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	<title>Jonathan Menard &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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	<title>Jonathan Menard &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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		<title>Enfin un Observatoire National du Sport en Haïti</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jonathan Menard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Jan 2022 16:15:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 15 décembre 2021, l’Observatoire National du Sport Haïtien (ONASH) a été porté sur les fronts baptismaux devant un parterre de personnalités parmi lesquelles Le Sénateur Pierre Paul Patrice Dumont, le Directeur Général du Ministère de la Jeunesse des Sports et de l&#8217;Action Civique, M. Mario Florvil, entre autres ,se sont illustres. Il s’agit là d’une première en Haïti. L’ONASH est donc un nouvel espace d&#8217;études scientifiques et de recherches sur le sport haïtien, coiffé par la fondation « Ayiti toma». Ce n’est un secret pour personne, le sport en Haïti est traité en parent pauvre et est pratiqué de...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 15 décembre 2021, l’Observatoire National du Sport Haïtien (ONASH) a été porté sur les fronts baptismaux devant un parterre de personnalités parmi lesquelles Le Sénateur Pierre Paul Patrice Dumont, le Directeur Général du Ministère de la Jeunesse des Sports et de l&rsquo;Action Civique, M. Mario Florvil, entre autres ,se sont illustres. Il s’agit là d’une première en Haïti. L’ONASH est donc un nouvel espace d&rsquo;études scientifiques et de recherches sur le sport haïtien, coiffé par la fondation « Ayiti toma».</strong></p>
<p>Ce n’est un secret pour personne, le sport en Haïti est traité en parent pauvre et est pratiqué de manière folklorique. Ainsi, pendant longtemps, le sport n’a jamais été pensé, dans le sens où il n’a jamais été considéré comme ce qu’il est partout ailleurs : un phénomène de société avec des dimensions historiques, anthropologiques, politiques, et surtout économiques. Toutefois, depuis le 15 décembre 2021, une lueur d’espoir se profile à l’horizon du monde sportif haïtien.</p>
<p><strong>Quid de l’observatoire du sport ?</strong></p>
<p>Un observatoire du sport est un dispositif scientifique qui a pour objectif la collecte, le traitement et la mise en valeur des données sur le sport. Dans une certaine mesure, il est destiné à fournir une représentation techniquement contrôlée et validée dans un champ, là où dans certains cas, une vision politique est brouillée.</p>
<p>Interrogé sur la question, l’instigateur du projet, qui est au passage l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports et de l’Action Civique M. Edwing Charles, soutient qu’il s’agit d’une initiative citoyenne qui vise à inciter les acteurs du monde sportif à prendre les bonnes décisions en s’appuyant sur des faits. Pour cela, le président d’ « ayiti toma » dit privilégier l’observation scientifique des phénomènes. Car, selon lui : « Le sport est devenu une science. On doit dépasser notre arriération en ayant la science comme boussole, comme c’est le cas dans bon nombre de pays » préconise l’avocat. Et de poursuivre :</p>
<blockquote><p><strong>« Notre rôle est de proposer des pistes de solutions aux décideurs publics, mais tout cela sur la base des données recueillies en bonne et due forme, donc recueillies de la manière dont la rigueur scientifique le voudrait.»</strong></p></blockquote>
<p>À la question de savoir si l’Université qui est le terrain de prédilection de la recherche scientifique sera mise de côté dans le cadre de ce projet, sa réponse était sans aucune ambiguïté : « L’Université aura une place de choix au sein de ce projet {…} de toute façon, on ne saurait nous en éloigner, car quand nous aurons besoin de quelques données préexistantes pour mener à bien nos propres recherches, nous ferons bel et bien appel à ces dernières » Précise-t-il.</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_6404" aria-describedby="caption-attachment-6404" style="width: 720px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-6404 size-large lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/01/WhatsApp_Image_2021-12-30_at_18.42.24-1024x683.jpg" alt="" width="720" height="480" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/01/WhatsApp_Image_2021-12-30_at_18.42.24-1024x683.jpg 1024w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/01/WhatsApp_Image_2021-12-30_at_18.42.24-300x200.jpg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/01/WhatsApp_Image_2021-12-30_at_18.42.24-768x512.jpg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2022/01/WhatsApp_Image_2021-12-30_at_18.42.24.jpg 1080w" sizes="auto" /><figcaption id="caption-attachment-6404" class="wp-caption-text">L’ancien patron du MJSAC, Edwing Charles</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’ancien patron du MJSAC a tenu aussi à dévoiler la composition de son équipe. En effet, Edwing Charles dit disposer de grands spécialistes du sport parmi lesquels un avocat spécialisé en droit du sport. Mais aussi, l’observatoire dispose de sociologue, de statisticiens ou encore des informaticiens pour recueillir les donnees, ces derniers s’avèrent indispensable sachant que nous sommes à l’ère des « big data », c’est-à-dire que nous sommes à une époque où les données ne sont plus traites de manière traditionnelle et nécessite de plus en plus de nouvelles compétences en la matière. Ainsi, le PDG d&rsquo;ayiti toma dit qu’il mettra tout en œuvre pour permettre à ce que le sport soi un outil de cohésion sociale et de paix en Haïti.</p>
