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	<title>Mackenlove Hyacinthe &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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	<description>Plus loin que l&#039;actualité</description>
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	<title>Mackenlove Hyacinthe &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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		<title>Le ‘’chen janbe’’ : Une restauration ambulante contre la cherté de la vie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mackenlove Hyacinthe]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Oct 2022 04:28:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Aleken]]></category>
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					<description><![CDATA[Les marchands de nourriture ambulants, appelés « Brouette » ou « Chen janbe », constituent une nouvelle activité économique en plein essor dans la capitale haïtienne. Destiné à un public de petites bourses, le plat varie entre 75 à 125 gourdes. Pour faire face au chômage, éviter le prix jugé exorbitant d’un plat&#160;des marchands appelés « Anba dra », les brouettes s’imposent peu à peu dans les quartiers populeux, les marchés et les coins de rue achalandés. Il est 7h15 a.m. ce lundi 11 juillet 2022. On peut à peine observer les rayons lumineux jaunâtres du soleil sortant de l’horizon. Les rues ne sont...]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les marchands de nourriture ambulants, appelés « Brouette » ou « Chen janbe », constituent une nouvelle activité économique en plein essor dans la capitale haïtienne. Destiné à un public de petites bourses, le plat varie entre 75 à 125 gourdes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour faire face au chômage, éviter le prix jugé exorbitant d’un plat&nbsp;des marchands appelés « Anba dra », les brouettes s’imposent peu à peu dans les quartiers populeux, les marchés et les coins de rue achalandés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est 7h15 a.m. ce lundi 11 juillet 2022. On peut à peine observer les rayons lumineux jaunâtres du soleil sortant de l’horizon. Les rues ne sont pas encore encombrées. Peu de piétons circulent pour se rendre à leurs activités respectives. Dans la station de taxi moto de Girardo, un&nbsp;des nombreux bidonvilles de la commune de Pétion-Ville, une « brouette » se pointe. Au milieu d’un carrefour, sous un amandier qui attire des attroupements, le marchand s’arrête. C’est une habitude. Un homme de teint noir, dans la quarantaine, cheveux poivre et sel.&nbsp; Le visage en sueur, les yeux fatigués et les bras épuisés, il se tient fermement derrière sa brouette. À l’intérieur, une grosse chaudière de riz au pois et un saut contenant de la sauce. Deux paquets d’assiettes et de cuillères en plastique sont accrochés sur le côté gauche de son chariot. Un petit sac accosté à la manche de la brouette sert de poubelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Donnez moi pour 75 gourdes », lance un premier&nbsp;client. « Moi, pour 100 gourdes, dépêche-toi, j&rsquo;ai grand faim, on t’attendait impatiemment…» sort un autre. Les demandes viennent de part et d’autre. On dirait une chorale que forment les chauffeurs de taxi moto. Un tohu-bohu. Le marchand gère. C’est la routine quotidienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les brouettes sont un peu partout</strong></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>À cause de la cherté de la vie qui impacte grandement le prix des « Anba dra ». Ces marchands ambulants de plats chauds volent au secours des désargentés. Ordinairement, le menu est simple: riz aux haricots avec ou sans sauce, légumes, riz jardinier ou riz blanc et purée de pois. Le prix d’un plat « brouette » varie entre 75 et 125 gourdes.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Les « brouettes » se font remarquer un peu partout dans les rues de Port-au-Prince: les places publiques à Delmas ou les zones de forte concentration à Pétion-Ville. Mais l’ancien cimetière de Pétion-Ville, transformé en station de transport en commun, semble être leur véritable bastion. « Tous les endroits réunissant beaucoup de personnes peuvent être un marché ou un public profitable à ces vendeurs», affirme Luckson Saintil, jeune homme de 35 ans, assis devant sa brouette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rencontré dans une rue à Pétion-Ville entrain de vendre un client, ce marchand ayant requis l’anonymat nous raconte comment fonctionne ce commerce qui s’impose au fur et à mesure.&nbsp; « Les « brouettes » fonctionnent de deux façons. Certains investissent leur argent, préparent et vendent leur nourriture. D&rsquo;autres travaillent pour le compte d&rsquo;une autre personne qui prépare tout et fournit le matériel nécessaire pour la vente, moyennant un contrat le plus souvent verbal.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Faire face au chômage et à l&rsquo;inflation</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cité plus haut, Luckson Saintil, charpentier et ferrailleur de profession, a passé des années sans effectuer une seule journée de travail. Pour répondre à ses responsabilités, la « brouette » était l’une de ses opportunités. « J’ai un métier. J’aime travailler. Je veux et je peux travailler mais malheureusement, je n’ai rien trouvé depuis quelque temps sur ma profession. Après plusieurs réflexions, devenir marchand de nourriture ainsi était l&rsquo;unique option&nbsp; qui me restait », déplore-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rénel Brévil, âgé de 27 ans, a surmonté une maladie chronique qui lui a coûté son emploi. Après cette impasse difficile, Brévil n’avait pas d’autre choix: créer sa propre source de revenu. Après avoir essayé plusieurs activités, Rénel&nbsp; a dû se tourner vers la vente de nourriture.