<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Miwatson St Jour &#8211; IMEDIA AYITI</title>
	<atom:link href="https://imediaayiti.com/author/miwatson-st-jour/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://imediaayiti.com</link>
	<description>Plus loin que l&#039;actualité</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Jan 2023 14:35:37 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.3</generator>

<image>
	<url>https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/10/cropped-IMEDIA-png-2-32x32.png</url>
	<title>Miwatson St Jour &#8211; IMEDIA AYITI</title>
	<link>https://imediaayiti.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Miss Univers : Le brillant parcours des haïtiennes au plus grand concours de beauté</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2023/01/17/miss-univers-le-brillant-parcours-des-haitiennes-au-plus-grand-concours-de-beaute/</link>
					<comments>https://imediaayiti.com/2023/01/17/miss-univers-le-brillant-parcours-des-haitiennes-au-plus-grand-concours-de-beaute/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Miwatson St Jour]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jan 2023 14:35:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Beaute]]></category>
		<category><![CDATA[Concours]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Miss]]></category>
		<category><![CDATA[Miss Univers]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://imediaayiti.com/?p=7379</guid>

					<description><![CDATA[Cette année Miss Univers est à sa 71e édition. Ce concours demeure jusqu’à date, la plus grande compétition de beauté féminine réalisée à l’échelle internationale. La première édition fut organisée en 1952 avec trente pays, aux Etats-Unis, en Californie. Pourtant, Haïti participe pour la première fois en 1962, et allait marquer l’histoire de ce concours à jamais. Retour sur le parcours des haïtiennes à cette compétition, dont celui d’Evelyne Miot et de Ghertie David. Evelyne Miot, première femme noire demi-finaliste à Miss Univers Evelyne Miot est non seulement la première haïtienne à participer à Miss Univers, mais plus encore, la...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Cette année Miss Univers est à sa 71<sup>e</sup> édition. Ce concours demeure jusqu’à date, la plus grande compétition de beauté féminine réalisée à l’échelle internationale. La première édition fut organisée en 1952 avec trente pays, aux Etats-Unis, en Californie. Pourtant, Haïti participe pour la première fois en 1962, et allait marquer l’histoire de ce concours à jamais. Retour sur le parcours des haïtiennes à cette compétition, dont celui d’Evelyne Miot et de Ghertie David.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Evelyne Miot, première femme noire demi-finaliste à Miss Univers</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Evelyne Miot est non seulement la première haïtienne à participer à Miss Univers, mais plus encore, la première femme noire à faire partie du top 15. Ainsi, la fille de la terre de Dessalines allait créer une brèche et insuffler de l’espoir à toute jeune femme mannequin, noire, aspirant à la plus grande couronne. La jeune Evelyne d’alors, 18 ans, a fait la fierté de toute une nation.  Mlle Miot sera la pionnière en 1962, mais pas la seule à graver son nom en lettres d’or aux panthéons de la mode. 13 ans plus tard, une autre haïtienne va écrire une page d’histoire tout aussi époustouflante et inspirante à Miss Univers.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’apogée avec Gherthie David et Raquel Péllissier</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après Evelyne Miot en 1962, ce sera au tour de Ghertie David de laisser son empreinte à Miss Univers. Le 19 juillet 1975 à El Salvador, l’haïtienne Ghertie David se retrouve sur scène au côté de la finlandaise Anne-Marie Pohtamo, pour la 23<sup>e</sup> finale du concours…Le suspense est de taille. L’émotion intense. Tout un peuple, notamment les mordus de la mode, retient son souffle, espère, croise les droits&#8230; Au bout de cette soirée de juillet, la finlandaise sera couronnée Miss et Ghertie repartira avec la seconde place qui lui a valu le titre de première dauphine. Une victoire. Un exploit. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quarante et un ans plus tard, l’histoire se répètera. Cette fois avec celle, toute petite, trois ans, qui aura passé vingt et un jours dans le coma. En janvier 2017, la finale de la 65<sup>e</sup> édition s’organise à Manille, capitale de la Philippines … Alors que le grand sud est rasé par un puissant ouragan quelques mois avant, ce qui porte un coup fatal à son attrait, Raquel Pélissier, 25 ans, discute la couronne avec la française Iris Mittenaere, et fera rehausser l’image d’Haïti sur la scène internationale. La beauté de la femme haïtienne, son exotisme, son glamour, sa grâce, seront dignement représentés, ainsi que la culture du pays. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme de la finale, la française sera sacrée Miss. Mais l’on retiendra surtout que Raquel Pélissier, une autre haïtienne vient d’écrire un nouveau chapitre dans l’histoire de ce concours et hissera Haïti à la deuxième place sur 86 pays, pour une seconde fois.  </p>





<p class="wp-block-paragraph"><strong>Toutes des ambassadrices</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Que ce soit Evelyne Miot, Ghertie David, Sarodji Bertin en 2010, Anedie Azael l’année suivante, Raquel Péllissier en 2016, Mondiana Pierre trois ans avant, Samantha Colas en 2018, Pascal Belony l’année dernière et Mideline Phelizor cette année, elles ont toutes valablement représenté la première République noire comme les dix autres jeunes beautés haïtiennes ayant participé à Miss Univers. Les annales de la mode retiendront aussi les noms de Joelle Apollon, 5<sup>e</sup> dauphine à Miss monde en 1975, et Carolyn Desert, top 20 à cette même compétition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Haïti est cette terre de beautés, d’intelligence, d’exotisme, riche en diversité qui nourrit dans ses entrailles des petites reines, des Choucoune, des Anayiz… Mais trop souvent transformées en «&nbsp;Ti Sentaniz&nbsp;» ou encore en «&nbsp;flè dizè&nbsp;» par les vicissitudes et les turpitudes de la vie en Haïti. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Miwatson St Jour</strong></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://imediaayiti.com/2023/01/17/miss-univers-le-brillant-parcours-des-haitiennes-au-plus-grand-concours-de-beaute/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<media:content url="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2023/01/MIss-Univers-Photo.jpg" medium="image"></media:content>
            	</item>
		<item>
		<title>Haïti : Quand les médecins sont kidnappés ou tués, les malades paient le prix</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2022/10/08/haiti-quand-les-medecins-sont-kidnappes-ou-tues-les-malades-paient-le-prix/</link>
					<comments>https://imediaayiti.com/2022/10/08/haiti-quand-les-medecins-sont-kidnappes-ou-tues-les-malades-paient-le-prix/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Miwatson St Jour]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Oct 2022 20:37:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Gangs armés]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Kidnapping]]></category>
		<category><![CDATA[Malade]]></category>
		<category><![CDATA[Medecin]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://imediaayiti.com/?p=7139</guid>