<p>Toujours dans sa démarche inclusive, Edwing Charles affirme qu’il compte aussi sortir de cette tendance qu’ont les membres de la société civile haïtienne, une tendance selon laquelle ces acteurs concentrent uniquement leur effort au sein de la capitale. Il affirme donc opérer différemment : « Nous avons déjà pas mal « d’antennes » dans les villes de province. D’ailleurs, la fondation « Ayiti Toma » qui est l’organisation qui coiffe ce projet a déjà organisé un tournoi de football à Ganthier dont la grande finale a eu lieu ce dimanche 2 janvier 2022. Donc nous étendons progressivement nos tentacules un peu partout » informe Monsieur Charles.</p>
<p>Aussi, il compte avoir les moyens de ses ambitions, en ce sens, ce dernier stipule qu’une projection budgétaire sera proposée sous peu… Et profite au passage pour faire appel à L’Etat haïtien ou aux organisations nationales et internationales qui selon lui peuvent soutenir le projet.</p>
<p>S’il est vrai que la précarité de ce qu’on peut considérer comme la base matérielle indispensable à tout développement sportif constituent des paramètres non encore maîtrisés par nos dirigeants. Le sport haïtien est tributaire essentiellement de l’adaptation des pensées au fait. Cela dit, la recherche doit avoir une place de choix pour traite la problématique du sport haïtien. Un sport affichant un niveau extrêmement bas et qui n’atteint pas toute l’étendue du territoire national. ONASH vient donc à un moment où le sport haïtien est dans les abysses et peine à retrouver la surface.</p>
<p><strong>Jonathan Menard</strong></p>
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		<title>Deux journalistes « Prix Nobel de la paix », quelle leçon pour Haïti ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jonathan Menard]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Oct 2021 05:30:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Journaliste]]></category>
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		<category><![CDATA[Prix Nobel]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Prix Nobel de la paix a récompensé le vendredi 8 octobre 2021, deux journalistes : la Philippine Maria Ressa et le Russe Dmitri Mouratov, pour « leurs efforts en faveur de la liberté d’expression, qui est une condition préalable à la démocratie et à une paix durable ». Alors qu’Haïti affiche de mauvaises notes par rapport à ce droit fondamental, le reste du monde franchit un seuil décisif, surtout qu’il s&#8217;agit du premier « Prix Nobel de la paix » décerné à des journalistes depuis que l&#8217;allemand Carl Von Ossietzky l&#8217;ait obtenu en 1935. L’occasion pour la rédaction de IMEDIA de...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Prix Nobel de la paix a récompensé le vendredi 8 octobre 2021, deux journalistes : la Philippine Maria Ressa et le Russe Dmitri Mouratov, pour « leurs efforts en faveur de la liberté d’expression, qui est une condition préalable à la démocratie et à une paix durable ». Alors qu’Haïti affiche de mauvaises notes par rapport à ce droit fondamental, le reste du monde franchit un seuil décisif, surtout qu’il s&rsquo;agit du premier « Prix Nobel de la paix » décerné à des journalistes depuis que l&rsquo;allemand Carl Von Ossietzky l&rsquo;ait obtenu en 1935. L’occasion pour la rédaction de IMEDIA de revenir sur l&rsquo;importance de la pratique du métier de journalisme en Haïti.</strong></p>
<p>« Rien n’est possible sans les faits. Un monde sans faits signifie un monde sans vérité et sans confiance”, a déclaré Maria Ressa dans un entretien diffusé par son média d’investigation, RAPPLER, juste après avoir reçu ce prestigieux prix récompensant son travail assidu. Son média, qu&rsquo;elle a cofondé en 2012, a acquis une grande notoriété grâce à ses reportages d&rsquo;investigation, notamment sur les meurtres à grande échelle commis dans le cadre d&rsquo;une campagne policière anti-drogue. Dmitri Mouratov a quant à lui été l’un des cofondateurs et rédacteur en chef du journal Novaïa Gazeta, l’une des rares publications conservant encore une certaine indépendance en Russie.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="en">Thank you to the <a href="https://twitter.com/NobelPrize?ref_src=twsrc%5Etfw">@NobelPrize</a> Committee for the spotlight on journalists and our battle for facts. To my friends &amp; family, <a href="https://twitter.com/rapplerdotcom?ref_src=twsrc%5Etfw">@rapplerdotcom</a> supporters, thank you for helping us <a href="https://twitter.com/hashtag/HoldTheLine?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#HoldTheLine</a>. Please give me a few days to respond to the messages you&rsquo;ve sent! 🙂</p>
<p>— Maria Ressa (@mariaressa) <a href="https://twitter.com/mariaressa/status/1447118369396645889?ref_src=twsrc%5Etfw">October 10, 2021</a></p></blockquote>
<p><strong>Sur quel socle devrait-on échafauder cette liberté à laquelle nous aspirons tant ?</strong></p>
<p>La liberté de la presse se fonde sur le rôle social incombant aux médias et aux professionnels de l’information dans une société démocratique. Un rôle qui consiste essentiellement à collecter, traiter et diffuser l’information en toute liberté. Cette liberté doit être sauvegardée et protégée coûte que coûte, car la vie démocratique en dépend. S’il est vrai qu’en Haïti, les lois relatives à la liberté de la presse ont évolué, l’organisation Reporter Sans Frontière dans son classement mondial, place toutefois Haïti à la 87e place sur les 180 pays qui étaient en liste. De nombreux facteurs peuvent expliquer notre mauvaise performance en matière de liberté de la presse.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Le journaliste russe Dmitri Mouratov a annoncé dédier son prix Nobel de la Paix au journal dont il est le rédacteur en chef, Novaïa Gazeta, et à ses collaborateurs assassinés pour leur travail et leurs enquêtes, dont Anna Politkovskaïa <a href="https://twitter.com/hashtag/AFP?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#AFP</a> <a href="https://t.co/7OKsBTSfEV">pic.twitter.com/7OKsBTSfEV</a></p>
