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	<title>Daphney Blanc &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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	<description>Plus loin que l&#039;actualité</description>
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	<title>Daphney Blanc &#8211; IMEDIA AYITI</title>
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		<title>UEH : Augmentation des frais d&#8217;inscription, véritable casse-tête pour des postulants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Daphney Blanc]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Sep 2021 11:30:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[800 gourdes]]></category>
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					<description><![CDATA[S’inscrire dans plusieurs facultés de l’UEH devient quasiment une mission impossible pour certains jeunes. Ces derniers qui désiraient postuler pour deux facultés, voire plus, se voient obligés de se limiter à une seule. L’augmentation des frais d’inscription l’oblige. En effet, les frais du concours d’admission ont été augmentés de 60% cette année. Cette révision à la hausse représente une lourde charge sur le dos des familles de ces bacheliers qui vivent dans des conditions économiques très précaires. Comme on le sait, l’UEH est une institution d’enseignement public qui est substantiellement fréquentée par les enfants des couches sociales appauvries de la...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>S’inscrire dans plusieurs facultés de l’UEH devient quasiment une mission impossible pour certains jeunes. Ces derniers qui désiraient postuler pour deux facultés, voire plus, se voient obligés de se limiter à une seule. L’augmentation des frais d’inscription l’oblige. En effet, les frais du concours d’admission ont été augmentés de 60% cette année. Cette révision à la hausse représente une lourde charge sur le dos des familles de ces bacheliers qui vivent dans des conditions économiques très précaires. Comme on le sait, l’UEH est une institution d’enseignement public qui est substantiellement fréquentée par les enfants des couches sociales appauvries de la société. Cette décision est alors vécue par eux comme une barrière pour leur accès à l’enseignement supérieur</strong>.</p>
<p><a href="http://imediaayiti.com/">IMedia</a> s’est rendu dans l’enceinte des Facultés de l&rsquo;UEH pour rencontrer certains d’entre eux….</p>
<p>« C’est plus qu’une catastrophe, c’est un crime contre la jeunesse », s’écrie Peter Felix, l’un des postulants à l’UEH cette année. D’un visage terne, d’une voix dolente, il déplore le fait de voir sa chance de s’inscrire dans plusieurs facultés, diminuer. Or, participer dans plusieurs concours d’admission accroit généralement la chance de pouvoir intégrer au moins une des facultés convoitées, croit-il. « Trouver 500 gourdes était déjà difficile, et maintenant 300 gourdes de plus est juste inconcevable pour moi », s’afflige le jeune bachelier venant de l’un des quartiers populaires de la Capitale.</p>
<p>Même coup de pinceau pour Frantz qui n’a pas encore décidé de s’inscrire pour le concours d’admission. « Mon père est sans emploi depuis près d’un an et ma mère quant à elle essaie de vendre des trucs au marché pour essayer de nous nourrir, moi et mes cinq frères et sœurs. Disposer de 2400 gourdes pour la déposition de pièces dans 3 facultés en une journée, est une grosse somme pour mes parents », se plaint le jeune homme au regard vide. Si le Rectorat pouvait revenir sur cette décision, ce serait un soulagement non seulement pour moi, mais pour les jeunes désireux d’intégrer la seule université publique du pays », termine-t-il.</p>
<p>Magda Jules, jeune bachelière de 19 ans, compte participer au concours de la Faculté des Sciences humaines et à celle de la Faculté d’Ethnologie. Pour elle, la décision du Rectorat d’augmenter les frais d’inscription n’est pas une bonne idée. « Cette augmentation laisse les familles de certains bacheliers dans une incertitude totale, déjà frappée par la crise socio-économique du pays », a-t-elle évoqué amèrement. Ainsi, constate-t-elle, cela va réduire la chance de celles et ceux qui comptaient postuler pour plusieurs Facultés. S’agissant de la menace de boycott du concours par les contestataires, elle pense que ça serait une action juste (la phrase n’est pas claire). Même quand elle a grandement envie d’entrer à l’UEH cette année et qu’elle est en mesure de payer les 800 gourdes exigées, elle dit penser aux autres qui ne le pourront pas. « J’ai une obligation morale d’être solidaire avec eux », avoue la jeune fille.</p>