					<description><![CDATA[Entre février 2021 et juillet 2022, 14 médecins ont été tués ou kidnappés à Port-au-Prince selon l’Association Médicale Haïtienne (AMH). Pourtant, le nombre de personnel de santé qui desservent la population haïtienne, soit 5,9 médecins pour 10 mille habitants, est en dessous du seuil recommandé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Résultats : les patients succombent par milliers faute de médecins pour les soigner. 15 août 2021. Kénia Saint Jacques est décédée. Son bébé ne verra pas non plus le jour. Le docteur Hervé Chéry qui devait pratiquer la césarienne de la jeune fille pour mettre au monde son...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Entre février 2021 et juillet 2022, 14 médecins ont été tués ou kidnappés à Port-au-Prince selon l’Association Médicale Haïtienne (AMH). Pourtant, le nombre de personnel de santé qui desservent la population haïtienne, soit 5,9 médecins pour 10 mille habitants, est en dessous du seuil recommandé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Résultats : les patients succombent par milliers faute de médecins pour les soigner.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">15 août 2021. Kénia Saint Jacques est décédée. Son bébé ne verra pas non plus le jour. Le docteur Hervé Chéry qui devait pratiquer la césarienne de la jeune fille pour mettre au monde son bébé, a été enlevé. Les minutes au goût d’éternité n’ont pas joué en faveur de la femme enceinte qui souffrait affreusement. Elle a fait une crise d’éclampsie. Elle est morte. Les ravisseurs, trop occupés à négocier la rançon du médecin, 300 mille dollars américains, n’ont probablement pas pensé à la femme agonisante, lâchant petit à petit les bras de la vie. Une mort tragique. Le médecin gynécologue a été kidnappé alors qu’il était en chemin pour opérer et tenter de sauver la vie de Kenia et celle de son enfant à l’hôpital DASH. Ce ne sera jamais fait. Les bourreaux ont décidé autrement. Ils ont en quelque sorte tué Kénia et son bébé en séquestrant leur sauveur, sans le savoir. « Un acte odieux et une grande perte pour la famille St Jacques », déplore la petite sœur de la défunte Adeline Saint Jacques.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>À chaque fois qu’un médecin est victime d’actes d’insécurité, il s’agit d’un double supplice. Les patients en font carrément les frais quand des centres médicaux privés et publics, en signe de protestation, font la grève ou baissent tout simplement leurs rideaux de fer. Comme conséquences : des malades faute de soins meurent par dizaine, voire par centaine. </strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le médecin Frantz Larson de la DASH en est bien conscient : « Quand les bandits attaquent les personnels de santé, c’est toute la chaîne qui est paralysée. À côté des impacts directs sur les malades, cela impacte gravement la société en général ». </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>« Quand nous rencontrons des cas de kidnapping sur les personnels de santé, nous sommes obligés d’effectuer un arrêt de travail. Non seulement, en signe de solidarité avec la victime, mais aussi en vue d’atténuer les chocs psychologiques de ces forfaits sur le reste du personnel » confie le médecin visiblement apeuré.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le toubib reconnaît que ces arrêts ne sont pas sans conséquences sur la vie des patients. Toutefois, il rappelle que les médecins sont avant tout des humains faits de chair, de sang et d’émotions. « Nous ne sommes pas toujours capables de travailler avec une arme sous la tempe ou avec l’absence d’un collègue séquestré, dont le rôle peut être crucial dans une intervention. Un médecin a besoin d’un environnement sain pour effectuer une intervention et soigner un malade » souligne-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Terreur et rançon…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas la souffrance des victimes qui arrêteront les malfrats dans leurs menées sordides, pas même un tremblement de terre. Alors qu’un séisme de magnitude 7.2 a frappé le grand Sud d’Haïti, et engendré des centaines de morts et des milliers de blessés, des médecins généralistes et orthopédistes appelés au chevet des sinistrés qui ont des os cassés sous les décombres, se font kidnapper. Un moment où la présence des soignants s’avère plus qu’une urgence. C’est le cas de l’orthopédiste Alexandre Workens, directeur adjoint de l’OFATMA qui mobilisait son équipe afin de voler au secours des victimes du tremblement de terre. Le médecin n’ira pas sauver des vies. Il est pris en otage, un jour après le séisme. Et, les ravisseurs réclament une forte somme d’argent, 500 mille dollars américains en échange de sa libération. Qui pis est, des médecins résidents à pied d’œuvre dans un Sud en lambeaux menacent de suspendre tant que le professeur Alexandre n’aura pas été libéré. En attendant les négociations, les blessés, femmes, enfants, handicapés du grand Sud, agonisent. Ils paient le lourd tribut de la rançon au prix de leur vie. « Comment pouvons-nous exiger à des médecins de sauver des vies sous des décombres alors qu’au même moment, la vie de quelques membres de leurs équipes est à la merci de bourreaux sans foi ni loi », s’interroge Dr Larson.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1008" height="756" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/1653391540-Kidnapping.jpg" alt="" class="wp-image-7156 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/1653391540-Kidnapping.jpg 1008w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/1653391540-Kidnapping-300x225.jpg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/1653391540-Kidnapping-768x576.jpg 768w" sizes="auto" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Coup de massue : l’Hôpital Médecins sans frontières ferme ses portes après 15 ans de services dans la zone. Guerre des gangs oblige. Entre-temps, les blessés de ce conflit armé, parmi eux, des femmes et des enfants qui se comptent par centaine sont livrés à leur triste sort. Pire, les sinistrés du tremblement de terre du 14 août ne pourront pas non plus compter sur l’expertise de ces médecins qui ne peuvent plus mettre les pieds à Martissant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les hôpitaux, les cabinets médicaux, cibles des bandits…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La corporation médicale est dans la bouche du diable. La liste de médecins enlevés ou tués s’allonge au quotidien. Le Docteur Ernst Paddy a été froidement abattu devant sa clinique sous les yeux impuissants des riverains et passants alors qu’il s’apprêtait à procurer des soins à un patient. Des gangsters qui ont voulu le kidnapper l’ont descendu d’une balle en pleine tête, car le médecin, âgé, avec une canne, ne pouvait pas obéir aux ordres des kidnappeurs au rythme exigé. Une perte énorme pour le secteur de la santé, pour les enfants en particulier, car M Paddy était un pédiatre dans l’âme. La directrice exécutive de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (HUE), Jessy Colimon Adrien, reconnaît que cette situation angoissante peut avoir un impact négatif sur la qualité des services que les médecins fournissent à la population. « Ces enlèvements, dont la corporation est victime, affectent grandement les membres. Le plus dur, c’est qu’à chaque fois un médecin est victime, après sa libération, il fait son retrait », regrette Mme Adrien</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les péripéties des personnels médicaux ne font que commencer. Ce secteur est désormais la proie favorite et facile des ravisseurs de tout poil et tout acabit. Le 25 février 2022, le Dr Martial Piard, dentiste et anesthésiologiste a connu le même sort que ses collègues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une semaine plus tard, le gynécologue Pierre Boncy et l’urologue Michel D’Alexis seront eux aussi kidnappés, au sein même de leur cabinet médical. Des hommes vêtus d’uniformes de police ont fait irruption dans le cabinet et ont emporté les disciples d’Hypocrate.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un mois plus tard, soit le 3 avril 2022, le docteur Jean Philipe, moins chanceux, sera tué lors d’une tentative de kidnapping, tout comme le dentiste Mackindi Guerrier un an avant. Alors que l’enlèvement du docteur Jacques Pierre Pierre de l’HUEH, survenu le 17 mai 2022 à la ruelle Waag, au cœur de Port-au-Prince, soulèvera une vague d’indignation et de mouvements de protestation.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="682" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/Photo-1-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-7157 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/Photo-1-1024x682.jpg 1024w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/Photo-1-300x200.jpg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/Photo-1-768x512.jpg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/Photo-1.jpg 1081w" sizes="auto" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La médecin Benetty Augustin elle, a été kidnappée une semaine avant le Dr Pierre Pierre. S’en suivait la fermeture des hôpitaux St Luc et Saint Damien de Tabarre, en signe de solidarité et expression de leur ras-le-bol démesuré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De ce tableau macabre, l’image choquante de l’infirmière Virgile Lorna-Rose Fils-Aimé restera longtemps encore dans les esprits. La cinquantenaire a été tuée à bord d’une ambulance qui transportait des médicaments à la clinique Jean Wilfrid Albert où elle travaille. Elle a accepté de traverser Martissant, la vallée de la mort, pour sauver des vies. Elle y est restée. Une balle lui a transpercé la nuque avant d’ouvrir son crâne au moment où les caïds de Martissant ont fait feu sur le véhicule le 5 juillet 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Protester et solutionner</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Conscients que les grèves et les fermetures signent en quelque sorte l’arrêt de mort des malades, des médecins et associations médicales optent pour d’autres formes de revendication. Le secrétaire de l’Union des Médecins Haïtiens Pierre Eliode préconise d’attaquer le problème en Amont. « Il faut que toutes les corporations du pays et les citoyens secouent l’État afin de le tirer de sa torpeur, et ensuite éduquer les gens sur le rôle crucial que joue un médecin dans une société », soutient le toubib. La directrice Exécutive de L’HUEH abonde dans le même sens, tout en affirmant que d’autres méthodes en faveur des malades sont en train d’être étudiées.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="768" height="1024" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/WhatsApp-Image-2022-08-14-at-22.58.53-2-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-7158 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/WhatsApp-Image-2022-08-14-at-22.58.53-2-768x1024.jpeg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/WhatsApp-Image-2022-08-14-at-22.58.53-2-225x300.jpeg 225w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/WhatsApp-Image-2022-08-14-at-22.58.53-2.jpeg 780w" sizes="auto" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays comme Haïti où statistiquement 5 médecins desservent environ 10 milles habitants, un docteur ne meurt jamais seul. Son décès ou son malheur entraîne à coup sûr des dégâts innombrables au sein de la société. La chute provoquée d’un médecin est catastrophique pour la population. Kidnapper, martyriser ou tuer un médecin, c&rsquo;est priver 10 mille haïtiens de soins de santé qui est déjà un luxe dans ce pays de manque. Réduire au silence ne serait-ce qu’un seul membre de cette catégorie, c’est stopper l’horloge de vie de beaucoup avant la lettre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Miwatson Stjour&nbsp;</strong></p>



