<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>freud &#8211; IMEDIA AYITI</title>
	<atom:link href="https://imediaayiti.com/author/freud/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://imediaayiti.com</link>
	<description>Plus loin que l&#039;actualité</description>
	<lastBuildDate>Mon, 08 Mar 2021 19:54:37 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.4</generator>

<image>
	<url>https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/10/cropped-IMEDIA-png-2-32x32.png</url>
	<title>freud &#8211; IMEDIA AYITI</title>
	<link>https://imediaayiti.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Survivre &#124; Poème de Jacques Roche</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2020/07/13/survivre-poeme-de-jacques-roche/</link>
					<comments>https://imediaayiti.com/2020/07/13/survivre-poeme-de-jacques-roche/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[freud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2020 19:59:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://imediaayiti.com/?p=4397</guid>

					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="width: 480px;" class="wp-video"><video class="wp-video-shortcode" id="video-4397-1" width="480" height="480" preload="metadata" controls="controls"><source type="video/mp4" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/07/VID-20200713-WA0023.mp4?_=1" /><a href="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/07/VID-20200713-WA0023.mp4">https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/07/VID-20200713-WA0023.mp4</a></video></div>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://imediaayiti.com/2020/07/13/survivre-poeme-de-jacques-roche/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		<enclosure url="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/07/VID-20200713-WA0023.mp4" length="8512104" type="video/mp4" />

			</item>
		<item>
		<title>«Tabula rasa, révolution !» prônent les petrochallengers</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2020/05/25/tabula-rasa-revolution%e2%80%89-pronent-les-petrochallengers/</link>
					<comments>https://imediaayiti.com/2020/05/25/tabula-rasa-revolution%e2%80%89-pronent-les-petrochallengers/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[freud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 May 2020 22:17:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Argent]]></category>
		<category><![CDATA[Petrocaribe]]></category>
		<category><![CDATA[Peuple]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://imediaayiti.com/?p=4002</guid>

					<description><![CDATA[«Changeons ce système foiré une fois pour toutes », ce coup de gueule est repris avec beaucoup de hargne sur les réseaux sociaux et dans les rues. Il est exprimé en grande partie par les Petro-challengers, véritables fer de lance de la mobilisation contre la corruption en Haïti. Ces protestataires, pour la plupart étudiants et professionnels, souhaitent un changement radical. Au milieu de l’effervescence populaire (Vle pa vle fok li ale), des voix s’élèvent pour demander plus, et beaucoup plus encore.&#160;«Pourquoi pas un chambardement total ?», se questionnent des centaines de Petro-Challengers qui battent le pavé aux côtés de milliers d’autres manifestants...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>«Changeons ce système foiré une fois pour toutes », ce coup de gueule est repris avec beaucoup de hargne sur les réseaux sociaux et dans les rues. Il est exprimé en grande partie par les Petro-challengers, véritables fer de lance de la mobilisation contre la corruption en Haïti. Ces protestataires, pour la plupart étudiants et professionnels, souhaitent un changement radical.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A</strong>u milieu de l’effervescence populaire (Vle pa vle fok li ale), des voix s’élèvent pour demander plus, et beaucoup plus encore.&nbsp;<em>«Pourquoi pas un chambardement total ?»</em>, se questionnent des centaines de Petro-Challengers qui battent le pavé aux côtés de milliers d’autres manifestants antigouvernementaux. « Ce serait malsain de demander uniquement au chef de l’État et au Premier Ministre de partir et croire que le pays ira mieux », explique d’entrée de jeu Emmanuela Douyon, spécialiste de politique publique et projet de développement. Elle relativise : « ces deux acteurs ont sûrement leur part de responsabilité dans la crise mais il existe bien d’autres entités qui ne font pas leur travail ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un système « foiré », totalement à refaire : les raisons</strong><br>Selon le sociologue et petro-challenger James Beltis, les raisons qui justifient le renversement de ce système sont nombreuses et variées. Il nous invite à en considérer les trois plus importantes. D’abord, il fait remarquer que la grande