<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Luckson SAINT-VIL &#8211; IMEDIA AYITI</title>
	<atom:link href="https://imediaayiti.com/author/luckson-saint-vil/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://imediaayiti.com</link>
	<description>Plus loin que l&#039;actualité</description>
	<lastBuildDate>Sat, 30 Oct 2021 19:36:49 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.3</generator>

<image>
	<url>https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/10/cropped-IMEDIA-png-2-32x32.png</url>
	<title>Luckson SAINT-VIL &#8211; IMEDIA AYITI</title>
	<link>https://imediaayiti.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Stéphanie Sérélus, toute une vie dédiée à la cause des malades graves</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2021/03/08/stephanie-serelus-toute-une-vie-dediee-a-la-cause-des-malades-graves/</link>
					<comments>https://imediaayiti.com/2021/03/08/stephanie-serelus-toute-une-vie-dediee-a-la-cause-des-malades-graves/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luckson SAINT-VIL]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Mar 2021 19:32:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Cancer]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Malade]]></category>
		<category><![CDATA[RJPH]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphanie Sérélus]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://imediaayiti.com/?p=5359</guid>

					<description><![CDATA[Depuis 2018, Stéphanie Sérélus, 31 ans, vole au secours des personnes développant de graves complications liées à une maladie. Avec sa structure dénommée Regroupement des Jeunes Perspectifs d’Haïti (RJPH), la jeune dame, à travers des SOS lancés sur les réseaux sociaux, a permis à une dizaine de personnes de subir des interventions chirurgicales. Des opérations qui valaient la peine et qui ont contribué à sauver des vies. Coup de projecteur sur cette femme qui agit dans l’ombre et loin des caméras… Mardi 2 mars 2021. Stéphanie Sérélus a appris une mauvaise nouvelle. Elle vient de perdre un être cher, une...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis 2018, Stéphanie Sérélus, 31 ans, vole au secours des personnes développant de graves complications liées à une maladie. Avec sa structure dénommée Regroupement des Jeunes Perspectifs d’Haïti (RJPH), la jeune dame, à travers des SOS lancés sur les réseaux sociaux, a permis à une dizaine de personnes de subir des interventions chirurgicales. Des opérations qui valaient la peine et qui ont contribué à sauver des vies. Coup de projecteur sur cette femme qui agit dans l’ombre et loin des caméras…</strong></p>
<p>Mardi 2 mars 2021. Stéphanie Sérélus a appris une mauvaise nouvelle. Elle vient de perdre un être cher, une amie, une personne pour qui elle a consenti, par le passé, d&rsquo;énormes sacrifices. Julia Jean qui souffrait d’un cancer du cerveau, figurait sur la liste des malades supportés par Stéphanie et son regroupement. « Dim se pa vre non mezanmi. Oh ! Julia mon amour cherim, konsa mwen pèdi kouraj mwen vre&#8230; » Après plus de 2 ans et en dépit des SOS et les multiples tentatives du Regroupement des Jeunes Perspectifs d’Haïti, le cancer dont souffrait cette mère de 2 enfants a eu gain de cause.</p>
<p>Avant sa mort, Mme Sérélus et son équipe, avec le support de certains citoyens de bonne volonté, avaient permis a Julia de se rendre à Cuba pour une intervention chirurgicale. En raison de la complication de la maladie, les médecins Cubains ont choisi de faire l’opération. « Yo te di li pap ka opere paske maladi a gentan atake sèvo l. Sil opere lap mouri nan operasyon an », avaient déclaré les professionnels de santé à La Havane. De retour en Haïti, Julia, originaire de Gros-morne, s’en était remise à la providence.</p>
<p>« 2 lane aprè, maladi a pa bal legen. Li ale avèl… », regrette Stéphanie Sérélus, les larmes aux yeux. Le décès de Julia Jean, a certes affecté la responsable du RJPH, mais saurait affaiblir la détermination qui poursuit ses actions en faveur des personnes vivant avec des maladies complexes en Haïti.</p>
<p><strong>« Sauver des vies », un engagement citoyen</strong></p>
<p>Depuis plusieurs années, Stéphanie Sérélus se lance dans une véritable bataille pour sauver la vie de ceux et celles souffrant de grave maladie et qui sont dépourvus de moyens économiques. Bien avant la création de son association en avril 2019, la journaliste de Radio Kingdom FM sur son compte Facebook et sur la page de RJPH, lance souvent des SOS. Sur des photos et/ou des vidéos publiées, on peut apercevoir des enfants, des jeunes et des adultes, avec des formes de tumeurs graves, des cas d’exophtalmie (sortie anormale des yeux de l’orbite), des cancers du sein, des déformations physiologiques, des anomalies physiques de toutes sortes qui nécessitent des interventions urgentes.</p>
<p>Au-delà de la plaisanterie, le compte Facebook de Stéphanie aide à atteindre un but et à servir une cause. La professionnelle en maquillage lance des appels au secours, parte à la recherche de financement, afin de sauver la vie et aider les malades qui souvent ne peuvent pas obtenir des spéciaux et adaptés en Haïti. Hormis les publications, la responsable du RJPH se rend chez les victimes, les accompagne dans les rendez-vous médicaux jusqu’au jour de l’opération. A l’aide d’un partenariat développé avec l’Hôpital Bernard Mevs, Mme Sérélus facilite la réalisation de ces interventions chirurgicales qui, en temps normal, coute aux familles les yeux de la tête.</p>
