<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Marc Evens Lebrun &#8211; IMEDIA AYITI</title>
	<atom:link href="https://imediaayiti.com/author/marcevens/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://imediaayiti.com</link>
	<description>Plus loin que l&#039;actualité</description>
	<lastBuildDate>Sat, 22 Feb 2025 01:58:48 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.2</generator>

<image>
	<url>https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/10/cropped-IMEDIA-png-2-32x32.png</url>
	<title>Marc Evens Lebrun &#8211; IMEDIA AYITI</title>
	<link>https://imediaayiti.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>50 Nuances d’Idées : Parce que la vérité a plus d’une couleur</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2025/02/21/50-nuances-didees-parce-que-la-verite-a-plus-dune-couleur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Evens Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Feb 2025 01:45:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://imediaayiti.com/?p=7655</guid>

					<description><![CDATA[Attention ! Nuance ! Adieu aux analyses en noir et blanc, aux jugements tranchés comme un couteau mal aiguisé, et aux discours monolithiques, vulgaires qui sonnent creux. Ici, à  »50 Nuances d’Idées » nous préférons la palette large, les contrastes bien sentis, et surtout, cette manière de voir Haïti à travers un prisme kaléidoscopique où l’absurde côtoie le génie, où l’indignation flirte avec l’autodérision. La mission est simple : mettre en lumière ce que l’on refuse souvent de voir, dire ce que l’on pense tout bas, mais surtout… refuser la simplicité du manichéisme. Parce que la réalité haïtienne ne se limite...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Attention ! Nuance !</strong><br><br>Adieu aux analyses en noir et blanc, aux jugements tranchés comme un couteau mal aiguisé, et aux discours monolithiques, vulgaires qui sonnent creux. Ici, à <strong> »50 Nuances d’Idées »</strong> nous préférons la palette large, les contrastes bien sentis, et surtout, cette manière de voir Haïti à travers un prisme kaléidoscopique où l’absurde côtoie le génie, où l’indignation flirte avec l’autodérision.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>La mission est simple : mettre en lumière ce que l’on refuse souvent de voir, dire ce que l’on pense tout bas, mais surtout… refuser la simplicité du manichéisme. Parce que la réalité haïtienne ne se limite jamais à « bon » ou « mauvais », « coupable » ou « innocent », « clair » ou « obscur ». Entre les extrêmes se trouve un vaste territoire que l’on nomme  »la nuance », un espace où les vérités s’entrechoquent, où les évidences se fissurent et où le doute devient une force plutôt qu’une faiblesse.</strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Haïti est un spectacle permanent où l’improbable devient quotidien. Entre une administration publique qui fonctionne au ralenti, une politique qui s’écrit en théâtre improvisé, et une économie qui joue à cache-cache avec la logique, il y a de quoi philosopher, rire parfois et pleurer souvent, mais surtout et toujours en riant un peu plus quand même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ici, nous analysons avec un œil acéré et une langue bien pendue. Pas de langue de bois, mais une langue agile qui jongle entre ironie, pertinence et ce petit grain de folie qui transforme la chronique en un cocktail explosif.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un regard affûté, une plume décalée : le journaliste comme funambule</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Être journaliste, ce n’est pas seulement relayer l’information comme un simple haut-parleur public. C’est avant tout expliquer sans simplifier à outrance, critiquer sans détruire, dénoncer sans sombrer dans le nihilisme. Trop souvent, on tombe dans le piège du sensationnalisme ou de la polarisation : d’un côté, ceux qui hurlent aux scandales en permanence, de l’autre, ceux qui enjolivent la réalité à coups de discours illusoires. Et si on choisissait autre chose ? La Nuance !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin des dogmes et des certitudes figées, <strong> »50 Nuances d’Idées »</strong> se veut une chronique où le sarcasme côtoie la rigueur, où l’humour devient une arme pour éclairer l’absurde et où la complexité est célébrée plutôt que redoutée. Ici, nous jonglons avec les mots, en mettant en lumières les paradoxes d’Haïti. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Demandons-nous : comment un pays en crise permanente parvient-il toujours à produire plus d’humour que d’électricité ? Pourquoi les promesses électorales sont-elles une durée de vie plus courte qu’un billet de 1000 gourdes ?</strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le journaliste est un funambule. Il marche sur une corde tendue entre la critique et la responsabilité, entre l’engagement et la lucidité. Il ne s’agit pas de plaire ou de heurter, mais de mettre en perspective, de bousculer sans abîmer, de faire rire tout en éveillant. La nuance, c’est cet équilibre fragile où l’on refuse la paresse intellectuelle, où l’on interroge au lieu d’imposer, où l’on réfléchit avant d’asséner des vérités toutes faites. Comme dirait Spinoza : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=crt1WS-SAC8">« Ni rire, ni pleurer, ni haïr, mais comprendre ».</a></p>