majorité de la population est dans l’incapacité de satisfaire ses besoins primaires : manger et boire. Abordant la conjoncture actuelle, le professeur d’université Hérold Toussaint croit savoir qu’au nom de la dignité humaine, tout le monde doit pouvoir manger, «Sinon il y a un problème anthropologique». Le Docteur en sociologie souligne en effet que les révolutions menées à travers le monde sont liées à la problématique du «manger et boire». Une seconde raison pour rompre avec le système est que celui-ci reste « décousu », argue James Beltis, affirmant que ce système est à l’antipode de la philosophie même qui a créé la nation haïtienne : «Tout moun se moun, pa gen moun pase moun. Depi gen pou youn gen pou 2». La troisième raison avancée : le système n’est pas sécuritaire. À ce niveau, le constat est sans appel, de l’avis des petro-challengers. Ils soutiennent que dans un sens large, cet État n’est pas parvenu après plus de 200 ans à sécuriser ses sujets. La grande majorité n’a pas accès au logement, à l’électricité, aux soins de santé, à l’eau potable et au crédit. « Ce système ne peut plus continuer. Il doit tomber », jurent les petro-challengers.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://challengesnews.com/wp-content/uploads/2019/04/reportages-DSC_0119_RET-696x430.jpg" alt="Photographies Par Timothé Jackson/ Challenges" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les alternatives</strong><br>Les petro-challengers ne se font pas d’illusion, en attendant de trouver la formule magique pour faire tomber ce système. Pourtant, ils restent convaincus que la stratégie susceptible de redresser la barque nationale existe. À travers plusieurs structures mises sur pied dans le cadre de leur lutte (comme NOU PAP DOMI et AYITI NOU VLE A), les protestataires ont décidé de recueillir les points de vue et propositions de tous les secteurs vitaux du pays. À ce jour plus 6 mille personnes se sont manifestées via une pétition en ligne. Pour venir à bout de ce système jugé moribond, le sociologue Ralph Emmanuel François pense qu’il faut une démarche constitutionnelle qui prendrait en compte les revendications de la population. L’alternative sera aussi de s’impliquer dans la politique active. James Beltis admet que le non-engagement politique de ceux qui protestent souvent contre l’établissement de ce système a toujours été une mauvaise stratégie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une « révolution » en douceur</strong><br>Dans ce combat pour l’établissement d’un nouveau système, les petro-challengers ne sont pas pressés. « Aucune révolution n’est aisée», nuance Emmanuela Douyon soulignant que la précipitation ne mènera nulle part. « On n’a pas la prétention que cette génération profite des retombées de la révolution », poursuit-elle, soutenant que chaque citoyen a une responsabilité dans cette bataille. « Nous sommes en train de semer des graines», affirme pour sa part le rappeur haïtien K-Libr’, l’un des initiateurs du mouvement Petro-Challenge. Pour lui, cette génération a attrapé un train en marche. Il s’agit de celui de l’éveil de la conscience. Il estime que cette génération ne pouvait et n’avait du reste pas le droit de rester indifférente face au pourrissement du système qui, indéniablement, accentue la détérioration des conditions de vie des plus vulnérables. Comme le souligne le sociologue Ralph Emmanuel François, c’est la toute dernière chance de cette génération, la fin d’une horloge générationnelle de mobilisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Wandy Charles</strong> /  Source : <a href="https://challengesnews.com/tabula-rasa-revolution-pronent-les-petrochallengers/">Challenges Magazine</a><a href="https://pinterest.com/pin/create/button/?url=https://challengesnews.com/tabula-rasa-revolution-pronent-les-petrochallengers/&amp;media=https://challengesnews.com/wp-content/uploads/2019/04/reportages-DSC_0119_RET.jpg&amp;description=%C2%ABTabula+rasa%2C+r%C3%A9volution%E2%80%89%21%C2%BB+pr%C3%B4nent+les+petrochallengers"></a></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://imediaayiti.com/2020/05/25/tabula-rasa-revolution%e2%80%89-pronent-les-petrochallengers/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<media:content url="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/05/Petrocaribe.jpg" medium="image"></media:content>
            	</item>
		<item>
		<title>Les taximotos déciment les jeunes en silence</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2020/05/25/les-taximotos-deciment-les-jeunes-en-silence/</link>
					<comments>https://imediaayiti.com/2020/05/25/les-taximotos-deciment-les-jeunes-en-silence/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[freud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 May 2020 22:08:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Diaspora / Communauté]]></category>