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>« On m’a volé trois motocyclettes. Alors J’ai décidé de changer d’activité », raconte d&rsquo;un air abattu cet ancien chauffeur de taxi moto devenu marchand de nourriture, sous couvert de l’anonymat.</strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Pour des chauffeurs de taxi moto interrogés à Pétion-Ville, les brouettes representent une planche de salut. Leur espoir. Une alternative pour contourner les plats des « Anba dra », qui se vendent désormais jusqu’à 400 gourdes. Mackenson Jean, chauffeur de taxi moto à Girardo, confirme sans langue de bois : «</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Avec les brouettes, je n’achète plus de plats chers. Je prends deux brouettes s’il le faut », lâche-t-il d’un ton ironique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une clientèle unique et variée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« Tout le monde, de presque toutes les couches,&nbsp; achète des plats brouettes.» C&rsquo;est en tout cas ce que font croire les marchands interrogés à ce sujet. Cependant, ces plats chauds sont pratiquement dédiés aux&nbsp; plus démunis. Des ouvriers, des chauffeurs de taxi, des marchands, des petits commerçants ou tous ceux qui ne peuvent s’offrir un plat dans un restaurant ou un « Anba dra ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cela, Rénel met un bémol : « la clientèle peut varier en fonction du comportement du marchand: Ses vêtements, ses chaussures, l’état de ses ustensiles, la propreté&#8230;sont des facteurs qui peuvent attirer ou repousser un certain type de clients.»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre-temps, le prix des produits alimentaires ne cesse de grimper sur le marché.</p>



<figure class="wp-block-table"><table><tbody><tr><td><strong>Produits Alimentaire</strong></td><td><strong>Prix en gourdes</strong></td></tr><tr><td>1 Marmite de pois noir </td><td>750</td></tr><tr><td>1 Marmite du riz</td><td>500</td></tr><tr><td>1 Marmite de pois beurre</td><td>1400</td></tr><tr><td>1 Marmite de pois rouge</td><td>1000</td></tr><tr><td>1 Marmite de maïs moulu </td><td>500</td></tr><tr><td>1 Marmite de blé</td><td>500</td></tr><tr><td>1 Marmite de Petit mil</td><td>600</td></tr><tr><td>1 Marmite de farine </td><td>400</td></tr><tr><td>1 Marmite de sucre brun </td><td>500</td></tr><tr><td>1 Gallon d&rsquo;huile </td><td>1500</td></tr></tbody></table></figure>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p></p></blockquote></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Si les « brouettes » facilitent les plus démunis d&rsquo;un plat journalier, cependant plus d&rsquo;un expriment des réserves quant à l&rsquo;apport nutritif que peut fournir aux consommateurs un « plat brouette ». Et encore, les conditions d&rsquo;hygiène dans lesquelles ils sont préparés laissent pour le moins à désirer. Quoiqu&rsquo;il en soit, face à une menace de grande famine qui se fait de plus en plus pesante en Haïti (aujourd&rsquo;hui, selon le PAM, plus de 4,5 millions d&rsquo;Haïtiens ont faim),&nbsp; les »chen janbe » se révèlent un dernier recours pour les chômeurs au nombre incalculable.<br><br><strong>Mackenlove Hyacinthe</strong></p>
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		<title>Intégration des personnes handicapées : la langue des signes, un outil fondamental</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mackenlove Hyacinthe]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Sep 2021 16:48:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[État]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Langues des signes]]></category>
		<category><![CDATA[Personnes Handicapées]]></category>
		<category><![CDATA[Sourds]]></category>
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					<description><![CDATA[L’intégration des personnes handicapées est un combat permanent partout dans le monde y compris en Haïti. Elle a évolué et s’est améliorée au fil des années. Aujourd’hui, les sourds-muets bénéficient de grandes technologies qui ont été développées, et des méthodes d’apprentissage sont mises à jour. La langue des signes, utilisée pour faciliter la communication avec et / ou entre les personnes malentendantes, s’avère être un outil incontournable. Cependant en Haïti, elle semble être négligée ou sous-utilisée. « Depuis des lustres, la communauté des sourds-muets un peu partout dans le monde a toujours utilisé un signe pour communiquer ; ce qui...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’intégration des personnes handicapées est un combat permanent partout dans le monde y compris en Haïti. Elle a évolué et s’est améliorée au fil des années. Aujourd’hui, les sourds-muets bénéficient de grandes technologies qui ont été développées, et des méthodes d’apprentissage sont mises à jour. La langue des signes, utilisée pour faciliter la communication avec et / ou entre les personnes malentendantes, s’avère être un outil incontournable. Cependant en Haïti, elle semble être négligée ou sous-utilisée.</strong></p>
<p>« Depuis des lustres, la communauté des sourds-muets un peu partout dans le monde a toujours utilisé un signe pour communiquer ; ce qui signifie l’existence de la langue des signes dans l’antiquité », a raconté Oudelin Sinéus, interprète, formateur et professeur en langue des signes.</p>
<p>La langue des signes a eu un parcours de bric et de broc dans le temps et dans l’espace. Passée de langue négligée à langue clandestine, tout va changer en 1866 avec Charles Michel de L’Epée, appelé L’Abbé de L’Epée qui allait ouvrir en France la première fois une école de langue des signes particulièrement pour les sourds.</p>
<p><strong>Problématique de la langue des signes en Haïti.</strong></p>