<p>Pour répondre aux exigences, Stéphanie n’utilise pas seulement la plate-forme Facebook. Dans des médias de Port-au-Prince, elle attire l’attention de la société sur cette catégorie de malades qui demandent de l’aide. Via des numéros de téléphone partagés sur les réseaux sociaux, la jeune femme collecte des fonds. Des citoyens de bonne volonté tant en Haïti qu’à l’étranger répondent toujours à l’appel qualifiant de bon samaritain le # 1 de RJPH.</p>
<p>A mesures que les publications et les interventions dans la presse se multiplient, sa liste des personnes souffrant de complication médicales augmente. « De 2018 à nos jours, une dizaine de personnes ont été assistée, mais trois (3) d’entre eux n’ont pas survécu », informe-t-elle.</p>
<figure id="attachment_5361" aria-describedby="caption-attachment-5361" style="width: 720px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-5361 size-large lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/03/WhatsApp-Image-2021-03-08-at-11.57.27-AM-e1615230786369-778x1024.jpeg" alt="" width="720" height="948" /><figcaption id="caption-attachment-5361" class="wp-caption-text">Julia Jean, qui souffrait d’un cancer du cerveau en compagnie de deux proches dont Stéphanie Sérélus</figcaption></figure>
<p><strong>Sa motivation</strong></p>
<p>Haïti fait face à une absence d’infrastructure sanitaire. De plus, de nombreuses familles ne disposent pas de moyens économiques pour répondre à des problèmes médicaux. « C’est ce qui en quelques sorte, motive mes actions. Ces gens sont très vulnérables et souffrent amèrement. Je me trouve dans l’obligation de les assister », déclare Stéphanie précisant qu’elle n’a reçu aucun financement privé ou publique.</p>
<p>Par cette démarche, Stéphanie dit vouloir redonner le sourire et la joie de vivre à ces gens. De ce fait, elle se dit prête à consentir de grands sacrifices. Durant les trois (3) ans de combat et d’engagement pour la cause des malades, des cas resteront graver dans sa mémoire. Selon elle, ce qui fait son bonheur, c&rsquo;est de voir les malades libérés de leurs souffrances et retrouver le sourire.</p>
<p>« Mwen raplem Marvens, yon ti gason ki te gen 3 mwa, ki te gen yon chè nan jel, ki te bouche je a nèt. Anviwon 3 lane aprè mwen te edel pou l te fè operasyon, ti gason sa kounya ka wè nan je a. Mwen kontan poze yon aksyon ki ka fè yon lòt souri », raconte-t-elle l’air satisfaite.</p>
<figure id="attachment_5362" aria-describedby="caption-attachment-5362" style="width: 720px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="wp-image-5362 lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/03/WhatsApp-Image-2021-03-08-at-1.17.30-PM-1-300x300.jpeg" alt="" width="720" height="720" /><figcaption id="caption-attachment-5362" class="wp-caption-text">Illustration dune personne malade, récipiendaire de RJPH</figcaption></figure>
<p><strong>Un engagement non sans difficultés</strong></p>
<p>Durant ses actions, Stéphanie Sérélus bute souvent sur des contraintes. « Lancer un SOS représente pour moi un véritable défi. Parfois, je ne vois aucune issue. Mais je le fais quand même, avec espoir de sensibiliser les gens », confie la journaliste. Les difficultés débutent à partir de la plateforme Facebook qui met des restrictions pendant plusieurs semaines sur certaines images jugées « choquantes ». Malgré tout, les publications sont partagées par des dizaines d’internautes haïtiens qui embrassent la cause.</p>
<p>Hormis les réseaux sociaux, les difficultés sont également d’ordre logistique. « Je n’ai pas de voiture. Pour emmener les malades à l’Hôpital, particulièrement vers les villes de province, j’utilise souvent le transport en commun », témoigne Stéphanie Sérélus. Dans les centres hospitaliers (publics ou privés), elle souligne que la situation est encore plus difficile. « Parfois, je me sens impuissant face à la souffrance des malades. Le manque de soins dans les hôpitaux est l’un des obstacles majeurs ». Aussi, la jeune femme fait état de critiques et de mauvais commentaires venant même des familles bénéficiaires. Men sa pa dekouraje nou. Nap kontinye sakrifye nou poun sove lavi sila yo ki pa kapab yo… », insiste-t-elle.</p>
<p>Malgré les difficultés rencontrées, Mme Sérélus n’entend pas baisser les bras et compte poursuivre ses actions en faveur de cette catégorie, abandonnée parfois par leurs proches. A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, la Présidente du RJPH lance un message aux jeunes filles d’Haïti : « Je vous invite à prendre au sérieux votre éducation qui est la clé du succès. Assurez-vous d&rsquo;avoir une profession pouvant vous aider personnellement et votre communauté&#8230; »</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://imediaayiti.com/2021/03/08/stephanie-serelus-toute-une-vie-dediee-a-la-cause-des-malades-graves/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<media:content url="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/03/WhatsApp-Image-2021-03-08-at-12.56.02-PM.jpeg" medium="image"></media:content>
            	</item>
		<item>
		<title>Marc-Evens Lebrun remporte le Prix Philippe Chaffanjon 2020 avec son reportage sur « Alantran »</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2020/10/08/marc-evens-lebrun-remporte-le-prix-philippe-chaffanjon-2020-avec-son-reportage-sur-alantran/</link>