		<category><![CDATA[Moto]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Taxi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://imediaayiti.com/?p=3999</guid>

					<description><![CDATA[La motocyclette s’est brutalement invitée dans notre quotidien de peuple et s’est installée dans le pays comme moyen de locomotion alternative face à un système de transport moribond. Ce véhicule transformé en taxi représente le gagne-pain de nombreux jeunes en proie au chômage, et surtout un réel danger pour la sécurité routière. Un mélange de sang, de sueur et d’odeur de médicament. Une odeur âcre irritante qui provoque des éternuements intermittents. On se pince le nez. Nous sommes à la salle de l’orthopédie de l’Hôpital de l’Université d’État Haïti. Il n’y a pas un patient dans cette pièce de 10...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La motocyclette s’est brutalement invitée dans notre quotidien de peuple et s’est installée dans le pays comme moyen de locomotion alternative face à un système de transport moribond. Ce véhicule transformé en taxi représente le gagne-pain de nombreux jeunes en proie au chômage, et surtout un réel danger pour la sécurité routière.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>U</strong>n mélange de sang, de sueur et d’odeur de médicament. Une odeur âcre irritante qui provoque des éternuements intermittents. On se pince le nez. Nous sommes à la salle de l’orthopédie de l’Hôpital de l’Université d’État Haïti. Il n’y a pas un patient dans cette pièce de 10 lits qui n’a pas un membre suspendu modelé dans un plâtre, une jambe ou un bras cassé. Certains se tordent de douleur, alors que d’autres, les yeux hagards, reçoivent du soluté par voie intraveineuse. Dans l’allée, il y a deux autres patients que les brancardiers sont sur le point de transférer au bloc opératoire. Parmi eux, Gesner, le pantalon en lambeaux, le péroné droit déchiqueté jusqu’à la cheville. Étendu sur ce qui semble être un lit, le jeune homme peut à peine bouger. En dessous de son lit, une mare de sang qui coagule. «Son cas est critique. Il doit être opéré d’urgence mais on attend la radiographie », confie sa mère entre pleurs et oraisons adressées au ciel. Gesner est un mécanicien, il répare les motos. Le malheureux s’est fait renverser par une 4×4 alors qu’il essayait une motocyclette qu’il venait de réparer. « C’est son 3ème accident en moins de deux mois», nous apprend sa mère. Son unique fils n’a pas le choix, sa survie et celle de sa maman dépendent de la moto. Le cœur gros de soupir, Gesner insiste pour nous parler : «Je suis bien placé pour vous parler des chauffeurs de mototaxi, je les côtoie tous les jours. Je répare leur véhicule. Ce sont pour la plupart des inconscients», murmure-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Prises en charge des accidentés<br /></strong>Entre l’octroi d’une prescription, la sollicitation d’un parent de malade et les appels de la section Urgence, le résident en orthopédie Peterly Philippe nous livre à la volée la réalité de la prise en charge des personnes victimes d’accident de la circulation admises à l’hôpital général. D’abord le médecin de garde concède que l’HUEH reçoit beaucoup plus d’accidentés depuis la fermeture des hôpitaux de Médecin Sans Frontière (MSF). «En moyenne, nous recevons une vingtaine de victimes par jour », révèle le Dr Philippe, les yeux fatigués, dus probablement aux nuits blanches successives à faire la garde au service d’orthopédie. Sans avancer de chiffres exacts, Peterly Philippe admet que la majorité des patients soignés à son service sont victimes d’accident de moto. « Ici, on reçoit les accidentés de tout type. Cependant, les victimes d’accidents de la voie publique impliquant des motocyclettes sont majoritaires», a-t-il précisé. Le spécialiste explique qu’en général le manque de lits et de matériels médicaux adéquats constitue les plus grandes entraves à son travail. L’autre obstacle à déplorer souligne-t-il : « Les matériels utilisés en orthopédie coûtent très cher et font cruellement défaut au plus grand centre hospitalier du pays». Or, ces accessoires sont indispensables pour une prise en charge efficace des patients, surtout quand il y a des fractures ouvertes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>STOP Accident : cri d’alarme et plaidoyer</strong><br />«Les accidents de motocyclettes sont définitivement un phénomène national. Aucun département, ni commune, ou section communale n’est épargné ». C’est le constat du Docteur Garnel Michel, consultant national de la structure Stop Accident, mise sur pied en raison de l’ampleur que prend ce phénomène en Haïti. En 2018, Stop accident a recensé, seulement en 5 mois (juillet à décembre), environ 2 000 personnes tuées dans des accidents de la circulation. « Qui plus est, les victimes sont en majorité des jeunes, voire des enfants», regrette le médecin. Les chiffres sont parlants. Environ 20 % des personnes victimes d’AVP sont des enfants de moins de 14 ans, révèle un bilan établit par l’organisation Stop Accident. «Aujourd’hui, les accidents de la circulation sont la première cause de mortalité et de morbidité dans le monde, touchant des personnes âgées de 5 à 29 ans». Pour seulement la période allant du 8 au 10 mars 2019, un total de 21 accidents a été recensé par STOP Accident. Parmi les victimes, la journaliste Sabine Flerizard de Radio-Télé Lumière. 