<p>D’après Mme Soinette Désir, Secrétaire D’État pour l’Intégration des Personnes Handicapées en Haïti, on utilise trois (3) formats de langues des signes : « la forme ASL (Americain Sign Language) pratiquée aux États Unis; la LSF (Langue des Signes Française) adoptée en France; et la Langue du terroir, utilisée par la majorité des personnes en Haïti. »</p>
<p>La secrétaire d’État croit que le problème est d’ordre étatique. Selon elle : « L’État haïtien ne prend pas encore en compte la question de la langue des signes dans le pays. » Elle reste convaincue que cette langue a toute son importance dans l’intégration des personnes handicapées, spécialement les sourdes.</p>
<p>« Notre langue des signes (3ème catégorie) n’est pas documentée. Elle n’est pas officielle », a argué ce jeune interprète cité plus haut. Il reconnait qu’elle possède les bases d’une langue normale : « La langue des signes a sa grammaire et son syntaxe – elle est une langue à part entière. » Elle possède tous les critères d’une langue officielle pourtant, défaut de documentation la rend stérile, ajoute Oudelin Cineus.<br />
Expérimenté dans le milieu, Oudelin Sinéus observe un manque en ressources humaines dans ce secteur : « Les professeurs et interprètes se font rares dans ce secteur ». Motivé par l’envie d’aider les gens sourds après le 12 janvier 2010, il a reçu une formation en ligne « Aucune école de langues des signes dans le pays. » Il voit cette communauté négligée par une carence en ressources humaines. D’un autre œil, il affirme que c’est un secteur restreint. Aucune sensibilisation communautaire et médiatique, pense-t-il. « On devrait organiser des activités visant à redorer son blason », suggère l’interprète en langues des signes.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr"><a href="https://twitter.com/hashtag/HaitiTechSummit2018?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#HaitiTechSummit2018</a> &#8211; CAPPA-Sourds-Haïti est une org. philanthropique qui travaille pr l’intégration psychosociale des personnes ayant une déficience auditive en brisant la barrière linguistique grâce à la promotion et la formation en langue des signes : <a href="https://t.co/m59AGfQ2OA">https://t.co/m59AGfQ2OA</a> <a href="https://t.co/rnkyVGpLgU">pic.twitter.com/rnkyVGpLgU</a></p>
<p>— U.S. Embassy Haiti (@USEmbassyHaiti) <a href="https://twitter.com/USEmbassyHaiti/status/1010930657856512000?ref_src=twsrc%5Etfw">June 24, 2018</a></p></blockquote>
<p><strong>De l’intégration des sourds</strong></p>
<p>L’article 16 de la Convention Relative aux Droits des Personnes Handicapées, CRDPH stipule : « Les États partis prennent toutes les mesures législatives, administratives, sociales, éducatives et autres mesures appropriées pour protéger les personnes handicapées (…) ».</p>
<blockquote><p>Pour ce jeune professeur et formateur, la société ne voit pas les sourds comme des personnes ordinaires. Elle nie drastiquement toute forme de loi. Entre stigmatisation et discrimination, les sourds font toujours les frais : « On les présente comme des sauvages, des violents, des personnes stupides et à trouble psycho-social. Pourtant, ils sont des gens normaux et peuvent occuper n’importe fonction dans la société. »</p></blockquote>
<p>Jadis, en Haïti, il serait délicat pour qu’un sourd termine ses études classiques voire universitaires. Depuis l’année 2015, un changement s’opère à ce niveau. Quelques uns ont même bouclé leurs études universitaires et se débrouillent assez bien dans la vie. Il faut souligner que le parcours n’a pas été facile.</p>
<p>L’État doit accorder plus d’attention à l’apprentissage et la transmission du savoir en langue des signes. Pour ce faire, Mme Soinette pense qu’un travail de base est prioritaire. Il revient au Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle, MENFP de prendre certaines mesures visant à exiger les directeurs d’écoles, des centres d’études professionnelles et des universités à mettre au sein de leur personnel administratif et staff des enseignants des cadres connaissant et maitrisant la langue des signes.</p>
<p><strong>Des efforts au plus haut niveau</strong>.</p>
<p>« Il est important de promouvoir la codification de la langue des signes haïtienne pour faciliter l’accès à la communication et à l’information de toutes les personnes qui utilisent seulement cette forme pour communiquer. » a soutenu Mme Soinette Désir. Plus loin elle demande à L’État, à travers le MENFP de « maximiser ses efforts pour trouver des fonds pouvant faciliter l’éducation des personnes handicapées, particulièrement les sourdes ». De son coté, Mr Oudelin Sinéus opte pour la disposition des interprètes dans les institutions privées et publiques comme la CRDPH l’exige.</p>
<p>La langue des signes, seul moyen de communication efficace pour les personnes sourdes ne devraient pas être négligée. Combien de personnes sourdes ont laissé leur peau par manque de communication, par manque de compréhension ? Considérant l’importance de ladite langue pour cette communauté voire pour le pays, on espère une campagne de sensibilisation. On attend les actions étatiques visant à doter le pays de sa propre langue des signes. La Langue des signes haïtiennes. (LSH).</p>
<p><strong>Mackenlove Hyacinthe.</strong></p>
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		<title>L’Islam, une religion en pleine croissance en Haïti</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mackenlove Hyacinthe]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Jul 2021 15:19:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Imam]]></category>
		<category><![CDATA[Islam]]></category>