					<comments>https://imediaayiti.com/2020/10/08/marc-evens-lebrun-remporte-le-prix-philippe-chaffanjon-2020-avec-son-reportage-sur-alantran/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luckson SAINT-VIL]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2020 20:50:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Événement]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Marc Evens Lebrun]]></category>
		<category><![CDATA[Prix Philippe Chaffanjon]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://imediaayiti.com/?p=4936</guid>

					<description><![CDATA[Les lauréats de la 7ème Edition du Prix Philippe Chaffanjon du reportage multimédia ont été dévoilés officiellement ce jeudi 8 octobre 2020. Côté haïtien, le journaliste Marc Evens Lebrun, en collaboration avec Websder Corneille et Luckenson Jean, ont été primé pour son reportage sur la pratique dénommée « Alantran » en Haïti, publié sur le site Loop Haïti. Un prix que le co-fondateur du nouveau média en ligne « IMEDIA », Marc Evens Lebrun, considère comme « une véritable source de motivation ». « Décrocher un Prix si prestigieux dans le domaine du journalisme, le prix Philippe Chaffanjon, me laisse sans voix....]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Les lauréats de la 7ème Edition du Prix Philippe Chaffanjon du reportage multimédia ont été dévoilés officiellement ce jeudi 8 octobre 2020. Côté haïtien, le journaliste Marc Evens Lebrun, en collaboration avec Websder Corneille et Luckenson Jean, ont été primé pour son reportage sur la pratique dénommée « Alantran » en Haïti, publié sur le site Loop Haïti. Un prix que le co-fondateur du nouveau média en ligne « IMEDIA », Marc Evens Lebrun, considère comme « une véritable source de motivation ».</em></strong></p>
<p>« Décrocher un Prix si prestigieux dans le domaine du journalisme, le prix Philippe Chaffanjon, me laisse sans voix. En effet, les mots me manquent pour exprimer mon immense joie suite à cette distinction honorifique », les réactions de Marc Evens Lebrun, après l’annonce des résultats. En recevant cette distinction, l’ancien rédacteur de l’agence en ligne Loop Haïti se dit reconnaissant envers Philippe Chaffanjon dont le Prix porte le nom.</p>
<p>« C’est une grosse pointure de la radio en France, un passionné d&rsquo;Haïti, qui, durant ces 31 ans de carrière, a réalisé différents reportages sur le sol Dessalinien, pour attirer l’attention sur certains sujets, d&rsquo;une importance particulière », relate Marc Evens, lauréat du Prix Philippe Chaffanjon, qui dédit ce trophée aux journalistes tués durant les 5 dernières années parmi eux, Vladjimir Legagneur ; Rospide Pétion et Néhémie Joseph. Pour lui, Philippe Chaffanjon est « un vrai modèle », qui réalisait des reportages « pour ne pas oublier, pour raconter, pour informer. Encore et toujours ».</p>
<p>Ce Prix, souligne l’ex-rédacteur de « Challenges Magazine », permet d’allumer les projecteurs sur des sujets d’intérêt général ; d&rsquo;attirer l’attention des autorités étatiques sur des phénomènes bien précis ; et d&rsquo;inciter la société civile à réfléchir sur d’éventuelles pistes de solution à des problèmes que traversent Haïti.</p>
<p><strong>« Alantran », cette pratique qui a attiré l’attention du jury</strong></p>
<p>« Haïti : à la rencontre des filles vendues », ce reportage qui lui a valu le Prix cette année, a été réalisé, suite au constat d&rsquo;un phénomène, baptisé « Alantran », observé dans le département de l&rsquo;Artibonite, précisément aux Verrettes. Dans son reportage multimédia, Marc Evens Lebrun de concert avec ces 2 coréalisateurs, allume les projecteurs sur une pratique, perçue comme une modalité coutumière. « Elle autorise l’union des jeunes filles, mineures ou non, avec des hommes adultes, préalablement négociée, avec ou sans leurs volontés, moyennant qu’une compensation pécuniaire provenant des hommes soit versée aux parents de la jeune fille ou la mineure », raconte l’ancien lauréat 2019 du prix du journalisme des droits humains organisé par l’Office de la Protection du citoyen et de la citoyenne (OPC).</p>
<p>Pour Marc Evens Lebrun, cette pratique s’apparente à un fait normal pour certains de ses pratiquants dans la 6e section communale de Verrettes et d’autres lieux avoisinants cette section communale. « C’est une pratique affligeante qui s’apparente à la résurgence d&rsquo;une nouvelle forme d&rsquo;échange d&rsquo;êtres humains ressuscitant dans sa matérialisation, l&rsquo;esclavage pur et simple. On l’assimile même a de la « traite des personnes » lorsqu’on se réfère à la loi haïtienne du 2 juin 2014 dans son article 1.1.1 », précise le cofondateur de l’agence IMEDIA.</p>
<p>&#8230;</p>
<p>« Haïti : à la rencontre des filles vendues », ce reportage de terrain avec lequel l’étudiant mémorant en sciences juridiques veut servir, pour aider les victimes à sortir de toutes formes de traite et à accéder à l&rsquo;autonomie. « Nous devons rompre avec l&rsquo;ignorance et l&rsquo;isolement. Rendre accessible le droit à l&rsquo;information juridique. En guise de contribution, je prends l’engament de lancer dans les 12 prochains mois une application mobile qui servira d’outil technologique pouvant participer dans la lutte contre la traite des personnes et toute autre pratique corollaire », déclare M. Lebrun, dans son discours, prononcé depuis Port-au-Prince, en Haïti.</p>
<p>Aussi, le lauréat de la 7e Edition du Prix Philippe Chaffanjon du reportage multimédia s’engage à faire la promotion des droits de la personne humaine dans des travaux journalistiques, à travers IMEDIA, ce média alternatif au sein duquel il est devenu coordonnateur et aussi rédacteur.</p>