8 morts ont été comptabilisés sur place, dont 5 jeunes autour de 20 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Wandy Charles</strong> / Source :<a href="https://challengesnews.com/les-taximotos-deciment-les-jeunes-en-silence/"> Challenges Magazine </a></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://imediaayiti.com/2020/05/25/les-taximotos-deciment-les-jeunes-en-silence/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<media:content url="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/05/Taxi-Moto.jpg" medium="image"></media:content>
            	</item>
		<item>
		<title>Haïti, la terre de la divergence religieuse</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2020/05/22/haiti-la-terre-de-la-divergence-religieuse/</link>
					<comments>https://imediaayiti.com/2020/05/22/haiti-la-terre-de-la-divergence-religieuse/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[freud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2020 20:31:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Religion]]></category>
		<category><![CDATA[Vodou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://imediaayiti.com/?p=3995</guid>

					<description><![CDATA[La période pascale est un point culminant dans les célébrations religieuses en Haïti. Liturgie, évangélisation, rara et cabal sont les rituels exercés du mercredi des cendres jusqu’au dimanche de Pâques. À chaque religion ses propres mystères et sa doctrine pour ramener à Dieu les âmes perdues. Un focus spécial… Si les catholiques font le «chemin de croix », les protestants des «croisades », les vodouisants de leurs côtés pratiquent leurs rituels axés sur le «rara» et le «cabal». Dans ce pays à prédominance religieuse, l’empreinte des dieux peut être remarquée partout ou presque. Dans cette hétérogénéité religieuse, chaque adepte cherche à nourrir...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La période pascale est un point culminant dans les célébrations religieuses en Haïti. Liturgie, évangélisation, rara et cabal sont les rituels exercés du mercredi des cendres jusqu’au dimanche de Pâques. À chaque religion ses propres mystères et sa doctrine pour ramener à Dieu les âmes perdues. Un focus spécial…</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les catholiques font le «chemin de croix », les protestants des «croisades », les vodouisants de leurs côtés pratiquent leurs rituels axés sur le «rara» et le «cabal». Dans ce pays à prédominance religieuse, l’empreinte des dieux peut être remarquée partout ou presque. Dans cette hétérogénéité religieuse, chaque adepte cherche à nourrir son âme de ses propres croyances.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les Pâques, un terrain spirituel mosaïque</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant cette période dite « Période pascale», les catholiques célèbrent la mort de Jésus Christ en organisant dans les rues et dans les paroisses le chemin de Croix. Une mise en scène qui retrace sous une forme mimique les quatorze stations du fils de Dieu avec un initié qui, tout au long de la cérémonie, porte une Croix en bois sur son dos. Les protestants eux, se lancent dans des campagnes d’évangélisation afin de présenter aux non-croyants les messages des évangiles considérés comme étant «La bonne nouvelle» qui conduit vers Jésus Christ, le fils de Dieu. Quant aux vodouisants, après avoir honoré les « loas » dans les péristyles et les «lakou», ils gagnent les rues pour célébrer le traditionnel Rara. À Port-au-Prince, aux Gonaïves et surtout à Léogâne, des foules de vodouisants (de catholiques) célèbrent le Carême du mercredi des cendres jusqu’au Dimanche de Pâques. Une célébration qui, selon l’anthropologue et Houngan Norluck Dorange, est culturelle et traduit l’expression de la survie des traditions indigènes dans une période appelée Équinoxe qui coïncide avec la fête de Pâques des chrétiens. Comprenant au moins trois tambours et des instruments «banbou», « kone ou piston », « tchatcha », «graj» ainsi que des percussions, le rara offre un spectacle avec des danseurs et des «majò-jon », ou jongleurs à bâton, qui attirent les passants tant par leurs exercices que par leurs habits aux couleurs vives.