<figure class="wp-block-table"><table><tbody><tr><td></td><td>RépondreTransférer</td></tr></tbody></table></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><a target="_blank" href="https://drive.google.com/u/0/settings/storage?hl=fr-CA&amp;utm_medium=web&amp;utm_source=gmail&amp;utm_campaign=storage_meter&amp;utm_content=storage_very_high" rel="noreferrer noopener"></a></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://imediaayiti.com/2022/10/08/haiti-quand-les-medecins-sont-kidnappes-ou-tues-les-malades-paient-le-prix/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<media:content url="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/reportage-photo-de-Phalonne-Pierre-Louis-3_RET.jpg" medium="image"></media:content>
            	</item>
		<item>
		<title>Ernst Pierre: un policier modèle ou l’incarnation de la devise de la PNH?</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2022/09/25/ernst-pierre-un-policier-modele-ou-lincarnation-de-la-devise-de-la-pnh/</link>
					<comments>https://imediaayiti.com/2022/09/25/ernst-pierre-un-policier-modele-ou-lincarnation-de-la-devise-de-la-pnh/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Miwatson St Jour]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Sep 2022 02:37:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Ernst Pierre]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Modele]]></category>
		<category><![CDATA[PNH]]></category>
		<category><![CDATA[Police]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://imediaayiti.com/?p=7061</guid>

					<description><![CDATA[L’image d’un policier protégeant une femme paniquée, suffoquant sous l’effet d’un gaz lacrymogène en plein cœur de Port-au-Prince a tourné en boucle sur la toile le mardi 20 septembre 2022. Une photo qui a suscité beaucoup de réactions, et a récolté de nombreux commentaires positifs. Un geste qui a valu d’énormes appréciations à l’agent du CIMO (Corps d’Intervention de Maintien d’Ordre), voire l’étiquette de policier modèle. Qui est ce policier ? Quel est son parcours ? IMEDIA est parti à la rencontre d’Ernst Pierre. Ernst Pierre a toujours été habité par le désir de servir son pays. D’être utile à...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’image d’un policier protégeant une femme paniquée, suffoquant sous l’effet d’un gaz lacrymogène en plein cœur de Port-au-Prince a tourné en boucle sur la toile le mardi 20 septembre 2022. Une photo qui a suscité beaucoup de réactions, et a récolté de nombreux commentaires positifs. Un geste qui a valu d’énormes appréciations à l’agent du CIMO (Corps d’Intervention de Maintien d’Ordre), voire l’étiquette de policier modèle. Qui est ce policier ? Quel est son parcours ? IMEDIA est parti à la rencontre d’Ernst Pierre.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ernst Pierre a toujours été habité par le désir de servir son pays. D’être utile à la société. Voilà ce qui explique son choix, son orientation vers la Police Nationale d’Haïti. Intégré l’institution en 2018, Ernst a vu enfin cette occasion s’offrir à lui. Et, il ne l’aura pas manquée une seule fois de sa vie. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>« J’ai toujours souhaité servir mon pays dignement. Apporter ma contribution à ma communauté et inspirer d’autres jeunes », explique le natif de Cité-Soleil. </strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Monsieur Pierre, aider une personne qui est en difficulté est un devoir pour quiconque, mais plus encore un travail, une obligation pour un policier. « Le travail d’un policier prend tout son sens en garantissant la sécurité de la vie et des biens des autres », atteste l’homme qui fait 1m96. Une tâche dont l’agent du CIMO donne la preuve la plus tangible : Bouclier en main, bras droit autour de l’épaule d’une dame piégée et effrayée, Ernst Pierre, l’air préoccupé, au pas sûrs, escorte la femme pour lui mettre l’abri.</p>



<div class="wp-block-image is-style-default"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/Tcharly-2.jpg" alt="" class="wp-image-7111 lazyload" width="526" height="350" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/Tcharly-2.jpg 308w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/Tcharly-2-300x200.jpg 300w" sizes="auto" /><figcaption>Photo illustrant le policier Ersnt Pierre potregeant une citoyenne lors des mouvements de protestation  »Pays Lock » Credit Photo _ Tcharly Coutin [Kanga Zile]</figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un parcours remarquable…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant l’institution policière, Ernst pierre se faisait déjà remarqué dans les milieux fréquentés. Il était toujours compté parmi les plus brillants, mais surtout les plus disciplinés. Son passage, du moins sa participation au programme YouthExplorer, initié par<a href="https://ht.usembassy.gov/fr/"> l’ambassade des États-Unis en Haïti</a> en témoigne sans faille. Il s’agit en effet d’une initiative implantée dans les quartiers populaires afin de former et d’encadrer les jeunes défavorisés. C’est de là que tout est parti pour le jeune Ernst d’alors. Il a été vite repêché et s’est distingué des autres par son sens aigu de la discipline. Appliqué, rectiligne, dynamique, celui qui a vu le jour à l’hôpital Isaie Jeanty, commune de Cité-Soleil, a décroché le prestigieux titre d’ambassadeur du programme, et l’a conservé depuis. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Tout ce que je suis aujourd’hui, je le dois à cette formation. Je suis le pur produit de YouthExplorer », confie-t-il. Une période qui aura fortement marqué la vie du tabarrois. « C’est grâce à eux, les formateurs du programme, que je puis découvrir mes capacités, mon potentiel et connaitre ma vraie valeur. Ils m’ont poussé à donner la meilleure version de moi-même, je m’en inspire encore et suis constamment guidé par les valeurs qu’ils m’ont inculquées », explique le benjamin d’une fratrie de huit enfants, avec une once de fierté dans la voix.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="695" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/WhatsApp-Image-2022-09-23-at-1.34.23-PM.jpeg" alt="" class="wp-image-7112 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/WhatsApp-Image-2022-09-23-at-1.34.23-PM.jpeg 720w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/WhatsApp-Image-2022-09-23-at-1.34.23-PM-300x290.jpeg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/10/WhatsApp-Image-2022-09-23-at-1.34.23-PM-24x24.jpeg 24w" sizes="auto" /><figcaption>Photo d&rsquo;illustration de Ersnt Pierre</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Issu d’une famille modeste, Ernst a fait ses études primaires au collège Bethel d’Haïti et les secondaires à l’institution Modernes des Frères Chrétiens. Elevé par sa mère, qui a du affronté seule toutes les vicissitudes de la vie, le policier a vécu des moments horribles. Sans dessus, sans dessous. La faim, la soif, le manque, bref…, la misère rythmait son quotidien. « Ma mère nous a agrandis toute seule, malgré les moments amers, elle nous a élevé dans la droiture et le respect mutuel », raconte celui qui vient de souffler son vingt huitième bougie, ce 10 septembre 2022. Passé à tabac, Ernst a su créé une brèche dans la muraille. Agent du CIMO, représentant de YouthExplorer, ses titres n’en sont pas à leur comble. Il a d’autres flèches à son arc, d’autres compétences…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le leader inspirant…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">De tous les mots qui pourraient décrire Ernst, celui qui conviendrait le mieux est leader. Il l’est dans l’âme, et dans le plein sens du terme. L’homme requiert toutes les caractéristiques pouvant lui honorer d’un tel titre : sens du devoir, honnêteté, dynamisme, respect mutuel entre autres. Les déclarations de l’ancien Directeur Général de la Police Nationale d’Haïti, Michel-Ange Gédéon, à son sujet lors de sa graduation en août 2019, est un témoignage vivant. « Mon rêve, c’est de voir les jeunes haïtiens cultiver les traits d’un vrai leader et le patriotisme, afin qu’ils puissent œuvrer pour une Haïti meilleure ; je suis heureux et fier de voir un jeune bénéficiaire du programme YouthExpolrer gradué dans cette 30e promotion de la PNH. Merci Ernst Pierre parce que tu te mets à la hauteur de ton rôle d’ambassadeur, et tu continues à être un exemple pour les autres », a longuement écrit M Gédéon.</p>