<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="qme" dir="ltr">📍 <a href="https://t.co/itSkLsEyXv">pic.twitter.com/itSkLsEyXv</a></p>— LEBRUN Marc-Evens (@LebrunEvens) <a href="https://twitter.com/LebrunEvens/status/1520721628753182722?ref_src=twsrc%5Etfw">May 1, 2022</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comme dirait Baruch Spinoza : « Ni rire, ni pleurer, ni haïr, mais comprendre. »</strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un engagement pour une Haïti plus consciente</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où la parole est parfois confisquée, où la désinformation et les rumeurs se propagent plus vite qu’un tap-tap en descente, le rôle du journaliste devient crucial. Il doit être ce passeur d’idées, ce constructeur de débats, cet artisan de la réflexion collective. Parfois avec humour. Car, l’humour n’est pas qu’un outil de divertissement : c’est une manière de désamorcer les tensions, de révéler les absurdités, de rendre la vérité plus digeste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette chronique <strong> »50 Nuances d’Idées »</strong>, nous choisissons donc d’oser la nuance, de la doser. Parce que le monde est trop complexe pour être réduit à des stéréotypes, des idées reçues, encore moins des caricatures.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Parce que le journalisme est une responsabilité et pas seulement un métier. Parce que la vérité, quand elle est bien racontée, peut avoir plus d’impact qu’un long discours politique.</strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, accrochez-vous, chers lecteurs, chères lectrices, nous ne mâchons pas nos mots, mais nous les assaisonnons avec intelligence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous vous souhaitons la plus cordiale Bienvenue dans<strong>  »50 Nuances d’Idées »</strong>, où nous démontons, remontons, exposons et explosons les évidences, le tout avec une plume trempée dans la sauce piquante de la satire haïtienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ça va piquer, ça va faire rire, mais surtout… ça va faire réfléchir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://x.com/LebrunEvens">MEL.-</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<media:content url="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2025/02/WhatsApp-Image-2025-02-21-at-8.40.37-PM.jpeg" medium="image"></media:content>
            	</item>
		<item>
		<title>Ale Wouj! Ale Nwa! : Le Combat de Coq, Un Héritage Vivant de la Culture Haïtienne</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2025/02/15/ale-wouj-ale-nwa-le-combat-de-coq-un-heritage-vivant-de-la-culture-haitienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Evens Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Feb 2025 04:35:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Combat de coq]]></category>
		<category><![CDATA[Culture haitienne]]></category>
		<category><![CDATA[Dezafi]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Imedia]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://imediaayiti.com/?p=7644</guid>

					<description><![CDATA[Le combat de coq est profondément ancré dans la culture haïtienne. Alors que certaines îles des Caraïbes abandonnent progressivement cette tradition populaire au profit des jeux vidéo, en Haïti, elle continue de captiver les esprits, à la fois comme loisir et comme activité économique. S’il existe depuis deux siècles une tradition des jeux en Haïti, le combat de coq figure parmi les plus anciens. D’ailleurs, le célèbre roman créole de Frankétienne, publié en 1975 et intitulé DEZAFI, tire son nom du jargon du combat et en fait un témoignage au symbolisme extrêmement riche. Introduit aux Antilles par les Espagnols au...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le combat de coq est profondément ancré dans la culture haïtienne. Alors que certaines îles des Caraïbes abandonnent progressivement cette tradition populaire au profit des jeux vidéo, en Haïti, elle continue de captiver les esprits, à la fois comme loisir et comme activité économique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">S’il existe depuis deux siècles une tradition des jeux en Haïti, le combat de coq figure parmi les plus anciens. D’ailleurs, le célèbre roman créole de Frankétienne, publié en 1975 et intitulé <em><a href="https://www.etonnants-voyageurs.com/Dezafi.html">DEZAFI</a></em>, tire son nom du jargon du combat et en fait un témoignage au symbolisme extrêmement riche. Introduit aux Antilles par les Espagnols au XVIIᵉ siècle, tant comme oiseau de combat que comme volaille domestique, le coq demeure un héritage colonial doté d’une discipline qui lui est propre. Cette discipline consiste à opposer deux coqs spécialement préparés dans une arène appelée<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gallodrome"> <em>gallodrome</em></a>, un spectacle que