a un facteur clé assez considérable qui aggrave davantage lesdits facteurs susmentionnés, c’est « l’instabilité » alimentée par l&rsquo;insécurité a-t-elle poursuivi.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;agit d&rsquo;une situation de crise fabriquée par les hommes des classes politique et économique, dans le but de faire disparaître nos différents patrimoines », opine le Secrétaire général&nbsp; de l&rsquo;organisation « Tèt Kole Ti Peyizan », Origène LOUIS. « Ils savent très bien que c&rsquo;est avec le peu de revenus de l&rsquo;agriculture que peuvent survivre les paysans. On ne devrait pas permettre aux importations de grossir à ce point sur le marché. Dans un pays où les dirigeants sont responsables, supporter la production nationale et encadrer le travail des paysans sont des priorités», a-t-il martelé.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au niveau de la Grand&rsquo;Anse, du Sud et des Nippes, les prix des produits alimentaires et&nbsp; des services de base ont connu une montée ahurissante. Linda Chalviré DELAIN, une entrepreneure, responsable d&rsquo;un hôtel dans la ville des Cayes, explique: « il y a un gâchis économique sévère dans le Grand Sud. Rien ne fonctionne, les prix du transport terrestre et aérien ont considérablement augmenté, les familles paysannes n&rsquo;ont aucun recours, tous les potentiels et&nbsp; les ressources du département sont à genou à cause de l&rsquo;insécurité et la route nationale numéro 2, bloquée à Martissant ».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce sujet, le spécialiste en sécurité, James BOYARD se dit déçu de la manière dont le pouvoir en place aborde le problème de l&rsquo;insécurité. « C&rsquo;est la première fois dans toute l&rsquo;histoire du pays que l&rsquo;insécurité est dégénérée à ce niveau », a-t-il souligné.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi : <a href="https://imediaayiti.com/2021/03/10/raymonde-calixte-une-madan-sara-aux-exploits-digne-dune-heroine/">Raymonde Calixte : une «&nbsp;Madan Sara&nbsp;» aux exploits dignes d’une Héroïne</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce sens, M. Boyard estime qu&rsquo;il est important que les dirigeants prennent en main leurs responsabilités. « Les gangs démontrent clairement qu&rsquo;ils sont contre le fonctionnement normal du pays. Ils sont en guerre contre la population. L’État doit permettre à tous et toutes de circuler librement, notamment les « madan sara ». On ne doit pas laisser les groupes armés se consolider dans des quartiers. S&rsquo;il faut passer à un état d&rsquo;urgence sécuritaire, on doit le faire. On doit confiner les gangs, les priver de munitions et déployer des moyens pour rendre plus effectif et opérationnel le travail de la PNH », a-t-il ajouté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux difficultés de tous ordres qui frappent de plein fouet les « madan Sara » et provoquent un bilan négatif sur l&rsquo;économie du pays, Mme Limage assure que la population en général a besoin de sécurité. Cependant, pour ces commerçants qui mettent quotidiennement leur vie en péril, pour pouvoir sauver des familles et en grande partie l&rsquo;économie du pays, sans une assistance concrète de l&rsquo;État, la coordinatrice de la RAMSA appelle&nbsp; les autorités concernées à réagir au plus vite. Cette frange de la population, si vulnérable et très touchée par les actes des bandits est appelée à être protégée comme tous les autres membres de la population. « Si on nie le travail et la participation de ces hommes et femmes dans la sphère économique, un jour ils seront tous découragés.&nbsp; </p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les autorités étatiques ne permettent pas à la population de circuler librement, dans un climat de sécurité et de paix, demain on pourra faire face à une crise alimentaire encore plus grave à cause des départements coupés du reste du pays. Ce sera la disparition totale de notre production agricole, et même l&rsquo;accès aux produits importés nous sera limité. L’État doit résoudre le problème de l&rsquo;insécurité et garantir le droit à la vie à tous les humains », a conclu Roseline Limage.<br><br><strong>Oberde Charles</strong></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://imediaayiti.com/2022/09/30/haiti-linsecurite-tue-le-fonctionnement-des-madan-sara/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<media:content url="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/09/Ew4nnfZWUAI9erY.jpg" medium="image"></media:content>