<p>Soulignons que ce Prix récompense chaque année, 2 reportages de terrain réalisés en France et en Haïti. Côté français, le reportage primé a été réalisé par Stéfan L&rsquo;Hermitte, Franck Seguin et Hervé Ridoux. « Jean-Michel Bazire, Le Zidane du Trot », le titre de ce reportage multimédia, qui a été publié sur le site français L&rsquo;EQUIPE. Côté haïtien, Marc Evens Lebrun succède à Luckson Saint-Vil (2019), Davidson Saint-Fort (2018), Robenson Henry (2017), Michel Joseph (2016), Juno Jean Baptiste (2015) et Ralph Thomassaint Joseph (2014).</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://imediaayiti.com/2020/10/08/marc-evens-lebrun-remporte-le-prix-philippe-chaffanjon-2020-avec-son-reportage-sur-alantran/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<media:content url="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/10/Marc-Evens-Photo-Chaffanjon.jpeg" medium="image"></media:content>
            	</item>
		<item>
		<title>Infidélité chez les hommes : des jeunes haïtiens en parlent</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2020/10/08/infidelite-chez-les-hommes-des-jeunes-haitiens-en-parlent/</link>
					<comments>https://imediaayiti.com/2020/10/08/infidelite-chez-les-hommes-des-jeunes-haitiens-en-parlent/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luckson SAINT-VIL]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2020 01:56:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Hommes]]></category>
		<category><![CDATA[Infidelite]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://imediaayiti.com/?p=4926</guid>

					<description><![CDATA[Découvrir l’infidélité de son partenaire n’est pas toujours facile à gérer. On n’a pas toujours de bonnes réactions; on fait ce que l’on peut. Cependant, il existe quelques prises auxquelles on peut s&#8217;accrocher pour avancer espérant la remédiation, jusqu&#8217;à une éventuelle reconstruction de la relation. Témoignages. &#8211; « Apprendre que son homme est infidèle… quoi de plus choquant ? Qu’il est allé voir ailleurs une fois ou dix, dix fois ou cent, la conclusion est (presque) la même : ça fait mal, très mal. C’est une mauvaise nouvelle parmi les pires. On se demande depuis quand il a cette pratique...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Découvrir l’infidélité de son partenaire n’est pas toujours facile à gérer. On n’a pas toujours de bonnes réactions; on fait ce que l’on peut. Cependant, il existe quelques prises auxquelles on peut s&rsquo;accrocher pour avancer espérant la remédiation, jusqu&rsquo;à une éventuelle reconstruction de la relation. Témoignages. &#8211;</em></strong></p>
<p>« Apprendre que son homme est infidèle… quoi de plus choquant ? Qu’il est allé voir ailleurs une fois ou dix, dix fois ou cent, la conclusion est (presque) la même : ça fait mal, très mal. C’est une mauvaise nouvelle parmi les pires. On se demande depuis quand il a cette pratique ? » Un ensemble de questions que se pose Catherine pour aborder la question.</p>
<p>Face à ces genres de situation, la jeune dame de 28 ans croit qu’on s’autorise à craquer. « On pleure. On téléphone aux amies. On claque la porte de rage… Lorsqu’on est trompé, on ne peut pas nier », dit l’originaire du Cap-Haitien. Pour Catherine, apprendre que son partenaire pratique l’infidélité, « c’est recevoir un coup sur la tête. C’est un fait impossible à ignorer ».</p>
<p><strong>Des hommes témoignent et expliquent</strong></p>
<p>Pour Alexandro, « la fidélité n’est pas quelque chose de naturel ». « C&rsquo;est une sorte de sacrifice qu’on essaie de faire au nom de l’amour, mais difficile à y parvenir », justifie-t-il. Son ami Jacquelin, place, lui, la fidélité comme une valeur qui découle du mariage. « Je n’avais jamais été fidèle jusqu’au jour où j’ai prêté serment à l’Église devant familles, proches et ami(es). Et depuis, je tiens bon ! », raconte-t-il, d’un ton fier.</p>
<p>Or, d’autres catégories de gens nuancent et se montrent un peu plus contrôlé. Selon Marc, jeune étudiant en sciences juridiques, la fidélité est une question d’engagement. « On se promet fidélité, et ensuite, on fait en sorte de respecter sa parole : de s’être fidèle réciproquement », confie-t-il.</p>
<p><strong>Que faire dans ces genres de situation ?</strong></p>
<p>La première étape est donc de laisser venir les larmes et d’accueillir sa tristesse sans chercher à aller plus loin. L’heure n’est pas encore à la mise au point. Selon Neldyne Joseph, psychologue de formation, « chacun réagit à sa façon ». Le plus important souligne-t-elle, est d’attendre que le calme revienne à soi, pour ensuite réagir.</p>
<p>Et comme témoigne Mikerlange, 31 ans, qui a découvert l’infidélité de son mari, ces genres de situation sont difficiles à gérer. « J’ai passé une semaine à verser des larmes. J’ai été profondément touchée, vexée. C’était pour moi une grande déception. J’avais le besoin de me rendre chez une amie. J’avais envie de tout faire péter et d’aller retrouver cette fille que mon mari fréquentait. Vanessa, mon amie d’enfance, me retenait », raconte-t-elle.</p>
<p>Aujourd’hui, Mickerlange estime être mieux armée pour comprendre l’importance de vider sa colère et sa tristesse avant de faire quoique ce soit. Se rappelant d’une scène de jalousie dans sa relation amoureuse, la jeune dame explique qu’elle a dû se donner du temps pour se reprendre, examiner la situation, pour pouvoir décider quelle direction emprunter. « On a finalement trouvé une issue. Je viens de célébrer mes 3 ans de mariage avec mon mari, Jean-Pierre », se réjouit Mickerlange.</p>
<p><strong>La culpabilité et la honte</strong></p>