l’on retrouve un peu partout dans la Caraïbe. Cependant, il ne porte pas le même nom dans les différentes îles : aux Antilles (Martinique, Guadeloupe, Porto Rico), on l’appelle <em><a href="https://www.antillesexception.com/destination-caraibe/vacances-martinique/blog-martinique/combats-coqs-martinique">Pitt</a></em>, à La Réunion, <em><a href="https://guide-reunion.fr/tourisme-loisirs/interet/curiosites/combats-de-coqs/">Rond</a></em>, et en République dominicaine, <em><a href="https://miderec.gob.do/miderec-autoriza-reanudacion-de-las-lidias-de-gallos/">Gallera</a></em>. En Haïti, on parle de <em>Gaguère</em>, un espace structuré réunissant un juge, des amateurs de coqs, des éleveurs et des spectateurs formant une véritable communauté où le coq suscite toujours de l’enthousiasme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« L’engouement pour cette discipline est tel qu’en 2011, plusieurs associations d’amateurs de coqs ont vu le jour, notamment l’Association Nationale des Gaguères (AGN) et l’Association des Éleveurs de Coqs de Combat (ASECOC) »</em>, explique Ronald Mercure, président de l’ASECOC, qui regroupe les amateurs de Pétion-Ville jusqu’au bas de Delmas. Il ajoute que <em>« des principes sont établis pour réglementer cette discipline, afin d’éviter les conflits et de contraindre les amateurs à respecter les normes établies. Selon la gravité d’une infraction commise, un amateur peut être radié du groupe en fonction des règlements en vigueur. Bien qu’il s’agisse d’un divertissement, il doit être encadré par l’ordre et la discipline »</em>, conclut-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les règles varient selon les régions, cette tradition populaire s’accompagne de nombreux éléments qui la transforment en un véritable marché, régi par ses propres lois, coutumes et enjeux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Préparer un coq : un traitement coûteux</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Entretenir un coq de combat est loin d’être une tâche aisée : sa prise en charge est très coûteuse. Si son achat peut atteindre 10 000 gourdes, son entretien exige un budget pouvant être trois fois plus élevé. Lesly Joseph, amateur de coqs et professionnel du droit au cabinet d’un avocat portant le même nom que l’animal, Me Edwin Coq, compare cet oiseau à un sportif de haut niveau. Il explique : </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« Un coq de combat, c’est comme le Brésilien Neymar : il peut coûter très cher. Son entretien est un investissement. Il faut l’entraîner quotidiennement, l’asperger d’eau et de citron en permanence, parfois d’alcool à 95°, lui administrer des médicaments et des vitamines sous la supervision d’un vétérinaire, et le réchauffer au soleil à des horaires précis »,</em></strong> </p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">tout cela dans l’espoir qu’il rapporte une belle somme à son propriétaire.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« Le régime alimentaire du coq ne se limite pas au maïs »</em>, poursuit Lesly. <em>« Il doit aussi être nourri de figues mûres et de pain. Lorsqu’il est grièvement blessé, il doit suivre un régime plus léger comprenant notamment de la viande de bœuf et du pain, ou encore une sorte de bouillie spéciale composée de maïs, de viande et de vitamines, telles que le B-complexe. »</em></strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Située à la rue Nord Alexis, au numéro 14, la gaguère de l’agronome Jerry propose des combats spectaculaires. Les préliminaires sont dirigés par l’arbitre Nélio Saint-Eloi. Après le pesage et le choix des combattants, chaque propriétaire asperge son coq avec sa propre salive pour le rafraîchir avant d’aiguiser ses éperons à l’aide d’un canif.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="598" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2025/02/iStock-536949893-1024x598.jpg" alt="" class="wp-image-7645 lazyload" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2025/02/iStock-536949893-1024x598.jpg 1024w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2025/02/iStock-536949893-300x175.jpg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2025/02/iStock-536949893-768x448.jpg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2025/02/iStock-536949893.jpg 1280w" sizes="auto" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le pari est fixé à 3 000 gourdes, dont environ 3 % reviennent à l’arbitre, qui joue un rôle essentiel : il inspecte les gallinacés, donne le coup d’envoi, contrôle la durée du combat (qui ne doit pas dépasser 29 minutes) et désigne le vainqueur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’assistance, les spectateurs parient des sommes en fonction de la robustesse et de la combativité de l’animal. Pè Cius, un habitué, explique : « Parier sur un coq repose sur son poids, ses performances et parfois la réputation de son propriétaire. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La foule, essentiellement composée d’hommes, s’anime bruyamment en criant : « Ale wouj ! Ale nwa ! » – des encouragements pour leurs champions, entre verres d’alcool et bouffées de cigarettes. </em></strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le combat est impitoyable, et les gallinacés finissent souvent mutilés. Deux redoutables coqs borgnes s’affrontent dans un duel sanglant. <em>Le coq kalite</em> de Monsieur Johny l’emporte en crevant l’œil de son adversaire, le coq de Monsieur Bernard, l’aveuglant totalement avant de l’assaillir à coups de bec et d’éperons. Selon la coutume, le corps du vaincu revient au propriétaire du vainqueur, selon une pratique appelée <em>ploum</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un symbole de bravoure</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le coq, cet animal familier qui annonce l’aube, ne sert pas seulement d’horloge traditionnelle : il symbolise aussi la bravoure. « Dans les gaguères, le coq incarne l’intelligence et le courage. Il ne recule jamais devant un combat à mort. Guerrier intrépide, il reste énergique en toutes circonstances », s’exclame un amateur connu sous le nom de Pip-Pip.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« Lorsqu’un amateur gagne un combat, il ne remporte pas seulement l’argent du pari : il gagne aussi en fierté et en prestige parmi ses pairs, ce qui renforce sa réputation dans le milieu », </em></strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">ajoute Lesly.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un loisir qui tisse des liens sociaux</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Espace de loisir incontournable dans la culture haïtienne, la gaguère joue un rôle social majeur. Selon Lesly, elle contribue à renforcer les relations entre différentes classes sociales : « Dans une gaguère, il n’y a pas de distinction sociale. Chômeurs, professionnels, intellectuels et paysans se côtoient pour admirer le spectacle. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, une grande solidarité existe entre les amateurs de coqs. « Lorsque l’un des membres de l’association est en difficulté, tous se mobilisent pour l’aider. C’est cet esprit de fraternité qui me retient le plus dans ce milieu », souligne Lesly.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un business lucratif</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le combat de coq ne relève pas uniquement du divertissement : il constitue aussi une économie à part entière. Ce marché génère des emplois et stimule les revenus des petits commerçants. « Comme un stade de football, une gaguère emploie des agents d’entretien, un agent de sécurité chargé aussi de collecter les frais d’admission, ainsi qu’un bistrot et une petite boutique », explique Lesly.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En janvier, mois des <em>DEZAFI</em> (tournoi regroupant diverses associations et amateurs de coqs), les paris explosent. Dans des gaguères réputées comme celle de Matéus, sur la route de Frères, les mises de base avoisinent les 50 000 gourdes. Certains paris, impliquant de grands joueurs, atteignent 500 000, voire 750 000 gourdes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la fois ancrée dans le passé et omniprésente dans le présent, cette tradition populaire continue d’imprégner la culture haïtienne, mêlant histoire, littérature et économie au sein d’un univers où la passion du jeu demeure intacte.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<media:content url="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2025/02/WhatsApp-Image-2025-02-15-at-11.25.31-PM.jpeg" medium="image"></media:content>
            	</item>
		<item>
		<title>Bayakou en Haïti : un métier invisible face à un défi écologique majeur</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2025/02/15/bayakou-en-haiti-un-metier-invisible-face-a-un-defi-ecologique-majeur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Evens Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Feb 2025 03:39:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Bayakou]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Imedia]]></category>
		<category><![CDATA[latrine]]></category>
		<category><![CDATA[matières fécales]]></category>
		<category><![CDATA[PNUD]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://imediaayiti.com/?p=7638</guid>

					<description><![CDATA[À cause du déversement des matières fécales dans le milieu urbain après la vidange des latrines, les risques environnementaux encourus par la population haïtienne se multiplient à travers le pays. Malgré la mise en garde des autorités étatiques et la sensibilisation de certaines ONG, les pratiques rudimentaires de la vidange restent les mêmes. 74 % des Haïtiens n’ont pas accès à une latrine, selon un rapport du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) datant de 2013. Les défécations se font à ciel ouvert, en pleine rue, dans des sachets en plastique, des assiettes en foam, etc. En septembre 2023,...