<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Fière de participer à la graduation de 24 Jeunes Explorateurs, qui ont terminé leur programme avec succès! Avec <a href="https://twitter.com/StateINL?ref_src=twsrc%5Etfw">@StateINL</a> &amp; <a href="https://twitter.com/pnh_officiel?ref_src=twsrc%5Etfw">@pnh_officiel</a>, ces jeunes ont appris à être de meilleurs leaders &amp; citoyens modèles pour promouvoir paix &amp; prospérité en Haïti. Félicitations! &#8211; <a href="https://twitter.com/hashtag/AmbSison?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#AmbSison</a> <a href="https://t.co/PJr7l3sGea">pic.twitter.com/PJr7l3sGea</a></p>— U.S. Embassy Haiti (@USEmbassyHaiti) <a href="https://twitter.com/USEmbassyHaiti/status/1157380607002853377?ref_src=twsrc%5Etfw">August 2, 2019</a></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">La note de félicitations de la structure dénommée SPNH-17 a aussi présenté Ernst Pierre comme un modèle. « Le Syndicat de la Police Nationale d’Haïti adresse ses vives félicitations au policier modèle Ernst Pierre pour son acte remarquable et l’encourage à continuer à servir la population avec amour et respect », peut-on lire dans cette note.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après tout, Ernst continue de tirer la machine vers le haut. En plus d’être technicien en plomberie et en électricité bâtiment, il met le curseur aujourd’hui sur l’anglais. Il se projette dans l’institution policière et croit dur comme fer que s’y trouve son avenir. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>« Il existe un avenir partout où on est, il suffit de se mettre à fond, d’appliquer et de respecter les normes », s’obstine-t-il. </strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le fils de Pernier et de Cité-Soleil entend continuer à faire son travail de policier, protéger et servir les citoyens avec amour, impartialité et droiture. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>« À chaque fois que je pose une action du genre, je me dis que je fais tout simplement mon job, on me paye pour cela », déclare l’agent des forces de l’ordre. Il invite toutefois ses frères d’armes à mettre en œuvre ce qu’ils ont appris et à œuvrer à faire de la PNH une institution crédible, respectée et appréciée. Faire de la devise de l’institution : protéger et servir, leur leitmotiv.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le policier Ernst Pierre aspire à une PNH plus professionnelle et plus proche des citoyens. Il espère que son acte servira d’exemple aux autres collègues, et que le désir de servir imprègne les 14 milles policiers qui desservent la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Miwatson ST JOUR</strong></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://imediaayiti.com/2022/09/25/ernst-pierre-un-policier-modele-ou-lincarnation-de-la-devise-de-la-pnh/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<media:content url="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/09/Ersnt-Pierre-TED-Actu.jpg" medium="image"></media:content>
            	</item>
		<item>
		<title>Et le « lock » revient avec son lot de pénuries…</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2022/09/19/et-le-lock-revient-avec-son-lot-de-penuries/</link>
					<comments>https://imediaayiti.com/2022/09/19/et-le-lock-revient-avec-son-lot-de-penuries/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Miwatson St Jour]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Sep 2022 23:34:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Ariel Henry]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[pAYS loCK]]></category>
		<category><![CDATA[Penurie]]></category>
		<category><![CDATA[Pillage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://imediaayiti.com/?p=7027</guid>

					<description><![CDATA[Pneus enflammés, barricades érigées, casses, scènes de pillage, attaques violentes contre des vies et biens : depuis le lundi 12 septembre, suite à l’annonce par le gouvernement de l’augmentation du prix du carburant, toutes les activités commerciales sont au point mort. Personne ne peut vaquer à ses occupations. La population s’est dit être prise en otage, se plaint d’être à court de ressources dans les ménages. Rien ne fonctionne. Hormis la protestation et la colère des manifestants qui tournent à plein régime. Seuls les protestataires paradent, pavanent, scandent des slogans les uns plus violents que les autres ; incendient, pillent,...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pneus enflammés, barricades érigées, casses, scènes de pillage, attaques violentes contre des vies et biens : depuis le lundi 12 septembre, suite à l’annonce par le gouvernement de l’augmentation du prix du carburant, toutes les activités commerciales sont au point mort. Personne ne peut vaquer à ses occupations. La population s’est dit être prise en otage, se plaint d’être à court de ressources dans les ménages. Rien ne fonctionne. Hormis la protestation et la colère des manifestants qui tournent à plein régime. Seuls les protestataires paradent, pavanent, scandent des slogans les uns plus violents que les autres ; incendient, pillent, revendiquent, exigent…et jouent au cache-cache avec des agents des forces de l’ordre qui semblent dépasser par l’ampleur des événements. Et, encore, comme avant, on manquait, on manque et on en manquera de tout.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pénuries et SOS</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les hôpitaux, les banques commerciales, les entreprises privées et publiques, même le petit commerce est pris dans l’étau de la furie populaire. La circulation est quasi impossible. Résultats : les manques s’accentuent, des besoins, pour le moins pressants se font sentir, des gens en souffrent, se plaignent, lancent des SOS, prennent leur mal en patience et espèrent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Depuis mardi, je suis enfermée chez moi. Sans rien à manger. Pas d’eau, ni de nourriture, ni d’argent non plus », se lamente une internaute</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>On est passé de la pénurie de carburant à une pénurie presque totale. De la période des fameux gallons jaunes à celle des gallons bleus. Des citoyens défilent, arpentent les rues, font des kilomètres à pied avec sous leurs bras des gallons bleus en quête d’eau potable, en plein cœur de la capitale, Port-au-Prince.</strong></p></blockquote>





<p class="wp-block-paragraph">De Turgeau à Bois Verna, aux Bas-peu-de choses, la crise de l’eau pèse. Devant les rares stations à eau qui en fournit, c’est la grande foule. La queue. Bousculade, pagaille, affrontement entre acheteurs et vendeurs. Les nerfs sont à fleur de peau. Tout le monde se livre à un sauve-qui-peut. À place publique Carl-Bois, devant une boutique, le spectacle intrigue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Forme une ligne, ordonne le vendeur. ‘’Se moun pa w wap vann’’, vocifèrent certains acheteurs ». Le vendeur, à bout, décide de fermer sa boutique. La foule bouillonnante donne l’impression de s’aligner… Mais personne n’a revu le propriétaire&#8230;</p>





<p class="wp-block-paragraph">Et, naturellement, comme d’habitude, le prix de l’eau flambe. 200 gourdes pour ‘’un 5 gallon’’ qu’on payait 50 gourdes autrefois. Le paquet d’eau vendu généralement par les petits détaillants se fait aussi rare et cher. 300 gourdes contre 150 avant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« On ne peut plus trouver d’eau, ça fait des heures que je marche, j’ai été&nbsp; à une boutique, le prix du bidon était exorbitant, je ne pouvais pas l’acheter », lâche Johanne, visiblement épuisée.</p>





<p class="wp-block-paragraph">Même la compagnie Alaska au Portail-Léogane, se dit en rupture de stock. Porte close. Les citoyens et petits marchands qui étaient venus acheter sont repartis sans. Déçus, bredouilles et frustrés. « Depuis mercredi, les gens s’approvisionnent en eau à un rythme étonnant, en seulement deux jours nos stocks sont épuisés », explique Mario, l’agent de sécurité de la compagnie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>