            	</item>
		<item>
		<title>Jenny Danis : mécanicienne et fière de l’être</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2021/03/12/jenny-danis-mecanicienne-et-fiere-de-letre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Oberde Charles]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Mar 2021 19:33:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://imediaayiti.com/?p=5415</guid>

					<description><![CDATA[Jenny Danis, frisant la trentaine, exerce le métier de mécanicien depuis environ une décennie. Un choix qui est en porte-à-faux aux idées reçues. En dépit des réflexes sexistes de certains hommes et les regards déplaisants de quelques femmes, la jeune professionnelle assume et sait qu’elle joue en territoire non-conquis. Toutefois, s’armant de courage et de vitalité, Jenny entend se tailler une place de choix dans ce milieu prétendument « masculin ». Infirmière, secrétaire, réceptionniste, hôtelière, couturière, etc… sont entre autres les métiers que la société haïtienne réserve tacitement aux femmes. Cela est inscrit dans les ‘’us et coutumes’’ de cette société dite...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Jenny Danis, frisant la trentaine, exerce le métier de mécanicien depuis environ une décennie. Un choix qui est en porte-à-faux aux idées reçues. En dépit des réflexes sexistes de certains hommes et les regards déplaisants de quelques femmes, la jeune professionnelle assume et sait qu’elle joue en territoire non-conquis. Toutefois, s’armant de courage et de vitalité, Jenny entend se tailler une place de choix dans ce milieu prétendument « masculin ».</strong></p>
<p>Infirmière, secrétaire, réceptionniste, hôtelière, couturière, etc… sont entre autres les métiers que la société haïtienne réserve tacitement aux femmes. Cela est inscrit dans les ‘’us et coutumes’’ de cette société dite patriarcale. Cependant, de plus en plus de femmes cherchent à sortir de ce schéma tout tracé. Jenny Danis, mécanicienne de renom, est un exemple atypique du non-conformiste aux injonctions imposées par la société quant au choix des métiers.</p>
<p>« Cela me réjouit de briser les codes sociaux en devenant mécanicienne, contrairement aux attentes de mes camarades de classes. Je suis une femme, j’exerce un métier jugé viril et je suis bien dans ma peau », a indiqué Jenny l’air rassurée.</p>
<p>Ce choix de la jeune dame, n’est pas anodin, selon ses dires. Devenir une professionnelle en mécanique était pour elle une passion, mais aussi une tactique afin d’éviter le chômage et intégrer le marché du travail. En effet, la jeune femme pleine de rêve voulait créer une place au lieu d’attendre un emploi dans un pays où le chômage ainsi que le sous-emploi touchent 60 % de la population. Alors que sur chaque 100 haïtiens, 70 vivent avec moins de 2 dollars américains par jour selon les statistiques de la Banque mondiale.</p>
<p><strong>Un choix calculé</strong></p>
<p>« De nos jours, les secteurs d&rsquo;activités tels le tourisme, la restauration, l&rsquo;éducation, la santé sont devenus de plus en plus difficiles à intégrer ; il n’y a pas assez d’emplois, les périodes de crises engendrées régulièrement par l’instabilité politique et économique du pays aggravent souvent la situation », souligne la jeune professionnelle vêtue d’une salopette.</p>