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À cause du déversement des matières fécales dans le milieu urbain après la vidange des latrines, les risques environnementaux encourus par la population haïtienne se multiplient à travers le pays. Malgré la mise en garde des autorités étatiques et la sensibilisation de certaines ONG, les pratiques rudimentaires de la vidange restent les mêmes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">74 % des Haïtiens n’ont pas accès à une latrine, selon un <a href="https://www.undp.org/sites/g/files/zskgke326/files/migration/ht/UNDP-HT-HaitiRapportOMD2013_20140611.pdf">rapport du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD)</a> datant de 2013. Les défécations se font à ciel ouvert, en pleine rue, dans des sachets en plastique, des assiettes en foam, etc.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En septembre 2023, seulement 39 % de la population haïtienne dispose d’installations sanitaires de base, tandis que 55 % ont accès à une source d’eau potable de base. Dans les zones rurales, plus de 30 % des habitants pratiquent encore la défécation à l’air libre, faute d’infrastructures adéquates selon une note de plaidoyer publiée par l’UNICEF.</em></strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">La gestion des matières fécales est un sujet tabou qui nécessite de grandes innovations pour un environnement sain et vivable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Évoluant en marge de la société à cause de sa profession de vidangeur, André Pierre, un septuagénaire, exerce ce métier discriminé depuis presque 52 ans, le plus souvent avec dédain. Membre de l’Organisation des Vidangeurs d’Haïti (OVIDHA), dirigée par Mauricette Jean Bidet, le nettoyage des latrines reste, depuis plusieurs décennies, son unique gagne-pain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour une personne ayant une âme sensible, être sur un tel chantier provoque la nausée et des haut-le-cœur à chaque minute.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Les soirées débutent généralement entre 10 h et 10 h 30 P.M »</em>, raconte Pierre. L’heure est fixée en fonction du volume de travail à effectuer. 10 heures ! L’obscurité devient épaisse, l’équipe est déjà sur les lieux. Accompagné de deux adjoints, Dieusibon et Décimé, Pierre donne le signal de mise en place des dispositifs : kabwèt, assiettes, sacs, cordes, sachets, bougies et un gallon d’huile d’acacia. Ce sont ces matériels rudimentaires qui composent l’ensemble des équipements du trio pour assurer le nettoyage. Bougie en main, l’état des lieux est fait, des gestes rituels sont effectués, l’opération doit commencer. « <em>Maintenant, c’est l’heure de mettre la main à la pâte</em> », dit-il. Pas n’importe laquelle, si l’on regarde ! Une bouillie d’excréments, avec une armée de cafards et de vermisseaux blancs qui grouillent ici et là, une masse indescriptible, dont l’odeur asphyxiante peut bloquer l’appareil respiratoire. Un tableau répugnant qui pourrait faire croire que seul un être déshumanisé peut être Bayakou, et pourtant !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Décimé, étant le plus jeune et le plus robuste, est le « majò tou ». C’est à lui de descendre dans la fosse ignominieuse. Le visage crispé, il arque ses jambes, retire son pantalon kaki ainsi que son caleçon et descend dans le tombeau d’excréments, tout en ayant une corde attachée à sa ceinture. Avec une assiette en aluminium, il remplit le sac qu’on lui a tendu d’excréments, la main badigeonnée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au premier sac rempli, Dieusibon le remonte vers le haut, le secoue deux à trois fois afin de le compresser pour accumuler plus de matière. Après compression, il noue l’ouverture avec une corde. De son côté, Pierre respire à fond, pousse un soupir et embarque la lourde charge. Sa main gauche tient l’ouverture du sac, sa main droite le soutient en dessous et il va le déposer sur la kabwèt. Une tâche pénible, tant par la densité que par l’odeur du fardeau. Un véritable travail d’équipe où chacun doit jouer sa partition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce père de famille est à son premier travail de 40 000 gourdes pour l’équipe. Il espère en obtenir au moins deux autres de la même ampleur durant la semaine, ce qui lui permettrait de gagner 30 000 gourdes, soit l’équivalent de 227 dollars américains. En effet, sur les 40 000 gourdes, chaque membre de l’équipe reçoit 10 000 gourdes, et il faut également acheter de l’huile d’acacia (dont le gallon coûte déjà 750 gourdes), des bougies, des sacs, de l’eau et du savon pour se laver.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À la fin de l’opération, près d’une douzaine de sacs sont remplis. Ces « apôtres de la défécation » évacuent la cargaison d’excréments, franchissent l’avenue Lamartinière  où ils déversent leur chargement dans le ravin ‘’bois de chêne’’.</em></strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui expose la population haïtienne à un grave danger sanitaire. Interrogée sur le lieu de déversement, l’équipe s’excuse de ne pas avoir d’autres alternatives. Faute d’équipements et de moyens de transport, de centre de transformations d’excréments, les sacs de matières fécales sont vidés dans les cours d’eaux, les égouts, les embouchures, ou en pleine rue quand les vidangeurs se font attraper par la lueur du jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que des initiatives internationales offrent des perspectives prometteuses pour améliorer la gestion des déchets humains en Haïti en améliorant la santé publique et la protection de l’environnement en Haïti.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<media:content url="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2025/02/WhatsApp-Image-2025-02-15-at-10.37.05-PM.jpeg" medium="image"></media:content>