		<category><![CDATA[Mosquée At Thaweed]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis le séisme du 12 Janvier 2010, la présence des musulmans devient de plus en plus significative en Haïti. Étant une religion fondée sur des principes de vie et de pureté, les racines de l’Islam dans le pays remontent depuis le temps de la lutte contre l’esclavage. Jusqu’à présent, elle n’est pas considérée comme une religion à part entière par les lois haïtiennes. Pourtant, ses actions sociales posées dans la communauté haïtienne lui confère toute légitimité. 12h30. L’Imam de la Mosquée Lakou Boukman fait son apparition devant la porte. Un chant rituel universel guide les adhérents à se rendre à...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis le séisme du 12 Janvier 2010, la présence des musulmans devient de plus en plus significative en Haïti. Étant une religion fondée sur des principes de vie et de pureté, les racines de l’Islam dans le pays remontent depuis le temps de la lutte contre l’esclavage. Jusqu’à présent, elle n’est pas considérée comme une religion à part entière par les lois haïtiennes. Pourtant, ses actions sociales posées dans la communauté haïtienne lui confère toute légitimité.</strong></p>
<p>12h30. L’Imam de la Mosquée Lakou Boukman fait son apparition devant la porte. Un chant rituel universel guide les adhérents à se rendre à l’intérieur de la Mosquée, un lieu de culte bien airée. La surface de cette grande salle est recouverte d’un paillasson découpé à l’aide d’un adhésif qui dessine des lignes diagonales et parallèles. Elles indiquent l’alignement et la position au moment de la prière. Pas plus que deux (2) bancs dans la salle seulement pour les visiteurs. Les membres s’assoient à même le sol. L’Imam gravit une petite estrade de cinq marches donnant accès à la chaire à partir de laquelle il va conduire la prière.</p>
<p>À l’intérieur les femmes sont derrières et les hommes devant. Non pas parce qu’ils sont misogynes mais par souci de moralité. « Ce n’est pas parce qu’on ne donne pas de valeur aux femmes. Ici. la prière se fait en inclinant ; une femme inclinée peut dévier l’attention de tous les hommes du but principal », justifie l’Imam Abdoul Manik.</p>
<p>À l’entrée de la Mosquée, un long banc de trois (3) ou quatre (4) étages est placé pour déposer les chaussures. On rentre dans la Mosquée les pieds nus. Un espace bien préparé avec de l’eau pour se purifier avant la prière. Tout se fait selon un rite. Il n’est pas permis aux invités de se « purifier ».</p>
<p>Devant la Mosquée, une affiche énumère les cinq prières journalières : FAJR (5h55 Am), DHUHR (1h Pm), ASR (4h25 Pm), MAGHIB (7h Pm), ISHA (8h Pm). Puis il y a la JUMU’A (1h Pm) qui est un rendez-vous hebdomadaire, chaque vendredi. Toutes les prières quotidiennes se font entre 5 à 10 minutes. La JUMU’A dure environ 60 minutes.</p>
<p><strong>Islam et Haïti, une relation de longue date</strong></p>
<p>Selon les croyances musulmanes, l’Islam était à Saint Domingue depuis la période esclavagiste. « Boukman était un musulman. Il avait dans son Djakout un livre que personne ne pouvait lire. Ce livre, était lisible de droite à gauche au lieu de gauche à droite. Il s’agissait du Saint Coran. Parce qu’il est le seul livre qui se lit ainsi », explique l’Imam Abdoul Manik de la Mosquée Masjid AT Tawheed.</p>
<p>Après cette période, les musulmans vont disparaitre en Haïti pour réapparaitre vers les années 90. En raison de ses nombreuses actions sociales dont la prise en charge des personnes rescapées, la religion aux cinq (5) prières journalières va avoir de nouveaux adhérents après le séisme dévastateur du 12 Janvier 2010 en Haïti. Dans un article publié le 10 octobre 2012 sur le site de La Presse Internationale, on peut lire : « Le désastre du 12 Janvier 2010 a attiré en Haïti des organisations humanitaires du monde entier notamment Islamic Relief USA (Secours Musulmans des Etats Unis) qui a construit 200 abris et une école secondaire ».</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Les représentants de <a href="https://twitter.com/USEmbassyHaiti?ref_src=twsrc%5Etfw">@USEmbassyHaiti</a> ont pris connaissance des activités marquant le <a href="https://twitter.com/hashtag/Ramadan?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Ramadan</a> en <a href="https://twitter.com/hashtag/Ha%C3%AFti?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Haïti</a>. Merci pour les informations, Conseil National des Musulmans Haïtiens! <a href="https://t.co/IDfWNhJsoU">pic.twitter.com/IDfWNhJsoU</a></p>
<p>— U.S. Embassy Haiti (@USEmbassyHaiti) <a href="https://twitter.com/USEmbassyHaiti/status/1390744532606668803?ref_src=twsrc%5Etfw">May 7, 2021</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p><strong>L’Islam plus qu’une religion, c’est un mode de vie</strong></p>
<p>Née dans une famille musulmane dont le père (décédé) était un Imam, Illahi Jacques voit l’Islam comme un mode de vie simple et pur. « L’Islam a beaucoup de principes sur la vie et l’hygiène. Les musulmans ne mangent pas les épices importés. Ils ne consomment pas d’alcool ni de cigarette. Ils ne mangent pas la viande de porc », lâche-t-elle fièrement. Pour elle, les musulmans sont souvent en bonne santé. Tout ce qui est prohibé dans le Saint Coran est néfaste pour la santé. « Tout ce qui est impur se fait avec la main gauche. Comme, le lavage des mains après la selle », précise la jeune femme les yeux pleins de fougues.</p>
<p>L’Imam Abdoul Manik indique que « le ramadan qui est le mois de jeûne des musulmans a une grande importance spirituelle et matérielle. Parce que l’abstinence d’aliments durant la période, permet aux fidèles de l’Islam de se débarrasser des graisses intérieures. Et, les mets consommés pendant le moment de pèlerinage sont susceptibles de laver l’estomac d’éléments impures ».</p>
<p>Dans la religion islamique, le vivre ensemble prime. Les plus forts doivent inconditionnellement aider les plus faibles selon les prescrits du Saint Coran. Les enseignements sont fondés sur l’obéissance, la patience et le partage.</p>