<p>— Agence France-Presse (@afpfr) <a href="https://twitter.com/afpfr/status/1446420102337863683?ref_src=twsrc%5Etfw">October 8, 2021</a></p></blockquote>
<p><strong>Les travailleurs de la presse face à l’insécurité chronique</strong></p>
<p>D’abord, les travailleurs de la presse se trouvent aux prises par rapport au climat de terreur qui règne dans le pays, ce qui rend l’accès à l’information assez difficile.</p>
<p>Quand ils ne sont pas les cibles directes des gangs armés qui crachent les feux de l’enfer sur le territoire national, les journalistes sont tout simplement victimes de l’insécurité généralisée. La plupart des journalistes rapportent même avoir mis en place des stratégies permettant de ne présenter que des informations sans grands enjeux, susceptibles de déranger bandits ou certaines autorités étatiques. Un tel choix ne produit d’autres effets, sinon que la pauvreté de contenu et l’amenuisement de la qualité du travail journalistique.</p>
<p>En effet, les médias haïtiens se versent le plus souvent dans un journalisme de consommation et non une presse de production. Ainsi, ils ne traitent que ce qu’ils voient et entendent. En Haïti ce métier court à sa ruine.</p>
<p>Traitant les faits qui expliqueraient les raisons pour lesquelles certains genres journalistiques sont délaissés au profit d’un journalisme d’actualités, le réseau international des journalistes énumère certaines pistes de réflexions. D’abord, on constate que la plupart des professionnels de la presse aiment se verser dans une certaine facilité. « Les gens s’intéressent beaucoup plus à l’information à chaud en Haïti, au scoop ». De ce fait, ceux qui sont censés mener les investigations, se questionnent de plus en plus sur les résultats de ces dernières. « Il arrive certaines fois qu’une enquête ne produise simplement pas de résultat. Du coup, certains journalistes préfèrent développer la culture de la facilité, ce qui leur permet d’atteindre plus facilement la population, au lieu de réaliser des travaux qui nécessitent du temps. Alors que ces derniers seraient profitables tant pour eux que pour leur communauté », Soutenait Clément Collegue, secrétaire de l’Association des journalistes indépendants d’Haïti (AJIH).</p>
<p>Cependant, il faut souligner qu’à certains égards, des efforts ont été consentis dans le milieu afin de fournir un travail en profondeur et de qualité. Toutefois, les plus déterminés et illuminés ont buté sur des obstacles. En effet, les quelques rares journalistes qui tentaient d’œuvrer dans le champ d’investigation ou qui ne mâchaient pas leurs mots dans le cadre d’un travail journalistique, sont souvent agressés, tués ou forcés de quitter le pays. Ainsi, l’assassinat du journaliste Néhémie Joseph en 2019, qui avait pourtant alerté l’opinion publique des menaces qu’il recevait sur ses réseaux sociaux, reste l’un des crimes les plus ignobles perpétrés à l’encontre des professionnels de la presse dans l’histoire très récente du pays. Nous n’omettons pas le double assassinat sanglant des journalistes la Radio vison 2000 Diego Charles, et Marie-Antoinette Duclaire de la Radio Sans Fin qui pourrait incarner en toute vérité, les Dmitri Mouratov et Maria Ressa haïtiens. Nous pourrons faire mille conjectures, un fait en est certain, si on ne change pas les modes de pratique du journalisme en Haïti, le métier partira directement vers sa ruine.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Disait le poète le 3 Avril 2000 le jour de l&rsquo;assassinat de son prédécesseur Jean Léopold Dominique.<a href="https://twitter.com/hashtag/JacquesRoche?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#JacquesRoche</a><a href="https://twitter.com/hashtag/S%C3%A9rie?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Série</a><a href="https://twitter.com/hashtag/Justice?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Justice</a><a href="https://twitter.com/hashtag/M%C3%A9moire?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Mémoire</a> <a href="https://t.co/4YC5Go5DtS">pic.twitter.com/4YC5Go5DtS</a></p>
<p>— IMEDIA (@imediaayiti) <a href="https://twitter.com/imediaayiti/status/1282154103917944833?ref_src=twsrc%5Etfw">July 12, 2020</a></p></blockquote>
<p>De plus, on assiste en Haïti, à un manque de qualification des journalistes. Ce qui, en mai 2017, avait poussé le journaliste senior Clarens Renois à encourager ses confrères « à renforcer leurs compétences et capacités de manière à mieux organiser et discipliner leur travail ». Des déclarations qu’il a faites dans une entrevue accordée au magazine Challenge. «Mieux le journaliste est formé, plus il est en mesure d’utiliser cette arme à double tranchant », avait-il targué.</p>
<p>Ainsi, la qualité de la profession de journaliste et la perception des journalistes par le public en Haïti, doivent être améliorées et protégées. Au lieu de cela, les législateurs ont même pensé à un moment de réduire la liberté d’expression des journalistes, comme il est attesté au projet de loi voté en 2017 visant à sanctionner le travail, sinon les dérives des journalistes. Ce projet de loi sur la diffamation votée au Sénat, est symptomatique d’une atteinte à la liberté d’informer, car traiter la légalité de la diffamation est assez complexe selon certains experts, parmi lesquels, maître Patrick Laurent qui a fait savoir dans les colonnes qu’il s’agit « d’une loi à caractère pénal et des lois du genre sont d’ordre d’interprétations strictes, ne pouvant contenir des failles. »</p>