            	</item>
		<item>
		<title>Décryptage &#124; Quand peut-on parler de ‘’migrant’’ ou de ‘’réfugié’’ ?</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2022/07/25/decryptage-quand-peut-on-parler-de-migrant-ou-de-refugie/</link>
					<comments>https://imediaayiti.com/2022/07/25/decryptage-quand-peut-on-parler-de-migrant-ou-de-refugie/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Evens Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Jul 2022 15:47:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Convention Internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[HCR]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant]]></category>
		<category><![CDATA[OIM]]></category>
		<category><![CDATA[Refugies]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://imediaayiti.com/?p=6762</guid>

					<description><![CDATA[Appelés certaines fois ‘’Migrants’’ d’autres ‘’refugiés’’ les termes désignant tout personnes laissant son territoire d’origine pour s’installer sur un territoire d’accueil pour un motif quelconque ne fait pas toujours l’unanimité. Les personnes en questions sont désignées soit selon les lois soit selon les théories. Les deux lexiques ne valent pas au même degré et ne sont pas interchangeables puisque l’une trouve ces racines juridiques dans la Convention relative au statut des réfugiés qui a été adoptée le 28 juillet 1951, par 145 pays, dans la ville de Genève. L’autre dans une définition non-juridique avancée par l’Organisation internationale pour la Migration...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Appelés certaines fois ‘’Migrants’’ d’autres ‘’refugiés’’ les termes désignant tout personnes laissant son territoire d’origine pour s’installer sur un territoire d’accueil pour un motif quelconque ne fait pas toujours l’unanimité. Les personnes en questions sont désignées soit selon les lois soit selon les théories.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux lexiques ne valent pas au même degré et ne sont pas interchangeables puisque l’une trouve ces racines juridiques dans la Convention relative au statut des réfugiés qui a été adoptée le 28 juillet 1951, par 145 pays, dans la ville de Genève. L’autre dans<a href="https://publications.iom.int/system/files/pdf/iml_9_fr.pdf"> une définition non-juridique avancée par l’Organisation internationale pour la Migration (OIM).</a> L’instance la plus légitime pour énoncer un tel lexique. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’entrée en vigueur de la <a href="https://www.unhcr.org/fr/4b14f4a62">Convention relative au statut des réfugiés</a> a été scellée le 22 avril 1954, pour exiger son applicabilité par les Etats-membres et les Etats-Parties dans toutes ses composantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les dispositions générales de son chapitre I et en son article 1er la convention dicte que le terme refugié s’appliquera à toute personne,</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>premièrement :</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« Qui a été considérée comme réfugiée en application des Arrangements du 12 mai 1926 et du 30 juin 1928, ou en application des Conventions du 28 octobre 1933 et du 10 février 1938 et du Protocole du 14 septembre 1939, ou encore en application de la Constitution de l’Organisation internationale pour les réfugiés ; Les décisions de non-éligibilité prises par l’Organisation internationale pour les réfugiés pendant la durée de son mandat ne font pas obstacle à ce que la qualité de réfugié soit accordée à des personnes qui remplissent les conditions prévues au paragraphe 2 de la présente section »   ;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Deuxièmement :</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« Qui, par suite d’événements survenus avant le 1er janvier 1951 et craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays ; ou qui, si elle n’a pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle à la suite de tels événements, ne peut ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cas d’une personne qui a plus d’une nationalité, l’expression <a href="https://publications.iom.int/system/files/pdf/iml_9_fr.pdf ».">“du pays dont elle a la nationalité” </a>vise chacun des pays dont cette personne a la nationalité. Ne sera pas considérée comme privée de la protection du pays dont elle a la nationalité, toute personne qui, sans raison valable fondée sur une crainte justifiée, ne s’est pas réclamée de la protection del’un des pays dont elle a la nationalité.</p>