<p>À Miragoâne, ils ont un cimetière spécialement pour inhumer les frères musulmans décédés.</p>
<p><figure id="attachment_5872" aria-describedby="caption-attachment-5872" style="width: 1010px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-5872 size-full lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/07/WhatsApp-Image-2021-07-30-at-1.16.30-AM.jpeg" alt="Facade de la Mosquée At Thaweed - Crédit Photo : Page Facebook de la Mosquée" width="1010" height="550" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/07/WhatsApp-Image-2021-07-30-at-1.16.30-AM.jpeg 1010w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/07/WhatsApp-Image-2021-07-30-at-1.16.30-AM-300x163.jpeg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/07/WhatsApp-Image-2021-07-30-at-1.16.30-AM-768x418.jpeg 768w" sizes="auto" /><figcaption id="caption-attachment-5872" class="wp-caption-text">Facade de la Mosquée At Thaweed &#8211; Crédit Photo : Page Facebook de la Mosquée</figcaption></figure></p>
<p><strong>Une représentation effective sur le territoire national</strong></p>
<blockquote><p>« Je ne suis pas en mesure de dire combien de Mosquées que nous avons en Haïti à date. Je pense qu’elles sont nombreuses. À Port-au-Prince nous en avons cinq (5), à Miragoâne, deux (2). Et, nous avons des Mosquées dans presque tous les départements géographiques du pays. La quantité peut varier entre 10 à 15 »,</p></blockquote>
<p>mentionne le religieux.</p>
<p>La Mosquée Masjid At Tawheed habrite une école fondamentale reconnue par le Ministère de L’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP). Pour l’heure, chaque Mosquée ne dispose pas d’une école, regrette l’Imam. Il reste tout de même positif, et rêve de voir s’implanter une école dans chaque Mosquée.</p>
<p>En plus des écoles et des Mosquées, les musulmans ont des orphelinats en Haïti. « Nous accueillons des enfants orphelins pour les encadrer, leur donner une formation de qualité qui leur permettra de trouver une place dans la société », soutient le musulman.</p>
<p><strong>Le calvaire des musulmans en Haïti</strong></p>
<p>La fille de l’Imam citée plus haut, a développé un amour et un attachement pour cette confession religieuse dès son très jeune âge. Elle vient de boucler ses études classiques. Et pourtant, à l’école les stigmatisations n’en manquaient pas. D’un air triste elle nous raconte : « Parce que je suis musulmane, souvent la société me juge très mal. À l’école, dès qu’un professeur dans un cours prononce le mot terroriste tout le monde se tourne vers moi, et me lance des regards accusateurs. Comme si L’Islam était synonyme de terrorisme. Parfois je me sentais un peu gênée même s’il s’agissait d’une plaisanterie entre camarades ».</p>
<p>« Une fois j’étais à Miragoâne dans le cadre de ma formation comme Imam et je priais, une dame est venue et a lancé des propos malsains et des injures à mon endroit. Comme si j’invoquais un démon. » Animée d’une sagesse et d’une maitrise de soi, l’Imam a pensé que cela est dû à une méconnaissance de la religion musulmane en tant que telle.</p>
<p>« Ajouter à ce lot de péripéties, certaines institutions exigent aux femmes musulmanes d’enlever leur voile. Ce qui est à l’encontre des prescriptions du Saint Coran», relate tristement l’Imam. Selon lui, la société haïtienne doit faire preuve de tolérance et d’acceptation envers les musulmans.</p>
<p>« Souvent on nous traite de démon pourtant nous adorons le même Dieu. Le Dieu créateur. L’Islam c’est l’amour, le partage, la paix et la pureté. L’Islam est une religion défensive jamais offensive. Avant de dire quoi que ce soit, j’invite tout le monde à s’approcher vers l’islam pour le comprendre et le connaitre. Ainsi, ils pourront distinguer le vrai du faux », souhaite l’Imam Abdoul Manik.</p>
<p>La Constitution haïtienne de 1987 amendée en son article 30 garantit une liberté de culte. Sur le plan religieux rien n’est encore dit. En attendant, les musulmans se multiplient. Et, les Mosquées continuent de s’établir un peu partout sur le territoire national.</p>
<p>Mackenlove Hyacinthe</p>
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		<item>
		<title>UNJPH : l’organisation qui défend les droits des photojournalistes haïtiens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mackenlove Hyacinthe]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Jul 2021 15:20:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Haïtien]]></category>
		<category><![CDATA[K2D]]></category>
		<category><![CDATA[Photosjournaliste]]></category>
		<category><![CDATA[UNJPH]]></category>
		<category><![CDATA[Vladimir Legagneur]]></category>
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					<description><![CDATA[Les photojournalistes haïtiens sont confrontés à de multiples blocages et difficultés dans l’exercice de leur métier. Certains subissent d’énormes pressions, d’autres des menaces, d’autres encore des censures et toutes formes de violences. Afin de faire face à ces problèmes récurrents, ils se regroupent au sein de l’Union des Journalistes Photographes Haïtiens (UNJPH), dans un seul et même objectif : défendre les droits des photojournalistes haïtiens. Créé en 2008, à l’initiative de Francis Louis (du journal LeNouvelliste), Jean Jacques Augustin (du journal Le Matin), Evens Saint Felix (de d’Alerte Haïti) et du feu Lyonel Lafortune (de Haïti Progrès), l’UNJPH s’engage dans...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les photojournalistes haïtiens sont confrontés à de multiples blocages et difficultés dans l’exercice de leur métier. Certains subissent d’énormes pressions, d’autres des menaces, d’autres encore des censures et toutes formes de violences. Afin de faire face à ces problèmes récurrents, ils se regroupent au sein de l’Union des Journalistes Photographes Haïtiens (UNJPH), dans un seul et même objectif : défendre les droits des photojournalistes haïtiens.</strong></p>