<p><strong>Les justifications du Rectorat …</strong></p>
<p>Dans une « note de clarification » publiée le 3 Septembre dernier sur les réseaux sociaux, signée par l’Unité de communication de l’UEH, il est mentionné les raisons portant le Rectorat à procéder cette année à cette augmentation des frais d’inscription pour le concours ; des frais notamment fixés à 500 gourdes depuis tantôt quinze ans.</p>
<p>En effet, l’une des raisons évoquées est le taux d’inflation qui a presque triplé depuis 2007 et la dévaluation dramatique de la monnaie nationale. Cette situation, selon la note, empêche les différentes entités de l’UEH de supporter les coûts encourus pour l’organisation des concours d’admission : feuilles d’examen, frais de surveillance et de supervision, frais de correction, etc. Les déficits enregistrés dans le cadre de l’organisation de ces concours, poursuit la note, doivent être compensés par les ressources budgétaires des différentes entités. Alors que leurs ressources sont très maigres et sont systématiquement soumises à des baisses dans le budget de l’État. Et comme gage de légitimité de la décision, le Rectorat brandit le fait qu’elle a été demandée et approuvée par presque tous les décanats des Facultés.</p>
<figure id="attachment_6007" aria-describedby="caption-attachment-6007" style="width: 1080px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-6007 size-full lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/09/WhatsApp-Image-2021-09-23-at-16.08.01-3.jpeg" alt="" width="1080" height="1549" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/09/WhatsApp-Image-2021-09-23-at-16.08.01-3.jpeg 1080w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/09/WhatsApp-Image-2021-09-23-at-16.08.01-3-209x300.jpeg 209w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/09/WhatsApp-Image-2021-09-23-at-16.08.01-3-714x1024.jpeg 714w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/09/WhatsApp-Image-2021-09-23-at-16.08.01-3-768x1102.jpeg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/09/WhatsApp-Image-2021-09-23-at-16.08.01-3-1071x1536.jpeg 1071w" sizes="auto" /><figcaption id="caption-attachment-6007" class="wp-caption-text">Illustration du document du Rectorat de l&rsquo;UEH</figcaption></figure>
<p><strong>Des étudiants de l’UEH scandalisés par la décision …</strong></p>
<p>Certains étudiants n’en démordent pas : « le Rectorat doit revenir sur cette décision ». Pour eux, les raisons avancées ne tiennent pas. « Le Rectorat devrait au contraire diminuer les frais d’inscription de moitié au lieu de penser à les augmenter ». En effet, ce sont les postulants qui sont les plus économiquement démunis qui fréquentent l’UEH. Une telle décision aura pour conséquence l’exclusion de ces derniers au concours d’admission. Disposer de 500 Gdes est parfois une chose impossible pour ces familles-là, soutient David Bochart, Mémorant à la Faculté des Sciences Humaines. Pour lui, l’inflation mise en avant par le Rectorat comme justification de leur décision n’est pas une raison valable. Car, cette inflation affecte également les familles pauvres. La question de déficit évoquée dans leur note n’est selon lui qu’un prétexte. C’est au budget de l’État de supporter les dépenses de l’UEH, pas aux familles des postulants qui sont déjà très appauvries, soutient-il.</p>
<p>Cette même position est soutenue par Néhémie Suffrin, étudiante finissante en anthropo-sociologie à la Faculté d’Ethnologie. Pour elle, cette décision est arbitraire et dépourvue de sens. Le Rectorat dispose d’un budget pour toutes ses activités, avance-t-elle. Ce prétexte de déficit dans l’organisation du concours est donc selon elle, fallacieux. Elle soutient que le Rectorat ne peut pas parler de déficit alors qu’ils ne soumettent jamais de rapport de recettes et de dépenses à quiconque. « Ils ont besoin de l’argent pour dilapider », dénonce-t-elle d’un ton dépité. Elle fustige le fait que l’UEH n’investit pas dans la recherche, alors qu’ils ont un budget – quoique maigre – qui pourrait leur permettre de le faire. Ce n’est donc pas moral qu’ils veulent mettre la charge financière de l’organisation du concours d’admission sur le dos des familles appauvries des quartiers populaires qui fréquentent l’UEH.</p>
<p>Pour David, comme pour Néhemie, si cela ne revenait qu’à eux, le concours ne serait pas organisé cette année sans annulation de ce forfait, disent-ils. Ils se rappellent qu’une décision similaire a été prise en 2013 ; ce qui avait obligé les étudiants à gagner les rues pour forcer les responsables du Rectorat à l’annuler. Un scénario du genre semble se profiler à l’horizon.</p>