<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">La <a href="https://twitter.com/hashtag/MigrationEnvironnementale?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw">#MigrationEnvironnementale</a> est réelle.<br><br>Rien qu’en 2020, plus de 30,7 millions de personnes ont été déplacées à l’intérieur de leur pays par une catastrophe. Nous devons prendre des mesures pour lutter contre les changements climatiques dès maintenant. <a href="https://twitter.com/hashtag/ClimateAction?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw">#ClimateAction</a> <a href="https://t.co/iF1PZ9KNqD">pic.twitter.com/iF1PZ9KNqD</a></p>— OIM – ONU Migration (@ONUmigration) <a href="https://twitter.com/ONUmigration/status/1455939626313691144?ref_src=twsrc%5Etfw">November 3, 2021</a></blockquote> <script async="" src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>



<p class="wp-block-paragraph">Selon els prescrits de ladite convention : cette personne qui peut se réclamer de la protection de l’Organisation des Nations Unies, assurée par le Haut-Commissariat pour les réfugiés<a href="https://www.unhcr.org/fr/4b14f4a62"> (HCR) </a> en application de son Statut et, notamment, des résolutions ultérieures de l’Assemblée générale précisant son domaine de compétence, qu’elle se trouve ou non sur le territoire d’un État partie à la Convention de 1951 ou au Protocole de 1967.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>Cependant, la notion de ‘’Migrant’’, elle, n’a pas de valeur sémantique légale aux yeux du droit internationale. Toutefois, l’OIM, comme étant l’organisation internationale de la migration propose une définition y relative en définissant le lexique comme étant : « le terme générique non défini dans le droit international qui, reflétant l’usage commun, désignant toute personne qui quitte son lieu de résidence habituelle pour s’établir à titre temporaire ou permanent et pour diverses raisons, soit dans une autre région à l’intérieur d’un même pays, soit dans un autre pays, franchissant ainsi une frontière internationale ».</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, l’OIM précise que cette notion englobe un certain nombre de catégories juridiques de personnes bien déterminées. Comme : « les travailleurs migrants ; les personnes dont les types de déplacement particuliers sont juridiquement définies, les migrants objets d’un trafic illicite ; ainsi que celles dont le statut et les formes de déplacement ne sont pas expressément définis par le droit international, les étudiants internationaux etc ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Evens Lebrun</strong></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://imediaayiti.com/2022/07/25/decryptage-quand-peut-on-parler-de-migrant-ou-de-refugie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<media:content url="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/07/Migrant-ou-refugies.jpg" medium="image"></media:content>
            	</item>
		<item>
		<title>Migration d’Haïtiens aux États-Unis : Joe Biden dénonce ; Le Texas condamne ; Haïti espère…</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2022/07/25/migration-dhaitiens-aux-etats-unis-joe-biden-denonce-le-texas-condamne-haiti-espere/</link>
					<comments>https://imediaayiti.com/2022/07/25/migration-dhaitiens-aux-etats-unis-joe-biden-denonce-le-texas-condamne-haiti-espere/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Evens Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Jul 2022 15:09:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Border Patrol]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Joe Biden]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant]]></category>
		<category><![CDATA[Texas]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://imediaayiti.com/?p=6753</guid>

					<description><![CDATA[Alors qu’une enquête vient d’établir le niveau de responsabilité des agents de la patrouille frontalière ayant brutalisé des Haïtiens tentant de traverser la frontière entre les États-Unis et le Mexique, le président des États-Unis avait dénoncé le comportement des agents frontaliers qui ont fait polémique à travers le monde en 2021. Les images ont fait le tour du web. La photo créditée par le photojournaliste Paul Ratje,montrant un agent frontalier, corde à la main, sur son cheval, au bord du Rio Grande tentant de repousser Mirard Joseph (un migrant haïtien) avec dans sa main quelques emballages de nourritures, a défrayé...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alors qu’une enquête vient d’établir le niveau de responsabilité des agents de la patrouille frontalière ayant brutalisé des Haïtiens tentant de traverser la frontière entre les États-Unis et le Mexique, le président des États-Unis avait dénoncé le comportement des agents frontaliers qui ont fait polémique à travers le monde en 2021.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les images ont fait le tour du web. La photo créditée par le photojournaliste <a href="https://twitter.com/paulratje?lang=en,">Paul Ratje,</a>montrant un agent frontalier, corde à la main, sur son cheval, au bord du Rio Grande tentant de repousser <a href="https://ayibopost.com/qui-est-mirard-joseph/,">Mirard Joseph (un migrant haïtien)</a> avec dans sa main quelques emballages de nourritures, a défrayé la chronique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notamment, l’indignation et la colère du monde noir, mais aussi a réveillé les jours sombres d’une page d’histoires dont les américains sont peu fiers. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Kamala Harris, première femme noire ayant occupé le poste de vice-président aux Etats-Unis avait été l’une des premières personnalités politiques à réagir. «Ce que j’ai vu, ces individus à cheval traitant des êtres humains comme ils l’ont fait, est horrible, Des êtres humains ne devraient jamais être traités d’une telle façon » a dénoncé la vice-présidente américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Joe Biden dénonce…, mais critiqué</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="en" dir="ltr">💥 How can photos impact the public and trigger <a href="https://twitter.com/hashtag/political?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw">#political</a> consequences? Read the story behind <a href="https://twitter.com/hashtag/AFP?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw">#AFP</a> photojournalist <a href="https://twitter.com/PaulRatje?ref_src=twsrc%5Etfw">@PaulRatje</a>’s viral image of a U.S. Border Patrol officer detaining a migrant in Texas <br>➡️ <a href="https://t.co/e7Z3VWFgQQ">https://t.co/e7Z3VWFgQQ</a> <a href="https://t.co/eHpyiRQj3M">pic.twitter.com/eHpyiRQj3M</a></p>— AFP Communications (@AFPcom) <a href="https://twitter.com/AFPcom/status/1504487732067946500?ref_src=twsrc%5Etfw">March 17, 2022</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La position du président démocrate, Joe Biden, n’a pas été non plus différente de celle de Kamala Harris.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de la première puissance Mondiale avait dénoncé le comportement des agents frontaliers ayant été sur les chevaux repoussant les migrants haïtiens dans des scènes choquantes. Cependant, peu de temps après, le président des Etats-Unis a été contrait de renvoyer les haïtiens chez eux. Ce qui lui a valu de nombreuses critiques. Notamment celui de l’émissaire américain en Haïti Daniel Foot.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>« Je ne serai pas associé à la décision inhumaine et contre-productive des États-Unis d’expulser des milliers de réfugiés et d’immigrants clandestins vers Haïti », </strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">avait-il écrit au secrétaire d’État Antony Blinken,lors de sa démission le 22 septembre 2021.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’enquête qui fait le point</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <a href="https://www.cbp.gov/sites/default/files/assets/documents/2022-Jul/202112280-cbp-closing-report-public-redacted-final.pdf">un rapport de 511 pages</a> du ‘’ Departement of homland Securitye’’ le bureau des responsabilités professionnelles (Office of Professional Responsability) a établi que les ‘’agents ont utilisé une force inutile et non nécessaire’’ lorsqu’ils ont affronté une foule de migrants haïtiens au Texas en septembre, selon le rapport d’enquête publié</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Chris Magnus, la confrontation des agents frontaliers à cheval et des migrants qu’on essayait d’empêcher de traverser le Rio Grande vers les États-Unis, faisait partie d’une situation “chaotique”, et les dirigeants des agences étaient en partie à blâmer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatre agents impliqués dans l’incident du 19 septembre ont été référés pour une proposition de mesure disciplinaire, mais les résultats de ce processus n’ont pas été finalisés, a déclaré de hauts responsables des douanes et de la protection des frontières Chris Magnus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête n’a trouvé aucune preuve que des agents « aient frappé, intentionnellement ou non, un migrant avec leurs rênes » a fait savoir le commissaire aux douanes et à la protection des frontières. En plus précise-t-il, « les agents ne portaient pas de fouets ».</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>Cependant, monsieur Alejandro Mayorkas, septième secrétaire américain à la sécurité intérieure a déclaré que« L’inconduite de plusieurs individus ne reflète pas le service courageux et distingué des agents de la patrouille frontalière des États-Unis ». Selon lui, « Les échecs organisationnels de la politique, des procédures et de la formation identifiés par l’enquête ont rendu un mauvais service aux agents et au public qu’ils servent. »</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">De plus promet-il, des réformes « nécessaires » Sont en oeuvre afin que les situations changent.<br><br><strong>Marc-Evens Lebrun</strong></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://imediaayiti.com/2022/07/25/migration-dhaitiens-aux-etats-unis-joe-biden-denonce-le-texas-condamne-haiti-espere/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<media:content url="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/07/WhatsApp-Image-2022-07-25-at-11.01.55.jpeg" medium="image"></media:content>
            	</item>
	</channel>
</rss>