<p>Créé en 2008, à l’initiative de Francis Louis (du journal LeNouvelliste), Jean Jacques Augustin (du journal Le Matin), Evens Saint Felix (de d’Alerte Haïti) et du feu Lyonel Lafortune (de Haïti Progrès), l’UNJPH s’engage dans l’encadrement des photojournalistes haïtiens et apporte un soutien indéfectible aux journalistes victimes d’abus, de menace ou de violence physique dans leur travail.<br />
Si cette structure de défense des droits d’une catégorie de travailleurs des médias est peu connue en Haïti, les actions posées et les travaux réalisés par ses membres témoignent le contraire.</p>
<p><strong>À la rencontre de l’UNJPH</strong></p>
<p>L’idée de mettre sur pied l’UNJPH a germé au cours d’un échange entre quatre passionnés du photojournalisme : Francis Louis et Jean-Jacques Augustin, Evens Saint Felix, et Lyonel Lafortune ; tous, des disciples de Robert Capa, père du « Photojournalisme ». Nous sommes en 2008 quand ces 4 mousquetaires ont décidé de passer de la parole aux actes et fondent cette structure en vue d’œuvrer pour le respect des droits et de meilleures conditions de travail de cette catégorie de professionnel.</p>
<p>« L’objectif était aussi, bien entendu, de mettre en valeur le travail des photojournalistes haïtiens. De les protéger contre toutes dérives ou abus et de les accompagner quand ils sont en difficultés», a raconté le secrétaire général de l’organisation, Jean-Jacques Augustin.<br />
« Quand un photojournaliste est victime, il est de notre devoir d’intervenir. Parfois, nous le faisons de concert avec l’Association des Journalistes Haïtiens (AJH) avec laquelle nous avons partagé le même local pendant un certain temps. « Cette structure qui compte plus de 80 membres aujourd’hui a des adaptes un peu partout à travers le monde », confie le photojournaliste Jean-Jacques Augustin.</p>
<p>« L’UNJPH compte plus de 80 membres à travers le pays et à l’étranger notamment en France, au Canada, aux Etats Unis et en République Dominicaine. Les membres vivant en terre étrangère jouent le rôle d’officiers de liaison avec les autres organisations de photojournalistes pour l’expansion de l’UNJPH » informe-t-il.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_5723" aria-describedby="caption-attachment-5723" style="width: 620px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="wp-image-5723 lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/07/unnamed-320x200.jpg" alt="" width="620" height="337" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/07/unnamed-300x163.jpg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/07/unnamed-768x417.jpg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/07/unnamed.jpg 873w" sizes="auto" /><figcaption id="caption-attachment-5723" class="wp-caption-text"></strong> <strong>Illustration de quelques membres fondateurs de UNJPH</strong><br /><strong>Crédit photo: Jean Jacques Augustin</strong></figcaption></figure></p>
<p>D’un air confiant et fier, le secrétaire général de l’UNJPH se félicite d’avoir permis de célébrer pour la première fois en Haïti le 18 aout 2017, la journée mondiale de la photographie. « Grâce à l’UNJPH, nous avons commémoré pour la première fois en Haïti la journée mondiale de la photographie. » Cette célébration a été l’occasion pour présenter au grand public le rôle et le travail des photojournalistes à en croire M. Jean-Jacques. « Au cours de cette journée, nous avons organisé une conférence débat pour présenter au grand public le concept photojournalisme, son histoire, son importance entre autres », détaille-t-il. De plus, l’organisation ne se contente pas seulement de défendre les intérêts des photojournalistes, il permet aussi à certains photographes de recevoir une formation en photojournalisme.</p>
<p>« Nous permettons à certains photographes d’élargir leur champ professionnel en leur offrant une formation en photojournalisme, et les résultats sont satisfaisants », explique le secrétaire général de l’organisation. Jean Jacques Augustin rappelle que la formation et la transmission de connaissance sont le meilleur moyen de faire perdurer cette discipline professionnelle qui est de plus ne plus menacée par l’ascension fulgurante de la technologie.</p>
<p>Une démocratisation technologique qui affecte sérieusement le domaine du photojournalisme sans changer ou même atténuer la passion des professionnelles de la photo pour leur métier si l’on en croit les dires de Thimoté Jackson, membre de UNJPH depuis 2017.</p>
<p><strong>Les appareils numériques : nouveaux concurrents des photojournalistes</strong></p>
<p>« De nos jours, l’accessibilité aux appareils sophistiqués pouvant effectuer des clichés presque parfaits, prendre en photo ou en vidéos des sujets ou n’importe quel fait social affecte le domaine du photojournalisme », relate Thimoté Jackson ex-photographe de Challenges Magazine. Selon monsieur Jackson, « n’importe quel utilisateur d’un téléphone portable intelligent est un potentiel photographe ». Ce qui permet à la photographie “armateur” de concurrencer à un certain niveau le photojournalisme qui est un domaine strictement professionnel.</p>
<p>Pour ne pas rester passive face à cette concurrence rendue possible par les effets des avancées de la science et de la modernité, l’UNJPH se met au diapason. Elle concocte un ensemble de formation pouvant amener les photojournalistes à maîtriser les outils numériques (téléphone intelligent, tablette et autres gadgets électroniques) « Nous n’avons rien à envier à ceux qui utilisent leurs Smartphones pour effecteur des photos professionnelles, nous aussi nous asseyons de les intégrer dans la liste de nos outils de travail de terrain », explique le photojournaliste Thimoté Jackson.</p>