<p>Généralement, deux sentiments habitent les femmes victimes de tromperie de leur conjoint : la culpabilité et la honte. « Ces deux sentiments sont à rejeter », exhorte Neldyne Joseph. Pour ne pas se culpabiliser, la psychologue invite les concernées à accepter ce qui est fait. Selon elle, l’autre n’a pas été voir ailleurs pour le bien de la relation. « Il est fautif. Il a agi de son plein gré », croit-elle.</p>
<p>Mais trop souvent, certains ignorent qu’un déficit de communication demeure dans le couple. « L’autre a voulu voir ailleurs pour combler un vide, satisfaire un fantasme et n’a pas su en parler avec sa femme. Peut-être que oui, la façon d’être de la conjointe constitue une barrière à une telle approche dans le couple ».</p>
<p><strong>Est-ce une question d’environnement ?</strong></p>
<p>Aborder la question sur un aspect de transmission (socialisation) n’est pas une excuse. Le modèle du père, est-il décisif dans la construction d’un homme fidèle ou infidèle ? À en croire Marc, cité au début, c’est l’infidélité de son père qui l’a poussé à ne jamais l’être. « Il a toujours trompé ma mère. Je le savais. Je le sentais. Toute la maison souffrait de son comportement. Et mes parents ont fini par divorcer. Depuis lors, je me suis rendu compte de l’importance de la fidélité dans une relation. Ce que, d’ailleurs, je considère comme un signe de respect », confie-t-il.</p>
<p>Alexandro, lui, a voulu se tenir à l’ultra-fidélité, jusqu’à ce qu’il se fasse lui-même trompé. « J’ai été trompé dans ma première relation d’amour. J’avais 22 ans. Cette image a peut-être percuté celle de mon père, et je suis devenu comme lui : un éternel insatisfait, qui se bat pour être fidèle mais incapable de résister aux tentations », confesse le jeune homme. Même cas de figure pour Jeff, chauffeur de taxi moto, devenu infidèle lui aussi, à la suite d’une multiple tromperies adolescentes. « Parfois ce sont les femmes qui nous rendent infidèles », justifie le trentenaire.</p>
<p><strong>« Vider les contentieux et pardonner&#8230; »</strong></p>
<p>« Une fois qu’on a bien pleuré et que l’on s’est retrouvé, on peut faire le point sur la relation. La première question à se poser est : Comment mon couple a-t-il évolué au fil du temps ? », propose la psychologue. Cette question, affirme Neldyne Joseph, peut vous aider à comprendre comment nous en sommes arrivés là tous les deux. « À  ce moment, on ne s’accuse pas. On trouve des réponses pour les étudier avec son partenaire. Puis, on imagine notre futur à ses côtés en cas de pardon », poursuit-elle.</p>
<p>Cette déchirure dans le contrat va-t-il assombrir le couple ? Vais-je pouvoir vivre sereinement la relation ? Car, estime plus d’un, « réaccorder sa confiance à l’autre n’est jamais simple ». Mais pour y parvenir, il faut sentir la nécessité. Et ça aide à reprendre le dessus. Il faut lui expliquer clairement qu’on ne pardonne pas facilement. Il faut garder une position assertive, sinon l’autre se sent cautionné et le nouvel engagement n’aura plus aucun sens. Il faut voir ensemble comment améliorer son couple et ne plus revivre ça. « Le plus important, c’est de voir si le couple a toujours des projets communs stimulants », conclue Mme Joseph. Sans cela, le pardon n’aura aucun effet positif, si c’était le vœu.</p>
<p><strong>Frantz Dominique, Jr</strong></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://imediaayiti.com/2020/10/08/infidelite-chez-les-hommes-des-jeunes-haitiens-en-parlent/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<media:content url="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/10/Infidelite-IMEDIA.jpeg" medium="image"></media:content>
            	</item>
		<item>
		<title>Haïti : ces non-voyants qui ont décidé de voir grand !</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2020/09/19/haiti-ces-non-voyants-qui-ont-decide-de-voir-grand/</link>
					<comments>https://imediaayiti.com/2020/09/19/haiti-ces-non-voyants-qui-ont-decide-de-voir-grand/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luckson SAINT-VIL]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Sep 2020 18:48:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Handicap]]></category>
		<category><![CDATA[Integration]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://imediaayiti.com/?p=4889</guid>

					<description><![CDATA[Le quotidien des personnes atteintes de déficience visuelle n’est pas toujours facile. Faute d&#8217;encadrements, elles peinent à s&#8217;adapter à la vie sociale, voire intégrer le milieu artistique. En Haïti, elles sont nombreuses à vouloir se consacrer à leurs passions, mais souvent découragées. Malgré des écueils, certaines se jettent à l’eau. Atteint de mal voyance, Jonas Lamarque, dans la trentaine, a effectué ses études en communication sociale à l&#8217;Université de Port-au-Prince. Ce jeune garçon qui refuse de voir sa cécité comme un obstacle, a étudié également l&#8217;informatique, une discipline qu’il utilise comme outil technologique adapté pour les non-voyants. Dès son jeune...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Le quotidien des personnes atteintes de déficience visuelle n’est pas toujours facile. Faute d&rsquo;encadrements, elles peinent à s&rsquo;adapter à la vie sociale, voire intégrer le milieu artistique. En Haïti, elles sont nombreuses à vouloir se consacrer à leurs passions, mais souvent découragées. Malgré des écueils, certaines se jettent à l’eau.</em></strong></p>