<p class="wp-block-paragraph">On est passé du temps des appels à l’aide au grand temps des SOS. Quiconque surfe sur les réseaux sociaux s’en tiendra compte. Pourra lire la publication d’une maman cloitrée chez elle avec son bébé sans eau potable qui lance son cri de détresse : « Au secours, mon nouveau-né a soif et je n’ai pas d’eau potable pour approvisionner son biberon », a-t-elle écrit. Une publication reprise et partager par de nombreux internautes, comme pour pousser le message à destination. « Prenez de l’eau limpide, faites la bouillir puis après son refroidissement, tu peux en donner au bébé », a posté une internaute qui revêt son costume de conseiller et de secouriste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Nous avons vraiment faim, et nous ne pouvons rien manger », s’amuse ironiquement Nathalie, une internaute sur son compte Facebook. Les marchés et boutiques sont vides, sinon presque. Le transport des denrées alimentaires des provinces vers la capitale, déjà en proie à l’insécurité, est tout bonnement à l’arrêt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les rares paysans qui risquaient leur peau ne peuvent plus se rendre dans les espaces urbains pour écouler leurs produits alimentaires. Pas moyen de circuler. La famine poursuit sa course folle, s’installe de plus en plus dans les familles haïtiennes. Les estomacs creux centuplent et crient au secours. Au marché de Salomon, au bas de la ville, on n’en trouve presque rien à acheter. Les quelques denrées défectueuses, étalées a même la chaussé, coutent les yeux de la tête. Cette situation intrigue Jean Marc. « Le prix des produits explose d’un seul coup, après avoir dépensé 3 mille 500 gourdes, je rentre à la maison avec mon sac presque vide », déplore-t-il</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Hôpitaux et centres carcéraux font les frais.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les hôpitaux, c’est le branle-bas. Pas d’eau, pas de médicaments, pas de nourriture, pas d’énergie…Le carburant était longtemps un produit rare. À l’hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti dit l’hôpital général, une vidéo circulant sur les réseaux montrent des malades qui témoignent avoir passé cinq jours sans se laver. Plusieurs jours sans rien manger et qu’il leur faut d’énormes acrobaties pour trouver de l’eau à boire. « Je n’ai rien mangé depuis trois jours, c’est un bon samaritain qui m’a fait don de deux poches d’eau hier », se plaint un vieillard qui porte un cathéter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les médecins et d’autres personnel de santé se montrent plus réservés, atténuent la réalité qu’ils considèrent comme une honte. Éthique professionnelle, mais surtout prestige obligent. D’autres toubibs lancent des SOS pour le plus grand centre hospitalier du pays, qui craquait déjà sous le poids du manque. « Nous faisons appel à l’Etat central, nous ne pouvons plus prodiguer des soins aux malades qui crèvent, nous ne disposons d’aucun moyen », se désole le médecin « la génératrice ne fonctionne pas, il n’y a même pas d’eau courante », ajoute-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au pénitencier national, la situation n’est pas différente. Les prisonniers, déjà dans une extrême précarité, sont aux abois. L’avocat Arnel Remy n’a pas manqué de tirer la sonnette d’alarme. « Les détenus au pénitencier national vivent l’enfer, déjà cinq jours qu’ils n’ont pas mangés, ils n’ont pas d’eau pour pouvoir se doucher. Si cette pénurie continue beaucoup d’entre eux mourront. C’est l’une des premières conséquences de l’augmentation du prix de l’essence », a tweeté le professionnel de la basoche.</p>



<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="ht" dir="ltr">SOS! SOS! pou prizonye ki lan penitansye nasyonal.Yo gen 5 jou san manje san benyen. Se youn nan premye premye gwo konsekans ogmantasyon gaz la.Jistis la déjà paka fonksyone. Si anyen pa fet pou yo anpil moun pral mouri anndan prizon yo.CADDHO ap lanse kri dalam sa. SOS!</p>— Arnel REMY,Av (@ArnelREMY2) <a href="https://twitter.com/ArnelREMY2/status/1570433005088567302?ref_src=twsrc%5Etfw">September 15, 2022</a></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Comme pour nous dire que les mauvaises habitudes ont la vie dure, le lock revient presque un an après, avec évidemment son lot de malheurs. Haïti s’abrite dans un éternel retour. Il repartira et nous quittera avec une pléthore de pénuries. D’autant plus que la menace de la tempête Fiona plane sur le pays. L’ouragan a déjà fait un mort en Guadeloupe et des dégâts matériels considérables dans la région. La République Dominicaine subit déjà de plein fouet le passage du cyclone. Haïti, en lambeaux, au temps des pénuries, des SOS attend l’arrivée de Fiona ce lundi 19 septembre. On appelle la population à être vigilante, on imagine déjà notre misère et les pénuries décupler après le passage de Fiona. Entre temps, le gouvernement ne rétracte pas sur sa décision de hausser les prix à la pompe qui a soulevé la colère du peuple, et n’annonce aucune mesure face à la menace que représente la tempête Fiona.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Miwatson ST JOUR</strong></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://imediaayiti.com/2022/09/19/et-le-lock-revient-avec-son-lot-de-penuries/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<media:content url="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/09/WhatsApp-Image-2022-09-19-at-2.54.40-PM.jpeg" medium="image"></media:content>
            	</item>
		<item>
		<title>Haïti : l’hécatombe silencieuse des « tests de paternités traditionnels »</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2021/12/31/haiti-lhecatombe-silencieuse-des-tests-de-paternites-traditionnels/</link>
					<comments>https://imediaayiti.com/2021/12/31/haiti-lhecatombe-silencieuse-des-tests-de-paternites-traditionnels/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Miwatson St Jour]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Dec 2021 19:36:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Enfant]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Hécatombe]]></category>
		<category><![CDATA[raditionnels]]></category>
		<category><![CDATA[Test de paternités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://imediaayiti.com/?p=6370</guid>