<p><strong>Plaider pour les droits d’auteur des photos journalistes</strong></p>
<p>« Le respect des droits d’auteur des photosjournalistes est un élément de débat très important pour nous à l’UNJPH », avance Jean-Jacques Augustin, actuel photojournaliste au sein du journal le National. Selon monsieur Augustin, le Bureau Haïtien des Droits d’Auteur (BHDA) est un partenaire clé dans la lutte pour le respect des droits de cette catégorie de professionnelle.</p>
<p>« Un ou une journaliste devrait être capable de vivre selon le fruits de son travail. En Haïti, un journaliste peut risquer sa vie dans une manifestation ou lors d’une scène d’échange de tirs pour prendre des photos et voir ses œuvres éparpillées, utilisées partout sur Internet sans son autorisation », se révolte Jean Jacques Augustin.</p>
<p>Dans d’autres cas, c’est carrément du vol ou du plagiat qui découragent les photojournalistes et cela préoccupe au plus haut point monsieur Augustin. Il explique que : « Dans certains cas, la marque ou le tag du propriétaire de la photo est enlevé pour créditer la photo au nom d’un autre propriétaire, ces cas de « fraudes » constituent une violation flagrante des droits de la propriété intellectuelle du photojournaliste en vertu du décret du 12 octobre 2005 sur les droits d´auteur ».</p>
<p>Le secrétaire de la structure précise que certains obstacles internes sont à franchir avant de déposer un dossier auprès de l’UNJPH afin de plaider pour la cause du respect des droits des photojournalistes.</p>
<p>Mais la structure de défense des droits de photojournalistes se vante d’avoir apporté sa quotepart dans la plaidoirie en bonne et due forme de concert avec l’AJH et Kolektif 2 dimansyon (K2D) relative à la disparition en 2018 du photojournaliste Vladimir Legagneur.</p>
<p>L’UNJP n’avait pas raté l’occasion de condamner et exiger dédommagement et réparation lorsque le photojournaliste Dieu-Nalio Chéry a été victime en marge d’une séance au parlement haïtien sur la ratification du Premier ministre nommé Fritz William. Quoique le professionnel de la presse a quand mem été contraint de laisser le pays récemment pour sauver sa peau suite à des menaces de mort par de puissants chefs de gang</p>
<p>S’il est vrai qu’ « une image vaut mille mots » comme disait le philosophe chinois, Confucius, alors assister impuissant des journalistes qui déposent leur caméra pour causes de menaces ou d’insécurités revient à taire, enterrer des milliers de mots dans un pays qui se bat pour le respect de la liberté de la presse, socle fondamental de la liberté d’expression à travers le monde.</p>
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		<title>Le pullulement des églises protestantes en Haïti : un vrai problème à résoudre par l’État</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mackenlove Hyacinthe]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Mar 2021 22:28:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Église]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Pasteur]]></category>
		<category><![CDATA[Protestant]]></category>
		<category><![CDATA[Shalom]]></category>
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					<description><![CDATA[Constitué de plus de 52 % de la population, le protestantisme a célébré ses 200 ans de mission en Haïti en 2017. Bien avant cette date, les assemblées protestantes n’ont pas cessé de se multiplier sur tout le territoire national. Fractionnés pour la plupart, ces lieux de cultes continuent de pousser comme des champignons à la barbe des autorités établies. « Dans le quartier où j’habite, deux églises protestantes sont à proximité. Elles partagent la même clôture. C’était une seule assemblée, une mésentente est à l’origine de cette division. Le pire, elles fonctionnent aux mêmes heures les dimanches, ce qui...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Constitué de plus de 52 % de la population, le protestantisme a célébré ses 200 ans de mission en Haïti en 2017. Bien avant cette date, les assemblées protestantes n’ont pas cessé de se multiplier sur tout le territoire national. Fractionnés pour la plupart, ces lieux de cultes continuent de pousser comme des champignons à la barbe des autorités établies.</strong></p>
<p>« Dans le quartier où j’habite, deux églises protestantes sont à proximité. Elles partagent la même clôture. C’était une seule assemblée, une mésentente est à l’origine de cette division. Le pire, elles fonctionnent aux mêmes heures les dimanches, ce qui crée une terrible cacophonie. C’est délirant », décrit Stéphane Jean Claude très remonté en dépit du fait qu’il est de foi protestante.</p>
<p>Pas trop loin de Diègue, dans ce quartier surnommé Mandigne, une multitude d’assemblées protestante est observée. Subdivisées en petit groupe, les unes situées à quelques mètres des autres. Généralement, à moitié remplie, chacune avec ses lots de principes, de doctrines et de rituels. Et le phénomène s’amplifie. Une assemblée divisée donne naissance à deux voire trois autres.</p>
<p><strong>Au regard de la constitution.</strong></p>
<p>La constitution de 1987 amendée garantit la liberté de religion et de culte. Par contre, certaines balises sont à ne pas franchir. En ses articles 30, et 30-2, la constitution dispose : « Toutes les religions et tous les cultes sont libres. Toute personne a le droit de professer sa religion et son culte, pourvu que l’exercice de ce droit ne trouble pas l’ordre et la paix publics ».</p>