<p>Si d’autres étudiants se montrent plus catégoriques sur la décision, quant à Junior Camus, étudiant finissant en Gestion des affaires à l’INAGHEI, il a une position plus nuancée sur la question. Pour lui, la décision du Rectorat peut déranger certains et laisser d’autres indifférents, dépendamment de leurs moyens. En ce qui a trait à sa position sur la décision elle-même, il dit garder une certaine prudence de se prononcer. Car il ne dispose pas de toutes les informations sur la question. Cependant, il se dit solidaire à ceux et celles qui voudraient gagner les rues pour la contester.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Réunion de travail entre le <a href="https://twitter.com/hashtag/MENFP?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#MENFP</a> et le Rectorat de l&rsquo;<a href="https://twitter.com/hashtag/UEH?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#UEH</a> autour de certains projets en <a href="https://twitter.com/hashtag/%C3%A9ducation?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#éducation</a> <a href="https://twitter.com/JeanDorsonne?ref_src=twsrc%5Etfw">@JeanDorsonne</a> <a href="https://twitter.com/miloodyv66?ref_src=twsrc%5Etfw">@miloodyv66</a> <a href="https://t.co/TRbwH7jlgy">pic.twitter.com/TRbwH7jlgy</a></p>
<p>— MENFP Education Haiti (@MENFP_Education) <a href="https://twitter.com/MENFP_Education/status/780531468351119360?ref_src=twsrc%5Etfw">September 26, 2016</a></p></blockquote>
<p><strong>Une décision maintenue, malgré tout…</strong></p>
<p>Malgré la protestation des étudiants face à cette décision jugée illégale et anti populaire par plus d&rsquo;un; le processus d’inscription a été lancé et se poursuit plutôt tranquillement. Les contestations dans les rues ont visiblement faibli ; et les postulants semblent se faire une raison. Les concours sont prévus pour le début d’octobre. Le recrutement de la nouvelle promotion d’étudiants à l’UEH, cette année, n’aura sans doute pas été freiné par les mécontentements et les contestations qu’a provoqués l’augmentation des frais d’inscription.</p>
<p><strong>Les noms des postulants ont été modifiés pour préserver l&rsquo;anonymat</strong></p>
<p><strong>Daphney Blanc</strong></p>
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		<title>Les Leaders de demain (LDD) : brin d’espoir pour une jeunesse sans repère</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Daphney Blanc]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Aug 2021 17:59:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Andy Vibert]]></category>
		<category><![CDATA[Club LDD]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 16 Juillet dernier a marqué le 5e anniversaire du groupe les “Leaders de demain” (LDD). Dans une ambiance festive les membres de LDD ont fait le bilan de leurs interventions et ont redonné espoir à un grand nombre de jeunes en quête de modèle positif et qui refusent de battre en retraite. Il est 11 heures du matin. Dans la salle du haut de la Bibliothèque de Delmas (41), des jeunes œuvrant dans divers domaines se réunissent. Entre eux, ils cogitent, discutent. Une ambiance chaleureuse s’installe entre connus et inconnus ; de nouveaux liens se tissent ; des sourires...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 16 Juillet dernier a marqué le 5e anniversaire du groupe les “Leaders de demain” (LDD). Dans une ambiance festive les membres de LDD ont fait le bilan de leurs interventions et ont redonné espoir à un grand nombre de jeunes en quête de modèle positif et qui refusent de battre en retraite.</strong></p>
<p>Il est 11 heures du matin. Dans la salle du haut de la Bibliothèque de Delmas (41), des jeunes œuvrant dans divers domaines se réunissent. Entre eux, ils cogitent, discutent. Une ambiance chaleureuse s’installe entre connus et inconnus ; de nouveaux liens se tissent ; des sourires complices s’échangent, des cliquetis de caméras et des flashes de smartphones se font entendre. Avec le cœur de fête, ils immortalisent le moment tant attendu. La preuve : depuis près d’un mois, ils font la promotion sur tous les réseaux sociaux. Pour ce public sélect, plein de fougue et de vivacité, la bonne musique était au rendez-vous ; des exécutions de danses, des déclamations de textes et des prestations, les unes autant appréciées que les autres.</p>
<p>Mus par la passion de ce groupe, ces jeunes ont su donner un éclat verdoyant, question d’envoyer un message positif à la jeunesse haïtienne qui, de nos jours, ne trouve presque plus d’endroits instructifs pour s’épanouir.</p>
<p><strong>LDD : le cercle des jeunes …</strong></p>