<p>De plus en Haïti, l’accès à l’information n’est pas garanti, mis à part le chapitre de la Constitution haïtienne, où il est question de liberté d’expression, le droit des journalistes à soutirer des « infos » d&rsquo;une institution, n’est reconnu dans aucun document légal.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-6083 size-large lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-18-at-12.27.00-AM-1-860x1024.jpeg" alt="" width="720" height="857" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-18-at-12.27.00-AM-1-860x1024.jpeg 860w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-18-at-12.27.00-AM-1-252x300.jpeg 252w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-18-at-12.27.00-AM-1-768x915.jpeg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/10/WhatsApp-Image-2021-10-18-at-12.27.00-AM-1.jpeg 1014w" sizes="auto" /></p>
<p><strong>La précarité des journalistes</strong></p>
<p>Cela demeure un fait que les conditions dans lesquelles travaillent les journalistes haïtiens restent précaires. La précarisation des journalistes et la censure au sein de certains médias privés expliquent cet état de fait. Sachant que l’investigation nécessite non seulement du temps et de l’argent, le journaliste se trouve dans la fâcheuse habitude de fournir un travail léger, apparemment proportionnel à son salaire.</p>
<p>Parallèlement, Dmitri Mouratov qui avait déjà reçu plusieurs récompenses pour son combat en faveur de la liberté d&rsquo;expression, comme le Prix international de la liberté de la presse du Comité pour la protection des journalistes en 2007, et la Légion d&rsquo;honneur française en 2010, n’a pas souffert de cette précarité caractérisée des journalistes haïtiens. Car Alexander Lebedev et Mikhaïl Gorbatchev sont officiellement entrés au capital du Novaya Gazeta en reprenant les 49 % des parts du journal et en le sauvant de la faillite.</p>
<p>A. Lebedev quant à lui est une figure moins connue. Ancien du KGB/FSB devenu milliardaire, lors de la reprise de Novaya, a obtenu 39 % des parts du journal, n’en laissant que 10 % à M. Gorbatchev. Selon quelques données en 2010, il couvrait près de 80 % des coûts du journal dont le chiffre d’affaires est estimé entre 2,5 et 3 millions de dollars américains en 2006. Néanmoins, l’engagement politique du journal n’est pas resté sans conséquence. Au cours de la dernière décennie, au moins six journalistes et activistes liés à Novaya ont été assassinés et aucun de ces meurtres n’a pour l’heure été entièrement résolu.</p>
<p>En ce qui concerne Maria Ressa, qui a enquêté sur la présidence philippine en dépit des arrestations, poursuites et menaces. Sa passion, sa ténacité et son dévouement devaient être ceux de tous les journalistes dans le monde entier. En gros, les démarches isolées au début de ces journalistes s’inscrivent dans une logique de donner le ton vers un journalisme de qualité.</p>
<p>À rappeler qu’en l’espace de deux ans, Haïti a perdu 25 places dans le classement de l’organisation RSF, passant de la 62e place en 2019 à la 87e place dans l’édition 2021. Cette déchéance s’explique à cause d’un environnement de travail dangereux et précaire selon Reporters Sans Frontières, ainsi la viabilité économique des médias d’information, la transparence des plateformes et la protection du métier de journalisme à travers un cadre légal, constitue entre autres, divers moyens d’assurer une liberté effective de la presse en Haïti, mais aussi la gestation d’une presse utile et engagée.</p>
<p>Aussi faut-il reconnaître que des journalistes ont payé de leur vie la liberté d’expression dont jouit la corporation aujourd’hui. Des gladiateurs ont bravé dictateurs féroces, sbires forcenés et fanatiques manipulés pour tenir très haut l’étendard d’une presse libre, honnête et professionnel. Ce flambeau est resté allumé grâce aux travaux assidus de jeunes journalistes qui ont décidé d’assurer la relève. Mais il en faut plus, beaucoup plus.</p>
<p><strong>Jonathan Menard</strong></p>
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		<item>
		<title>Boat people, exode massif, les haïtiens sont à la recherche de l’Eldorado</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jonathan Menard]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Sep 2021 13:30:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Diaspora]]></category>
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					<description><![CDATA[Plus d’une centaine d’haïtiens ont été interceptés à l’Est de la côte atlantique de la Floride du Sud, précisément dans la baie de Biscayne, ont annoncé sur Twitter, le dimanche 12 septembre dernier, les garde-côtes américains. 5 jours plus tard, de nombreux haïtiens sont arrivés à la frontière américaine et vivent sous un pont près du Texas. Les médias américains prévoient l’arrivée de milliers d&#8217;autres migrants dans les prochains jours. Il s’agit en effet, de la vague migratoire haïtienne la plus récente depuis le séisme dévastateur de magnitude 7,2 qui a secoué le pays le 14 août dernier. « La...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Plus d’une centaine d’haïtiens ont été interceptés à l’Est de la côte atlantique de la Floride du Sud, précisément dans la baie de Biscayne, ont annoncé sur Twitter, le dimanche 12 septembre dernier, les garde-côtes américains. 5 jours plus tard, de nombreux haïtiens sont arrivés à la frontière américaine et vivent sous un pont près du Texas. Les médias américains prévoient l’arrivée de milliers d&rsquo;autres migrants dans les prochains jours. Il s’agit en effet, de la vague migratoire haïtienne la plus récente depuis le séisme dévastateur de magnitude 7,2 qui a secoué le pays le 14 août dernier. </strong></p>
<p>« La scène désespérée, capturée en photos par les garde-côtes, était  » déchirante « , a déclaré Léonie M. Hermantin, directrice des communications du centre de service social Haitian Neighborhood Center Sant La Inc. Au total, 104 migrants haïtiens se trouvaient à bord du bateau à environ « 17 miles » au large de Miami lorsque les agents sont arrivés après que quelqu&rsquo;un l&rsquo;ait signalé, a déclaré un porte-parole des garde-côtes américains.</p>