					<description><![CDATA[Près de 260 000 enfants naissent tous les ans en Haïti, selon les chiffres officiels du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP). Pour s’assurer que des enfants sont les leurs, des présumés pères haïtiens effectuent des tests de paternité dits ‘’traditionnels’’ en donnant leur sang à boire aux nouveau-nés au mépris total des tests ADN et de la convention internationale relative aux droits de l’enfant. Des spécialistes en droit des mineurs alertent sur cette pratique empreinte de vampirisme et crient au scandale face à ces procédés superstitieux qui, contaminent et tuent. Jethro Philistin est père de...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Près de 260 000 enfants naissent tous les ans en Haïti, selon les chiffres officiels du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP). Pour s’assurer que des enfants sont les leurs, des présumés pères haïtiens effectuent des tests de paternité dits ‘’traditionnels’’ en donnant leur sang à boire aux nouveau-nés au mépris total des tests ADN et de la convention internationale relative aux droits de l’enfant. Des spécialistes en droit des mineurs alertent sur cette pratique empreinte de vampirisme et crient au scandale face à ces procédés superstitieux qui, contaminent et tuent. </strong></p>
<p>Jethro Philistin est père de trois enfants. Concubin de sa femme depuis 17 ans, cet agent de la mairie de la commune Croix des Bouquets, ne croit pas en la science. Encore moins en sa femme, avec qui il a eu deux autres enfants. Pour se rassurer de la paternité biologique de son premier fils, l’homme, originaire de Port-de-Paix, une ville de province située au nord-ouest de la capitale d’Haïti, a eu recours à une méthode peu catholique et non-recommandable pour contrecarrer ce qu’il appelle ‘’kout pitit’’ [ndlr, expression désignant la non-paternité biologique dans le langage haïtien]. Cette fraude, durant laquelle une mère attribue sciemment la paternité de son nouveau-né, à un homme qu’elle sait pertinemment qui n’en est pas le père biologique.</p>
<p>Le fait pour un homme de s’occuper d’un enfant qu’il croyait être le sien jusqu’à ce qu’il découvre que ce dernier provient d’une relation « extra-conjugale » est inconcevable pour Jethro Philistin qui vit aujourd’hui sous un toit séparé de sa femme, Anita*.</p>
<p>« Dans l’histoire de l’humanité, c’est uniquement l’époux de la vierge Marie, Joseph, qui avait accepté que sa femme lui impose la paternité de l’enfant Jésus qui n’était pas le sien pour s’en occuper », parodie sous un ton farouche Philistin converti au christianisme il y a tout juste deux ans. Il dénote qu’il serait le dernier bon samaritain sur cette terre qui prendra le risque d’élever un enfant qui n’est pas le sien tout en sachant que sa femme l’a trompée avec un autre homme. « Je ne suis pas Joseph et mes enfants ne seront pas Jésus non plus. Par conséquent, il est hors de question de laisser un quelconque doute planer sur le fait d’être le père ou non de n’importe quel enfant que j’aurai mis dans l’utérus d’une femme », tranche le plombier de profession avec un air sexiste.</p>
<p>L’homme de 36 ans qui vient de prendre son repas de midi à 4 heures P.M, composé du riz à la purée de haricots et de la sauce de ‘’kalalou combo’’, mets très prisé en Haïti, le tout mélangé dans un bol, dit ne pas croire en la fidélité et en la monogamie dans les relations de couple. Il avait pris d’énormes risques pour acquérir la certitude de sa paternité biologique avec ses enfants. Et ceci, au prix fort après la naissance de son fils aîné.</p>
<p>« Je sais comment vérifier si un enfant n’est pas le mien. Pas besoin de la science pour ça », argue l’homme devant la caméra. Dans sa chambre exiguë, en toiture de tôle trouillée dont les rayons d&rsquo;un soleil qui s’apprêtent à s’effacer perforent chaque petit trou, Philistin prétend détenir le monopole de la vérité sur la notion de paternité biologique. « J’effectue mes propres tests de paternité avec mes connaissances traditionnelles et mystiques », lâche l’homme d’un air superstitieux.</p>
<blockquote><p><strong>« Je sais comment vérifier si un enfant n’est pas le mien. Pas besoin de la science pour ça », argue Philistin devant la caméra.</strong></p></blockquote>
<p>« Il existe plusieurs méthodes traditionnelles pouvant permettre à un homme de vérifier son lien de paternité avec un enfant », détaille Philistin. La première qui doit être effectuée au moment de la grossesse, consiste à envelopper une sucrerie sous les aisselles de l’homme présumé être le père biologique durant 24 heures pour ensuite la donner à la femme enceinte. Si après sa sucette, la femme vomit, la recette présupposerait que l’enfant n’est pas à l’homme indiqué », explique Philistin qui rappelle que cette méthode ancienne peut conduire à un avortement immédiat. La seconde, ajoute-t-il, consiste à envelopper le nouveau-né dans un habit trempé de sueur appartenant au père désigné pour ensuite effectuer des balivernes sur son nombril. Dans cette prétendue méthode de vérification, monsieur Philistin avoue que l’enfant sera empoisonné d’un microbe qui le tuera, à petit feu, s’il n’est biologiquement pas celui du père à qui la mère l’a présenté. Et la dernière qu’est la plus sévère selon lui, consiste pour le père de saigner le majeur de sa main droite pour donner du sang à boire au bébé qu’on lui présente comme étant son fils ou sa fille.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Tests de paternités traditionnels - Partie 1" width="720" height="405" src="https://www.youtube.com/embed/-DtMD_URVT0?start=84&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Cette méthode, qualifiée de cruelle, est la préférée de Philistin. D’ailleurs, c’est celle qu’il a exercée sur son fils aîné, il y a tout juste16 ans. Âgé de seulement vingt ans à l’époque, l’homme avait donné à son fils Tito* son propre sang à boire alors que ce dernier n&rsquo;était âgé que de 3 jours. Le petit garçon avait ingurgité le sang de son père après le rituel de ce dernier et n’est miraculeusement pas décédé par la suite. « J&rsquo;ai effectué le teste sous les yeux de sa mère Anita* et je lui avais prévenu que si l’enfant est d’un autre homme, il ne survivra pas. Heureusement, mon fils est en vie, ce qui me certifie qu’il est de toute évidence le mien », conclu l’homme de manière satisfait, perché sur son lit branlant, l’unique immobilier remarquable de la chambre branché sur quatre briques pour lui donner de la hauteur.</p>
<p>La femme de Philistin, Anita*, a assisté impuissante son fils passer le fameux test. Sous ses yeux hagards, remplis de honte la jeune maman d’alors a regardé le garçonnet qu’il venait de mettre au monde avaler goulûment le sang de son partenaire.</p>
<blockquote><p><strong>« J’avais tellement honte en le regardant faire ça à mon fils, je me sentais rabaissée, humiliée et effrayée, mais crois-moi, je n’y pouvais rien. Si j’osais m’y opposer, je risquerais de me faire bastonner par mon concubin et me jeter dehors par sa maman qui tenait à ce qu’il fasse le test, car elle ne me faisait pas confiance non plus », raconte Anita* la voix éteinte, la tête demi inclinée.</strong></p></blockquote>
<p><strong>Une pratique discrète mais courante</strong></p>
<p>Philistin n’est pas le seul à avoir recours à cette pratique qui sous-entend détenir une vérité absolue concernant la non-paternité. Gérôme*, Roro et Jean Robert* sont eux aussi des fervents disciples des tests de paternité dits traditionnels même s’ils sont conscients que ce sont des pratiques morbides.</p>
<p>Gérôme* est père de 4 enfants qu’il a eu avec 4 mères différentes. Le trentenaire avoue maîtriser les 3 méthodes évoquées par Philistin.</p>
<p>Dans la tête du contremaître maçon qui habite Canaan, un des plus grands bidonvilles du pays, formé après le séisme de 2010, c’est une méthode garantie. « Mon garçon de dix-huit mois ne serait pas en vie à l’heure actuelle, car il a subi le test », révèle l’homme sans ambages assis sur une chaise en paille à l’arrière-cour de son taudis.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Tests de paternités traditionnels - Partie 2" width="720" height="405" src="https://www.youtube.com/embed/yNQS-NaJ_KQ?start=3&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Roro, ainsi connu est lui aussi un partisan avéré de cette pratique. Quoiqu’il soit conscient des conséquences néfastes qu’un tel acte puisse engendrer, il avoue avoir recours à cette dernière à plusieurs reprises. Le père de huit enfants croit dur comme fer en cette méthode. « J’ai la garantie que tous mes enfants sont miens grâce à mon savoir mystique », explique le chauffeur de camionnette la voix teintée de fierté. « Je me rappelle quand ma dernière fille est née en mars 2021 à l’hôpital, à midi pétant, une fois arrivé sur les lieux, j’ai pris la petite dans mes bras feignants la bercer, j’ai filé, dans sa bouche, mon majeur saigné brut à l’aide d’une gilette. Elle s’est endormie et est réveillée par la suite », épilogue le natif des Cayes.</p>
<p><strong>Des pratiques qui tuent…</strong></p>