<p>Andy Vibert, jeune leader, qui a eu l’idée ingénieuse de créer cette association, n’a pas eu la tâche facile pour développer cette grande vision. En effet, les obstacles fastidieux de cette aventure n’ont pas su le décourager dans la quête du succès. Fondée depuis Juillet 2016, notamment à Cité soleil, l’un des plus grands bidonvilles du pays, ce projet s’est petit à petit étaler sur tout le territoire national et compte aujourd’hui plus d’une centaine de jeunes à travers tout le pays. À but non lucratif, l’organisation LDD travaille avec des jeunes dans le domaine de l’entrepreneuriat, du leadership, du développement personnel ainsi que collectif. Elle offre un espace et la possibilité concrète à chaque jeune, notamment à ceux dont la situation socio- économique est dégradante, de mettre en œuvre leur plein potentiel de façon active.</p>
<p>L’organisation contribue à l’instauration d’une plus grande égalité de chances en offrant à tous les jeunes un capital d’expériences, d’atouts et de relations pour poursuivre par la suite leurs propres parcours. Par ailleurs, elle encourage aussi les jeunes à s’engager pleinement dans la société afin de porter leurs idéaux pour passer de la parole aux actes. Car, tout de même les paroles ont beaucoup plus de force quand elles sont accompagnées d’actions.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">À Leaders De Demain chaque activité à sa « dream team😍☀️🎯 », tout comme Youssoupha l&rsquo;a dit, la grandeur est notre mesure : « Si tu ne peux pas faire de grandes choses, faires des petites avec grandeur ». <a href="https://t.co/cgTmgxtJ7X">pic.twitter.com/cgTmgxtJ7X</a></p>
<p>— Andy Vibert (@vibert_andy) <a href="https://twitter.com/vibert_andy/status/1409836839779831811?ref_src=twsrc%5Etfw">June 29, 2021</a></p></blockquote>
<p><strong>Divisée en 4 catégories d’activités, l’association « LDD » a le COMOP qui comprend 3 aspects :</strong></p>
<p><strong>Je parle de ma vie, inspire-toi d&rsquo;elle.</strong> C’est un espace réservé à ceux qui ont réussi dans leurs domaines à venir parler, partager et encourager les jeunes à suivre leur trace. Inspirés par leurs parcours, les échecs, les coups bas, etc. ; et comment ils ont réussi à surmonter les obstacles pour arriver jusqu’au bout, surtout dans un pays comme Haïti où il faut déployer des efforts titanesques pour se surpasser, ces jeunes trouvent en ces aînés de vrais modèles pour adresser les difficultés qu’ils rencontrent dans leur propre vie.</p>
<p><strong>The Challengers.</strong> Il s’agit d’une épreuve à laquelle participent les jeunes pour pouvoir les évaluer dans les domaines présentés au cours de l’année.</p>
<p><strong>Club LDD.</strong> C’est un espace physique où les jeunes se réunissent, ce qui leur permet d’élargir leurs réseaux. C’est aussi un espace de formation et d’apprentissage.</p>
<p>Et enfin le quatrième aspect c’est la <strong>Découverte.</strong> Une sorte d’invitation au tourisme local qui devrait permettre aux jeunes de faire connaissance aux autres régions du pays afin de découvrir ses patrimoines culturels et historiques.</p>
<p><strong>Des jeunes en témoignent …</strong></p>
<p>Jose-Ricardo Monde, jeune gonaïvien, est devenu officiellement membre de la famille LDD à l’occasion du cinquième anniversaire du groupe. Arrivé des Gonaïves le même jour, ce jeune talent n’a pas caché sa joie en exprimant ses fortes émotions lors de sa participation à ce club. Comme a dit l’historien et homme d’église Lionel Groult : “la tâche est plus belle là où le risque est plus grand”. Il a fait sien cet adage et c’est ce leitmotiv qui lui a permis de braver les zones rouge pour venir participer à la célébration.</p>
<p>« Ce groupe, affirme-t-il, n’est pas qu’un simple club, pour lui c’est une famille ; un accompagnement de grande importance ; un lieu où l’on peut cultiver tout ce qu’on devrait avoir en tant qu’humain », soutient-il d’un air serein. Ainsi, poursuit-il : « je veux non seulement saluer les efforts de chacun des membres et du staff, mais aussi les encourager et leur rappeler qu’ils ont chacun leur partition à jouer – le peu qu’il soit – pour aider le club à tenir toujours haut son flambeau.</p>