<p>Décrivant la situation, un journal basé au sud de la Floride, le Sun Sentinel fait état de beaucoup d’haïtiens « assis épaule contre épaule, certains s&rsquo;agrippant aux voiles et se tenant debout là où il n&rsquo;y avait pas assez de place pour s&rsquo;asseoir. »</p>
<p>Les garde-côtes ont refusé de répondre à d&rsquo;autres questions sur l&rsquo;origine du voyage, la provenance des personnes à bord, la tranche d&rsquo;âge des passagers ou leur destination, relate le journal. Toutefois, une fois sur la côte, tous les migrants ont reçu de la nourriture, de l’eau, un abri et des soins médicaux de base ; et actuellement, aucun problème médical n’a été signalé, informe l’institution sur twitter.</p>
<figure id="attachment_5970" aria-describedby="caption-attachment-5970" style="width: 960px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="wp-image-5970 size-full lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/09/Migrant-Photo-de-couverture.jpg" alt="" width="960" height="601" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/09/Migrant-Photo-de-couverture.jpg 960w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/09/Migrant-Photo-de-couverture-300x188.jpg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/09/Migrant-Photo-de-couverture-768x481.jpg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/09/Migrant-Photo-de-couverture-320x200.jpg 320w" sizes="auto" /><figcaption id="caption-attachment-5970" class="wp-caption-text">Un agent de la patrouille frontalière américaine attrape la chemise d&rsquo;un migrant essayant de retourner aux États-Unis le long du fleuve Rio Grande, après être passé des États-Unis au Mexique pour acheter de la nourriture, vu de Ciudad Acuna, à Ciudad Acuna, Mexique le 19 septembre , 2021. REUTERS/Daniel Becerril</figcaption></figure>
<p><strong>Les « boats peoples » haïtiens, une histoire bien ancienne</strong></p>
<p>L’histoire d’Haïti est jalonnée par de nombreuses vagues migratoires. En effet, l’auteure Gaëlle Cooreman évoque dans « l’esprit créateur » que ce phénomène aurait pris de l’ampleur au tournant des années soixante. S’il est vrai que les vagues migratoires se faisaient croissantes, elles étaient particulièrement caractérisées par le départ des personnels qualifiés. On recensa, selon l’auteur, les premiers boats peoples en septembre 1963 pour connaître une croissance soutenue en 1978. Les mesures prises par les autorités haïtiennes dans le but d’endiguer ces flux, n’ont pas empêché qu’en 1991 après le Coup d’État contre l’ex président haïtien, Jean Bertrand Aristide, d’enregistrer plus de 40 milles « boats people » en partance vers les États-Unis et dans d’autres pays de la Caraïbe. Des épisodes de ce genre se répétèrent en 1992 et en 2004 pour connaître des récurrences au fil des décennies. Ces événements sont plus humiliants les uns que les autres. Toutefois, l’incident « cayos lobos » restera dans les annales de l’histoire haïtienne comme le plus ignoble événement de ce genre.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Nous sommes très préoccupés par les conditions extrêmement difficiles dans lesquelles vivent plusieurs milliers de nos <a href="https://twitter.com/hashtag/compatriotes?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#compatriotes</a> à la frontière américano-mexicaine. 1/3</p>
<p>— Dr Ariel Henry (@DrArielHenry) <a href="https://twitter.com/DrArielHenry/status/1439424709398081543?ref_src=twsrc%5Etfw">September 19, 2021</a></p></blockquote>
<p><strong>Un mois : septembre, une année 1980</strong></p>
<p>Alors que les autorités haïtiennes aient fini de célébrer le 23ème anniversaire du duvaliérisme en grande pompe, et au passage, l’union du couple Bennett- Duvalier qui a eu lieu 4 mois plus tôt, une centaine d’Haïtiens ont tenté leur chance en haute mer, au péril de leur vie en novembre 1980. Le monde découvrit avec stupeur la situation d’une centaine d’haïtiens échoués sur les rochers de Cayos lobos, une petite île dans les Bahamas. Ces boats peoples haïtiens sont restés bloqués durant trois mois sur l’île déserte éponyme.</p>
<p>« Ils se sont nourris comme des animaux sauvages, de criste-marine : une plante de la famille des ombellifères au goût de fiel », a fait savoir Gilbert Mervilus dans un article. Au moins 5 personnes ont péri pendant le voyage. Selon ce qu’a rapporté Dr Weibert Arthus dans son livre intitulé « Les grandes dates de l’histoire diplomatique d’Haïti », au quai Colomb à Port-au-Prince, nombreux étaient les gens qui venaient accueillir ces rescapés. Ironie de l’histoire, c’est qu’au lieu de porter assistance à ces pauvres gens, la police a roué la foule de coups.<br />
Peu de temps après, ce sinistre a conduit à la signature d’un accord de coopération mutuelle entre le gouvernement de Duvalier et Reagan qui a autorisé les États-Unis à intercepter les Haïtiens qui tenteraient d’entrer aux États-Unis par voie maritime, et les renvoyer en Haïti.</p>
<p><strong>Boat people ?</strong></p>
<p>L&rsquo;expression « Boat People », jugée péjorative par plus d’un, désignait selon l&rsquo;acception populaire, les habitants ou ressortissants de nationalité vietnamienne qui se sont enfuis de leur pays natal, depuis l&rsquo;année 1975, date de la chute de Saigon (actuellement Hô Chi Minh-Ville). Aujourd’hui ce phénomène reflète l&rsquo;expérience de milliers de personnes, pas seulement des Haïtiens, mais des nations dans le monde entier.</p>
<p><strong>Qu’en dit le droit international humanitaire ?</strong></p>