<p>Atteint de mal voyance, Jonas Lamarque, dans la trentaine, a effectué ses études en communication sociale à l&rsquo;Université de Port-au-Prince. Ce jeune garçon qui refuse de voir sa cécité comme un obstacle, a étudié également l&rsquo;informatique, une discipline qu’il utilise comme outil technologique adapté pour les non-voyants. Dès son jeune âge, M. Lamarque exprime une passion pour l’art. En 2008, il a fondé une association culturelle spécialement pour les non-voyants. Cependant, il lui était difficile de trouver un metteur en scène qui voudrait nouer collaboration avec l’équipe. <em>« Malgré les embûches que nous avons rencontrées, nous avons relevé ce défi. C’est en effet un message pour dire qu&rsquo;une personne en situation de handicap n&rsquo;est pas un signe de faiblesse »,</em> lâche Jonas.</p>
<p>Si le séisme du 12 janvier 2010 a mis un terme au projet « RÈL » de Jonas Lamarque, cela n&rsquo;a pas, pour autant, détourné le comédien de son enthousiasme pour le théâtre. Si pour certains, cette catégorie d&rsquo;art est négligeable, pour Jonas, le théâtre est un outil de réflexion et de formation.</p>
<p><em>« Je sais que je vis dans une société de discriminations et de préjugés. Je sais que je fais partie des personnes exclues, j&rsquo;utilise le théâtre pour m&rsquo;intégrer et démontrer à tout le monde que les personnes en situation de handicap peuvent aussi accomplir quelque chose de bon. Lorsque les gens sont en face d&rsquo;une performance de non-voyants, ils sont sous le choc à première vue, au fur et à mesure qu&rsquo;ils découvrent les personnages et commencent à se questionner. De là, le message devient plus facile à véhiculer »,</em> relate Jonas Lamarque.</p>
<p><strong><em>Angeline Douge : une non-voyante qui sait jouer au keyboard</em></strong></p>
<p>Elle a décidé d’apprendre à jouer au Keyboard. Habitant à Clercine, elle prenait ses cours de Keyboard à Cité-Soleil. <em>« Pour moi, jouer d&rsquo;un instrument est une belle aventure. Je n&rsquo;ai jamais aimé les instruments à vent, ni les instruments à corde. Le Keyboard m’attire », </em>déclare la jeune chanteuse. Pourtant, la première fois qu&rsquo;elle a sollicité l&rsquo;aide de quelqu&rsquo;un pour lui inculquer le solfège du Keyboard, il a refusé.</p>
<p>Il lui a fait comprendre qu&rsquo;un non-voyant ne pourrait devenir un instrumentiste. Elle ne s’est pas laissé décourager, elle continue à se perfectionner. Aujourd’hui, elle compte évoluer dans le secteur musical, partager son énergie avec le public et illuminer les autres par son talent.</p>
<p><strong><em>Un non-voyant passionné de Slam</em></strong></p>
<p>Âgé de 24 ans, étudiant en communication sociale à l&rsquo;Université de Port-au-Prince, Jerry Hilaire s&rsquo;adonne au slam depuis déjà sept ans. Ce n&rsquo;est que cette année qu&rsquo;il lancera officiellement sa carrière. Face aux discriminations dont il faisait l&rsquo;objet, il a choisi d&rsquo;exprimer ses ressentiments. Pour la réalisation de ce projet, le jeune slameur ne dispose que de ses propres moyens financiers.<em> « Je me sers du slam comme un canal pour cracher mes frustrations », </em>Confie Jerry Hilaire soulignant que Personne ne devrait se laisser empêcher par un quelconque handicap. <em>« Il suffit de croire. Croire en ses potentiels, croire en soi »,</em> poursuit-t-il.</p>
<p>Chaque fois qu&rsquo;il investissait une scène pour la première fois, l&rsquo;impression que les gens murmuraient à cause de sa situation de handicap l&rsquo;envahissait. L&rsquo;angoisse d&rsquo;être mal perçu par le public ne l&rsquo;a pas déroutée de son intention : projeter au grand jour son amertume.</p>
<p><strong><em>L&rsquo;art, au-delà du regard</em></strong></p>
<p>Cindy Pierre-Louis a étudié la communication avant de pratiquer la musique, la poésie et le théâtre. Son amour pour l&rsquo;art ne date pas d&rsquo;hier. Dès son enfance elle marchait sous les pas du théâtre. À l&rsquo;école elle synchronisait des sketchs, ainsi qu’à l&rsquo;église. Non-voyante, Cindy Pierre-Louis aimait se faire raconter des histoires, afin de visualiser les images dans son esprit<em>. « J&rsquo;aimais raconter aux plus petits des histoires comme on me les racontait. Je n&rsquo;ai jamais pensé qu&rsquo;un jour je deviendrais une conteuse »,</em> avoue Cindy. En 2017, elle a croisé la route de l&rsquo;association « Théâtre Toupatou ».</p>
<p>La comédienne compte à son actif plusieurs participations aux festivals nationaux et internationaux. En l&rsquo;occurrence : le Festival Quatre Chemins, Kont anba tonèl, la Quinzaine Internationale Handicap et Culture&#8230; Sa carrière allait prendre une autre tournure avec la <em>pièce « j&rsquo;ai vengé la race ». Un texte de grand calibre qu&rsquo;elle a pu jouer avec succès. Après cette réussite, je me suis promise de m&rsquo;engager dans le théâtre, j&rsquo;ai compris que j&rsquo;avais un don pour cette catégorie d&rsquo;art », </em>ajoute la conteuse.</p>
<p>En vue de dissiper les stéréotypes et de faciliter l&rsquo;inclusion des personnes en situation de handicap, Johny Zéphirin a créé la Quinzaine Internationale Handicap et Culture. D’entrée de jeu, les responsables ont recruté des artistes avec une déficience. Ces personnes ont suivi des séances de formation avec la production Théâtre Toupatou, pour ensuite les mettre à l’œuvre.<em> « Comme des professionnels, nous signons des contrats avec ces artistes et nous les accompagnons vers d&rsquo;autres projets pour qu&rsquo;ils puissent jouer sur des scènes nationales  et internationales »,</em> dit le directeur artistique de la Quinzaine Internationale Handicap et Culture.</p>