<p>Même cas de figure pour Frantcia Denis. Les yeux pleins d’éclats, la jeune demoiselle raconte son aventure avec le club. Les expériences que j’ai acquises à LDD, dit-elle, m’ont amenées à définir cette association comme un point d’intersection entre jeunes de divers horizons et de parcours différents. « C’est cet espace où tu peux créer et recréer certains liens avec des gens qui étaient là dans ton environnement ou qui étaient de simples connaissances via les réseaux sociaux », se réjouit la jeune fille. Elle se dit reconnaissante du fait que LDD lui a permis de mieux s’extérioriser et de s’impliquer. Certes, déjà dotée d’une forte estime de soi, mais depuis qu’elle participe aux activités du club, elle sent qu’elle en a davantage, car on lui accorde une confiance énorme et on lui donne la possibilité de faire valoir de plus en plus sa capacité, nous confia-t-elle. C’est pour Frantcia une joie indicible de faire partie de cette famille. Elle prononce des vœux de fidélité en lâchant ces mots : “mon parcours avec le club ne fait que commencer”.</p>
<blockquote><p>Dans un pays comme le nôtre où la morale et les valeurs d’esprit sont en voie de disparition, avoir un club d’apprentissage comme « Leader de demain (LDD) » a sans doute un bienfait à la fois individuel et collectif sur la vie de beaucoup de jeunes.</p></blockquote>
<p>Car, les repères s’effacent de plus en plus dans notre société. Une telle initiative devrait donc avoir une place prépondérante dans le nécessaire déclenchement du processus de relèvement moral et spirituel de notre jeunesse.</p>
<p>Daphney Blanc</p>
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		<title>L’assassinat de chefs d’Etat en fonction en Haïti : une constante historique ?</title>
		<link>https://imediaayiti.com/2021/07/12/lassassinat-de-chefs-detat-en-fonction-en-haiti-une-constante-historique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Daphney Blanc]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jul 2021 17:40:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Locales]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Assassinat]]></category>
		<category><![CDATA[Chefs d'État]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Jovenel Moise]]></category>
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					<description><![CDATA[Avant Jovenel Moïse, plusieurs autres chefs d&#8217;État haïtiens ont été assassinés ou tués alors qu’ils étaient en fonction. L’exécution du président Moïse s’inscrit dans une série d’épisodes tristement célèbres de notre histoire de peuple marquée par des luttes sociales et politiques. Loin des les comparer, il convient de noter qu’avant l&#8217;ancien patron Agritrans, pas moins de 4 chefs d’Etat dont l’Empereur Jean Jacques Dessalines ont subi ce meme sort. Si ces pages encombrantes dans notre histoire de peuple tendaient à s’étioler dans la mémoire collective, l’événement funeste survenu le 7 Juillet 2021 vient de nous rappeler ces vieux démons qui,...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avant Jovenel Moïse, plusieurs autres chefs d&rsquo;État haïtiens ont été assassinés ou tués alors qu’ils étaient en fonction. L’exécution du président Moïse s’inscrit dans une série d’épisodes tristement célèbres de notre histoire de peuple marquée par des luttes sociales et politiques. Loin des les comparer, il convient de noter qu’avant l&rsquo;ancien patron Agritrans, pas moins de 4 chefs d’Etat dont l’Empereur Jean Jacques Dessalines ont subi ce meme sort.</strong></p>
<p>Si ces pages encombrantes dans notre histoire de peuple tendaient à s’étioler dans la mémoire collective, l’événement funeste survenu le 7 Juillet 2021 vient de nous rappeler ces vieux démons qui, à chaque fois, laissent de mauvais souvenirs pour le pays et nous plongent encore plus dans des crises politiques, sociales et économiques interminables.</p>
<p><strong>Le père de la nation, le premier assassiné au pouvoir</strong></p>
<p>Jean Jacques Dessalines, deux ans après qu’il eut été proclamé Empereur d’Haïti sous le nom de Jacques Ier, fut lâchement et brutalement assassiné le 17 Octobre 1806 au Pont Lanarge – devenu <strong><em>« Pont Rouge »</em></strong> à la suite du drame.</p>
<p>Né le 20 septembre 1758, Dessalines a passé près de deux ans au pouvoir après la proclamation de l’indépendance d’Haïti en 1804. Alors qu’il se rendait dans le Sud du pays pour écraser en personne une rébellion à son pouvoir, il fut tombé dans une embuscade qui lui coûta la vie. L’assassinat du <em><strong>« père de la nation »</strong></em>, bien qu’il ait assouvi certaines ambitions en 1806, fut catastrophique pour le pays, car les problèmes que voulait adresser l’Empereur – notamment celui de la répartition des richesses du pays – sont restés entiers et sont toujours d’actualité.</p>
<p><strong>Sylvain Salnave</strong></p>