<p>S’il est vrai que quelques principes de droits sont applicables aux réfugiés en mer, il est de bon ton de signaler que tout clandestin ou « boat people », n’est pas forcément selon le droit international « un réfugié en mer », selon l’article 1.A de la Convention relative au statut des réfugiés de 1951 ou dans celle de la Convention de l’OUA de 1969. L’appellation de réfugié de mer fait référence à des personnes persécutées du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques. De ce fait, les sociétés hôtes considèrent plutôt ces Haïtiens comme des « réfugiés économiques», ce qui est en soi ni reconnu ni protégé par la Convention de Genève. Ce flou juridique indique donc que la prise en considération du cas de ces gens-là dépendra de la priorité des sociétés hôtes, sur un arrière-fond politique.</p>
<p><strong>Boat people, un phénomène alarmant<br />
</strong><br />
Chaque année, des milliers d&rsquo;Haïtiens risquent leur vie en tentant de faire le périlleux voyage en mer vers les États-Unis ou l&rsquo;un de ses voisins plus riches des Caraïbes ou de l’Amérique Latine, dans l&rsquo;espoir d&rsquo;une vie meilleure. Nombreux sont ceux qui pensent que c&rsquo;est leur seule option dans un pays qui est non seulement rongé par une misère abjecte, mais qui est également en proie à des luttes intestines incessantes.</p>
<p>Un jeune Haïtien au nom de Harold Simon interrogé par le journal britannique BBC se réjouissait d’être toujours vivant : « Je remercie Dieu pour n’avoir pas laissé ma peau », déclare celui qui a fait la traversée vers les Bahamas trois fois, et a été attrapé et expulsé à chaque fois.<br />
« C&rsquo;est fou, mais vous essayez d&rsquo;avoir une meilleure vie quelque part parce qu&rsquo;il ne se passe rien ici, pas d&rsquo;argent, pas de travail », soutient-il. Les propos d’Harold ne contrasteraient en rien avec ceux des gens qui ont pris la mer au péril de leur vie. Insécurité, instabilité politique, prolifération des gangs armés, enfin toutes les conditions sont réunies pour la perpétuation de ce phénomène social si ignoble et dégradante pour la personne humaine.</p>
<p><strong>Jonathan Menard</strong></p>
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		<title>« Il est absolument nécessaire de vacciner la population », affirment des spécialistes en santé publique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jonathan Menard]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Jul 2021 12:30:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[OMS]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Vaccin]]></category>
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					<description><![CDATA[Quelle politique de vaccination anti-covid 19 pour Haïti ? Tel a été le thème d’un webinaire organisé le mardi 27 juillet 2021 par le think- tank, Policité, dont la directrice exécutive est l’économiste Emmanuela Douyon. En plus de Mme Douyon, deux (2) autres intervenants se sont illustrés au cours de cet enrichissant échange, il s’agit de la Docteure Louise C. Ivers et du Docteur François Willy Staco, spécialistes en santé publique. Un premier numéro qui annonce une longue série d’interventions initiées par ce laboratoire d’idées et d’actions en Haïti. Le contexte 500 000 doses du vaccin Moderna ont été offertes au...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quelle politique de vaccination anti-covid 19 pour Haïti ? Tel a été le thème d’un webinaire organisé </strong><strong>le mardi 27 juillet 2021 </strong><strong>par le think- tank, Policité, dont la directrice exécutive est l’économiste Emmanuela Douyon. En plus de Mme Douyon, deux (2) autres intervenants se sont illustrés au cours de cet enrichissant échange, il s’agit de la Docteure Louise C. Ivers et du Docteur François Willy Staco, spécialistes en santé publique. Un premier numéro qui annonce une longue série d’interventions initiées par ce laboratoire d’idées et d’actions en Haïti.</strong></p>
<p><strong>Le contexte</strong></p>
<p>500 000 doses du vaccin Moderna ont été offertes au gouvernement haïtien par les États-Unis dans le cadre du mécanisme Covax de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il s’agit d’un dispositif qui se veut être une collaboration mondiale novatrice se basant sur deux (2) principes phares en relation internationale, à savoir la solidarité et l’équité. Plusieurs centres de la capitale ont déjà commencé à administrer le vaccin. Mais le scepticisme des uns quant à l’efficacité du vaccin, le refus catégorique des autres à se faire vacciner et la disponibilité limitée de doses dans le pays, poussent des organismes de la société civile dont Policité à s’interroger sur l’implication d’une bonne politique publique ou son absence dans ce contexte de vaccination.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Policité est un <a href="https://twitter.com/hashtag/thinktank?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#thinktank</a>. Un cercle de réflexion, de recherche et d&rsquo;analyse sur le développement d&rsquo;Haïti, la mère patrie. <a href="https://twitter.com/hashtag/Ayiti?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Ayiti</a> Suivez-nous <a href="https://twitter.com/policitehaiti?ref_src=twsrc%5Etfw">@policitehaiti</a>. <a href="https://twitter.com/hashtag/Policit%C3%A9?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Policité</a> <a href="https://t.co/RGYgB3SukV">pic.twitter.com/RGYgB3SukV</a></p>
<p>— Yvens Rumbold (@YRumbold) <a href="https://twitter.com/YRumbold/status/1318538691799863296?ref_src=twsrc%5Etfw">October 20, 2020</a></p></blockquote>
<p>Comme le souligne d’emblée la directrice de Policité, avant la livraison des doses de Moderna, l’État haïtien avait ouvert la voie aux importateurs et distributeurs des produits pharmaceutiques du secteur privé pour commander des vaccins contre la Covid-19 dans le pays, une situation quelque peu controversée sachant que les dispositifs qui doivent être mis en place à la réalisation d’un programme de vaccination d’une telle envergure sont complexes.</p>
<p>De ce fait, comme le soutient le docteur Staco, une telle démarche doit être l’apanage de l’État haïtien. Le spécialiste constate une situation pour le moins surprenant. Il avance que :</p>