<p>Il existe très peu de matériels de travail adéquat pour ces personnes, surtout pour celles ayant un trouble visuel. L&rsquo;insertion des personnes en situation de handicap dans le milieu culturel haïtien est difficile. <em>« Cela remonte à huit ans depuis que j&rsquo;ai commencé à travailler avec des personnes en situation de handicap. Contrairement à ce qu&rsquo;on pourrait croire, le travail n&rsquo;est pas compliqué. Il faut avoir avant tout une bonne méthode d&rsquo;approche pour éviter de les stigmatiser. Il faut pouvoir développer son sens d&rsquo;observation »,</em> précise Johny Zéphirin.</p>
<p>Toutefois, l&rsquo;intégration des personnes en situation de handicap dans des circuits artistiques conduirait à leur épanouissement. Et aussi amener la société à ne plus les considérer comme des personnes limitées, incapables d’épater le monde.</p>
<p><strong><em>Pharah Djine Colin</em></strong></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://imediaayiti.com/2020/09/19/haiti-ces-non-voyants-qui-ont-decide-de-voir-grand/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<media:content url="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/09/SHAA.jpg" medium="image"></media:content>
            	</item>
		<item>
		<title>Violence basée sur le genre en Haïti : le calvaire des femmes</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2020/09/12/violence-basee-sur-le-genre-en-haiti-le-calvaire-des-femmes/</link>
					<comments>https://imediaayiti.com/2020/09/12/violence-basee-sur-le-genre-en-haiti-le-calvaire-des-femmes/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Luckson SAINT-VIL]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Sep 2020 04:22:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Genre]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://imediaayiti.com/?p=4872</guid>

					<description><![CDATA[Les femmes sont les principales victimes de la violence basée sur le genre. Elles en subissent partout et ailleurs. Les données de l&#8217;Organisation mondiale de la santé (OMS) révèlent qu’une (1) femme sur trois (3) sera victime de violences physiques et/ou sexuelles au cours de son existence. Ces violences seraient liées à une discrimination fondée sur l&#8217;appartenance sexuelle et trouvent leurs racines dans les alliances sociales, qui établissent une suprématie des hommes sur les femmes. Coup de projecteur sur la réalité en Haïti. Farah, 25 ans, ronde, coupe de cheveux à la Tony Braxton est complètement exacerbée à chaque fois qu’elle raconte...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Les femmes sont les principales victimes de la violence basée sur le genre. Elles en subissent partout et ailleurs. Les données de l&rsquo;Organisation mondiale de la santé (OMS) révèlent qu’une (1) femme sur trois (3) sera victime de violences physiques et/ou sexuelles au cours de son existence. Ces violences seraient liées à une discrimination fondée sur l&rsquo;appartenance sexuelle et trouvent leurs racines dans les alliances sociales, qui établissent une suprématie des hommes sur les femmes. Coup de projecteur sur la réalité en Haïti.</em></strong></p>
<p>Farah, 25 ans, ronde, coupe de cheveux à la <em>Tony Braxton</em> est complètement exacerbée à chaque fois qu’elle raconte cette expérience, pour le moins déplaisante. La jeune femme affirme qu’elle est constamment harcelée dans les rues par des hommes en raison de sa corpulence. Parfois, le ton change et devient menaçant quand elle fait fi des approches souvent teintées de propositions indécentes. Contrariée, Farah ne rate jamais l’occasion d’exprimer son ras-le-bol face à ces esprits sinueux, en mal de sexe facile et friands de rondeur. <em>« Ils pensaient pouvoir m’atteindre parce que je suis une femme, donc, vulnérable. Ils se sont trompés »,</em> martèle Farah, une pointe de colère dans sa voix. Elle dit avoir appris, avec le temps, à repousser ces harcèlements avec une fermeté mêlée d’une certaine hardiesse.</p>
<p>Outre le harcèlement et le viol, les femmes sont souvent victimes d’agressions physiques de la part de leur mari, conjoint ou compagnon. Gifles. Coup de poing. Coup de pieds. Morsures. Bastonnades. Carmène dépeint les atrocités que lui a fait subir son petit ami avec qui elle a passé une décennie. <em>« Je ne pouvais pas le dénoncer », </em>avoue-t-elle en secouant la tête. La voix flasque, le visage blafard la jeune dame nous raconte qu&rsquo;elle avait honte des stigmatisations qu&rsquo;elle pouvait être l’objet de la part des autres. Cette mère de deux fillettes nous confie que, ce qui la terrifiait le plus, ce sont surtout les représailles – venant de son bourreau – que pouvaient provoquer toute dénonciation. Toutefois, Carmène n’a été libérée des griffes de son agresseur qu&rsquo;après le décès de celui-ci. Ce violent-conjoint, père de ses 2 filles, a été récemment tué dans un accident de la circulation, a-t-elle fait savoir.</p>
<p>L’histoire de Sinthia est tout aussi affligeante. La voix tremblotante, le visage crispé, les yeux pleins de rage, la jeune femme accepte de nous confier cette dure expérience. <em>« Je n&rsquo;avais que 15 ans lorsque mon beau père m&rsquo;a violée »</em>, raconte-t-elle l’air attristé, le regard vide. Aujourd’hui âgée de 26 ans, elle se souvient de l’horreur vécue, 11 ans de cela comme si c’était hier… Entre une respiration profonde et un sanglot, la jeune femme marmotte : <em>« sans gêne… ni scrupule… il a profité de mon innocence. J’aurais pu être sa fille ».</em> Les séquelles de ce traumatisme sont encore présentes dans sa mémoire. Sinthia révèle que jusqu’à date elle n’arrive pas à avoir une vie sexuelle épanouie.</p>