<p>Sylvain Salnave, né le 7 Février 1826 au Cap-Haïtien, fut président d’Haïti du 14 Juin 1867 au 15 Janvier 1870. Arrivé au pouvoir par un coup d’État militaire contre le président Fabre Geffrard, il a dès le début de son mandat manifesté des velléités dictatoriales : il dissout le Sénat et se maintient en place grâce au soutien de l’armée. Son régime dut néanmoins faire face à plusieurs guerres civiles constantes entre les différentes factions républicaines qui contestèrent son pouvoir. Menée par ses rivaux, parmi lesquels Nissage Saget, la rébellion anti-Salnave se poursuivit jusqu’à son arrestation le 10 Janvier 1870 par le Général Cabral – alors qu’il essayait de gagner la République dominicaine en quête d’aide auprès du président Baez Buenaventura. Il fut livré à Saget qui le fit juger puis exécuter.</p>
<p><strong>Cincinnatus Leconte</strong></p>
<p>Descendant d’un fils « naturel » de Jean Jacques Dessalines, Jean Jacques Dessalines Michel Cincinnatus Leconte dit Cincinnatus Leconte est né le 29 septembre 1854 à Saint Michel de l’Attalaye. Il est mort le 8 Août 1912 à Port-au-Prince. Élu président après la démission de Antoine Simon, sa présidence fut terminée à la suite d’un terrible attentat perpétré par ses opposants politiques. Cette action qui n’avait pour but initial que de mettre en garde le président, entraîna le décès de celui-ci avec plusieurs membres de sa famille et de nombreux soldats, ainsi que la destruction du Palais national.</p>
<p><strong>Vilbrun Guillaume Sam</strong></p>
<p>Fils du président Tirésias Simon Sam, Vilbrun Guillaume Sam est né le 4 Mars 1859 à Ouanaminthe et est mort lynché le 28 Juillet 1915 à Port-au-Prince. Le président Sam a accédé au pouvoir après 5 années de turbulences politiques. Pro-américain, contrairement à ses prédécesseurs, Sam fut contraint de faire face à une révolte contre son régime. Ses opposants organisèrent un important soulèvement populaire qui menaçait de renverser le gouvernement. Mais Sam garda le contrôle de la situation et fit exécuter 167 prisonniers politiques, tous issus de riches familles mulâtres ayant des liens de parenté avec la communauté allemande.</p>
<p>Le matin du 27 Juillet 1915, avant l’aube, quelqu’un tire sur le président. Il est touché à la jambe. Pris de panique, il quitte le Palais national et se rend à l’ambassade de France, où il obtient l’asile. Les chefs révolutionnaires font irruption dans l’ambassade, s’emparent du président, le battent à mort puis traînent son corps dans les rues de la capitale. Des troupes américaines débarquent au pays le lendemain de sa mort, soit le 29 juillet et entame une occupation qui va durer 19 ans jusqu’en Août 1934.</p>
<p><strong>Jovenel Moïse, 5ème président assassiné au pouvoir</strong></p>
<p>L’histoire, est un perpétuel recommencement. D’autres diraient qu’elle est plutôt une spirale – avec des similitudes entre les événements-. Le président Jovenel Moïse est né le 28 juin 1968. Il a dirigé le pays du 7 Février 2017 au 7 Juillet 2021, date de son assassinat en sa résidence privée. Contesté avant même qu’il ait pris fonction, les antagonismes politiques étaient devenus féroces sous sa présidence. Ses opposants – tant dans le secteur politique que dans la sphère économique – se radicalisaient de plus en plus dans leurs positions. Et dans tout ça, le peuple seul en payait les pots cassés.</p>
<p>Pour l’instant, la lumière n’est pas encore faite sur ce dernier épisode d’assassinat de chefs d’État en fonction dans le pays. L’institution policière, la PNH, a procédé à l’arrestation de plusieurs présumés assassins qui seraient membres d’un « commando de mercenaires » venu de l’étranger – de la Colombie notamment – pour perpétrer l’acte. Une enquête conjointe entre le FBI, le Département d’État Américain et la Police colombienne est en cours pour déterminer les auteurs.</p>
<blockquote><p>Le peuple haïtien attend la vérité. Si vérité il y en aura ! Entre temps, les rumeurs, les « infox », les faux, les théories du complot, tout acabit, et tutti quanti coulent à flot dans la sphère des réseaux sociaux.</p></blockquote>
<p>En somme, être chef d’État en Haïti, c’est aussi prendre un risque. Il n’y a pas que le prestige et les privilèges qui y sont associés. Coups d’État, assassinats, emprisonnements, etc. sont autant de sorts qu’ont connus des chefs d’État haïtiens. Notre histoire politique est en effet faite de turbulences, de soubresauts, d’élans et de passions destructeurs. Pas sûr qu’on puisse se dire que le « cas Jovenel Moise » sera le dernier.</p>
<p>Daphney Blan</p>
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		<title>Marie Djénie Dorléan : entre entrepreunariat et innovation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Daphney Blanc]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 May 2021 01:38:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Bèl Panyen]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[Kenscoff]]></category>