<p>Rencontré à Lilavois 7, quartier de bon Repos, situé à environ 9,2 kilomètres de la Capitale, Port-au-Prince, Jean Robert*, un père de famille étale fièrement sa connaissance et raconte sa vécue dramatique avec la pratique.</p>
<p>« J’ai déjà été victime de tromperie durant ma jeunesse. J’avais une petite amie, Johana* qui me trompait constamment. Heureusement, une de ses copines m’avait mis au parfum de ses petites escapades bien avant qu’elle ne soit tombée enceinte en mai 1985. Puis sans surprise, elle m’annonça le 16 mai 1985 qu’elle était enceinte. Je lui ai dit les yeux dans les yeux, si l’enfant est à moi, il survivra au test de paternité traditionnel que je lui passerai, mais s’il est celui d’un autre, il mourra et elle aussi d’ailleurs. Incrédule qu’elle était, elle ne m’avait pas cru », raconte l’homme de 62 ans d’un ton magistral.</p>
<p>Après l’accouchement de sa femme, Jean Robert* raconte qu’il a pris l’enfant dans ses bras, l’a dorloté puis a effectué un rituel avec du sang dans la bouche du petit garçon qui vient de naître. « J’ai saigné le majeur de ma main droite, je l’ai donné à l’enfant… Puis, il s’est endormi ». 24 heures plus tard, coup de boutoir, l’enfant est décédé, pérore le sexagénaire avec désinvolture.</p>
<p>Sa mère, Johana*, s’est réveillée avec à ses côtés, un bébé mort, avec un petit cœur qui ne bat plus, des petits doigts qui ne jouent plus et un regard éteint avec toute l’innocence qu’il contenait.</p>
<blockquote><p><strong>« Je n’avais même pas encore payé la sage-femme qui a mis au monde le garçon quand l’amie de Johana* qui me mettait au courant de ses infidélités m’annonçait le décès de l’enfant. 15 jours plus tard, abasourdie, par ce qui lui arriva, Johana* à son tour décède », se remémore Jean Robert* un petit sourire malin sur le visage.</strong></p></blockquote>
<p>À l’époque, je ne savais même pas ce qu’était un test d’ADN, s’il existait et quel a été son prix, ajoute le vieux qui dit être certain qu’il n’aurait pas assez d’argent non plus pour pouvoir payer un tel luxe. « J’ai pris un raccourci en faisant mon test traditionnel et croyez-moi, c’était le moyen le plus sûr », lâche Jean Robert*, sans regret aucun. « C’est un procédé très complexe et mystique ». Pour le réaliser l’exécutant doit être un homme. Un vrai, un père viril qui ne se laissera pas intimider par une femme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Tests de paternité traditionnels" width="720" height="405" src="https://www.youtube.com/embed/Bcg8uWC8YFc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Si cette pratique sanguinaire peut détruire la vie d’un enfant innocent, pour Jean Robert*, il n’est rien d’autre qu’un procédé de vérification visant à établir la vérité dans une situation de doute, car, quelques années plus tard, l’originaire des Cayes affirme avoir effectué le même teste avec ses quatre autres enfants de sa nouvelle compagne, aucun d’eux n’est décédé. « Et je vis avec eux jusqu’à présent ainsi qu’avec ma nouvelle compagne » conclut-il.</p>
<p>Si Jean Robert* pense avoir raison dans sa pratique, des spécialistes médicaux soulignent que ces genres de pratiques ne sont pas sans conséquences sur la santé d’un nouveau-né ayant été victime d’inoculation involontaire du sang de son père biologique ou d’un présumé-père.</p>
<p><strong>Boire du sang : entre superstition et risques sanitaires</strong></p>
<p>« C’est une connaissance qui provient des lois Ginen. Ce sont eux qui nous dictent le chemin de la lumière et de la vie » dit le marchand. Ne voulant pas tout dévoiler devant la caméra, le commerçant avoue que sa recette traditionnelle de test de paternité s’effectue dans un moment précis. En l’absence de la mère à la maison ou dans un moment qui ne doit pas éveiller les soupçons. Sinon, la moindre suspicion de la mère ou d’une autre personne sur une telle action dans le foyer entraînera probablement une discorde indéfinie voire même une séparation automatique, des plaintes judiciaires et pire une étiquette de ‘’sorcier’’ par la société.</p>
<p>« J’ai appris les rituels dans un livre, j’estime que ce sont des connaissances anciennes qui doivent être transmises afin de faire perdurer la pratique et préserver la dignité et l’honneur des pères.. Un jour je dirai à mes enfants de tout faire pour ne pas être victime de ‘’kout piti ‘’», soutient Gérôme pour sa part.</p>
<p>Ces modes de pratiques immergées dans la superstition trainent souvent après elles des dégâts sanitaires désastreux, du moins irréparables.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Tests de paternités traditionnels - Partie 4" width="720" height="405" src="https://www.youtube.com/embed/z0e6X91taY8?start=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Le médecin généraliste Lizardo Saint Luc n’en revient pas en analysant les risques que charrie une telle pratique. Le scientifique parle de « vampirisme clinique » dans ce cas et évoque des risques d’infections chroniques comme le VIH, l’hépatite B entre autres… qui peuvent conduire le bébé à la tombe par la suite. Le médecin originaire des Gonaïves décline l’explication faisant croire que le sang ingurgité par l’enfant peut le tuer sur-le-champ ou quelques heures après s’il n’est pas celui de son père biologique, et avance de préférence que c’est une maladie sous-jacente qui peut tuer le nouveau-né si le sang est contaminé.</p>
<blockquote><p><strong>« C’est comme une sentence que le père biologique ou le présumé géniteur inflige à l’enfant qui est innocent, estime le médecin. Le professionnel de santé déconseille les pères à ne pas s’adonner à une pareille pratique qui frôle le vampirisme et les encourage à avoir recours à un test ADN qui est non seulement sûr, mais protégera aussi ce dernier des infections récurrentes qu’il peut attraper lors de l’inoculation du sang».</strong></p></blockquote>
<p><strong>Le test ADN, un luxe en Haïti en dépit de la subvention prévue par la loi</strong></p>
<p>Sur le site du cabinet médical ‘’médlab haiti.com /price/’’, pour effectuer un test de paternité à partir de l’Acide désoxyribonucléique (ADN), un parent doit débourser 23 milles gourdes soit 230 dollars US ou 203,19 euros. Une somme à l’apparence faramineuse pour des parents qui vivent dans un pays où le Pib/Habitant est de 697 dollars us ou 536,15 euros. Alors que, dans les dispositions légales la loi d’avril 2012 promulguée en juin 2014 sur la paternité, la maternité et la filiation, prévoit que le test de l’ADN doit être subventionné par l’Etat.</p>
<p>Philistin*, Gérôme*, Roro ainsi que Jean Robert* prennent à contre-pied l’idée de faire un test ADN pour vérifier le lien paternel. D’ailleurs, ils voient dans le coût de celui-ci une barrière infranchissable et de surcroit n’ont pas totalement foi dans le procédé médical.</p>
<blockquote><p><strong>Gérôme* est catégorique sur la question : « Je préfère donner à manger à ma femme au lieu de dépenser une aussi importante somme dans un test d’ADN », balance le père de quatre enfants qui dit accorder plus de foi à sa méthode traditionnelle qu’au test scientifique. « J’effectuerai le test avec mon sang autant que j’aurai des femmes qui enfanteront pour moi, » tance l’originaire de Pestel, commune de la Grand ’Anse ».</strong></p></blockquote>
<p><figure id="attachment_6371" aria-describedby="caption-attachment-6371" style="width: 720px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6371 size-large lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/WhatsApp-Image-2021-12-31-at-13.12.38-1024x576.jpeg" alt="" width="720" height="405" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/WhatsApp-Image-2021-12-31-at-13.12.38-1024x576.jpeg 1024w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/WhatsApp-Image-2021-12-31-at-13.12.38-300x169.jpeg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/WhatsApp-Image-2021-12-31-at-13.12.38-768x432.jpeg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/WhatsApp-Image-2021-12-31-at-13.12.38-640x360.jpeg 640w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/WhatsApp-Image-2021-12-31-at-13.12.38-320x180.jpeg 320w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/WhatsApp-Image-2021-12-31-at-13.12.38-480x270.jpeg 480w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/WhatsApp-Image-2021-12-31-at-13.12.38-960x540.jpeg 960w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/WhatsApp-Image-2021-12-31-at-13.12.38.jpeg 1080w" sizes="auto" /><figcaption id="caption-attachment-6371" class="wp-caption-text">Illustration de Gérôme* ayant effectué sur ses enfants le test de paternité traditionnel avec du sang. Crédit Photo : Elie Prospère – IMEDIA</figcaption></figure></p>
<p>Même son de cloche du côté de Philistin qui émet de sérieux doutes sur le test à caractère scientifique et va jusqu’à évoquer une possible falsification de celui-ci. « La mère du bébé peut s’arranger avec un médecin pour me donner une soi-disant preuve scientifique de paternité alors qu’avec mon sang tout est certain », s’obstine celui qui croit détenir ce qu’il appelle les « grands secrets ». « Le test ADN est très coûteux, or celui-ci est gratuit, je préférerais dépenser cet argent pour une autre raison », pince Philistin d’un ton atone.</p>
<p><strong>S’occuper d’un enfant qui n’est pas biologiquement le sien, une honte…</strong></p>