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quand la foi se politise, L’État se spiritualise</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">N’étant pas capable de faire preuve de laïcité lui-même, l’État, par le biais de ses représentants notamment l’Exécutif, fonce aveuglément dans les exercices religieux pour attirer la sympathie des fidèles ou adeptes. À titre d’exemple, Jovenel Moïse a participé à plusieurs cérémonies vodouesques dans le but de saluer les ancêtres et les loas pour ensuite témoigner des bienfaits de Dieu dans le protestantisme lors d’une grande croisade évangélique (Haiti In), réalisée par plusieurs évangélistes internationaux les 18,19 et 20 janvier 2018. En marge de cette cérémonie religieuse, le président haïtien avait affiché une foi chrétienne en déclarant : « depuis le 7 février 2017, j’ai dédié le pays à Dieu… pendant toute ma campagne électorale, ma force je l’ai trouvée en Dieu ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La religion, entre spiritualité et aliénation</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Très difficiles à circonscrire et à définir, les pratiques religieuses existent depuis toujours, et prennent différentes formes selon les époques. En Haïti, en ce 21e siècle, certaines pratiques religieuses ont marqué les esprits par leur caractère intrinsèque qui avoisine la manipulation et l’aliénation. À Port-au-Prince, les cas de Shalom avec le très populaire révérend André Muscadin, de Piscine Béthesda avec Marcorel Zidor « Pasteur Marco », l’église de Dieu indépendante de la porte étroite à Delmas 19 d’ Armel Lafleur et l’église « Les envoyés de Dieu » de Mackenson Dorilas dit Prophète Mackenson, peuvent témoigner du niveau de laxisme affiché par l’État haïtien. En septembre 2018, le ministère des cultes avait pris une décision sanctionnant le prophète Mackenson Dorilas pour avoir déclaré être détenteur de pouvoir divin et prescrit à ses adeptes un « remède miracle » contre le sida avec des punaises de lit comme ingrédients, des citrons, de l’aloé, etc. Fort de son succès auprès de ses fidèles, le prétendu prophète n’a de cesse de présenter de nouvelles formules dites miraculeuses. Quelques mois plus tard, ce même Mackensen Dorilas offre un « bain de boissons gazeuses » pour guérir et bénir ses adorateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rituel sacré dans un péristyle.      </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des rituels spectaculaires en termes de « miracles » qui suscitent l’étonnement et l’enthousiasme des uns, la moquerie et la suspicion des autres. Cependant, à ce niveau, il n’est pas le seul maître à penser. À Shalom «tabernacle de gloire», les rapports financiers de ce centre religieux ont, à maintes reprises, provoqué des scandales. André Muscadin, pasteur titulaire de l’église « Shalom », était sous le choc quand le 12 octobre 2018 la Direction Générale des Impôts (DGI) avait pris la décision de saisir tous les comptes bancaires de l’église pour n’avoir pas payé ses impôts entre 2010 et 2015. Une dette qui était évaluée à une somme de 3, 557, 569, 69 de gourdes, selon André Muscadin. Le religieux qui s’était montré très remonté contre la décision de l’État avait menacé de descendre dans les rues de la capitale, accompagné des membres de son assemblée, si les responsables ne reconsidéraient pas leur décision. Concernant le montant, il avait affirmé que le temple qu’il dirige n’était pas une entreprise commerciale, et qu’il n’en tirait aucun profit. « Je donne un ultimatum de 2 jours aux autorités de l’État pour qu’elles reviennent sur leur décision. Et nous ne négocierons qu’avec le président de la République », avait-il lancé devant des milliers de fidèles qui criaient au scandale. Pour couronner le tout, l’homme de foi avait martelé : « Je préfère mourir que de payer la DGI qui veut nous extorquer à hauteur de 2 millions de gourdes pour la période allant de 2015 à 2018. J’utiliserai des pouvoirs spirituels contre ces hommes d’État, en particulier contre Miradin Morlan, le Directeur de la DGI ». Celui qui se défend bien de diriger une entreprise commerciale a la fâcheuse habitude de collecter des billets de mille gourdes pendant les journées de prière. Ceci ressemble étrangement à une activité à but purement lucratif dans la mesure où celles et ceux qui versent le plus d’argent recevraient davantage de bénédictions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par Marc-Evens Lebrun / Publié le 10 Mai 2019 / Source : <a href="https://challengesnews.com/haiti-la-terre-de-la-divergence-religieuse/">Challenges Magazine </a></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://imediaayiti.com/2020/05/22/haiti-la-terre-de-la-divergence-religieuse/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<media:content url="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/05/grandFormat-dossioer-religion-6_RET.jpg" medium="image"></media:content>