<p>La loi établit les conditions de reconnaissance et de fonctionnement des religions et des cultes. Un pasteur qui dirige une grande mission protestante en Haïti, ayant requis l’anonymat, accepte de nous livrer sa compréhension de cet état de fait. D’après le berger, « C’est bien que la constitution reconnaît ce droit. Mais nous avons du chemin à faire », lâche-t-il comme pour justifier la multiplication de ces églises dans le pays. Pour lui, le nombre d’assemblées importe peu, car elles font toutes, le travail du Seigneur. Toutefois, il admet que l’emphase doit être mise sur la pollution sonore et le trouble à l’ordre public ». De façon laconique, l’homme de Dieu reconnaît que certaines assemblées vont même plus loin que le fait de troubler la paix publique.</p>
<p><strong>Une arme à double tranchant</strong></p>
<p>« D’une part, un nombre important d’églises protestantes en Haïti a un impact positif sur la société. Cela pourrait contribuer à l’éradication de la délinquance et réduire le nombre de marginaux », selon les propos de Nesly Fleurisca prédicateur, qui analyse ce phénomène sous trois aspects : matériel, social et spirituel.</p>
<p>« L’accroissement des lieux de cultes protestants est pour une bonne cause. Nous avons tellement de maux dans le pays, les églises pourront contribuer à redresser la barre. Notre société fait la promotion de la haine, la jalousie, la violence. Je pense que l’Église, de par sa mission et son message pourrait aider à guérir ces plaies purulentes », a martelé le Prélat.</p>
<p>De plus, a-t-il ajouté, « L’Église prêche le pardon, l’amour, le vivre-ensemble, la fraternité, etc. ? Un nombre élevé d’assemblée pourrait nous conduire à une société morale et paisible ».</p>
<p>Salomon Inseul, Avocat et Sociologue pense qu’avec ce phénomène qui prend le large « les fidèles protestants sont en majorité dans la société ». Comme l’église, est une entité typique fondée sur l’amour, la fraternité, et la moralité, son élargissement ne saurait être néfaste pour la cité.</p>
<p>Tous les chrétiens ne l’entendent pas de cette oreille.</p>
<p>Cette catégorie en veut pour preuve des leaders médiocres qui ont émergé dans ses assemblées au fonctionnement douteux. Ils font des brebis leur proie. Ces dirigeants religieux, souvent insouciants font leur beurre de la misère et la vulnérabilité des autres. Le pasteur avoue : « Les églises protestantes contribuent au chômage en Haïti. Des séances de jeûnes et services sont organisées à longueur de journée. Parfois certains leaders religieux exigent beaucoup d’argent de la part des fidèles. Pourtant, ces derniers ne sont même pas capables de se nourrir correctement. « L’homme de Dieu » pense que certaines assemblées ne font pas l’honneur du secteur et vont à l’encontre de la sainte parole divine.</p>
<p>Considérant cette prolifération sur le plan social et matériel, ce prédicateur remet en question la formation des leaders. En effet, il affirme que certains leaders sont à la recherche d’un rang social ou du pain quotidien tout carrément. Ils n’ont aucun objectif positif et passent outre la mission première de l’Église. « Pour parvenir à leur fin aussi satanée qu’il soit, ils sont prêts à tout », regrette Nesly Fleurisca.</p>
<p><figure id="attachment_5536" aria-describedby="caption-attachment-5536" style="width: 2048px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="wp-image-5536 size-full lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/03/fanmiy-Shalom.jpg" alt="" width="2048" height="1365" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/03/fanmiy-Shalom.jpg 2048w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/03/fanmiy-Shalom-300x200.jpg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/03/fanmiy-Shalom-1024x683.jpg 1024w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/03/fanmiy-Shalom-768x512.jpg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/03/fanmiy-Shalom-1536x1024.jpg 1536w" sizes="auto" /><figcaption id="caption-attachment-5536" class="wp-caption-text">Tableau illustrant une grille de prix des services de l’Église Shalom dans une activité baptisée ‘’Fanmiy Shalom’’ Credit Photo &#8211; Georges Harry Rouzier</figcaption></figure></p>
<p><strong>Des dérives incorrigibles</strong></p>
<p>De manière répétitive, des scandales à caractère financier et sexuel ont éclaboussé plusieurs de ses assemblées concentrées pour la grande majorité dans la Capitale, Port-au-Prince.</p>
<p>En plus de tout cela, les fidèles de ses assemblées se voient obliger de gober les exagérations de langages et les messages dénués de toute cohérence et logique de ses leaders religieux causant des préjudices des fois irréparable aux autres congrégations du secteur qui s’efforce de garder une certaine ligne de conduite. On se rappelle de cet homme qui s’est auto-proclamé prophète qui avait proposé un médicament composé d’ingrédients dubitables et saugrenus contre le SIDA.</p>
<p>Après son analyse sur la contribution que les lieux de cultes devraient apporter à la société haïtienne, Me Salomon Inseul, professeur à l’Université, a déploré « certaines dérives incorrigibles qui selon lui, servent à ternir l’image du secteur ».</p>
<p>Si la mission première de l’Église est de croître dans tous les sens, les actions et approches de certains leaders au comportement irresponsable la souillent. Des leaders au rabais, en veux-tu en voilà. Des assemblées divergées et divisées. Des lieux de culte ou les fidèles sont entassés comme des sardines. Comment y remédier ? Comment devient-on pasteur ? Quel contrôle que l’Etat exerce sur les écoles de théologie ? Comment l’Etat va s’y prendre pour restructurer ce secteur et exerce une supervision effective ? Quel est le rôle de la Fédération Protestante face à de telles dérives ?</p>
<p>Le fait est que le pullulement des églises protestantes nécessite une action rapide et concrète de l’État haïtien afin que la laïcité ne soit pas un prétexte d’extorsion économique sur des citoyens jugés vulnérables.</p>
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