<p>‘’Pater is est quem nuptiae demonstrant’’ littéralement traduit par : « L’enfant né dans un foyer a pour père le mari de sa mère » est cette formule juridique qui a été implantée dans les foyers haïtiens jusqu’à l’arrivée de la loi du 4 juin 2014. Cette loi toute nouvelle et méconnue ne supplante pas les prétentions des pères sur l’ancien principe. Alors que, s’en charger d’un enfant qui n’est biologiquement pas le sien est perçu comme une gifle, une déception par plus d’un au sein de la société haïtienne. Les hommes haïtiens refusant de passer pour la risée de tout le monde, pour un faible, à défaut du test d’ADN se débrouillent pour faire la lumière sur leur lien biologique avec un bébé.</p>
<p>« Imagine-toi que tu passes des années à entretenir un enfant croyant qu’il est ta progéniture et un jour soudainement, tu découvres qu’il n’a pas été le tien et ne le sera jamais, c’est un coup de poignard en plein cœur qu’on reçoit », raconte Jean Robert* comme s’il vivait la situation dans un rêve. Pour éviter ce qu’il nomme ‘’la grande surprise’’ le sexagénaire dit préférer faire son travail d’homme à la base qui consiste à passer le nouveau-né le test de sang. « C’est dur. C’est inénarrable, indicible la peine infligée par une ‘’kout-piti’’…», se plaint Jean Robert*.</p>
<p>Pour le sociologue Claude Edouard, une telle pratique s’inscrit dans la démarche de recherche de la vérité, ce qui est humain. Le professeur à l’Université d’Etat D’Haïti (UEH) parle de mythe pour expliquer l’acte, et croit que les mythes servent de béquilles à l’homme en absence de la raison, de la science et de la technique.</p>
<p>« Il faut aussi prendre en compte l’origine sociale de l’individu qui a recours à cette méthode traditionnelle et le regard critique que la société haïtienne projette sur un homme qui prend soin d’un enfant qui n’est sien, au mépris des rapports interpersonnels entre le présumé géniteur et l’enfant », souligne le professeur. « La femme qui trompe un homme dans ce sens n’est pas non plus « exempte des critiques de la société », renchérit le scientifique.</p>
<p><strong>Une violation de droit innommable</strong></p>
<p>La notion de paternité est une problématique qui a soulevé bien de différends au sein de la société haïtienne. La loi dans ses prorogatives a toutefois touché presque tous les aspects. Il existe en effet une procédure juridique pouvant permettre aux présumés pères de désavouer un enfant, il s’agit d’une ‘’action en désaveu de paternité’’.</p>
<p>Et l’article 293 du code civil dit clairement : « L’enfant conçu dans le mariage a pour père le mari. Néanmoins, celui-ci peut intenter une action en désaveu de paternité à n’importe quel moment au cas où des suspicions légitimes de croire qu’il ne s’établisse entre lui et un enfant aucun lien biologique. Auquel cas le désaveu de paternité ne peut se confirmer que par un test d’ADN (Acide-Désoxyribo-Nucléique) et consacré par un jugement rendu en matière urgente et passé en force de chose souverainement jugée. »</p>
<p>« Dès qu’un test de paternité est effectué en dehors de la procédure établie par la loi, il ne peut plus porter le nom de test de paternité. Et de plus donner du sang à boire à un enfant est puni par la loi et est considéré comme infanticide si le processus conduit à la mort » rappelle Me Wilgui Beucia, avocat senior au sein du cabinet Monferrier Dorval.</p>
<blockquote><p><strong>Me Beucia ajoute : « Si cette violation de droit conduit à la mort de l’enfant, il s’agirait d’un crime et l’auteur de l’acte devrait être poursuivi pour infanticide qui est pénalement réprimée par la loi haïtienne au niveau de son article 247. Et l’article précise que : Tout coupable d’assassinat, de parricide, d’infanticide ou d’empoisonnement sera puni de travaux forcés à perpétuité ».</strong></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Tests de paternités traditionnels - Partie 5" width="720" height="405" src="https://www.youtube.com/embed/NZIapjMJw-g?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p>L’avocat Wilgy Beucia estime qu’il s’agit d’une mauvaise pratique, rappelle qu’il existe des provisions légales nécessaires pour tout présumé père qui veut s’assurer qu’un enfant est le leur. « La loi prévoit aussi des mesures visant à protéger les hommes qui seraient victimes de ‘’kout pitit’’ mais aussi pour punir toute femme qui auraient attribué sciemment un enfant à un homme à titre de père biologique alors que la personne désignée ne l’est pas », souligne l’homme de la basoche.</p>
<p>Jo-Ann Gargnier regrette que l’Etat haïtien se soit prononcé trop tard sur la question de paternité responsable dans un pays où très souvent les pères désertent et ce sont les mères qui remuent ciel et terre pour prendre soin des enfants.</p>
<p>La militante des droits humains déplore le fait que jusqu’à présent les autorités concernées ne prennent aucune disposition pour que le test ADN soit accessible à la petite bourse. Selon la directrice exécutive de ‘ENPAK’, une organisation versée dans la promotion des droits humains notamment les enfants et les personnes handicapées qui cite un rapport de l’IBERS (Institut de Bien Être Social et de Recherches) : « un test ADN coûte 500 dollars us, soit 441,97 Euros, une véritable chimère pour de nombreux parents alors que selon la loi de 2012, l’Etat devrait subventionner le test d’ADN pour les petites bourses, souligne Madame Gargnier. En plus du coût exorbitant du test, personne ne peut l’effectuer sans l’autorisation du Doyen d’un tribunal, ce qui constitue un coup de frein net à l’accès au test qui représente un luxe », se désole-t-elle.</p>
<p><figure id="attachment_6372" aria-describedby="caption-attachment-6372" style="width: 493px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6372 size-full lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/WhatsApp-Image-2021-12-31-at-12.09.33.jpeg" alt="" width="493" height="808" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/WhatsApp-Image-2021-12-31-at-12.09.33.jpeg 493w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/WhatsApp-Image-2021-12-31-at-12.09.33-183x300.jpeg 183w" sizes="auto" /><figcaption id="caption-attachment-6372" class="wp-caption-text">Illustration d’un prix de Test de paternité sur le site de la clinique medlab. Crédit Photo : Elie Prospère – IMEDIA</figcaption></figure></p>
<p>La titulaire d’ENPAK rappelle par ailleurs qu’Haïti a ratifié en 1994 la convention internationale relative aux droits de l’enfant, ce qui lui incombe la responsabilité de protéger leur droit contre vents et marées. Ladite convention stipule en son article 7 (sept) que : « L’enfant est enregistré aussitôt sa naissance et a le droit à un nom, le droit d’acquérir une nationalité et, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d’être élevés par eux ».</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Tests de paternités traditionnels - Partie 6" width="720" height="405" src="https://www.youtube.com/embed/mjbfiaf8H4g?start=18&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Pour contrer cette pratique assimilable à la sorcellerie punie par le code pénal haïtien en son article 281, Jo-Ann Gargnier préconise l’éducation de la population et l’application de la loi de 2014 faisant exigence à l’Etat d’allouer une somme pour financer les tests de paternité.</p>
<p>En attendant que l’Etat haïtien, les organisations de femmes et de droits humains et toutes les institutions concernées se dressent vent debout face à ces pratiques inhumaines et ignobles, chaque jour des milliers d’enfants continuent d’être contaminés, souillés, tués dans le silence le plus total par des pères et présumés-pères aux égos démesurés et parfois de simples trouillards qui redoutent le regard méprisant d’une société qui considère la « Kout Pitit » comme étant la mer à boire, un péché mortel passible de la « peine capitale ».</p>
<p><strong>Miwatson St-Jour (Journaliste)</strong></p>
<p><strong>Elie Prospère (vidéo et montage)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><u>Notes et références </u></strong></p>
<ul>
<li>Rapport 2018 du MSPP sur le taux de natalité en Haïti (<a href="https://mspp.gouv.ht/site/downloads/Rapport%20Statistique%20MSPP%202018%20version%20web.pdf">https://mspp.gouv.ht/site/downloads/Rapport%20Statistique%20MSPP%202018%20version%20web.pdf</a>)</li>
<li>Code Civil Haïtien</li>
<li>Code Pénal Haïtien</li>
<li>Convention internationale relative aux droits de l’enfant de 1989</li>
<li>Site de la clinique médicale medelab</li>
<li>Le taux de change cité dans le texte a été effectué en fonction du taux fixé par la Banque de la République d’Haïti.</li>
</ul>
<p><strong>*Dans le cadre de ce travail, des noms d’emprunts ont été attribués à certaines personnes interviewées qui ne souhaitent pas révéler leur identité.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://imediaayiti.com/2021/12/31/haiti-lhecatombe-silencieuse-des-tests-de-paternites-traditionnels/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<media:content url="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/12/WhatsApp-Image-2021-12-31-at-13.46.32-1.jpeg" medium="image"></media:content>
            	</item>
	</channel>
</rss>