<p>En effet, les violences faites aux femmes peuvent prendre diverses formes telles que les agressions physiques (hématomes, fractures, plaies, etc), les agressions sexuelles (viols, attouchements, harcèlements, etc) ainsi que des agressions psychologiques (menaces, insultes, dénigrements, etc…) Les violences dont sont victimes les femmes sont aussi économiques. Le milieu du travail est un milieu qui nourrit ces abus et violences contre les femmes. <em>« En général, les femmes reçoivent un salaire inférieur par rapport aux hommes pour le même poste »,</em> déplore la directrice de Starup Grind Port-au-Prince, Daphnée Charles. Elle dénonce aussi le fait que, dans certaines entreprises privées et aussi dans la fonction publique, des promotions sont strictement réservées aux hommes. <em>« Du coup, ces femmes ont un accès limité aux ressources puisque leur capital financier est débalancé par rapport à celui des hommes »,</em> fait remarquer Daphnée Charles.</p>
<p><strong>La VBG, une domination socialement construite</strong></p>
<p>Dans beaucoup de sociétés, alors que le sexe se réfère à la différence biologique, le genre renvoie à la dimension culturelle des différences de comportement, de pratiques et de valeurs etc. Ainsi, dès la naissance d&rsquo;un enfant mâle, il est guidé vers des valeurs dominantes socialement assignées à son sexe biologique. Comme par exemple : couleur bleue pour le petit garçon et le rose pour la petite fille; et aussi la société admet que les jeux des petits garçons doivent être différents de ceux des petites filles. C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;on donne des fusils en plastique, des petites voitures ou des camions aux garçons, mais la petite fille, elle, se retrouve avec une poupée et un petit berceau, une maisonnette pour jouer à la maman. Ainsi, cette première image des rôles masculins et féminins est très déterminante pour l&rsquo;enfant, et il tiendra bien évidemment à les reproduire.</p>
<p>Dans plusieurs autres domaines, c&rsquo;est le même cas de figure. Dans les écoles, les enseignant(e)s abordent leurs élèves avec des attentes stéréotypées. Dans des matières jugées plus masculines, il y a moins d&rsquo;interactions et d’encouragements envers les filles : <em>« les filles sont plus douées pour les langues, les garçons pour les mathématiques et la physique », </em>dit-on à tort. L&rsquo;école est l&rsquo;un des endroits où ces inégalités sociales sont déjà mises en place et anticipées. Et surtout à ne pas oublier que le masculin prime sur le féminin. Il pourrait y avoir 10 filles réunies et un seul garçon, en grammaire, il faut prioriser le masculin. C&rsquo;est la règle. La règle de ceux qui écrivent les règles. De plus, il y a les stéréotypes qui laissent croire, notamment dans notre culture, que les garçons sont prioritaires quant à l&rsquo;accès à l&rsquo;éducation et à la poursuite des études au plus haut niveau, et aussi il y a des métiers qui ne sont pas faits pour le sexe féminin.</p>
<p>Dans la religion, dans les milieux de travail et dans le monde politique, cette construction sociale qui part de la différenciation sexuelle, établit des schémas selon lesquelles, les attributs, les rôles, et les espaces sont différents selon le sexe. Une vision du monde au service du mâle dominant qui crée et dresse un ensemble de barrières sociales qu’il faut à tout prix combattre.</p>
<p>Cette inégalité entre les deux sexes, est la plus ancienne, la plus répandue, la plus occultée aussi, et traverse presque toutes les civilisations et classes sociales. Cependant, il faut dire que la VBG, touche aussi les hommes. En effet, selon les données des fiches nationales d&rsquo;enregistrement, en Haïti, de 2002 à 2011, les violences physiques ont touché 39% des hommes, et seulement 1% sont victimes des violences sexuelles. Cependant, les femmes et les filles restent les proies privilégiées des agresseurs.</p>
<p><strong>Pour sauter ces barrières sociales</strong></p>
<p>Si la violence basée sur le genre reste encore un sujet relativement tabou en Haïti, cependant l’ampleur de ces violences a des conséquences néfastes sur le développement psychique de l’être féminin. Le nombre des victimes est considérable, notamment à Port-au-Prince, capitale densément peuplée du pays.</p>
<p>Face à ce système machiste où les femmes subissent l&rsquo;oppression, il faut absolument que la gente féminine aiguise leurs stratégies pour faire valoir leur droit et leur leadership. Pour cela, elles doivent poursuivre la lutte pour l’obtention de l&rsquo;égalité homme-femme. Elles doivent participer au processus démocratique, avoir l&rsquo;accès à l&rsquo;éducation, à l&#8217;emploi, etc…</p>
<p>Si l’histoire relate que le droit de vote pour la femme a été octroyé en 1950 après de vifs mouvements de protestation, alors le combat pour une société plus égalitaire, doit se poursuivre avec pour leitmotiv « un engagement citoyen sans faille ».</p>
<p><strong>Daphney BLANC</strong></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://imediaayiti.com/2020/09/12/violence-basee-sur-le-genre-en-haiti-le-calvaire-des-femmes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<media:content url="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/09/Nice-Simon-Le-Nouvelliste.jpg" medium="image"></media:content>
            	</item>
	</channel>
</rss>