<p>Ne voulant pas allonger la longue liste des chômeurs du pays, Jenny dit avoir calculé le choix de sa profession. À cause des crises à répétition que connait le pays, précise Jenny, la majorité des jeunes filles travaillant dans les filières traditionnelles évoluent aux rythmes et caprices du pays. D’autres planifient leur vie, à tort, à partir d&rsquo;une discrimination sexiste selon laquelle certaines professions ne sont pas faites pour les femmes. « Moi, je me suis libérée de cette prison », a-t-elle avoué ne quittant pas des yeux un « apprenti » qui se démêle pour fixer un couroi.</p>
<p>Du haut de ses 10 ans d’expérience dans la mécanique-auto, Jenny dit fonctionner sur une base financière plus ou moins solide. « Du point de vue économique, je gagne assez d’argent pour répondre à mes besoins et épargner le reste. Je connais parfois des périodes de disette, mais je tiens toujours le coup avec une clientèle qui croit en moi et qui m’encourage dans mes œuvres. J’ai toujours des véhicules à réparer, peu importe la conjoncture », explique Jenny.</p>
<p><strong>Conjuguer un métier au féminin</strong></p>
<p>Panne de moteur ; de transmissions automatiques ; d’alternateur ; de la durite du radiateur ; de la jauge d’huile etc… sont toutes les bienvenues aux mains de Jenny. Avec ses outils et sa délicatesse, la jeune femme se donne le plaisir de faire tourner les moteurs, engins complexes composés d’une multitude d’éléments au cœur des voitures. À côté des voitures, elle s’est attelée aussi à réparer des génératrices et quelques fois des pannes spécifiques dans les engins lourds, tracteurs, bulldozers, tractopelles, tracteurs à chenilles, etc.</p>
<p>« J’exerce un métier qui ne m’était pas consacré. Je dois le faire maestria pour le plus grand bonheur des clients », déclare-t-elle.</p>
<p>Afin de se faire respecter en tant que femme mécanicienne, la jeune technicienne en mécanique dit utiliser son savoir-faire ainsi que la discipline comme principe de base. « À la moindre erreur, les gens me critiqueront deux fois plus qu’un professionnel de sexe masculin. Je refuse de donner l’occasion aux gens pessimistes de multiplier les préjugés sexistes envers les femmes à cause de mes erreurs ou négligences. C’est pourquoi je reste disciplinée dans mon métier. Je fais de la volonté, de la discipline et de la détermination mes armes secrètes pour être un modèle dans ce métier », affirme-t-elle.</p>
<p><strong>Inspirer les autres</strong></p>
<p>Pour mieux exposer et vendre son savoir-faire au grand public, depuis plusieurs années Jenny a mis sur place une plateforme sur Facebook « Jenn-Mecano » où elle publie une série de vidéo pour aider les propriétaires de voiture et conducteurs à prévenir et détecter les pannes à temps afin d’éviter le pire.</p>
<p>Suivie par une quantité remarquable de jeunes sur les réseaux sociaux, la technicienne encourage les jeunes filles à oser, à explorer et à mettre en valeur leur potentiel à travers ses publications et vidéos.</p>
<p>Contrairement à certaines femmes qui sont délaissées par leurs familles à cause de leurs tâches professionnelles, Jenny dit avoir été élevée dans une famille ou ses parents tolèrent la liberté de travail. « Dans ma famille, on choisit le métier qu’on aime, il n’y a pas de restriction », confirme-t-elle.</p>
<p>Aux jeunes femmes voulant suivre son chemin, et qui n’ont pas eu cette chance, elle conseille de ne pas se laisser détruire par des membres de sa famille, ni se laisser distraire. « Ayez l&rsquo;envie de réussir avec des buts précis, des projets concrets et réalistes », conseille la mécanicienne.</p>
<p>« Aujourd’hui, je suis technicienne dans un secteur où il y a quelques rares femmes et je suis fière… Je fournis un service impeccable à ma clientèle, je partage mon expertise et j’essaie d’être une source d’inspiration pour les jeunes filles de cette génération », renchérit Jenny la tête enfoncée sous un capot de véhicule.</p>
<p>Travail, liberté, discipline, famille, courage, voilà ce qui décrit cette jeune femme inspirante et pleine d’énergie</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<media:content url="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/03/WhatsApp-Image-2021-03-12-at-2.46.52-PM.jpeg" medium="image"></media:content>
            	</item>
	</channel>
</rss>