		<category><![CDATA[Légume]]></category>
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					<description><![CDATA[Marie Djénie Dorléan s’illustre depuis quelques temps dans un domaine pour le moins original et innovant : la vente de fruits et de légumes. Mais avec une particularité : elle assure la livraison des produits chez les clients. La native de Kenscoff est dotée d’un grand sens de créativité et de leadership. Marie Djénie Dorléan est un exemple de jeunes dévoués, travailleurs et disciplinés qui fait tellement défaut de nos jours. IMEDIA a rencontré cette jeune entrepreneure animée d’une volonté quasi-obsessionnelle de réussir. Marie Djénie Dorléan n’est pas née avec une cuillère en argent dans sa bouche. Depuis son enfance...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Marie Djénie Dorléan s’illustre depuis quelques temps dans un domaine pour le moins original et innovant : la vente de fruits et de légumes. Mais avec une particularité : elle assure la livraison des produits chez les clients. La native de Kenscoff est dotée d’un grand sens de créativité et de leadership. Marie Djénie Dorléan est un exemple de jeunes dévoués, travailleurs et disciplinés qui fait tellement défaut de nos jours. IMEDIA a rencontré cette jeune entrepreneure animée d’une volonté quasi-obsessionnelle de réussir.</b></p>
<p>Marie Djénie Dorléan n’est pas née avec une cuillère en argent dans sa bouche. Depuis son enfance jusqu’à l’âge adulte, la vie ne lui a jamais fait cadeau. Elle a dû sortir la sève de sa jeunesse pour pouvoir tracer son propre chemin. Devenue parent très tôt, notamment avec la venue au monde de sa fille à l’âge de 16 ans alors qu’elle était en classe de Rhéto, cette jeune maman n’a pas laissé cet incident scléroser l’élan créatif qui germait en elle. Elle a puisé dans son fort intérieur la volonté d’insuffler des idées neuves, et a enrayé du coup tout obstacle à sa progression. Et c’est cette impétuosité dont elle a fait montre qui a accouché aujourd’hui « Bèl Panyen », cette entreprise qui se spécialise dans la vente et la livraison des fruits et des légumes.</p>
<p><strong>Vaincre les stéréotypes par la créativité …</strong></p>
<p>Elevée dans une famille chrétienne en plein milieu rural, plus précisément à Grand-Fond, l’une des cinq sections communales de Kenscoff ; tout excitée, la jeune kenscovite, à chaque grandes vacances, prenait plaisir à rendre visite à sa marraine qui vivait plus près de la capitale, à Delmas 75. Les discours qui contribuaient à alimenter les stéréotypes, les préjugés et les hostilités envers les gens des milieux ruraux étaient légion dans cet environnement. « Fanm Chou », la surnommait-on. Et c’était là un moyen que les gens utilisaient pour la rabaisser, confie Marie Djénie Dorléan. Mais, à cette époque, la jeune entrepreneure n’a pas eu de réflexe paniquard, et toutes ces invectives n’ont pas réussi à l’atteindre, telle une guerrière. Ainsi, luttait-elle de toutes ses forces pour arriver à couper court la mauvaise perception que les gens avaient d’elle en tant que femme issue du milieu rural. D’où la nécessité de poursuivre sa mission.</p>
<figure id="attachment_5625" aria-describedby="caption-attachment-5625" style="width: 493px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="wp-image-5625 size-full lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/04/20200720_123205-removebg-preview.png" alt="" width="493" height="506" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/04/20200720_123205-removebg-preview.png 493w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/04/20200720_123205-removebg-preview-292x300.png 292w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/04/20200720_123205-removebg-preview-24x24.png 24w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/04/20200720_123205-removebg-preview-48x48.png 48w" sizes="auto" /><figcaption id="caption-attachment-5625" class="wp-caption-text">Panier de fruits et légumes &#8211; Crédit Photo : Bèl Panyen</figcaption></figure>
<p><strong>« Bèl Panyen » : une vision grandiose</strong></p>
<p>Investir dans l’agriculture n’est pas pour Mme Dorléan une idée qui date d’hier ; ce fut tout un trimard. En effet, dans son quartier il n’y avait pas trop de diversités dans les activités auxquelles s’adonnaient les femmes ; soit tu es commerçante soit tu es cultivatrice, ou les deux à la fois. Sa mère était dans cette catégorie et c’est Marie Djenie qui très souvent avait la garde de ses marchandises ; elle la remplaçait aussi certaines fois au marché. Cette activité commerciale était devenue pour la jeune Kenscovite une habitude, une sorte de routine. Et de là est née l’intention de monter son propre business, car gagner son propre argent à cette époque pouvait la rendre autonome et la distinguerait des autres enfants, se souvient-elle. Toutefois, elle n’avait pas encore compris le sens du mot entrepreneur jusqu’au jour où un ami lui a offert un livre de Napoléon Hill titré : « Réfléchissez et devenez riche ».</p>