            	</item>
		<item>
		<title>Incendie du Marché Hyppolite, le vrai coût des dégâts</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2020/05/22/incendie-du-marche-hyppolite-le-vrai-cout-des-degats/</link>
					<comments>https://imediaayiti.com/2020/05/22/incendie-du-marche-hyppolite-le-vrai-cout-des-degats/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[freud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2020 20:08:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Argent]]></category>
		<category><![CDATA[Incendie]]></category>
		<category><![CDATA[Marche]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://imediaayiti.com/?p=3992</guid>

					<description><![CDATA[Dans la nuit du 12 au 13 février 2018, le marché Hyppolite a été une nouvelle fois la proie des flammes. Les dégâts de l’incendie sont inestimables et les pertes de denrées des marchands auront très certainement des répercussions néfastes sur l’avenir de leurs enfants. 542 marchands en sont victimes, selon le bilan officiel présenté par la Commission interministérielle créée au lendemain du drame par le Premier ministre Jacques Guy Lafontant sur ordre du Président Jovenel Moïse. Cet incendie qui a dévasté la partie sud du marché Hyppolite (Marché en fer) dans la nuit du 12 au 13 février 2018 a laissé...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans la nuit du 12 au 13 février 2018, le marché Hyppolite a été une nouvelle fois la proie des flammes. Les dégâts de l’incendie sont inestimables et les pertes de denrées des marchands auront très certainement des répercussions néfastes sur l’avenir de leurs enfants.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">542 marchands en sont victimes, selon le bilan officiel présenté par la Commission interministérielle créée au lendemain du drame par le Premier ministre Jacques Guy Lafontant sur ordre du Président Jovenel Moïse. Cet incendie qui a dévasté la partie sud du marché Hyppolite (Marché en fer) dans la nuit du 12 au 13 février 2018 a laissé derrière lui des pertes considérables. Effondrement d’une bonne partie du bâtiment, destruction de denrées alimentaires et autres, des millions de gourdes parties en fumée… Composée du Ministère du Commerce et de l’Industrie, du Ministère de l’intérieur et des Collectivités territoriales, du Ministère des Affaires Sociales et du travail, du Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes, la Commission interministérielle n’est toujours pas en mesure d’évaluer le coût total des dégâts</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Jovenel Moïse, affecté par cette nouvelle catastrophe, s’est rendu sur les lieux et a pris l’engagement d’aider les marchands et d’ainsi favoriser une reprise de la vie économique au marché Hyppolite. « Aujourd’hui même, je vous l’assure, l’État que je dirige va vous assurer une prise en charge… La commission interministérielle créée pour subvenir aux besoins des sinistrés va analyser les dossiers au cas par cas », déclarait le chef de l’État. Inauguré le 22 novembre 1891, sous le gouvernement du président Florvil Hyppolite, le marché Hyppolite dit « marché en fer, marché Vallière ou encore marché en bas » a été incendié au moins 3 fois ces 10 dernières années. Malgré cette vulnérabilité extrême les dispositions qui s’imposent ne sont toujours pas adoptées pour éviter la répétition de pareils incidents.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des pertes inestimables</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« 18 millions de dollars américains ont été dépensés pour financer la reconstruction du marché après le séisme du 12 janvier 2010 », rappelle Maarten Boute, le président de la Digicel. En plus de cette somme « la Fondation Digicel dépense environ 300 mille dollars tous les ans pour la maintenance et le nettoyage », a-t-il fait savoir. Quoique, « chaque semaine, 100 gourdes sont prélevées par la Digicel aux marchands formellement enregistrés, pour couvrir les frais de sécurité, les superviseurs, etc. ». Jean Louis Pierre Luc, marchand et secrétaire de l’Association des Marchands du secteur Informel du Marché Vallière&nbsp; (AMSIV), se dit consterné par cette catastrophe. Ne pouvant chiffrer avec exactitude ses pertes, il révèle avoir enregistré un déficit conséquent. « J’ai beaucoup perdu », répète-t-il d’une voix angoissée. Son investissement qui s’était placé dans le botanika (instruments et livres pour les rituels mystiques), et parallèlement dans le commerce de la viande, est estimé à environ 450 00 gourdes. En une nuit, tout a disparu sous les flammes. Malgré cette énorme perte, il exprime son amertume à l’égard des autres victimes en tant que responsable de l’AMSIV. « Beaucoup des marchands prêtent