<blockquote><p>les normes de l’OMS disposent qu’une pandémie est sous contrôle « si le taux de positivité est inférieur ou égale à 5 %, en Haïti le taux de positivité frôle la barre des 20% ».</p></blockquote>
<p>Il explique que le taux de positivité fait référence à la quantité de personnes déclarées positives par rapport à celles testées. Ce qui fait qu’Haïti fait face à une transmission communautaire exagérée et la méfiance de la population ne fait pas la part belle aux autorités sanitaires.</p>
<p>Docteure Ivers a tenu pour sa part à rappeler une évidence. En effet, elle constate que les statistiques officielles demeurent sous-évaluées en raison d&rsquo;une quantité minime de tests réalisés, ce qui vient mettre à mal le processus de vaccination car la majorité de la population aura une fausse perception de l’ampleur de la pandémie sur le territoire.</p>
<p>Plus important encore, la directrice exécutive du Massachusetts General Hospital Center for Global Health , entend soulever les faiblesses du dispositif Covax , « l’idée de Covax au départ était très bonne … l’idée c’était que les pays riches se mettent ensemble afin de fournir aux plus pauvres des vaccins, mais là où le bât blesse c’est que des pays riches tel que les États-Unis ou l’Irlande s’approvisionnent de manière excessive. Se faisant, ils visent à sécuriser leurs besoins, quitte à avoir du surplus. La pénurie de doses disponibles prive donc les pays moins riches l’accès aux vaccins.[ …] Haïti subit l’effet négatif d’une telle pratique. Les personnes ciblées par la politique du gouvernement haïtien n’auront même pas droit à une quantité de dose suffisante ». Elle poursuit en soulignant que : « il existe un faussé énorme entre les mots et les actes de la communauté internationale en matière de développement internationale, il s’agit d’actions qui dépend uniquement d’un système de charité ». La spécialiste des maladies infectieuses irlando-américaine précise toutefois « la Covax est une bonne initiative, c’est le leadership des leaders mondiaux des pays riches qui pose problème ».</p>
<p>À la question portant sur la nécessité ou non d’une politique de vaccination pour Haïti, le docteur Staco quant à lui répond de manière très pédagogique. Il commence par définir ce que pourrait être une politique vaccinale : « ce concept désigne un ensemble de stratégies ou d’actions concertées et intégrées, par le ministère de la santé publique d’un pays, (donc, c’est l’affirmation même de l’État comme instance régulatrice) où plusieurs structures doivent coordonner leurs actions dans le but de fournir des directives et observer les stratégies de vaccination tout en tenant compte de la réalité actuelle. Par exemple en ce qui a trait aux choix des groupes ciblés, une priorisation qui doit être effectuée par rapport à la quantité limitée des doses tout en faisant une analyse situationnelle par rapport à la conservation du vaccin », le docteur affirme qu’il n’y a aucun risque à se faire vacciner. Au contraire, il ne peut y avoir que de bénéfice pour le pays», soutient-il. Même son de cloche du côté du docteur Ivers qui affirme sans langue de bois « Il est absolument nécessaire de vacciner la population ».</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Nous vous attendons ce soir pour ce panel avec <a href="https://twitter.com/drlouiseivers?ref_src=twsrc%5Etfw">@drlouiseivers</a> directrice exécutive du Massachusetts General Hospital Center for Global Health, et <a href="https://twitter.com/StacoWilly?ref_src=twsrc%5Etfw">@StacoWilly</a> spécialiste en gestion de système de santé en santé publique. Modération : <a href="https://twitter.com/emmadouyon?ref_src=twsrc%5Etfw">@emmadouyon</a><br />
Lien: <a href="https://t.co/onKV949UAZ">https://t.co/onKV949UAZ</a> <a href="https://t.co/VooN71UsaW">pic.twitter.com/VooN71UsaW</a></p>
<p>— Policité (@policitehaiti) <a href="https://twitter.com/policitehaiti/status/1420020263446630410?ref_src=twsrc%5Etfw">July 27, 2021</a></p></blockquote>
<p><strong>L’efficacité des vaccins</strong></p>
<p>S’agissant de l’efficacité des vaccins, le docteur Staco se permet de faire un détour. Il avance que divers paramètres doivent être pris en compte dans le choix des vaccins « c’est tout naturel face à la situation consistant à choisir des vaccins, d’opter pour celui le plus efficace, mais divers paramètres doivent être pris en compte. D’abord il y a la capacité de conservation, des vaccins comme ceux de Pfizer par exemple nécessitent des températures extrêmement basses afin de les conserver. Il y a aussi le coût qu’il faut bien prendre en compte. Et quant à l’efficacité à proprement parler, les flacons multi doses s’avèrent être plus efficaces que ceux à dose unique ». Le docteur Louis Ivers quant à elle n’y va pas par quatre chemins, elle déclare que l’essentiel serait de se faire vacciner, les autres considérations sont donc secondaires si l’on voudrait résumer sa pensée.</p>
<p>À rappeler que, jusqu’au 13 juillet 2021, Haïti était le seul pays des Amériques à ne pas avoir reçu une seule dose de vaccin contre la COVID-19. Les 500 000 doses de Moderna offertes par les États-Unis d’Amérique par l&rsquo;intermédiaire de la COVAX apportent en effet un soulagement à une population qui peine encore à se remettre de l’assassinat de son Président et qui fait face à une flambée de violence urbaine entre groupes armés dans plusieurs quartiers de la capitale.</p>
<p>Jonathan Ménard</p>
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		<title>Assasinat de Jovenel Moïse : Entre soupçon de complicité et ingérence étrangère la situation s’enlise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jonathan Menard]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jul 2021 18:30:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Assasinat]]></category>
		<category><![CDATA[Complicité. Ingérence]]></category>