<p>Après avoir échoué au concours d’admission de la FAMV en 2013, – elle nourrissait également l’idée de devenir agronome –elle a décidé d’apprendre la Gestion des affaires. Elle finit par saisir l’importance de l’entreprenariat et a commencé dès lors à penser, à réfléchir et à vivre comme cette entrepreneure qu’elle est devenue aujourd’hui.</p>
<p>Lancée officiellement le 17 juillet 2020, « Bèl Panyen » se donne pour mission de valoriser la production agricole nationale et d’encourager les consommateurs à choisir les produits qu’on cultive ici en Haïti. Conscients de cette agriculture moribonde, non modernisée et peu transformée et non-compétitive, rémunérant très faiblement ses tenants, ces jeunes veulent retrousser leurs manches, sortir de leurs zones de confort et accoucher ce projet qui inspire fierté et espoir.</p>
<figure id="attachment_5628" aria-describedby="caption-attachment-5628" style="width: 720px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="wp-image-5628 size-large lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/04/WhatsApp-Image-2021-04-07-at-10.48.44-3-768x1024.jpeg" alt="" width="720" height="960" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/04/WhatsApp-Image-2021-04-07-at-10.48.44-3-768x1024.jpeg 768w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/04/WhatsApp-Image-2021-04-07-at-10.48.44-3-225x300.jpeg 225w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/04/WhatsApp-Image-2021-04-07-at-10.48.44-3-1152x1536.jpeg 1152w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/04/WhatsApp-Image-2021-04-07-at-10.48.44-3.jpeg 1500w" sizes="auto" /><figcaption id="caption-attachment-5628" class="wp-caption-text">Quelques membres de l&rsquo;équipe de Bel Panyen</figcaption></figure>
<p><strong>Un modèle de leadership</strong></p>
<p>Comme a dit le général Montgomery : « le leadership est la capacité et la volonté de rallier les hommes et les femmes à un but commun et un caractère qui inspire de la confiance ». Marie Djénie Dorléan semble faire de cette définition son leitmotiv. Quoi que le début de ce projet était marqué par le doute et l’hésitation, la vision et la volonté étaient là. Et arriver à engendrer ce projet avec un groupe de professionnel, considérant le déclin inexorable de ce secteur, la perte de poids due à la fatigue, ce n&rsquo;était pas un pari dans la poche. Toutefois, jonglée entre les embûches, cernée de barrages de toutes sortes, principalement financier, Marie Djenie s&rsquo;est mise en quatre, sortie de son cocon et s’imposée en véritable meneuse incontournable dans le domaine de la vente et la livraison de produits maraichères locaux, frais et bio.</p>
<figure id="attachment_5624" aria-describedby="caption-attachment-5624" style="width: 1008px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5624 size-full lazyload" src="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/04/WhatsApp-Image-2020-12-28-at-11.32.40.jpeg" alt="" width="1008" height="490" data-srcset="https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/04/WhatsApp-Image-2020-12-28-at-11.32.40.jpeg 1008w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/04/WhatsApp-Image-2020-12-28-at-11.32.40-300x146.jpeg 300w, https://imediaayiti.com/wp-content/uploads/2021/04/WhatsApp-Image-2020-12-28-at-11.32.40-768x373.jpeg 768w" sizes="auto" /><figcaption id="caption-attachment-5624" class="wp-caption-text">Des fruits et légumes de Bel Panyen</figcaption></figure>
<p>L’histoire de Marie Djénie Dorléan constitue une preuve probante que les femmes peuvent être leaders, entrepreneures et mères à la fois. Elle, qui a bravé toutes les discriminations et les défis afin de réaliser son rêve, peut désormais s&rsquo;en enorgueillir d’être un modèle pour la jeune génération. Elle a connu des périodes sombres à la fois dans sa carrière et dans sa vie, elle s’est élevée au-dessus des marrées en gravissant les échelons pour se tailler une place de choix au milieu des PME. Et elle n’entend rien lâcher jusqu’à ce qu’elle atteigne tous ses objectifs indistinctement, laisse entendre la jeune dame toute souriante, une once de fierté et de satisfaction dans sa voix.</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>Daphney Blanc</p>
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