de l’argent aux institutions financières, contrairement à moi. Aujourd’hui, ils ont tout perdu, et l’une des plus grandes difficultés qu’ils rencontrent c’est la hausse continue des intérêts bancaires ou hypothécaires. Les institutions financières sont insensibles aux douleurs des marchands, les banques et les microcrédits ne veulent ni réduire les taux d’intérêt ni prolonger les délais de remboursement. Or, l’une de nos premières revendications auprès des responsables du Ministère du Commerce et de l’Industrie était de trouver des négociations à l’amiable avec les institutions bancaires ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un patrimoine affecté</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« Outre les matériels et les denrées détruits, l’incendie a aussi dévasté un symbole du patrimoine haïtien », déplore Maarten Boute en ajoutant : « Le marché en fer fait partie du patrimoine National suite à la publication de l’arrêté présidentiel datant du 11 mai 2010 et son effigie orne le revers du billet de 1 000 gourdes, émis en 1999 à l’occasion du 250e anniversaire de la ville de Port-au-Prince ». Pour le PDG de la Digicel, l’affectation d’un tel témoin de l’histoire a ses répercussions sur l’économie nationale. Un point de vue qui rejoint celui de Patrick Durandis, directeur de l’Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN) qui rappelle que l’ISPAN a été au cœur des négociations auprès de la fondation Digicel pour la reconstruction du marché suite au séisme du 12 janvier 2010.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Plusieurs victimes par ricochet</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sanon Mirtha, âgée de 75 ans, est décédée suite à l’annonce de l’incendie qui confirmait également la destruction de ses marchandises. Une perte en vie humaine que Monsieur Jean Luc déplore car cette vieille dame, dit-il, était connue de tous. « Tous les marchands de la place lui portaient une grande admiration car elle symbolisait la matriarche du milieu, à un point tel qu’elle a été sous l’estrade lors de l’inauguration du marché en tant que doyenne », se remémore Monsieur Jean Luc. Les impacts indirects ne s’arrêtent pas là. Roseline* a quant à elle été renvoyée de l’université pour cause de dette. Sa mère, l’une des marchandes victimes de l’incendie, ne cesse de supplier les responsables du décanat de lui accorder un délai pour payer les frais facultaires, mais malheureusement aucune considération n’a été faite en sa faveur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une recapitalisation promise</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir recensé la liste des 542 marchands victimes, la Commission interministérielle a organisé a déjà effectué&nbsp; deux distributions de chèques aux victimes. La première cérémonie concernait 200 marchands, et la deuxième 900,&nbsp; qui ont reçu chacun 20 000 gourdes. Pierre Marie du Meny (Ministre du commerce et de l’industrie) dit espérer qu’une évaluation pour déterminer le niveau des dégâts et des pertes à travers un bilan chiffré sera faite. La ministre à la condition féminine Eunide Innocent rassure de son côté : « Toutes les victimes trouveront un accompagnement de l’État ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des enquêtes qui se poursuivent</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Jovenel Moïse demande à la fois au ministre de la justice, au commissaire du gouvernement, à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) de trouver les causes de l’incendie. « Si l’incendie est accidentel, l’État endossera ses responsabilités, mais s’il est criminel les coupables paieront pour leur crime », insiste le chef de l’État. Selon Maarten Boute,&nbsp; « l’État doit emboîter le pas pour gérer l’urgence de la combustion des débris, mettre les moyens pour supporter les marchands affectés et comprendre ensuite que la Digicel ne sera pas capable de reconstruire à nouveau ce marché sans son aide ».En attendant la réponse de l’État sur la question, nombreux sont les marchands qui espèrent les résultats d’une enquête qui pourra déboucher sur un procès en justice si effectivement l’incendie du marché est d’ordre criminel comme le dénoncent certains marchands.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Marc Evens Lebrun / Avr 18, 20 / 1821 / Source : <a href="https://challengesnews.com/incendie-du-marche-hyppolite-le-vrai-cout-des-degats/">Challenges Mazine</a></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://imediaayiti.com/2020/05/22/incendie-du-marche-hyppolite-le-vrai-cout-des-degats/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<media:content url="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2020/05/Marché-Hyppolite.-Ruth-Edwards.jpg" medium="image"></media:content>
            	</item>
	</channel>
</rss>