		<category><![CDATA[Jovenel Moise]]></category>
		<category><![CDATA[Soupçon]]></category>
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					<description><![CDATA[Une vague d’indignation s’est exprimée sur les réseaux, dans les medias et dans les salons en Haïti, suite à l’assassinat du président Jovenel Moïse. Les réactions fusent de partout et témoignent la même stupeur. Certaines voix commencent par suspecter des complices dans le sein même du chef de l’État. Entretemps, la communauté internationale accorde leur soutien au Premier Ministre ad interim Claude Joseph. Des hauts placés soupçonnés S’agissant de la cause qui explique l’assassinat de Jovenel Moïse, l’ambassadeur d’Haïti en France n’y va pas de main morte. En effet, interrogé par plusieurs médias francophones dont RFI et TV 5 monde,...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une vague d’indignation s’est exprimée sur les réseaux, dans les medias et dans les salons en Haïti, suite à l’assassinat du président Jovenel Moïse. Les réactions fusent de partout et témoignent la même stupeur. Certaines voix commencent par suspecter des complices dans le sein même du chef de l’État. Entretemps, la communauté internationale accorde leur soutien au Premier Ministre ad interim Claude Joseph.</strong></p>
<p><strong>Des hauts placés soupçonnés</strong></p>
<p>S’agissant de la cause qui explique l’assassinat de Jovenel Moïse, l’ambassadeur d’Haïti en France n’y va pas de main morte. En effet, interrogé par plusieurs médias francophones dont RFI et TV 5 monde, l’ambassadeur Jean Josué Pierre se dit on ne peut plus perplexe face à la mort du président. Le diplomate dénonce l’aspect planifié de la démarche des assaillants : <em>«c’est un coup planifié, ils sont arrivés et ont neutralisé tout le monde, c’est sûr que cela ne constitue en rien un coup d’amateur».</em> Il avance aussi une explication sur la facilité avec laquelle le commando a pu s&rsquo;introduire dans le domicile du chef de l’État : «<em> Il semble qu&rsquo;il y aurait des complicités au sein de la police et de la garde présidentielle. Des gens hauts placés dans la police seraient de mèche avec le commando »</em>, a-t-il déclaré ajoutant qu’il y aurait aussi l’implication d’étrangers dans cette affaire.</p>
<p>L’ancien sénateur de la République Steven Benoit a été pour sa part plus acide dans ces commentaires : <em>« Le président de la République, Jovenel Moïse, a été assassiné par ses agents de sécurité. Ce ne sont pas des colombiens qui l’ont assassiné. Ces derniers étaient des contractuels de l’État haïtien »</em>, a-t-il déclaré sans ambages à la radio.</p>
<p>Même son de cloche du côté du commissaire du gouvernement : <em>« Je n’ai constaté aucun policier victime, sinon le chef de l’État et son épouse. Si vous êtes responsables de la sécurité du président, où étiez-vous ? Qu’avez-vous fait pour éviter ce sort macabre au président ? »,</em> s’interroge-t-il.</p>
<p><strong>Ariel Henry ou Claude Joseph, à qui reviennent les commandes ?</strong></p>
<p>La Constitution en son article 149 spécifie qu’en cas de vacance présidentielle dû, entre autre à un décès, le conseil des ministres sous la présidence du premier ministre exerce le pouvoir exécutif jusqu’à l’élection d’un autre président. Mais là où le bât blesse c’est que Ariel Henry fraichement nommé Premier ministre, soit environ vingt-quatre heures avant l’assassinat de Jovenel Moïse revendique son droit d’accéder aux rênes de la Primature. Et face à cet imbroglio, l’ambassadeur Jean Josué Pierre faisant référence à Claude Joseph se prononce : <em>«il y a bel et bien un Premier ministre en fonction et qui vient tout juste de réaliser un conseil des ministres, je salue son courage et qu’il continue de tout mettre en œuvre …», </em>a-t-il déclaré mercredi sur le plateau de tv 5 monde.<br />
Jean Josué Pierre appelle aussi à la solidarité internationale :<em>« Le défi auquel fait face Haïti, il ne peut le relever seul. Nous lançons un appel à nos amis de la communauté internationale pour nous accompagner pour sortir de cette crise. »</em></p>
<p>Un cri à l’aide qui sera vite entendu et répondu, car s’il est vrai que l’opposition a accusé M. Joseph d’accaparer le pouvoir, Jeudi, la Représentante spéciale du Secrétaire Général de l’ONU et Cheffe du Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH), Helen La Lime a déclaré aux journalistes à New York, après une réunion à huis clos du Conseil de sécurité des Nations Unies [en Visio-conférence] que le Premier Ministre a.i. Claude Joseph dirigerait Haïti jusqu&rsquo;à la tenue des élections. Un acte qui aurait pour but de trancher la discorde qui existe entre pro-Ariel et pro-Claude. <em>« Il y a certainement des tensions. Il y a certainement des gens de tous les côtés de cette question qui ont des interprétations différentes, c’est pourquoi c&rsquo;est important de dialoguer « ,</em> souligne Helen Lalime qui poursuit «<em> les parties prenantes doivent mettre de côté leurs différences et tracer une voie commune pour avancer et surmonter ce moment difficile de manière pacifique ».</em></p>
<p>Pour l’heure, quatre (4) présumés mercenaires ont été tués dans des échanges de tirs avec la police haïtienne ou lynchés par la population, au moins quinze (15) autres ont été appréhendés par la police et cinq (5) autres sont en cavale. Ce lundi 12 juillet 2021 deux anciens sénateurs, Youri Latortue et Steven Benoit ont été auditionés par le chef du parquet de Port-au-prince Bedford Claude dans le cadre de l&rsquo;enquete ouverte autour du dossier. Des personnalités tel que Dimitri Hérard et Jean Laguel Civil, responsables de sécurité du président Jovenel Moïse sont attendus au parquet cette semaine ainsi que deux hommes d&rsquo;affaires haïtiens, Dimitri Vorbe et Réginald Boulos.</p>
<p>Jonathan Menard</p>
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